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    la maitrise du comportement

La conscience morale

Une voix intime nous parle

René MagritteDu singe à l'homme

La maîtrise des pulsions développe la conscience morale

Nous étions des primates naturels, nous sommes des hommes constructeurs en route vers l'humain accompli.
Nous sommes nés dans un monde dépourvu de loi écrite, puis nous avons créé le droit, la morale, l'éthique et les avons fait évoluer au point où elles en sont aujourd'hui.

Une conscience morale en évolution

Depuis leur origine, ces règles de conduite sont en évolution. Aujourd'hui beaucoup plus restrictives qu'à leur début et bien moins qu'elles ne le seront dans le futur. À terme, l'évolution de ces contraintes, éliminera toutes les possibilités humaines d'abuser autrui.

De la conscience

À l'origine ; les interdits

Gerome BoschTu ne tueras point

"La conscience est la conséquence du renoncement aux pulsions". Sigmund Freud

A partir du moment où les hommes se sont « inventé » des interdits, ils n'ont cessé de vouloir les contourner pour assouvir leur désir. Ce petit jeu du chat et de la souris est en réalité une puissante machine à civiliser.

  • D'un côté, la force des pulsions conduit l'homme à contourner les lois pour les assouvir*
* ce qui oblige notre espèce à améliorer son droit et son système de punition.
  • De l'autre, l'être humain, qui, parce qu'il est éduqué et parce qu'il craint les sanctions, est contraint d'apprendre à gérer de mieux en mieux ses tendances transgressantes. Et ainsi, dominant de mieux en mieux ses pulsions, le genre humain développe de plus en plus sa conscience morale.

Les valeurs idéales humaines

La conscience morale est un des socles de l'humanité. L'instinct d'économie de violence qui régule le monde animal s'est transformé en morale dans le monde humain. Sans cette éducation à l'empathie, l'homme peut devenir un terrible danger pour l'homme. En se développant, la conscience morale a donné naissance à une ribambelle de belles valeurs idéales et universelles. L'égalité, la fraternité, l'universalité, le partage, l'altruisme, la protection du faible, la philanthropie, etc.

Ces valeurs supérieures, inculquées dès l'enfance par le tissu familial, amical, scolaire, artistique, médiatique, servent « d'horizon positif » à l'humanité. Depuis la naissance des grandes philosophies et religions (hindouisme, judaïsme, bouddhisme, christianisme, islam, platonisme, stoïcisme, épicurisme) ces valeurs sublimes font office d'idéal à atteindre pour l'ensemble humain. Ceux qui s'en rapprochent le plus deviennent des icônes de l'humanité.

C'est pourquoi l'abbé Pierre ou soeur Emmanuelle, ont conservé la tête des sondages de popularité pendant toute leur période d'activité. C'est également pourquoi l'être humain vénère spontanément des Gandhi ou des Martin Luther King.

La carotte et le bâton

D'un côté les idéaux à atteindre, de l'autre le système de contrainte. L'action de ces 2 forces dévalue toujours plus la capacité humaine à s'affirmer au détriment d'autrui. Les interdits maîtrisent les pulsions par la force. Les valeurs les maîtrisent par la conscience.

Les valeurs idéales humaines s'opposent exactement aux lois de la nature :

  • L'égalité par exemple, inverse le principe domination-soumission qui régit le primate naturel.
  • L'universalité et la fraternité, inversent l'esprit de clan.
  • Le partage, la générosité, inversent la thésaurisation des privilèges.
  • La capacité à protéger les plus faibles, inverse la sélection naturelle par le plus résistant.
  • Le progrès technologique, inverse la soumission aux éléments naturels. etc.

"En permettant l'homme, la nature a commis un attentat contre elle-même" écrit Cioran, et il a raison. Métamorphoser un animal conditionné à s'affirmer aux dépens de ses congénères, en un être totalement respectueux d'autrui, voilà, en somme, le rôle de l'humanité constructrice.

Et comme la frustration des pulsions humaines est lourde à supporter, une sorte de zone de décompression (l'inconscient) s'est constituée dans notre cerveau.
Nous allons étudier cela dans la page suivante.

2001

frustration des pulsions et inconscient

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Nietzsche

Le châtiment est fait pour améliorer celui qui châtie. Friedrich Nietzsche.

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