philosophie naïve du devenir humain

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Matière Amour
Introduction
Esprit et vivant
Esprit et matière
La création
Esprit et Amour
Explication
Dieu et l'atome
L'amour et l'atome
La capacité d'aimer
X l'inconnu
 

L’ÉTRANGER : Pour le philosophe, c’est dans quelque endroit semblable que nous le trouverons maintenant et plus tard, si nous le cherchons. Il est, lui aussi, difficile à voir en pleine clarté; mais la difficulté n’est pas la même pour lui que pour le sophiste. Platon

Le sens du monde

De sa main droite, il (Dieu) touche de toutes parts aux extrémités de l'Océan, et la terre roule sous ses pieds. OrphéeX (en algèbre, symbole littéral désignant une inconnue), désigne ici l'inconnue à l'origine de l'univers.

Cette inconnue équivaut au vide quantique pré-univers dont parlent certains physiciens et à DIEU des spirituels.

Nous voici arrivé au terme de ce chapitre.  

Les pages précédentes nous ont permis d'acquérir la ferme conviction qu'il existe un principe créateur à l'origine de l'univers et des choses qu'il contient.

Un principe créateur dont la nature intime détient en elle l'essence de ce que nous pourrions appeler : « l'amour absolu ».

Ce monde pourrait-il d'ailleurs, ne pas avoir de principe créateur ?
Pourraient-ils ne pas avoir de sens ?

  1. Pourrait-il s'être créé sans intention initiale ?
  2. Un tel mécanisme pourrait-il être issu d'un vide absolu et sans dessein ?
  3. A partir du moment où une chose évolue, n'a-t-elle pas forcément une orientation donc un sens ?
  4. Les principes d'expansion et d'évolution ne recèlent-ils pas en eux-mêmes les fondements du sens ?
  5. L'humanité pourrait-elle avoir un sens, si l'univers n'en a pas ?
    Le sens de notre apparition sur terre peut-il être détaché de la question de la création de l'univers ?

Voila le genre de questions soulevées par la vision nihiliste du monde.

 

La science définit la création par : l'action de produire une chose par une combinaison originale d'éléments préexistants.

Autrement dit, la forme créée est potentiellement présente avant sa création.

C'est pourquoi, la proposition de Jean-Paul Sartre selon laquelle : « Si le sens du monde n'existe pas, c'est qu'il est à construire ! », me semble erronée.

Il vaudrait mieux dire me semble-t-il :

Le sens du monde existe, il suffit de le trouver.

Autrement dit : Tous les éléments permettant de comprendre le sens du monde son présent dans le monde, ils doivent juste être repérés et rassemblés (construit) pour que le résultat (le sens du monde) apparaisse à la lumière de l'humanité.

Autrement dit encore, le sens du monde existe, on peut le lire à travers le sens de l'évolution => : vide quantique, big bang, expansion, création de la terre, naissance du vivant, évolution de ce vivant vers un esprit supérieur.

Seule sa destinée et sa motivation restent à comprendre et à confirmer.

 

Rien ne se crée ...

Nous ne créons rien qui ne soit potentiellement présent. rien ne se perd, tout se transforme ...

Copernic, Kepler et Galilée, n'ont pas fait tourner la terre autour du soleil. Ces astronomes ont « simplement » éclairé l'heliocentrisme, à un moment de l'histoire humaine où tous les éléments nécessaires étaient rassemblés pour forger cette découverte.

De la même façon, avant l'apparition de l'espèce humaine, tous les principes de la pénicilline étaient présent sur terre, mais pas la capacité de l'exploiter. Cette aptitude manquait également aux grecs, aux médiévaux et aux classiques.
Mais Fleming placé au bon moment et au bon endroit, la découvrit.

L'automobile actuelle est le résultat d'une chaîne remontant à la maîtrise de la roue, du fer et du feu.

Il est impossible de construire une chose inexistante à l'état latent.
Il est impossible d'élaborer une chose avec des éléments absents de l'univers.
Créer une chose sans en posséder les éléments de base, est irréalisable.

N'en déplaise au philosophe existentialiste, le sens de l'univers doit donc être potentiellement présent dans l'univers pour « le construire » (et dans ce cas-là, nous devons parler de « révélation », non de « création »).

