LIVRE D'OR

 
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  Le Gascon 

le 18/02/2007 à 20:21

 
Bonjour à tous et à mon ami Zacharie à qui je conseille ( comme aux autres qui ne l'aurait pas lu) "La tyrannie de la pénitence" de notre essayiste national Pascal Bruckner.
Pour un peu arreter de pleurer (et voir -sans émotivité inutile-du coté de la psychologie de l'Occidental que nous sommes)...

Merci à Jean-Marc, le concepteur du site pour sa vision que je crois lucide.(extralucide ?)
 
  KAMAGATE Siriki 

le 07/02/2007 à 17:25

 
Mes remerciements les plus sincères aux concepteurs et animateurs du site
 
  Hermann 

le 02/02/2007 à 23:07

 
Salut,
j'apporte juste mon témoignage.
J'ai vécu cette expérience pendant - difficile à dire - quelques minutes. J'avais 25 ans je pense. Je marchais sur le bas-côté d'un boulevard en banlieue, il faisait beau, j'étais plutôt heureux.
C'est comme si la frontière entre moi et le reste n'existait plus, j'ai ressenti une joie et une absence de peur. J'ai eu le loisir d'observer mais l'état a disparu; quand j'ai commencé à réfléchir, je pense.
Voilà. Je n'en ai pas parlé pendant quelques années et puis j'ai trouvé des auteurs qui en parlent : Dostoïevski, un poete Suisse ... Bref, je ne suis pas le seul et ça me rassure. J'aimerais bien remettre ça, mais ça ne se commande pas je crois et la vie Parisienne ne facilite pas la chose. a+
 
  Guillaume 

le 03/11/2006 à 14:30

 
j'aimerai savoir si pendant cette semaine d'extase tout votre mecanisme intellectuel se faisait de lui meme.Avez vous resssenti aussi une sorte de chute sans fin dans un abime ainsi qu'une perte de tous reperes?je pense avoir vecu la meme chose, avec les mm espoir qui en decoulent c a dir le fait que tou le monde peu en fair lexperience et aussi les mm craintes, celle detr pri pour un fou. javé ossi ecri ce kil me vené a lespri, me relevan la nui parfoi pour continuer.effectivmen apré une semaine c retombé mais ça me reste en mémoir comme une experience puissante kil ma été difficil de partager juskici.
 
  Raphaël Zacharie de Izarra 

le 19/10/2006 à 19:14

 
(Le rock n'est pas du tout dans mes goûts personnels ni dans ma culture musicale et je n'y connais strictement rien en groupes de rock, mais pour des raisons qui me sont intimement personnelles Freddy Mercury fait exception. Je vous présente donc un texte directement inspiré du titre "The Show Must Go On" chanté par Freddy Mercury.)

+++++++

LA MORT

Lorsque claquera la Porte, s'ouvrira le grand show cosmique.

Effrayant, inouï ou intime et serein selon l'imagination, les craintes ou les espérances de chacun, le passage ne sera finalement qu'une formalité.

Au-delà de la pourriture, la Lumière.

L'atroce, l'immonde, l'épouvantable pourriture est l'ultime illusion à chasser, le dernier piège à éviter, la suprême insignifiance à mépriser. Une fois le cadavre sous la stèle, le spectacle doit continuer. Après les horizons bornés du temps, l'Éternité. Qui n'est rien d'autre que l'affranchissement de la conscience d'un cadre physique, matériel, la libération de l'esprit des limites d'une durée linéaire.

La mort est une aventure à vivre, une expérience unique à ne manquer sous aucun prétexte. La mort, voyez-vous c'est aussi l'humour.

Nos restes que dévore le ver et que corrompt la fange ne sont qu'inoffensives grimaces de la matière. Et le marbre recouvrant nos os, qu'un masque grotesque. Rien que des drôleries puantes. Pas de quoi élever des autels, et nul besoin non plus de les conserver dans des bocaux ou de les embaumer. Chaque destinée est un trésor autrement plus intéressant que ces puériles poteries funéraires.

Un homme qui meurt laisse tout derrière lui, c'est une banalité de le dire. Pourtant, la plupart des gens follement attachés à ce qui est périssable s'acharnent à accumuler passionnément des biens temporels. Peut-être à travers ces possessions ont-ils l'impression de prolonger, densifier leur existence... Châteaux et or, qui ne sont qu'assemblages d'atomes voués à de perpétuelles transformations et recyclages -même si c'est à l'échelle géologique-, châteaux et or disais-je contempleront du haut de leur immuable indifférence leurs maîtres lorsque ces derniers seront étendus au fond de leur cercueil. Envers ceux qui leur auront manifesté de chaleureuses affections, les objets se montreront bien ingrats à l'heure du grand départ...

Aussi, préférons un sage et relatif détachement à l'égard de la matière. S'enchaîner à ce fardeau de poussière, c'est s'embarquer pour le grand Ailleurs avec d'amers mirages. Le dépouillement matériel libère l'esprit, allège le coeur.

