philosophie naïve du devenir humain
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Animal homme
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Introduction
De la cruauté humaine
Histoire des interdits
De la nécessité du hors-la-loi
Evolution par le négatif
Evolution n'est pas supériorité
Illusion d'évoluer vers le pire
Régressions nécessaires
Etre et devoir être
Un point de vue kantien
 

La nature ne fait rien en vain ou pour des fins peu considérables. John Locke

Pourquoi, certains comportements de l'homme, dépassent-t-ils en cruauté ceux de l'animal ?

cruauté et perversion humaine

amour-faggianiPour poursuivre plus sereinement notre démonstration selon laquelle « l'évolution humaine se dirige vers sa perfection », nous devons au préalable tenter d'expliquer ce qui nous semble inexplicable. Expliquer pourquoi le passage entre les moeurs naturelles et les moeurs culturelles, autrement dit, entre l'animal et l'homme, a du se voir enrichi de certaines conduites paradoxales comme la perversion ou la cruauté.

1/ La cruauté

Nous entendons ici par cruauté, les actions qui permettent à un être humain de faire souffrir d'autres êtres humains sans la moindre empathie. Les actes destinés à transformer certains de ses semblables en esclaves. A torturer sciemment pour assouvir son plaisir, sa paranoïa ou sa haine. A terroriser consciemment des êtres ou des peuples, etc.

Tout individu, groupe ou pouvoir, qui fait preuve de cruauté, enfreint les lois morales et laïques de l'humanité. La cruauté est l'oeuvre dune souffrance mentale. A mon sens, elle est d'ordre sociopathologie, autrement-dit, construite par la société, la famille, le groupe. Lorsque ces caractères, bien dissimulés derrière un rideau superficiel de séduction, atteignent les rouages du pouvoir, ils le transforment bien souvent en dictature et finissent par un carnage.

2/ La perversion

Par perversion, nous entendons toutes les actions déterminées à maltraiter ou à abuser autrui, un groupe ou une population, tout en restant dans les limites de la légalité. La détermination de placer ses congèneres sous sa dépendance, sans qu'il s'en rendent compte. La capacité d'utiliser des voies légales (regles commerciales, lois, conseils de sécurité, etc.) pour appauvrir autrui, piller des pays, manipuler des dirigeants, rendre esclaves des êtres humains sans se soucier de leur existence. Corrompre, pervertir autrui pour l'utiliser à ses dépens etc.

Un individu, un groupe ou un pouvoir pervers, transgresse la morale humaine tout en restant dans le cadre de la loi. Il est donc tout à fait à l'aise dans la démocratie, qu'il parvient à corrompre s'il se hisse en haut de ses pouvoirs (c'est le cas du marché actuellement).

nécessaire étude des bas instincts

L'analyse des comportements pervers (inconnus de la nature même s'ils déclinent d'elle), est une necessité. Sans cela, il semble difficile d'apercevoir le côté positif de l'évolution humaine, difficile de saisir l'intérêt de notre présence au sein de la grande aventure du vivant. Pourtant, si l'évolution de l'humanité a un sens, la présence de la cruauté comme celle de la perversion, en ont également un et nous devons l'éclairer. Dans ce sous chapitre, nous nous contenterons d'un éclarcissement sommaire.

Des réflexions plus profondes seront développées dans les chapîtres concenant le mal et la perversion.

 

De l'animal à l'homme

On compare parfois la cruauté de l'homme à celle des fauves, c'est faire injure à ces derniers. Fiodor Dostoïevski Indéniablement, la perversion ou le plaisir de torturer, font défaut au reste du monde animal.

  • Sur terre, en mer ou dans l'air, les prédateurs se contentent de tuer leurs proies le plus rapidement possible, en évitant de leur infliger des souffrances inutiles.
  • Lors des conflits entre dominants, les vainqueurs n'usent jamais de leur supériorité physique pour martyriser les vaincus.
  • Un loup pourrait briser le cou d'un autre loup sous sa domination quand celui-ci fait acte de soumission, mais il ne le fait pas. Les dominants crocodiles, taureaux, lions, éléphants, ont les moyens de persécuter les plus faibles, mais un instinct plus puissant les en empêche.

