Le négatif dans l'histoire
Ou en sommes nous de notre évolution
Après s'être dispersé sur
l'ensemble de la planète, notre espèce a entamé une
sorte de lent processus de réunification.
Nous sommes passé de
la troupe à la tribu, de la tribu à la cité,
de la cité au pays, du pays à la nation.
Maintenant un nouvel assemblage se profile. L'homme doit à présent se réunir "continentalement" (l'europe, l'asie, l'afrique, l'amerique).
Cette phase semble
être une condition préalable au fonctionnement universel (espéré par
tous les pacifistes et les universalistes).
Même si les peuples sont déjà aptes à la fraternité, ce n'est pas encore le cas de leurs dirigeants.
Même si les hommes sont déjà capables d'utiliser le partenariat, l'entraide ou le mutualisme ce n'est pas encore le cas des structures politiques, sociales et techniques.
Même si nous sommes aptes à nous aimer les uns les autres, la violence ou la manipulation fait toujours les beaux jours des relations internationales.
Cette violence découle de nos pulsions.
Le mal et le progrès
Nous sommes réticents aux meurtres particuliers,
mais permissifs aux génocides et résignés
au meurtre général, biologique.
V. Forrester
Les pulsions sont en effet responsables de tous les débordements violents de l'humanité. La domination des pulsions dans l'esprit humain est le résultat de la faiblesse de notre conscience. Pour dévaluer la violence il suffirait donc de faire évoluer la conscience.
Évidemment, les choses ne sont pas aussi simples que cela. La conscience suit un développement progressif et dépendant de l'évolution humaine. Par moments, après les grandes crises de violence, la conscience téléologique et spirituelle se rétracte pour se fixer sur l'immédiat. C'est ce qu'il s'est produit à la sortie des grandes catastrophes du siècle dernier. La réflexion sur le sens de l'humanité s’est stoppée net. À présent, pour sortir de ce marasme, la conscience doit préalablement comprendre le sens du «mal», elle doit justifier sa présence.
Pour cela, il nous faut positionner cette valeur négative sur l'échelle globale de l'évolution.
En effet, si nous nous
contentons d'observer les résultats
du progrès au niveau des quelques décennies
entourant notre existence, il est difficile de distinguer une orientation positive de l'évolution.
Comment par exemple, parler
de progrès positifs à la sortie des deux grandes guerres mondiales ? Comment retrouver l'optimisme de Kant après la Shoah ?
Le génocide n'est pas le résultat de progrès
Seulement, le progrès n'est pas en cause dans ces
horribles inhumanités. Le génocide du Rwanda, perpétré avec des armes rudimentaires, nous
l'a démontré. Ce sont encore et toujours certaines tendances humaines
qu'il faut juger. C'est l'instinct de domination, de ségrégation et de prédation, qu'il faut accuser. C'est le désir d'hégémonie
et d'utiliser
les inventions à des
fins perverses, qu'il faut condamner.
À un autre degré, ces mêmes instincts conduisent l' ultralibéralisme actuel, à maltraiter une grande partie de l'humanité.
La faute aux instincts et aux pulsions
Notre instinct de domination et nos tendances
prédatrices sont
encore très forts. Ils débordent notre conscience, et retourne la technologie contre nous-même et
nos congénères.
À cause de ces forces instinctives, l'homme utilise bien souvent le progrès de façon criminelle. Ces outrances repoussent alors notre
espèce bien loin dans la hiérarchie pacifiste du
vivant. Loin derrière les herbivores ou les baleines ...
Nous partageons malheureusement avec certains prédateurs, la triste capacité de tuer nos propres
enfants (comme la mythologie l'avait déjà très
bien saisit ... voir Hercule)
L'homme doit dépasser cette étape obscure.
une nouvelle téléologie > |