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  • amour atome

Dieu et l'unité

Humain trop Humain

saint augustinDieu comme principe créateur

Pourquoi ont-ils fait de la Foi une déesse, et lui ont-ils consacré un temple et un autel ? L'autel de la Foi est dans le cœur de quiconque est assez éclairé pour la posséder. Saint Augustin, La Cité de Dieu

Entre les classes sociales, les corporations, les communautés, s'engagent de nombreux conflits. Ces antagonismes sont bien souvent le fruit de nos pulsions primaires. Les tendances poussent l'homme ou les groupes à vouloir en dominer d'autres. Elles les conduisent à thésauriser les privilèges quand la sagesse recommande au contraire, de privilégier le partage et la symbiose.

Quel mot pour le divin ?

Dans notre système encore fortement égocentrique, définir une chose revient, pour un temps, à s'en emparer. On Dit le mur de Planck, la maladie de Parkinson, le Watt, l'Ampère, la loi Machin, le darwinisme etc. C'est la même chose avec le divin. Chaque religion, par la corruption naturelle qu'impose bien souvent le temps, a fini par s'accaparer un concept universel pour leurs créateurs. Le Dieu d'Abraham, de Jésus, de Mahomet, minimise la religion et maximise les hommes dans leur ensemble. Pour les fondateurs de l'hindouisme, du bouddhisme, du taôisme, du zen, le principe créateur était plus important que les spiritualités qu'ils vont initier. Aujourd'hui, le principe créateur a perdu beaucoup de crédibilité au sein des hommes et ses diffuseurs en ont pris toute l'importance.

En réalité, personne ne peut s'approprier Dieu (tel qu'il est conçu par les grandes religions). Par nature il est « inaccaparable » puisqu'immatériel et constituant de tous.

À partir du moment où un groupe humain donne un nom au divin, il forme une sécession. Il contraint autrui soit à y adhérer (à se convertir) soit à le rejeter (l'athéisme), soit à le renommer (le sectarisme).

L'intérêt des religions

Attribuer une appartenance à X (le dieu du judaïsme, le Dieu du christianisme, le principe du bouddhisme) complique l'unification. La possession rend la fusion difficile autour d'une puissance pourtant unique et commune.

Bien entendu, la personnalisation et l'appropriation, sont utiles au progrès humain. Elles stimulent des contradictions et des antagonismes facteurs de progrès. Ces contradictions ont permis l'éclosion des différentes formes de spiritualités. Elles ont engendré l'hindouisme, le judaïsme, le bouddhisme, le christianisme, l'islam, le taoïsme etc.). Et cette diversité religieuse, a multiplié nos connaissances sur le sujet.

Le plafond religieux

Après plusieurs millénaires de réflexions spirituelles, tout semble avoir été découvert sur le sujet. Les grands mystiques ont expérimenté tout ce qu'il était « spirituellement » possible d'expérimenter à propos de Dieu. La diversité religieuse, a pratiquement tout éclairé du divin. La progression des religions semble avoir touché son terme. La plupart des êtres humains « sont affiliés » à l'une des grandes communautés religieuses. Les grandes religions sont posées et ce serait un leurre d'en imaginer une, capable de l'emporter sur les autres. Il semble donc inutile de prêcher la suprématie de sa religion, l'expansionnisme évangélique ou sectaire.

L'union inter religieuse comme horizon

Plus intéressant serait de travailler à leur conjonction. Le potentiel d'évolution des grandes religions tient dans leur unification. Hindouisme, judaïsme, bouddhisme, christianisme, l'islam, etc., seront contraints à présent d'aller dans cette direction. En termes d'image et de connaissances, leur réunion sera un atout majeur pour l'humanité. L'ensemble humain pourra bénéficier des données qu'elles ont accumulé pendant des millénaires. Des données à propos des états supérieurs d'existence (béatitude, nirvana, extase).

Les clés de cette unification, sont entre les mains des théologiens, des philosophes et des chefs religieux.

Vers la symbiose des religions.

Dieu peut-il être fédérateur ?

dieu« Toute douleur qui ne détache pas est de la douleur perdue. » Simone Weil

À l'opposé du désir de « choc de cultures », un courant œcuménique émerge depuis quelques décennies. Et l'évolution humaine, laisse espérer une victoire de la concorde sur la discorde.

  • Le droit laïc soulage les religions de leurs activités politiques et morales. Il les ramène ainsi progressivement vers la pure spiritualité.
  • L'évolution de la conscience ouvre l'homme à l'idée d'un Dieu universel. Un Dieu absolu. Un Dieu transcendant les religions mêmes.
  • La science, la culture, le commerce, le tourisme, Internet, unifient peu à peu l'humanité.

Ces activités ordinaires mélangent en douceur les peuples et les cultures. Elles diffusent les grands thèmes spirituels et adoucissent la radicalité des croyances.

L'extase comme osmose.

