Du QI au QE
L'Amour comme barème
Il appartiendrait à la métaphysique
de combler le vide laissé par la philosophie de la nature,
en cherchant s'il ne serait pas donné à l'homme
de connaître, par une autre voie que l'expérience,
non plus des essences et des lois, mais des causes véritables,
douées à la fois d'une faculté de changement
et d'une faculté de permanence. Boutroux
L'intimité de la matière
La page précédente (amour), nous a permis de relier l'extase à un principe créateur.
Ce moteur, avons nous dit, est présent à l'intérieur de chaque
chose.
Il est la partie « immatérielle »
de la matière. Dieu correspond donc aux
particules élémentaires,
(quarks, neutrinos, bosons, etc.)
Pour la science, ces « immatérialités » sont de simples traces. Des empreintes laissées par des « choses étranges » sur des accélérateurs de particules.
Le quarks serait-il sans qualités ?
Un principe créateur capable de créer à partir de lui-même des êtres sentimentaux, peut-il n'avoir aucune qualité ?
À cette question, je répondrai par la négative.
A mon sens, « l'énergie créatrice » (le vide, le quarks) à des «qualités». Mais ces qualités sont encore trop subtiles pour notre intelligence de bébé. Les particules élémentaires, ne l'oublions pas, étaient présentes avant le monde qu'elles animent. Les physiciens d'ailleurs, semblent aller dans ce sens. Selon eux, les particules élémentaires doivent être comprises accolées à certaines «valeurs». Il faut leur attribuer des « charmes », des « saveurs », des « couleurs ».
Quel sens pourrait avoir la création ?
Les choses ont un sens.
Si le vide, Dieu, a « produit » l'univers, ce n'est pas pour rien.
Si ce principe immatériel a engendré un esprit capable d'évoluer, il y a une raison.
Si sa création comportait la potentialité de l'homme, c'est sans doute dans un but bien précis.
L'immatériel (Dieu) a choisi un monde apte à créer des formes vivantes. Formes vivantes dotées d'un esprit. Esprit évoluant d'espèces
en espèces vers un esprit supérieure. Esprit supérieur désireux d'atteindre le bonheur et l'extase.
Quel rapport entre Dieu l'extase et l'homme ?
L'amour
absolu en tant qu'essence, est la
base de la création. Dieu à l'amour pour essence. L'extase est l'incarnation de l'amour. Et si l'homme aspire à l'extase, c'est pour ressentir Dieu.
Donc l'amour est la base de l'univers. Et par déclinaison, la « capacité à exprimer
cet amour », devient le
véritable barème
de l'évolution.
La carotte et le bâton
Les moteurs de l'évolution
Rien
n'est comparable dans le vivant pourtant l'homme à besoin
de comparaison Jmt.
Peut-on quitter les vieux principes ?
L'humanité a besoin d'aiguillon pour
construire son monde. Elle a besoin de stimulants pour aller vers sa perfection.
Compétition, désir, honneurs, célébrité,
pouvoir, élitisme,
hiérarchie ... voilà quelques belles ruses utilisées par la vie pour
motiver l'être humain.
Être plus intelligent, plus rapide,
plus riche, plus fort, plus célèbre ... voilà quelques jolies carottes attirant l'homme vers l'action
constructrice.
Si nous étions tous égaux l'humanité ne connaîtrait
pas le progrès. Pour créer, nous avons besoin de diversité. De diversités intellectuelles, physiques et sociales.
Notre évolution est encore inconsciente. Elle se nourrit encore et essentiellement de jugements, de comparaison, de notation.
Du corps, à l'intelligence, au cœur
Au cours des temps les valeurs ont évolué.
La force et l'ardeur prédominaient
sans doutes aux origines de l'humanité.Quand la chasse et la pêche se sont sophistiqués, l'habileté et
la ruse les ont supplantés.
Puis
l'évolution de la technologie,
de la science, du commerce et du droit, on fait émerger les qualités intellectuelles. Les capacités créatrices sont alors devenues des valeurs recherchées.
En suivant l'évolution, certaines facultés sont dépréciées et écartées. D'autres au contraire sont recherchées et valorisées. Si l'agressivité prédominait dans les premiers temps de l'humanité, aujourd'hui c'est la douceur. L'intelligence froide cède du terrain à l'intelligence chaude. La richesse à l'art. La témérité à l'intuition et à la douceur.
Une évolution vers le sensible ?
Au cours des temps, le choix des valeurs évolue. Cette évolution montre une ascension du physique vers l'esprit. De l'intelligence froide vers le sentiment. du QI vers le QE..
Religion de l'amour
Les progrès du sensible
La femme mène l'Occident
En
préférant de génération en génération un certain type d'hommes, les femmes on fait l'humanité occidentale.
En préférant la sensibilité à la cruauté, l'intelligent à l'insensé, la femme construit la société.
Nous parlons bien sûr de globalité.
Des retours en arrière sont parfois nécessaires.
