Philosophie de l'esprit
L'homme la vie, l'humain, l'amour
L’étranger : Comment
donc, Théétète, allons-nous appeler cette
science ? Est-ce que, par Zeus, nous serions tombés sans
nous en douter sur la science des hommes libres, et nous serait-il
arrivé, en cherchant le sophiste, de découvrir d’abord
le philosophe ? Platon
Comme
nous l'avons souligné dans l'introduction du chapitre
amour atome,
nous allons consacrer cette partie de notre philosophie, à éclairer
les liens existants entre la « sensation
béate » et « l'énergie qui
la stimule ». Autrement dit, entre « l'humain
accompli » et
son créateur.
Sous un certains angle, notre philosophie englobe la création dans son principe créateur, à l'intérieur de celui-ci.
Sous un autre, l'homme et dieu sont distincts, et le divin anime en permanence ses créatures.
Nous
pouvons schématiser cette idée en utilisant les termes fétiches
de Spinoza :
L'essence (Dieu) anime la substance (l'homme).
Cette liaison
entre le biologique et l'atomique, se réalise dans l'esprit
de la créature.
L'humain et la vie
L'esprit, chez l'homme et l'extatique
Le principe créateur anime l'homme ordinaire comme l'extatique mais de façon différente.
a/ Dans la vie ordinaire, X (dieu, le principe créateur) anime l'être humain de façon
basique.
Il maintient l'homme constructeur en vie, l'agite, le stimule, le motive, à l'aide
des besoins, des instincts, de l'inconscient, des pulsions,
des passions,
des intérêts,
des tendances, bref, de la conscience « primaire ».
b/ Dans l'état extatique par contre, le
lien entre X et sa créature,
est direct.
Les zones cérébrales, dans lesquelles s'épanouissent l'instinct, l'inconscient, les pulsions, les passions,
etc., étant inactivées,
l'énergie émise par le principe créateur, alimente
directement la conscience pure de l'extatique et sa chair.
En somme dans l'extase les cellules du corps, la chair, les organes,
reçoivent le nectar de l'énergie, l'énergie sous sa forme la plus
pure ...
Généalogie de l'esprit humain
La montée de l'esprit vers son incarnation
Je souffre que l'Esprit ne soit pas dans la vie et que la vie ne soit pas dans l'Esprit... Antonin Artaud
L'homme constructeur est avant tout une somme d'actions psychiques et physiques.
Chaque action humaine est gérée par une zone de conscience particulière.
Zone des désirs, zone des tendances,
zone de l'inconscient ou zone de l'instinct,
forment donc une seule et même chose : l'esprit.
L'esprit est donc la puissance à laquelle toutes nos actions obéissent.
L'homme est un des résultats de la lente évolution du vivant.
Nous allons schématiser l'évolution des espèces de cette façon approximative : Première forme de vie - bactéries - poissons
- reptiles - mammifères inférieurs - mammifères supérieurs
(baleines, éléphants, singes, hommes etc.)
L'esprit de l'homme actuel est donc le descendant de l'esprit d'un premier ancêtre mammifère, lui-même ancêtre de l'esprit d'un reptile ... , et nous pouvons ainsi remonter la chaîne, jusqu'à l'esprit qui anima la première forme de vie.
L'ancêtre de l'esprit humain existait donc déjà de manière simplifiée, dans la première forme de vie (disons, pour schématiser, la première bactérie).
Cette bactérie initiale (première forme complexe vivante apparue), s'est multipliée et diversifiée. Elle a donné naissance à d'autres espèces. Ces espèces à leur tour en ont engendré d'autres jusqu'a composer l'écosystème d'aujourd'hui dans lequel vient se placer l'espèce humaine.
L'homme, par le jeu de l'évolution, est donc le résultat de la complexification d'une bactérie primitive.
De la bactérie à l'homme, la vie
De l'esprit bactérien à l'esprit humain
Si l'homme est le résultat de l'évolution d'une bactérie, nous devrions retrouver une similitude entre les fondements de l'être humain et ceux de la bactérie.