Parce qu'elle est gérée par cet « instinct puissant », la violence du monde animal ignore les conduites perverses.

Cet instinct (directeur idéal pour un monde inconscient et dépourvu de morale,) nous l'appelons ici : «instinct du bien » ou « morale instinctive ».


De l'instinct du bien à la morale apprise.

Petite histoire de la morale

Au cours de son évolution, l'homme a développé sa conscience. Au fur et à mesure de l'émergence de cette dernière, les instincts perdaient de leur influence. Progressivement, les fondements de cet instinct que nous appelons instinct du bien, migraient vers la conscience. Cet instinct s'est progressivement transformé en morale , en éthique et en lois .
morales, éthique et lois sont enseignées dés la plus tendre enfance. Autrement dit, les freins naturels de la violence, ont quitté le royaume de l'inconscient, pour celui de la conscience.

l'homme doit donc, à présent, apprendre à limiter, lui-même, sa violence, à la limiter consciemment car plus rien d'instinctif ne limite celle-ci. Si les barrières morales, éthiques et législatives n'ont pas été correctement assimilées par l'individu, et s'il y a un défaut d'empathie, l'être humain peut voir ses conduites sombrer vers le monstrueux.

1/ L'évolution de la morale

Au cours de notre évolution, « la morale humaine » à progressé.
Partisane et clanique à ses débuts, elle est devenue universelle (ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse à toi même ...Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits ). Religion, école, justice, à travers les concepts de bien et de mal, de bon et de mauvais et de légal et d'illégal, sont les grands vehicules de la morale humaine. Seulement, l 'enseignement des grandes règles universelles morales ne suffit pas à maîtriser les pulsions agressives.

2/ L'importance de l'empahtie.

Pour être véritablement efficace, les grandes valeurs morales doivent s'accompagner d'une puissante capacité à l'empathie. Cette qualité, majeure pour l'espèce humaine, a besoin pour se développer, d'un cadre affectif opérant et respectueux (amour maternel, paternel, fraternel, amitié, etc.), capable de construire dans l'enfant le respect d'autrui, l'amour pour le faible, la générosité etc. Il a également besoin d'un monde où ne règnent pas les lois de la jungle (société juste, égalitaire, paisible etc.).

Le milieu familial ,l'éducation, les circonstances de la vie, peuvent construire un être humain, égoiste, narcissique, raciste, méprisant les faibles, ou au contraire un être humain, généreux, humble, universaliste, égalitariste etc.

cruauté, perversion ou paix

injusticeLa société et ses pouvoirs

L'ambiance vécue par une société, est fonction de la place occupée par le peuple (démocratie ou dictature) et du caractère psychologique du système dominant. Un pouvoir entre les mains de sociopathes, de narcissiques, de rigides ou de démocrates, offrira des destinées tout à fait differentes à la société.

  • Les pouvoirs sociopathes ou psychopathes, autrement dit les pouvoirs délibérément criminels (Hitler, Mussolini, Staline), imposent naturellement la dictature pour accomplir leur mefaits.
  • Les pouvoirs rigides, commes certaines théocraties, finissent également par établir de véritables dictatures et par stopper tout progrès.
  • Les pouvoirs narcissiques, comme le monde actuel sous la douce tyrannie du marché, préservent toutes les grandes structures de la démocratie, mais étendent toujours plus les disparité entre dominant et peuple. Autrement-dit, les pouvoirs narcissiques degradent peu à peu la démocratie.
  • Les pouvoirs démocratiques, lorsqu'ils sont véritablement respectueux de l'éthique démocratique, sont, à mon sens, les meilleurs systèmes actuels, les plus coherents avec le niveau de conscience atteint par notre espèce.

 

De la tyrannie à la démocratie

1/ Les dictatures

Le régime totalitaire est un régime où tout ce qui n'est pas interdit est obligatoire. Curzio malaparte Une société sous l'emprise d'un pouvoir criminel et psychopathe, comme ce fut le cas de l'Allemagne nazi, a de fortes chances de finir assassinée. De la même façon qu'un psychopathe, lorsqu'il sombre dans le crime, assassine indifférement ceux qu'il dit aimer et ceux qu'il dit hair, Hitler a assassiné son peuple qu'il disait aimer et le peuple juif, qu'il haïssait. Evidemment, il s'agit là du système où la cruauté, la peur, la terreur et la violence sont à leur comble.