La phrase de Jean-Paul Sartre est représentative du sentiment de toute-puissance dont on peut déjà percevoir les racines dans la pensée de Descartes.

Seulement, cette vision est nihiliste puisqu'elle fait de l'homme la seule puissance de l'univers.

Et même si cette période d'égocentrisme scientifique a été nécessaire pour dépasser l'égocentrisme religieux, elle conduit nécessairement à l'absurde, dans la mesure où elle place la création avant le créateur.

C'est un peu comme si nous voulions qu' un nouveau-né se transforme en adulte sans passer par les étapes de la naissance et de l'enfance.

Comme si nous nous octroyions la paternité et la maternité de notre naissance  au lieu de l'attribuer à nos parents (comme dans le mythe de Platon).

 

Philosophie et bon sens

Le printemps qui se couronne de fleurs nouvelles et qui se pare de ses brillantes couleurs, est une création de ta volonté comme également l'hiver avec les nuages glacés qui l'environnentLDans sa majorité, l'humanité croit en un principe créateur.
La majorité humaine envisage intuitivement la présence d'un sens du monde et estime l'univers, né de quelque chose.

Dans cette majorité, deux groupes se distinguent :

Les pragmatiques et les spirituels.

Les pragmatiques (athées ou agnostiques), étalonnent leur point de vue sur les théories scientifiques du moment. Actuellement, la théorie quantique semble la plus en vogue. Cette théorie semble vouloir nous dire qu'il y a quelque chose avant l'univers, un espace pré-univers en quelque sorte, constitué d'un champ de particules virtuelles.

Les spirituels pensent également qu'il y a quelque chose à l'origine de l'univers, simplement ils accordent des qualités sensibles à cette « chose ».
Ils ne la considèrent pas comme « une simple trace dans un accélérateur de particules », mais comme une puissance d'amour.

D'une certaine manière donc cet « inconnu » à l'origine de l'univers, que nous pourrions appeler : « X », est équivalent à :

champ quantique, (du coté pragmatique)

et à dieu, yahvé, allah, mana, brama, être suprême, principe transcendant, acte pur, bien, absolu, innommable, l'un, vérité suprême, lumière, verbe, essence, énergie primordiale, connaissance, pure conscience, amour pur ... (du coté spiritualiste)

Ces 2 versions désignant l'ordre créateur de l'univers

 Qu'il soit du côté du scientifique ou du côté du religieux, cet ensemble humain croyant, travaille d'une certaine manière à mettre en lumière cette puissance créatrice, il s'affaire à en comprendre la nature, la logique et le but.

a/ Certains ne veulent en faire l'expérience directe, intérieure et sensitive (ascetes, mystiques, prophetes) pour la communiquer au monde (Buddha, Moïse, Jésus-Christ, Mahomet ...)

b/ D'autres cherchent à déchiffrer les significations profondes des métaphores proposées par l'ensemble  des religions,  et les rendre accessibles au plus grand nombre (ce sont les theologiens, les philosophes, les vulgarisateurs de la science, etc.)

c/ Et d'autres enfin, veulent déterminer sa nature et sa présence de façon pragmatique et « matérielle » (les physiciens).

  • Ceux qui en font l'expérience intérieure et personnelle et tentent d'expliquer cette expérience (ascètes, mystiques, prophètes).
  • Ceux qui cherchent à en donner une explication raisonnable (les philosophes).
  • Et ceux qui veulent déterminer sa nature et sa présence de façon matérielle (les physiciens).

A mon sens, la clé est dans la réunion de ces trois analyses.

La question est donc : qu'est-ce qui a créé l'univers (et par extension la terre, le vivant et l'humanité), quelle est sa nature ?