1/ Essayons tout d'abord de repérer les analogies
physiologiques.
a/ La bactérie a une membrane qui l'isole de l'extérieur
(l'homme aussi, c'est la fonction de notre épiderme)
b/ Des sortes de muscles maintiennent ses éléments
en place (idem pour la musculature humaine).
c/ La bactérie reçoit
et communique des informations (nous aussi).
d/ Elle s'alimente et respire
(nous le faisons également).
e/ Elle possède des vésicules de transition et de
sécrétion (nous en possédons
aussi).
f/ Elle est capable de se reproduire (nous nous reproduisons).
g/ Elle dispose d'une région où sont rassemblées
la majorité des
informations (notre cerveau).
Résultat : Physiologiquement, les organes de la bactérie, correspondent de façon simplifiée aux organes humains.
Les mêmes fonctions, se retrouvent dans les deux formes vivantes. Si la peau humaine est plus compliquée que la membrane protectrice de la bactérie, sa mission est la même, protéger l'intérieur de l'extérieur.
Conclusion. L'homme est, physiquement, une bactérie complexifiée.
2/ Y a-t-il également des concordances comportementales.
Essayons à présent, de savoir s'il existe des similitudes
entre notre façon
d'agir et celle de la bactérie ?
Toutes les actions des bactéries nous dit-on, obéissent à ces quelques formes de comportements : Neutralisme, antagonisme, commensalisme, symbiose, synergie, osmose.
Le neutralisme : aucune interaction entre 2 espèces dans le même biotope. L'homme connais et pratique ce type de comportement ... On peut l'appeler indifférence, égoïsme, désintérêt, insouciance ...
L'antagonisme : une des 2 espèces excrète une substance nocive pour l'autre espèce. Sous de multiples formes nous retrouvons ce genre de conduite dans l'espèce humaine (le conflit, l'agressivité,
la guerre).
Le commensalisme : le produit d'une espèce avantage l'autre espèce sans dommage pour elle-même. C'est ce que nous appelons la générosité,
l'altruisme etc..
La symbiose : croissance de deux espèces à leur profit mutuel. Nous pouvons comparer cela à l'entraide
humaine.
La synergie : Une espèce synthétise un produit favorable au métabolisme de l'autre espèce. La créativité, la science éthique, le dévouement, la bienveillance,
etc..
L'osmose : influence mutuelle, interpénétration profonde intime entre deux espèce. Cette activité supérieure se retrouve également chez l'homme ou elle devient ; réciprocité absolue, amour idéal, universalisme total ...
Conclusion : L'ensemble des actions humaines peut, lui aussi, être comparé à celui du monde bactérien. Bien entendu, par le jeu de l'évolution, les actions de l'homme sont aujourd'hui particulièrement sophistiquées, ce n'est pas le cas pour les bactéries.
Vers les origines de l'esprit
L'esprit, le corps, les actions
Dis donc, Lycinos, ce banquet
est une véritable
Académie ... Bravo à Aristénète
d'avoir eu chez lui la bonne idée de remplir la panse de
la fine fleur de la philosophie. Lucien
En
résumé, la structure organique et biologique de l'homme,
tout comme le sens de ses actions, sont le résultat de la longue
complexification du vivant.
L'homme peut donc être considéré comme "la
suite naturelle, mais complexifiée, du corps et des actions
de la bactérie originelle".
De la même manière, nous pouvons dire de l'esprit humain qu'il est le descendant complexe de l'esprit ayant actionné la première forme de vie.
Autrement dit, tout le potentiel de l'esprit humain (esprit, corps, action) existait déjà, sous une forme embryonnaire, dans la première forme de vie.
Dans la page suivante, nous allons nous demander si l'esprit, sous une
forme encore plus simple, ne serait pas antérieur à la
vie elle-même.
Autrement dit, l'esprit n'était-il pas déjà présent
au niveau de la matière ?
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