Une société sous la dictature d'un pervers narcissique comme ce fut le cas sous Mussolini, a du vivre l'ambiance vénérée par son maître, en l'occurence, l'empire romain. Autrement dit vivre le désir de conquête d'un pseudo empereur, des guerres, et finalement la décadence. Tout cela en acceleré, puisqu'il ne s'agit plus que d'un remake,vécue par une société qui n'a plus les moyens de l'empire, dans un monde déja ouvert à la démocratie, et dont les èvénements se vivent a une autre allure. Ce type de dictature également, pousse la cruauté à son comble.

Une société sous le dictat d'un pouvoir rigide comme c'est bien souvent le cas des systèmes theocratiques, a toutes les chances de voir sa condition sociale, technique, morale etc., régresser vers les niveaux de vie en cours à l'origine de cette religion. Dans ce type de société, la violence retrouve donc sensiblement les degrés de cruauté de ses débuts (antiquité, moyen-âge).

2/ Les démocraties

A la dictature correspond la cruauté, aux démocraties, la perversion.

Dans un monde démocratique, social, juste et en paix, un monde suffisamment spiritualisé et respectueux des êtres humains, le degré de cruauté et de perversion est relativement faible. Les disparités entre dominants et dominés sont au plus bas, l'entraide, la fraternité et la solidarité, sont au contraire extrêmement présents. Dans ce type de cadre de vie, l'éducation peut se dispenser autour des grands principes de la loyauté, de l'amour, de la concorde et du bonheur.

La cruauté est le remède de l'orgueil blessé. Friedrich Nietzsche Quand au contraire, le monde vit sous l'empire d'un système dominant, narcissique et venal (comme c'est la cas depuis quelques décénnies sous l'emprise du marché), un monde générant toujours plus d'écart entre riches et pauvres, de danger, d'agressivité, de tension, de stress, de précarité et d'inconscience, alors, l'ensemble humain est obligé de développer des facultés liées a cette atmosphere perverse. Et ainsi, le monde devient de plus en plus insensible, inébranlable, rigoureux, intraitable, sourd, intransigeant ... et ces qualités engendrent de plus en plus de perversité.

La perversion et la cruauté n'appartiennent pas à la nature propre de l'être humain. Ce ne sont pas des conduites innées. Elles résultent d'un type d'éducation, du système de valeurs ambiant, de défaillances affectives, de maltraitances, etc.

Evidemment, vous l'aurez compris, il vaut toujours mieux vivre dans une démocratie, même sous l'emprise d'un système pervers, que sous la dictature d'un systeme psychopathe.

Peu à peu en tout cas, nous évoluons vers les démocraties véritablement démocratiques. l'humanité a déja les moyens d'être la plus universelle, la plus juste, la plus fraternelle et la plus égalitaire de toutes les espèces, si elle s'en donne les moyens.

 

philosophie, morale, perversion >> Interdits

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Le terme d'instinct s'applique selon moi à tout processus psychique, dont l'énergie n'est pas dominée par la conscience. (C.G.Jung, Types psychologiques)

Pour Pyrrhus ne faire de mal à personne et n'en éprouver de personne, c'etait une vie de dégoût et d’ennui [ ... ] Pyrrhus qui roulait toujours d'espérance en espérance, et pour qui les succès n'était qu'une occasion de courir à d'autres succès, et qui voulait d’ailleurs réparer ses rrs par de nouvelles entreprises, ne cessait, vainqueurs ou vaincu, de nuire aux autres et de se nuire à lui-même. Plutarque

 

: Au reste, cette querelle ne vous sera point inutile ; le plus souvent la république prend une nouvelle force de ces inimitiés particulières où chaque citoyen est forcé de se montrer tel qu'il est.

La querelle de Salluste et Ciceron, réponse de Ciceron.

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