L’ÉTRANGER : Pour
le philosophe, c’est dans quelque endroit semblable que nous
le trouverons maintenant et plus tard, si nous le cherchons. Il
est, lui aussi, difficile à voir en pleine clarté;
mais la difficulté n’est pas la même pour lui
que pour le sophiste. Platon
Le sens du monde
De sa main droite, il (Dieu)
touche de toutes parts aux extrémités de l'Océan,
et la terre roule sous ses pieds. OrphéeX (en
algèbre, symbole littéral
désignant une inconnue), désigne ici l'inconnue à l'origine
de l'univers.
Cette inconnue équivaut au vide quantique pré-univers
dont parlent certains physiciens et à DIEU des spirituels.

Nous voici arrivé au terme de ce chapitre.
Les pages précédentes nous
ont permis d'acquérir la ferme conviction qu'il existe un
principe créateur à l'origine de l'univers et des
choses qu'il contient.
Un principe créateur dont la nature intime détient
en elle l'essence de ce que nous pourrions appeler : « l'amour
absolu ».
Ce monde pourrait-il d'ailleurs, ne pas avoir de principe créateur
?
Pourraient-ils ne pas avoir de sens ?
- Pourrait-il s'être créé sans intention
initiale ?
- Un tel mécanisme pourrait-il être issu d'un vide
absolu et sans dessein ?
- A partir du moment où une chose évolue, n'a-t-elle
pas forcément une orientation donc un sens ?
- Les principes d'expansion et d'évolution ne recèlent-ils
pas en eux-mêmes les fondements du sens ?
- L'humanité pourrait-elle avoir un sens, si l'univers
n'en a pas ?
Le sens de notre apparition sur terre peut-il être détaché de
la question de la création de l'univers ?
Voila le genre de questions soulevées par la vision nihiliste
du monde.

La science définit la création par :
l'action de produire une chose par une
combinaison originale d'éléments préexistants.
Autrement dit, la forme créée
est potentiellement présente
avant sa création.
C'est pourquoi, la proposition de Jean-Paul
Sartre selon laquelle : « Si
le sens du monde n'existe pas, c'est qu'il est à construire
! », me semble erronée.
Il vaudrait mieux dire me semble-t-il :
Le sens du monde existe, il suffit de le
trouver.
Autrement dit : Tous les éléments
permettant de comprendre le sens du monde son présent
dans le monde, ils doivent juste être repérés
et rassemblés (construit) pour que le résultat
(le sens du monde) apparaisse à la lumière de
l'humanité.
Autrement dit encore, le sens du monde existe,
on peut le lire à travers le sens de l'évolution => : vide
quantique, big bang, expansion, création de la terre,
naissance du vivant, évolution de ce vivant vers un
esprit supérieur.
Seule sa destinée et sa motivation restent à comprendre
et à confirmer.
Rien ne se crée ...
Nous
ne créons rien qui ne soit potentiellement
présent. rien ne se perd, tout se transforme ...
Copernic,
Kepler et Galilée, n'ont pas fait tourner la
terre autour du soleil. Ces astronomes ont « simplement » éclairé l'heliocentrisme, à un
moment de l'histoire humaine où tous les éléments
nécessaires étaient rassemblés pour forger
cette découverte.
De la même façon, avant l'apparition de l'espèce
humaine, tous les principes de la pénicilline étaient
présent sur terre, mais pas la capacité de l'exploiter.
Cette aptitude manquait également aux grecs, aux médiévaux
et aux classiques.
Mais Fleming placé au bon moment et au
bon endroit, la découvrit.
L'automobile actuelle est le résultat d'une chaîne
remontant à la maîtrise de la roue, du fer et du feu.
Il est impossible de construire une chose inexistante à l'état
latent.
Il est impossible d'élaborer une chose avec des éléments
absents de l'univers.
Créer une chose sans en posséder les éléments de
base, est irréalisable.
N'en déplaise au philosophe existentialiste, le sens de
l'univers doit donc être potentiellement présent dans
l'univers pour « le construire » (et dans
ce cas-là, nous devons parler de « révélation »,
non de « création »).
La phrase de Jean-Paul Sartre est
représentative du sentiment de toute-puissance dont on peut
déjà percevoir les racines dans la pensée
de Descartes.
Seulement, cette vision est nihiliste puisqu'elle fait de l'homme
la seule puissance de l'univers.
Et même si cette période d'égocentrisme
scientifique a été nécessaire pour dépasser
l'égocentrisme religieux, elle conduit nécessairement à l'absurde,
dans la mesure où elle place la création avant
le créateur.
C'est un peu comme
si nous voulions qu' un nouveau-né se transforme en
adulte sans passer par les étapes de la naissance et
de l'enfance.
Comme si nous nous octroyions la paternité et
la maternité de notre
naissance au lieu de l'attribuer à nos parents (comme dans le mythe
de Platon).
Philosophie et bon sens
Le printemps qui se couronne de fleurs
nouvelles et qui se pare de ses brillantes couleurs, est
une création de
ta volonté comme également l'hiver avec les
nuages glacés qui l'environnentLDans
sa majorité, l'humanité croit en un principe
créateur.
La majorité humaine envisage intuitivement la présence d'un sens
du monde et estime l'univers, né de quelque chose.
Dans cette majorité, deux groupes se distinguent :
Les pragmatiques et les spirituels.
