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    la maîtrise du comportement

La supériorité de l'espèce humaine

Du primate à l'homme à l'humain

Toute supériorité est un exil. Madame de Girardin.

tarzan cheetaLa supériorité des blancs sur les rouges est incontestable. Je n'en veux que les haricots pour exemple. Commerson

Une grande partie de notre philosophie, s'établit sur la comparaison entre nos comportements et ceux des « primates naturels ».

Si nous ne voulons pas enrichir quelques anthropocentrismes ravageurs, ce parallèle mérite quelques précisions.

Malgré tout les excès produit par la technologie, nous pouvons considérer notre esthète comme étant globalement, la plus développée de tous les primates.

En observant la société humaine avec un certain recul, le monde de la culture fourmille de progrès dont est dépourvu le monde la nature. La maîtrise progressive du comportement, de l'environnement et du questionnement, en sont quelques exemples.

Même si certaines de nos conduites dépassent en monstruosité tout ce qui se fait dans la nature, notre espèce a déjà atteint un degré de socialisation hautement spiritualisé.

Un haut degré de socialisation

C'est ce degré de socialisation qui nous permet par exemple, de faire cohabiter des millions d'individus dans un espace où peuvent vivre à peine quelques dizaines de chimpanzés. Il nous a également permis de réduire considérablement le nombre de déchaînements agressifs entre individus par rapport aux autres espèces primates.

L'amélioration considérable des relations inter groupes est également à son actif. Il favorise la circulation humaine sur l'ensemble de la planète (quand les dominants ne la constellent pas de guerre !).

Grâce à la parole et à certains codes universels (poignée de main, politesse, hospitalité, etc.), l'humanité est parvenue à étouffer l'épreuve de force, systématique dans la nature.

 

Les supériorités de l'homme

L'écosystème est une unité, l'homme en fait partie

claide monet les coquelicotsUne certaine supériorité sur nos cousins primates (dans la maîtrise du comportement, de l'environnement et du questionnement), doit donc nous être reconnue. Cette supériorité nous positionne comme l'espèce la plus performante en terme de progrès, dans la grande montée de l'esprit vers un esprit supérieur.

Elle n'autorise en aucun cas l'homme à se prétendre la meilleure forme de vie de la création ou la seule digne d'intérêt et de respect.

D'une part, notre position sur l'échelle du vivant est indépendante de notre volonté. Il n'y a donc aucune fierté à tirer de cette position.

D'autre part, si un battement d'ailes de ce côté du monde, peut engendrer une tempête de l'autre côté, comme il est courant de le dire, chaque forme de vie à une importance majeure pour la création.
En acceptant la théorie de l'évolution initiée par Charles Darwin, notre arbre généalogique comporte des singes mais également des reptiles, des poissons et finalement tout l'écosystème, sans lequel nous n'aurions pas pu exister.

Toute forme vivante revêt donc une importance majeure pour l'évolution du vivant.

Il n'y a donc aucune différence qualitative entre les espèces. Toutes sont importantes pour la création. Nous ne pouvons prétendre être la seule créature du divin (l'ignominie de certains de nos comportements suffirait à nous le rappeler).

Si certaines des composantes du monde étaient extérieures au divin, Dieu serait une puissance limitée et perdrait alors son caractère absolu.

Et même si l'on place, comme c'est la coutume dans les religions, l'homme au centre de l'intérêt de Dieu, cela nous oblige à nous comporter envers la nature, comme Dieu le ferait. Autrement dit avec la plus grande bienveillance envers les autres formes vivantes et envers cette merveilleuse création du divin qu'est l'écosystème.

 

L'amour comme barème

Philosophie de l'évolution de l'humanité

La vraie supériorité de l'homme, c'est la bonté. Ludwig Van Beethoven

empathiePour la mécanique universelle, la véritable supériorité psychique du vivant est affective et non pas intellectuelle. L'intelligence est un outil d'évolution, mais pas le but de cette évolution. Autrement dit, les espèces les plus paisibles et les plus aptes à exprimer un amour élargi, sont les plus évoluées du règne vivant.

Sous cet angle, une espèce comme la baleine, se retrouverait sans doute mieux positionner que nous sur l'échelle de l'évolution.

Notre humanité, a les moyens d'accéder au sommet de ce barème sensible. Elle dispose même des qualités nécessaire pour atteindre la paix universelle. Il lui faut pour cela, vaincre ses pulsions et ses « tendances négatives ».

Les capacités de la société humaine

Notre potentiel d'évolution est énorme.
Notre puissance de progression, est unique dans le monde animal.
De plus, l'amour sous sa forme la plus haute, a déjà été atteint par certains de nos semblables. De nombreux « éclaireurs humains » ont fait l'expérience de l'état d'amour absolu (que l'on peut appeler indifféremment éveil, sagesse, béatitude, extase, ou nirvana).

Une réelle évolution vers le bien

A partir du moment où l'on met entre parenthèse l'orgueil anthropocentrique humain (autorisant l'homme, par exemple, à torturer les autres espèces), toute l'ampleur de notre évolution affective se fait jour. Elle n'a pas d'équivalent dans le monde des primates.

Il suffit de comparer le nombre de conflits, de violences, d'agressions, de peurs et d'angoisses, vécu par un chimpanzé quotidiennement, avec la tranquillité relative, mais déjà acquise, d'une grande partie des hommes contemporains, pour nous donner l'avantage.

C'est donc une honte pour l'humanité contemporaine (soit-disant supérieurement intelligente) de laisser quelques êtres humains, plonger certains de leurs semblables dans la violence et le chaos. Une ignominie de laisser se construire des espaces sans foi ni loi, des zones de non-droit où les plus vulnérables d'entre nous, à l'image de la nature, vivent sous l'angoisse de la violence arbitraire de quelques dominants.

Malgré tout, une relative tranquillité est majoritaire sur terre et nous la devons, en partie, à notre meilleure capacité de contrôle de nos pulsions.

Il reste pourtant à achever ce travail d'humanisation.

Nos tendances sont toujours conséquentes et nous avons toujours beaucoup de mal à superposer la théorie humaine avec la pratique humaine.

 

 

 

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rivarol

Un peu de philosophie écarte de la religion et beaucoup y ramène. Rivarol

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Mise à jour le 01/08/2010 - Paris
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