L'existence terrestre est l'apprentissage grandeur nature de l'Homme et sa dépouille en route pour le cimetière, le point limite entre deux extrêmes. Derrière, la misère. Devant, l'infini.

Nul ne connaît la mort, personne n'a jamais côtoyé le Mystère, aucun vivant ne peut dire un mot de ce qui se passe dans la tombe mais tous ont l'intuition d'un endroit sans limite. Même les plus sots, les plus noirs, les plus incrédules, les plus obtus, les plus lourds des esprits ont cette intuition.

La tombe n'étant que le promontoire de l'infini, répétons-le, le grand show doit continuer...

Raphaël Zacharie de Izarra
raphael.de-izarra@wanadoo.fr
 
  Carlamaxa 

le 15/10/2006 à 10:21

 
tres clair et tres benefique, merci pour le site et bonne continuation
 
  Sara 

le 10/08/2006 à 13:12

 
J'ai beaucoup aimé votre site, je le trouve très simple et très ouvert et les idées non conventionnelles.

félicitations.
 
  RAPHAËL ZACHARIE DE IZARRA 

le 28/07/2006 à 13:44

 
LETTRE A CHIRAC

Monsieur le Président de la République,

Citoyen éveillé et responsable de ce pays riche, puissant et influent que vous gouvernez, et par-delà ma simple citoyenneté française, âme consciente des tristes réalités accablant une grande partie de la planète loin de nos frontières préservées, je m'adresse à l'homme de pouvoir que vous êtes.

En vertu de mon droit inaliénable (et de mon devoir de citoyen éclairé) d'exercer liberté d'expression, énergie et intelligence aux services du bien public, du progrès social et humain, de la fraternité et de la justice universelles -valeurs suprêmes dont la France républicaine s'enorgueillit traditionnellement de manière très officielle lors de cérémonies magnifiques et coûteuses-, je vous rappelle simplement que l'on meurt encore de misère en 2006 dans ce monde censé être réglé par un humanisme occidental dominant, cher aux dirigeants des nations les plus nanties.

Humanisme pompeusement revendiqué par une poignée de pays s'appropriant d'autorité la presque totalité des richesses du globe pour les gaspiller à des fins de confort et de bien-être dont les excès indécents sont devenus la norme, même chez les plus pauvres de leurs chômeurs. Pays prétendument civilisés, exemplaires dont fait partie la France. Je constate que le cynisme, Monsieur le Président, est toujours du côté des plus forts qui ont l'immense avantage de pouvoir manger même quand ils n'ont pas faim, d'emmener leurs chiens chez le vétérinaire au moindre aboiement de travers, de s'offusquer quand leur avion décolle avec un quart d'heure de retard ...

Solidarité, altruisme, partage, justice : vains mots dont use et abuse notre république plus soucieuse de lustrer sa façade à coup de défilés militaires dispendieux et d'augmenter le niveau de vie de ses habitants toujours plus avides de confort, de vacances à la mer, de nouvelles chaînes de télévision, de matchs de football que de se serrer nationalement la ceinture avec héroïsme et pédagogie afin de mettre en pratique les valeurs les plus fondamentales qu'elle prétend défendre.

Partager les richesses Monsieur le Président, que dis-je partager, simplement ôter aux gavés que nous sommes une petite partie du surplus qui nous asphyxie afin d'en faire profiter les damnés qui n'ont pas eu l'heur de naître entre nos frontières dorées, partager les richesses disais-je, est-ce un objectif si inatteignable, si révolutionnaire, si impopulaire que ça dans un monde où, pour prendre un exemple étranger qui cette fois n'offensera pas votre fibre civique, il y a quarante ans un citoyen américain marchait sur la Lune au prix faramineux de millions de dollars pour chaque pas effectué, compte tenu des dépenses pharaoniques qu'exigea un tel programme spatial ?

Est-ce donc plus simple de faire sortir de nos usines républicaines canons, bombes et autres ingénieuses inventions martiales à la pointe de la technologie afin de répandre souffrances, misères, destructions pour des raisons qui Monsieur le Président curieusement vous apparaissent toujours excellentes, pourvu que ces engins si utiles au bien de l'humanité soient vendus aux belligérants à des prix hautement patriotiques ?

Est-ce si insurmontable que ça de distribuer équitablement ces richesses qui nous étouffent, tellement encombrantes qu'elles débordent de nos poubelles ? Je ne parle pas politique ni grandes et complexes affaires économiques ici. Il est juste question de bon sens, de calcul basique, d'humanité élémentaire accessible même au plus borné des esprits. Pas de sentiments ni d'idéal, uniquement une réflexion froide, raisonnée, détachée, sommaire, confondante de simplicité : d'un côté on meurt d'excès, de l'autre on meurt de carences dans un monde où techniquement, matériellement il est possible de subvenir aux besoins vitaux de chaque individu, où qu'il se trouve sur la surface du globe.