Par exemple, les années 1980 / 2010, n'ont rien à voir avec les années hippies. La précarité imposée par le marché conduit les femmes à rechercher une certaine sécurité. À privilégier les qualités matérialistes
sur les qualités spirituelles. A favoriser le narcissisme au détriment de l'humilité. La bonne adaptation au milieu à l'esprit artistique. L'agressivité à la sensibilité. A préférer en somme, l'extraverti à l'introverti selon la définition de Jung.
En passant sous la coupe du marché, les médias ont également influencé ce retour machiste. En cela, ils diffusent tout simplement les valeurs des dominants.
Mais ce renforcement des qualités
primaires, est ponctuel.
A l'échelle de l'histoire l'humanité se dirige
vers le spirituel. Elle évolue progressivement vers le sensible.
Progressivement la sélection culturelle favorise le plus doux. De plus en plus elle avantage
le plus apte à exprimer ses sentiments. Le plus habile à transmettre son
amour.
L'influence du spirituel
Progressivement l'humanité évolue vers la sensibilité et la psychologie. Cette évolution est le fruit des religions et des philosophies. En plaçant le divin au-dessus des dominants, l'hindouisme, le judaïsme ... nous ont permis de maîtriser ces dominants. En plaçant l'amour absolu au-dessus de l'humanité, le bouddhisme, le christianisme, l'islam ... en ont fait notre horizon.
Le bien est intégré par l'humanité
A présent, l'amour du prochain, le respect
d'autrui,
la compassion, l'entraide, la non violence, la reconnaissance
de ses fautes, etc., ont été complètement
intégrées par l'humanité.
L'homme
a incorporées ces valeurs supérieures dans la société. Au sein de ses lois, de sa morale, de son éthique
et de son éducation.
Toutes les grandes cultures
humaine, qu'elles soient occidentales ou orientales, vénèrent ces
valeurs transcendantales. Aimer son prochain, le respecter, avoir de la compassion,
de la générosité, de l'amitié etc.,
sont préférées à leurs contraires.
Globalement, l'ensemble humain à du respect pour l'homme
bon, juste, altruiste et désintéressé. Il réprouve au contraire, l'injuste, le vénal, l'égoïste, le méchant.
Et même les 3ou 4 décennies de matraquage médiatique n'ont pas changé nos « héros ». L'abbé Pierre, soeur
Emmanuelle, Gandhi Martin Luther King, remportent
encore les suffrages de popularité. Les mauvaises icônes du marché n'ont jamais réussi à s'imposer. Même les nouvelles préférences françaises (Yannick
Noah où Zinedine
Zidane) est révélateur de nos
valeurs préférées.
Les symboles ne trompent pas
Curieusement, le marché lui-même, semble vénérer inconsciemment
les grandes valeurs spirituelles. Ne montre-t-il pas cela par exemple, en hissant l'oeuvre de Vincent Van Gogh au sommet de ses valeurs ? En choisissant ce peintre, ne donne-t-il pas de la valeur à l'altruisme et au
don de soi ?
Pourquoi le marché place-t-il l'art au sommet
de ses choses les plus chères et les plus précieuses ?
Vincent Van Gogh
Pourquoi par exemple, fait-il d'un artiste à l'opposé du marché, les plus chers de ses objets ? Pourquoi hisse-t-il au pinacle les oeuvres de l'artiste le plus emblématique du détachement et du don de soi ? Le plus éloigné du
marchandage et de la vénalité ?
Autrement dit, pourquoi le marché aime-t-il tant Vincent
Van Gogh ?
Du QI au QE
L'ambiguïté humaine
Vivre à ses règles. Les règles humaines actuelles sont encore très proches de celle de la nature. Bien souvent, l'homme constructeur est contraint de jouer le jeu des valeurs primaires. La compétition, la domination, l'agressivité font encore parti de notre paysage mental. Mais au fond de nous, nous préférerions vivre dans un monde plus doux. Nos cœurs préfèrent globalement les valeurs spirituelles. Ils chérissent l'amour d'autrui, le partage, l'entraide.
De l'intellectuel à l'émotionnel
Fondamentalement, et malgré les apparences, l'humanité évolue vers ces valeurs supérieures. Depuis longtemps déjà , l'intelligence froide, le QI (coefficient intellectuel) a remplacé la brutalité. Ce type d'intelligence cède lui-même sa place au QE (coefficient émotionnel).
De l'anthropocentrisme
Notre anthropocentrisme est également en perte de vitesse.
Peu à peu notre vision des autres espèces se modifie.
Sous les coups de butoir de l'éthologie, de l'écologie et
de l'éthique, un certain respect, s'établit ..
Les relations qu'établissent les enfants actuels avec les autres espèces sont revêtues d'amour. Leur vision de la planète n'a rien à voir avec celle de nos arrière-grands-parents. Une évolution vers l'amour existe donc au sein de notre espèce.
En conclusion
Pour conclure nous pourrions le dire ainsi :
L'amour est l'auteur du monde.
Il évolue à travers le monde et à travers l'humanité.
Il serait donc plus logique d'utiliser l'Amour comme barème d'évolution. Ou plus précisément, d'utiliser « l'aptitude à exprimer
son amour » pour comparer les choses entre elles ..
la capacité d'aimer comme le barème > |