Les pragmatiques (athées ou agnostiques), étalonnent
leur point de vue sur les théories scientifiques du
moment. Actuellement, la théorie quantique semble la
plus en vogue. Cette théorie semble vouloir nous dire
qu'il y a quelque chose avant l'univers, un espace pré-univers
en quelque sorte, constitué d'un champ de particules
virtuelles.
Les spirituels pensent également qu'il y a quelque
chose à l'origine de l'univers, simplement ils accordent
des qualités sensibles à cette « chose ».
Ils ne la considèrent pas comme « une simple trace dans
un accélérateur de particules », mais comme une
puissance d'amour.
D'une certaine manière donc cet « inconnu » à l'origine
de l'univers, que nous pourrions appeler : « X »,
est équivalent à :
champ quantique, (du coté pragmatique)
et à dieu, yahvé, allah, mana, brama, être
suprême, principe transcendant, acte pur, bien, absolu,
innommable, l'un, vérité suprême, lumière,
verbe, essence, énergie primordiale, connaissance,
pure conscience, amour pur ... (du coté spiritualiste)
Ces 2 versions désignant l'ordre créateur de
l'univers
Qu'il soit du côté du scientifique ou
du côté du religieux, cet ensemble humain
croyant, travaille d'une certaine manière à mettre
en lumière cette puissance créatrice, il s'affaire à en
comprendre la nature, la logique et le but.
a/ Certains ne veulent en faire l'expérience directe,
intérieure et sensitive (ascetes, mystiques, prophetes)
pour la communiquer au monde (Buddha,
Moïse, Jésus-Christ, Mahomet ...)
b/ D'autres cherchent à déchiffrer les significations
profondes des métaphores proposées par l'ensemble des
religions, et les rendre accessibles au plus grand nombre
(ce sont les theologiens, les philosophes, les vulgarisateurs
de la science, etc.)
c/ Et d'autres enfin, veulent déterminer sa nature
et sa présence de façon pragmatique et « matérielle » (les
physiciens).
- Ceux qui en font l'expérience intérieure et personnelle
et tentent d'expliquer cette expérience (ascètes,
mystiques, prophètes).
- Ceux qui cherchent à en donner une explication
raisonnable (les philosophes).
- Et ceux qui veulent déterminer sa nature et sa présence
de façon matérielle (les physiciens).
A mon sens, la clé est dans la réunion de
ces trois analyses.
La question est donc : qu'est-ce qui a créé l'univers
(et par extension la terre, le vivant et l'humanité), quelle
est sa nature ?
- Pour les différentes spiritualités, et la philosophie
non athée, la nature de X est un absolu positif (absolu
d'amour, de bonheur, de joie, de bonté, de justice, de
félicité, de pureté, de vérité,
d'équilibre etc.), et que nous résumons ici par
la terminologie AMOUR ABSOLU. Les religions occidentales affirment
que dieu est amour, et les spiritualités orientales définissent
le principe suprême par des absolus du type -justice, joie,
conscience, vérité etc.- qui impliquent que cette
essence soit « amour absolu ».
- Pour les physiciens quantiques, il s'agit d'un champ d'énergie
potentielle qui palpite irréductiblement. Ce vide quantique
(injustement qualifié dans la mesure ou selon le physicien
M. Cassé ce vide fut plein de tout ce qui était à naître)
est un champ de particules virtuelles (photons, gluons, quaks & leptons)
indifférenciées (donc parfaitement symétriques),
et c'est la fluctuation, la brisure de cette symétrie
qui a créé l'énergie et la matière
nécessaires pour construire l'univers. Le champ quantique
est l'état minimal de l'être, l'état d'énergie
minimum (donc non nulle) du système des champs qui constitue
le monde, l'espace serein, le repos invisible des champs, l'équilibre
parfait, c'est-à-dire un espace immatériel d'énergie
potentielle au repos, capable de créer notre espace matériel.
Tout le travail consiste donc à relier ces deux
points de vue.
Avantage au spirituel
Nous voyons que, par une grâce divine,
toutes les choses ont en elles un désir spontané d'exister
d'une meilleure manière CusaParadoxalement,
les propositions spirituelles, semble recouvrira un espace
beaucoup plus vaste que les SCIENCES.
Non seulement l'ensemble
des grandes spiritualités propose des explications à propos
de la naissance de l'univers, mais elles expliquent également la destinée
de l'humanité (l'apocalypse pour les monothéismes, l'éternel
retour pour les autres) ce qui n'est pas le cas de la science qui a encore du
mal à projeter ses lumières vers les réflexions téléologiques. Une chose d'emblée paraît évidente.
Si aujourd'hui la science peut démontrer la nature physique
d'une chose, la probabilité de sa présence dans
le cas des particules immatérielles, elle ne peut en
aucun cas montrer « la nature sentimentale » de
cette chose.
En effet, la science n'est pas capable
de déterminer si les particules élémentaires
(photons, gluons, quarks ou leptons) ont une nature intime,
si elles sont par exemple, un potentiel d'amour.
à titre de comparaison, si la physique quantique analysait un être
humain, elle le résumerait à la somme de ses particules élémentaires, à ses
déplacements, à ses actions ou à ses interactions physiques,
mais elle n'aurait aucun moyen de dire ce que ressent cet être humain. Avant que la science mette au point un instrument capable de
déterminer la nature intime de l'immatérialité,
nous devons continuer à essayer de découvrir les
endroits dans lesquelles s'établit la jonction entre
ce que nous pourrions appeler : « L'AMOUR ABSOLU incarne »,
et la partie immatérielle de la matière, autrement
dit les particules élémentaires.
Métaphysique de l'amour >> conscience
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