Brahman est vie, Brahman est joie, Brahman
est vide.
La joie, en vérité, est la même chose que le
vide.
Le vide en vérité est la même chose que la joie.
Les Upanishad
Les pages
précédents nous ont permis d'arriver à la
conclusion selon laquelle, l'évolution de l'humanité est
orientée vers une finalité précise
: la perfection de l'esprit, autrement-dit, la perfection spirituelle.
Cette sorte de « montée progressive vers un
esprit supérieur », trouvera, selon nous, sa
concrétisation, à travers
l'état
extatique.
Dans ce chapitre nous allons viser les origines de
cet état subliminal. Nous nous demanderons quel est
le principe à l'origine de « l'extase,
de la béatitude,
du nirvana ». Nous essaierons de comprendre d'où cet état
tire son énergie et ses qualités.
Nous tacherons de faire le lien entre cette sensation
supérieure, et l'énergie
qui anime et maintient le monde, entre l'extatique et le principe
créateur.
Qu'entendons nous par principe créateur ?
Par« principe créateur » nous entendons :
tout les termes employé par les diverses spiritualité
et philosophie pour qualifier le divin (Yaveh, Brahman, Dieu,
Allah, l'Un etc.)
tous les termes utilisé par la science pour désigner l'espace pré-big-bang à l'origine
de l'univers (champ, vide quantique, particules virtuelles
etc.),
tous les termes employé par la physique quantique pour désigner la forme immatérielle de la matière
(quarks, neutrinos, bosons etc.)
Ce principe créateur portera parfois ici le signe X (symbole
littéral
désignant une inconnue).
De dieu, l'absolu
X, à l'extase.
Pour développer notre théorie de la façon la plus clair possible,
nous poserons trois postulats fondamentaux :
a/ Il existe un principe à l'origine
de l'univers (X existe).
b/ L'évolution de l'humanité vers l'extase est une
réalité.
c/ l'extase est le plus haut degré de l'esprit.
Si donc, à partir d'une sorte de big-bang,
le principe créateur de l'univers (X), a conçu un
monde en évolution, duquel est issue la terre, puis la
première forme vivante, elle-même en évolution
vers un « esprit
supérieur » dont l'apothéose serait l'extase
(état
d'amour absolu), nous pouvons dire que :
Il existe une relation entre X et la béatitude.
Cette relation entre la béatitude et X correspond à l'une
relation entre existence et essence.
L'apparition d'une créature capable d'incarner
l'amour absolu (à travers l'extase), était une intention du principe créateur.
Si la béatitude est effectivement le plus haut degré de
l'évolution
de l'esprit, et si l'esprit est la chose la plus importante de
la création, la béatitude représente alors
pour le principe créateur,
le point d'orgue de sa création.
Et si enfin , la nature intime du principe créateur est « amour
absolu », et si l'extase c'est l'incarnation de l'amour absolu, nous pourrons dire alors que X, Dieu, le champ quantique, le quarks comme on voudra, est une essence pure d'amour absolu , et l'être béat
en est sa manifestation, son incarnation.
L'esprit de ce chapitre
Si, la matière, après avoir évolué jusqu'aux espèces
les plus complexes, tend à s'incarner sous forme de béatitude, d'extase ou de nirvana, c'est que sa structure intime à pour qualité « l'amour absolu ».
Ainsi, tout au long de ce chapitre nous tenterons de réunir
les sciences physiques, les philosophies et les spiritualités,
faire un lien entre le quarks et la béatitude.
Nous essayerons de relier le plus haut
degré de
l'esprit humain (que nous appelons « bonheur absolu,
béatitude, nirvana, extase »), et «la
nature primordiale et immatérielle de la matière à l'origine
d'un tel ressenti »
Létat fondamental
dune théorie physique quantique est appelé le
vide quantique. Contrairement au cas du vide classique, proche
du néant, sa structure est riche et complexe. Ainsi, le vide
est peuplé détats virtuels quune excitation
peut révéler: cest le principe de lapparition
des paires particules-antiparticules. universalis
Le vide physique, on ne le redira jamais assez,
est le mode de non-excitation, d'hibernation de la matière
: l'état d'énergie minimum, sans particule réelle.
L'état de fond de l'ensemble des champs, le plus fondamental
des états est aussi le plus excitable : hypersensible, une
petite irritation de celui-ci et l'espace se constelle de particules
ordinaires, lesquelles, une fois concrétisées, acquierent
une masse physique par le truchement de champs de higgs appropriés
et sont attachés à d'autres particules par les harpons
virtuels que décoche ce même le vide.
Michel Cassé