philosophie naive du devenir humain

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Animal homme
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Introduction
De la cruauté humaine
Histoire des interdits
De la nécessité du hors-la-loi
Evolution par le négatif
Evolution n'est pas supériorité
Illusion d'évoluer vers le pire
Régressions nécessaires
Etre et devoir être
Un point de vue kantien
 

Un peu de philosophie écarte de la religion et beaucoup y ramène. Rivarol

L'humanité est vouée à atteindre sa perfection.

Évolution et non pas supériorité

Toute supériorité est un exil. Madame de Girardin.

Une grande partie de notre théorie, s'établit sur la comparaison entre nos comportements et ceux des « PRIMATES NATURELS ».

Mais cette comparaison mérite quelques précisions si nous ne voulons pas enrichir quelques anthropocentrismes primaires et ravageurs.

La supériorité des blancs sur les rouges est incontestable. Je n'en veux que les haricots pour exemple. Commerson Malgré tout nos excès, il est indéniable qu'au niveau des maîtrises du comportement, de l'environnement et du questionnement, notre espèce peut être considérée comme la plus développée de tous les primates.

Lorsque nous observons l'humanité dans sa globalité et avec un certain recul, le monde de la culture fourmille de progrès sur le monde la nature.

Même si certaines attitudes humaines, supplantent en monstruosité les conduites animales, même si, bien des actes humains anéantissent toutes les structures morales de l'humanité, notre espèce a déjà atteint un degré de socialisation hautement spiritualisé.

  • Notre degré de socialisation nous permet par exemple, de faire cohabiter des millions d'individus dans un espace où ne peuvent vivre que quelques dizaines de chimpanzés. Il a également permis d'abaisser considérablement le nombre de conflits quotidiens et de déchaînements agressifs par rapport aux espèces primates.
  • Ce développement social, améliore également les rencontres inter groupes et la circulation humaine sur l'ensemble de la planète (quand les dominants nous en laissent le loisir !).
    Si l'humanité est parvenue à réduire l'épreuve de force systématique inter individus, c'est en grande partie, grâce à la parole et à certains codes universels (poignée de main, politesse, hospitalité, etc.)

Une superiorité notable sur nos cousins primates, dans la maîtrise du comportement, de l'environnement et du questionnement, doit donc être reconnue.

Pourtant, si notre supériorité technique et sociale est importante pour nous situer dans LA GRANDE MONTÉE DE L'ESPRIT VERS UN ESPRIT SUPÉRIEUR, et si elle fait de nous l'espèce la plus performante en terme de progrès, l'homme ne peut se pretendre la meilleure forme de vie de la création, ou la seule digne d'interet et de respect.

  • D'une part, notre position dans l'echelle du vivant est indépendante de notre volonté, il n'y a donc aucune fierté à tirer de cette position.
  • D'autre part, si un battement d'ailes de ce côté du monde, peut être a l'origine d'une tempête de l'autre côté, chaque forme de vie à une importance majeure pour la création. Si nous acceptons la théorie de Darwin, il y a dans l'arbre généalogique de nos ancêtres, des singes, des reptiles, sans lequels nous n'aurions pas pu exister.

Toute forme vivante appartient à une espèce, qui elle-même appartient a quelque chose de plus haut et de plus vaste : l'évolution du vivant vers un esprit supérieur.

Il n'y a donc aucune DIFFERENCE QUALITATIVE entre les espèces. Toutes sont importantes pour la création. Nous ne pouvons prétendre être la seule créature du divin. L'ignominie de certains de nos comportements suffit à nous le rappeller.

Si certaines des composantes de l'univers et du vivant étaient extérieures au divin, elles feraient de Dieu une puissance limitée, il perdrait alors son caractère absolu.

 

L'amour comme barème

La vraie supériorité de l'homme, c'est la bonté. Ludwig Van Beethoven

Si comme nous le pensons ici, la véritable évolution psychique du vivant est AFFECTIVE et non pas INTELLECTUELLE (l'intelligence étant un outil d'évolution, non le but de cette évolution), alors, les espèces les plus aptes à l' affection pure, autrement dit à L'AMOUR PUR, sont les plus évoluées du règne vivant.

Dans ces cas-là, une espèce comme la baleine, dépourvue d'agressivité, capable d'aimer spontanément l'ensemble de ses congénères, capable d'aimer les autres formes vivantes (comme l'homme), est sans doute mieux positionnée que nous sur l'échelle de l'évolution.

En tout cas, notre humanité, a les moyens d'atteindre cet état D'AFFECTION PURE, D'AMOUR ABSOLU et de PAIX TOTALE. Elle doit pour cela, vaincre ses pulsions et ses tendances.

En effet, le potentiel d'évolution humaine, est énorme. Notre capacité de progression, est unique dans le monde animal. Dailleurs, l'état d'AMOUR ABSOLU a déjà été atteint par certains éclaireurs de l'humanité à travers la sainteté, la sagesse, la béatitude, l'extase, le nirvana.

A partir du moment où l'on met entre parenthèses l'orgueil anthropocentrique ( nous permettant par exemple, de torturer les autres espèces), nous pouvons alors mesurer la supériorité de notre capacité affective sur les autres primates.

Il suffit par exemple de comparer le nombre de conflits, de violences, d'agressions, de peurs et d'angoisses, subis par un chimpanzé quotidiennement, avec la tranquillité relative, mais déjà acquise, d'une grande partie des hommes contemporains pour comprendre que, globalement, notre sort est plus enviable que celui de nos cousins naturels

C'est donc une honte pour l'humanité contemporaine, soit-disant supérieurement intelligente, de plonger certains de nos frères dans des espaces sans foi ni loi, des zones de non-droit où les dominés, à l'image de la nature, vivent sous l'angoisse de la violence arbitraire et impunie des dominants.

Cette relative tranquillité est majoritaire sur terre et nous la devons, en partie, à notre meilleure capacité de contrôle de nos pulsions.

Mais il reste à achever ce travail d'humanisation.

Nos tendances sont toujours conséquentes et nous avons toujours beaucoup de mal à superposer : théorie humaine et pratique humaine.

 

Philosophie et négation >> Négativisme

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« La reconnaissance de la dignité humaine inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constituent le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde » (préambule de la déclaration universelle des droits de l'homme 10 décembre 1948

 

 

Le terme d'instinct s'applique selon moi à tout processus psychique, dont l'énergie n'est dominée par la conscience. (C.G.Jung, Types psychologiques)

Pour Pyrrhus ne faire de mal à personne et n'en éprouver de personne, c'etait une vie de dégoût et d’ennui [ ... ] Pyrrhus qui roulait toujours d'espérance en espérance, et pour qui les succès n'était qu'une occasion de courir à d'autres succès, et qui voulait d’ailleurs réparer ses revers par de nouvelles entreprises, ne cessait, vainqueurs ou vaincu, de nuire aux autres et de se nuire à lui-même. Plutarque

 

: Au reste, cette querelle ne vous sera point inutile ; le plus souvent la république prend une nouvelle force de ces inimitiés particulières où chaque citoyen est forcé de se montrer tel qu'il est.

La querelle de Salluste et Ciceron, réponse de Ciceron.

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