Une évolution logique

L'homme vers le parfait

La science, comme la philosophie, ne peut suffire à contenter le cœur de l'homme. A. Valensi

D'un côté , la réunion progressive des religions entre-elles. De l'autre, l'évolution humaine. Cette dernière, semble diriger naturellement l'homme vers une compréhension universelle de « Dieu ». Si l'humanité évolue vers « la capacité universelle de vivre l'extase, la béatitude, le nirvana ». Si cette expérience correspond à la mise en relation directe de l'individu avec le divin. Alors, l'extase universelle unifiera l'ensemble des esprits derrière elle.

L'expérience commune comme liant

Des alpinistes ayant vaincu l'Everest, n'ont pas besoin de mots pour se comprendre les uns les autres. Ils savent qu'ils ont vécu des sensations communes.

Quand l'ensemble humain pourra expérimenter l'extase spirituelle, les mots seront inutiles pour se comprendre. Les hommes n'auront plus besoin de termes pour se convaincre mutuellement de ce qu'est sensitivement le divin.

Il est difficile aux hommes de s'entendre sur les concepts de Dieu. En revanche, il leur est facile de s'accorder sur les sensations qu'il procure (l'extase). C'est évident à la lecture des kabbalistes, des soufis, des moines et du respect qu'ils entretiennent entre-eux. Au final donc, la sensation de l'ineffable, est la seule façon de nous accorder sur « l'ineffable ».

De l'homme double à l'humain UN

Du dualisme au monisme

Le philosophe fait bien son travail s'il parvient à faire naître de véritables doutes. Morris raphael Cohen

L'écart de contact entre soi et la « chose en soi » fait de nous des êtres doubles. La fusion de ces deux choses, forme l'être UN.

L'extatique

L'homme en état d'extase est relié directement avec l'énergie créatrice l'animant. Autrement dit, relié avec Dieu. Il fait alors corps avec le principe créateur, il est UN.

L'homme ordinaire

L'homme ordinaire, pour ainsi dire, n'a pas la chance d'être une unité.
Il est double. Certes, il porte en lui le principe créateur (l'énergie qui l'anime, Dieu). Mais son esprit est "à côté" de celui du divin. Il est une personnalité particulière. Un caractère, un individu, un égocentrisme. L'écart entre le divin et soi, est constitué par nos pulsions, nos tendances, nos désirs, nos attachements. La densité des instincts empêche plus ou moins l'être humain de se connecter avec ce divin.

Heureuse diversité humaine

Cet écart entre l'individu et Dieu, est variable. Il va du pur matérialiste jusqu'à l'ascète. Il commence avec l'homme absolument soumis à ses tendances pour s'achever à l'homme parvenu au pur détachement.

  • Nous sommes très loin du divin quand notre esprit se soumet à nos pulsions primaires. Quand notre cœur se détourne des valeurs spirituelles (bonté, amour du prochain, générosité, partage, altruisme, etc.).
  • Et nous en sommes très près, quand notre esprit s'autorise à incarner ces valeurs divines. Nous en sommes près quand notre esprit s'élève aux choses spirituelles.

De la nécessité des pulsions

Dans le rythme lent de l'évolution de l'histoire, cet écart se resserre en faveur de l'extase. Mais ne l'oublions pas : nos tendances, nos désirs, nos attachements, bref les facultés nous éloignant de l'UN, sont nécessaires. Elles sont nécessaires pour construire notre monde. Si donc, X est ineffable, les mots utilisés ici pour le décrire sont substituables. Où vous rencontrerez : « Amour, Absolu, Dieu, X, quarks, cordes, etc. » vous pouvez mettre les termes de votre choix.


Ô tou-delà de tout,
Comment t'appeler d'un autre nom ?
Quel hymne peut te chanter ?
Aucun mot ne t'exprime.
Quel esprit peut te saisir ?
Nulle intelligence ne te conçoit.
Seul, tu es ineffable ;
Tout ce qui se dit est sorti de toi.
Seul, tu es inconnaissable ;
Tout ce qui se pense est sorti de toi.
Tous les êtres te célèbrent,
Ceux qui parlent et ceux qui sont muets.
Tous les êtres te rendent hommage,
Ceux qui pensent comme ceux qui ne pensent pas.
l'universel désir, le gémissement de tous
Tend vers toi. Tout ce qui existe te prie
Et vers toi, tout être qui sait lire ton univers,
Fait monter un hymne de silence.
En toi seul tout demeure.
En toi, d'un même élan, tout déferle.
De tous les êtres tu es la fin.
Tu es unique.
Tu es chacun et tu n'es aucun.
Tu n'es pas un être, tu n'es pas l'ensemble :
Tu as tous les noms ; comment t'appellerai-je
Toi, le seul qu'on ne peut nommer ?
[…]
Aie pitié, ô toi, l'au-delà de tout :
Comment t'appeler d'un autre nom ?

Grégaire de Nazianze
Poèmes dogmatiques (Patrologie Migne 37, 507-8)


2001

l'amour est dans l'atome

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Là est le vice initial des systèmes philosophiques, ils croient nous renseigner sur l'absolu en lui donnant un nom. Mais encore une fois, le mot peut avoir un sens défini quand il désigne une chose ; il le perd dès que vous l'appliquez à toutes choses. Bergson

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