La conscience morale
La compression des pulsions développe la conscience morale
Nous étions des primates naturels, nous sommes des hommes constructeurs.
Nous sommes nés dans un monde sans loi écrite et nous avons créé le droit, la morale et l'éthique tels que nous les connaissons aujourd'hui.
Depuis leur origine, ces règles de conduite sont en évolution.
Elles sont aujourd'hui beaucoup plus restrictives qu'elles ne le furent à leur début. Mais elles le sont beaucoup moins qu'elles ne le seront dans le futur.
À terme, ce mécanisme est destiné à éliminer toutes les possibilités humaines d'abuser autrui.
De la conscience
La conscience est la conséquence
du renoncement aux pulsions. Sigmund Freud
A partir du moment où les hommes se sont « inventés » des interdits, ils n'ont cessé de vouloir les contourner pour assouvir leur désir.
Ce petit jeu du chat et de la souris, est en réalité une puissante machine à civiliser.
D'un côté, la force des pulsions conduit l'homme à contourner les lois pour les assouvir. Ce qui oblige notre espèce à améliorer son droit et son système de punition.
De l'autre, l'être humain, se sachant menacé de sanction ou d'enfermement quand il transgresse ses lois, se voir contraint d'apprendre à gérer de mieux en mieux ses pulsions et ses tendances.
Et au final, en gérant de mieux en mieux ses pulsions, le genre humain développe de plus en plus sa conscience morale.
Les valeurs idéales humaines
La conscience morale est un des socles de l'humanité. L'instinct régulateur ayant disparu de l'esprit humain, sans éducation morale, l'homme peut devenir un terrible danger pour l'homme.
En se développant, la conscience morale a donner naissance à toute une ribambelle de belles valeurs idéales et universelles. L'égalité, la fraternité, l'universalité, le partage, l'altruisme, la protection du faible, la philanthropie, etc., en font parti.
Ces valeurs idéales, sont inculquées dès l'enfance par le tissu familial, amical, scolaire, artistique, médiatique etc. Elles servent « d'horizon positif » à l'humanité. Depuis la naissance des grandes philosophies et des grandes religions (hindouisme, judaïsme, bouddhisme, christianisme, islam, platonisme, stoïcisme, épicurisme ...), ces valeurs sublimes font office d'idéal à atteindre pour l'ensemble humain. Ceux qui s'en rapprochent le plus, deviennent des icônes de l'humanité.
C'est pourquoi l'abbé Pierre, soeur Emanuelle, ont conservé la tête des sondages de popularité pendant toute leur période d'activité. C'est également pourquoi l'être humain, vénère spontanément des Gandhi ou des Martin Luther King.
La carotte et le bâton
D'un coté les idéaux à atteindre, de l'autre le système de contrainte, et l'ensemble dévalue
toujours plus la capacité humaine à s'affirmer
au détriment d'autrui.
Les interdits maîtrisent les pulsions par
la force.
Les valeurs les maîtrisent par la conscience.
Les valeurs idéales humaines, s'opposent exactement aux lois de
la nature :
La valeur d'égalité inverse
le principe domination-soumission (régnant chez primate
naturel).
L'universalité et la fraternité, inversent
la clanicité.
Le partage, la générosité inverse la thésaurisation
des privilèges.
La capacité à protéger les plus faibles, inverse la sélection
naturelle par le plus résistant.
Le progrès technologique, inverse la soumission
aux éléments naturels.
Métamorphoser un animal conditionné
à s'affirmer aux dépens de ses congénères,
en un être totalement respectueux d'autrui, voila, en somme,
le rôle de l'humanité constructrice.
Seulement, la frustration des pulsions humaines, est lourdes à supporter par l'individu. C'est pourquoi, une sorte de zone de décompression (l'inconscient) s'est constitué dans notre cerveau. Nous allons étudier dans la page suivante.
frustration des pulsions et inconscient > |