Faut-il Monsieur le Président être nécessairement bardé de diplômes, avoir fait des années d'études supérieures, sortir de l'ENA pour saisir cette effroyable réalité ?

Nous nous scandalisons à juste titre pour les conséquences funestes dans nos maisons de retraite d'un été virulent long de trois semaines. La catastrophe des pays les plus pauvres est quotidienne cependant, et pendant ce temps nous nous battons pour des chartes de qualité à propos de vacances, nous nous engageons pour des revalorisations de salaires, nous nous agitons pour le respect de normes européennes au sujet de la composition de nos crèmes solaires anti ultra-violet... Chaque jour de l'année les victimes de la faim sont cent fois plus nombreuses qu'un été de canicule en France. 365 jours par an, des êtres humains de tous âges meurent sous les regards certes apitoyés, compatissants, révoltés, mais parfaitement passifs de républiques très solennelles (dont la France), très dignes et très à cheval sur les principes sacrés de fraternité universelle, d'altruisme, de solidarité qu'elles incarnent...

Il est grand temps de dénoncer ce cirque Monsieur le Président. Les clowns ventrus du haut de leurs trônes compassés sont bien sinistres dans leur rôle de défenseurs des Droits de l'Homme...

Les premiers droits, qui consistent à manger à sa faim, à accéder aux soins et à l'éducation, ne sont-ils pas bafoués éhontément par ceux-là mêmes qui sont censés les défendre becs et ongles, qui ont le pouvoir matériel, logistique, politique, humain de réparer la grande injustice alimentaire dont il se sont rendus coupables à travers le pillage historique, méthodique des richesses coloniales et qui ne font rien ou si peu ? Jamais la république du commerce des armes ne s'est aussi bien portée qu'aujourd'hui ! Nos usines à canons tournent à plein régime, l'Europe engraisse, l'Afrique crève, que demande le peuple ?

Encore plus de beaux défilés militaires, encore plus de feux d'artifice, encore plus de congés payés.

Vous me pardonnerez d'avoir succombé à l'emploi d'expressions triviales afin de vous exprimer ce que je crois être l'essentiel en tant que citoyen français. En des circonstances particulières, un langage virulent sied mieux qu'un autre, plus formel, moins éloquent. J'ai eu le courage Monsieur le Président de faire mon devoir de citoyen français, même si cette lettre est surtout symbolique.

A vous de faire preuve de courage dans votre rôle de chef d'Etat d'un des pays les plus riches, et paraît-il, les plus vertueux de la planète.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à ma parfaite considération.

Raphaël Zacharie de Izarra
2, Escalier de la Grande Poterne
72000 Le Mans
FRANCE
Tél : 02 43 80 42 98
raphael.de-izarra@wanadoo.fr
 
  RAPHAEL ZACHARIE DE IZARRA 

le 15/07/2006 à 01:03

 
ETES MEURTRIERS

Le feu était dans le ciel.

Jamais le soleil n’avait été si oppressant, écrasant hommes et bêtes, campagnes et cités. L’astre avait des ardeurs inhabituelles. Ses rayons agressaient, brûlaient, blessaient.

Tout mourait à petit feu sous son éclat.

Effrayante saison de fin du monde ! Hélios se faisait vieux... Il approchait les dix milliards d’années. L’Homme, toujours là, n'ignorait rien des mystères de la matière, ni de sa destinée. Les temps bibliques mille fois révolus, il était devenu sage, savant, puissant. Mais non invulnérable aux effets fatals de l’étoile qui s’embrasait.

Les temps des temps étaient finissants. La fin des fins arrivait. Le ciel semblait sombrer dans un abîme sans nom. Pour parler de cette chose prodigieuse, des mots jamais émis furent prononcés, qui firent frémir l'Homme... Bien que devenu fabuleux et pénétré de sciences, l'Homme s'émouvait encore : la peur, l'irrationnel l'étreignaient comme un enfant. La fin des fins... L'effondrement du ciel et de la terre !

La Création vivait le premier été signant la lente agonie du brasier perpétuel, les prémices perceptibles de son extinction future qui devait avoir lieu vingt millions d’années plus tard.

Vingt millions d’autres étés à venir, de plus en plus chauds, de plus en plus longs, puis permanents, formeraient l’inéluctable processus qui réduirait la planète à un amas de cendres incandescentes.

La grande et complexe mécanique cosmique des éléments qui s’ébranlent dans un feu ultime pour renaître à la prochaine aube sidérale était engagée, implacable.

Raphaël Zacharie de Izarra
 
  Jean 

le 01/07/2006 à 19:07

 
quel bonheur de vous lire, on en devient trés intelligent tellement c'est intelligible...Teillard, Jung, Bergson, Pauli, Von Francz...
   
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