  • Pour les différentes spiritualités, et la philosophie non athée, la nature de X est un absolu positif (absolu d'amour, de bonheur, de joie, de bonté, de justice, de félicité, de pureté, de vérité, d'équilibre etc.), et que nous résumons ici par la terminologie AMOUR ABSOLU. Les religions occidentales affirment que dieu est amour, et les spiritualités orientales définissent le principe suprême par des absolus du type -justice, joie, conscience, vérité etc.- qui impliquent que cette essence soit  « amour absolu ».
  • Pour les physiciens quantiques, il s'agit d'un champ d'énergie potentielle qui palpite irréductiblement. Ce vide quantique (injustement qualifié dans la mesure ou selon le physicien M. Cassé ce vide fut plein de tout ce qui était à naître) est un champ de particules virtuelles (photons, gluons, quaks & leptons) indifférenciées (donc parfaitement symétriques), et c'est la fluctuation, la brisure de cette symétrie qui a créé l'énergie et la matière nécessaires pour construire l'univers. Le champ quantique est l'état minimal de l'être, l'état d'énergie minimum (donc non nulle) du système des champs qui constitue le monde, l'espace serein, le repos invisible des champs, l'équilibre parfait, c'est-à-dire un espace immatériel d'énergie potentielle au repos, capable de créer notre espace matériel.

Tout le travail consiste donc à relier ces deux points de vue.

 

Avantage au spirituel

Nous voyons que, par une grâce divine, toutes les choses ont en elles un désir spontané d'exister d'une meilleure manière CusaParadoxalement, les propositions spirituelles,  semble recouvrira un espace beaucoup plus vaste que les SCIENCES.

Non seulement l'ensemble des grandes spiritualités propose des explications à propos de la naissance de l'univers, mais elles expliquent également la destinée de l'humanité (l'apocalypse pour les monothéismes, l'éternel retour pour les autres) ce qui n'est pas le cas de la science qui a encore du mal à projeter ses lumières vers les réflexions téléologiques.

Une chose d'emblée paraît évidente.

Si aujourd'hui la science peut démontrer la nature physique d'une chose, la probabilité de sa présence  dans le cas des particules immatérielles, elle ne peut en aucun cas montrer « la nature sentimentale » de cette chose.

En effet, la science n'est pas capable de déterminer si les particules élémentaires (photons, gluons, quarks ou leptons) ont une nature intime, si elles sont par exemple, un potentiel d'amour.
à titre de comparaison, si la physique quantique analysait un être humain, elle le résumerait à la somme de ses particules élémentaires, à ses déplacements, à ses actions ou à ses interactions physiques, mais elle n'aurait aucun moyen de dire ce que ressent cet être humain.

Avant que la science mette au point un instrument capable de déterminer la nature intime de l'immatérialité, nous devons continuer à essayer de découvrir les endroits dans lesquelles s'établit la jonction entre ce que nous pourrions appeler : « L'AMOUR ABSOLU incarne », et la partie immatérielle de la matière, autrement dit les particules élémentaires.


Métaphysique de l'amour >> conscience

Pages

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Dieu a créé l'homme comme la mer a fait les continents, en se retirant.

Holderlin

 

La division d'une quantité quelconque de matière en quantité toujours plus petite, si elle ne connait pas de limite, ne peut mener qu'au rien ZENON

zenon_amour-atome

Il appartient à la science de définir tout les attributs qui carractérise ce rien.

 

 

la Bhagavad Gîtâ

La Connaissance Suprême et le Grand Mystère

Le Suprême Seigneur dit : Je vais te révéler, à toi qui ne t’adonnes pas à l’incrédulité, le plus profond secret de la connaissance associé à l’expérience transcendantale. Connaissant cela, tu seras délivré des misères de l’existence du mal.

LA CONNAISSANCE DE LA NATURE DU SUPRÊME EST LE GRAND MYSTÈRE

La connaissance du Soi est souveraine entre toutes les connaissances ; elle est le plus profond secret et vraiment sacrée, pouvant être discernée par l’instinct, se conformant à la justice (Dharma), est très facile à pratiquer, et éternelle

O Arjuna, ceux qui n’ont pas de foi en cette connaissance ne M’atteignent pas, et suivent les cycles de naissance et de mort
Cet univers entier est une expansion de Moi. Tous les êtres dépendent de Moi. Je ne dépends pas d’eux car Je suis le plus grand de tous.
Vois la force de Mon divin mystère ; en réalité, Je ne dépends pas d’eux - le protecteur et créateur de tous les êtres –, et ils ne dépendent pas de Moi.
Comprends que tous les êtres sont en Moi, comme le vent puissant, soufflant partout, demeurant éternellement dans l’espace.

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