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    la maîtrise de l'environnement

Le progrès

L'homme et l'invention.

pompe à essence, progrésLa maîtrise progressive de l'environnement

Le passage au troisième millénaire, en philosophie, c'est peut-être cela : réaliser qu'on n'accomplira des progrès qu'en passant par des pensées minuscules et non plus majuscules. Pascal Engel.

Selon Darwin, toutes les espèces animales possèdent la faculté « machinale » d'adapter leur organisme à leur environnement. En tant qu'espèce, l'homme dispose aussi de cet «automatisme». Mais à la différence des autres espèces, il peut passer du machinal au volontaire. D'une évolution «  instinctive » à une évolution «  consciente ». Progressivement, à l'allure où jaillit sa conscience, l'humanité avance vers une « adaptation lucide et délibérée ».

Une nouveauté majeure

Cette nouvelle aptitude est un bouleversement radical dans l'évolution du vivant. Elle nous offre la possibilité d'en finir avec des réactions naturelles incompatibles avec l'éthique et la morale. L'émergence de la conscience, nous a permis de rompre avec l'épreuve de force systématique. Elle a réduit radicalement les pouvoirs du plus fort sur le plus faible. Mais son travail n'est pas encore terminé. La conscience n'a pas encore atteint son plein essor ni terminé notre métamorphose.

L'évolution de nos instincts primaires

De nombreuses possibilités d'asservissement et d'esclavage sont encore efficaces aujourd'hui. Au sein de l'espèce humaine, la violence se pratique toujours. Dans la plupart des cas, elle s'est tout simplement intellectualisée. L’autorité est passée du musculaire au cérébral. Cela n'a l'air de rien mais il s'agit là d'un énorme progrès. Les mécanismes d'oppression se sont adoucis. Ils permettent aux faibles de se protéger, de la tyrannie des plus forts.

Selon Freud, l'histoire de l'homme est l'histoire de sa répression. La culture impose des contraintes à son existence sociale, mais aussi biologique. Elle limite certaines parties de l'être humain, mais également sa structure instinctuelle elle-même. Cependant, une telle contrainte est justement la condition préalable du progrès. Herbert Marcuse, Éros et civilisation.

Certes, il y a progrès. Certes, l'intelligence nous a permis de dépasser la contrainte physique. Mais l'homme a encore besoin d'affirmer sa domination. De s'illustrer aux dépens de ses congénères.

Le darwinisme social.

Aujourd'hui encore, des leaders détournent les arguments du darwinisme pour justifier l'oppression qu'ils imposent aux peuples. Des néo libéraux escamotent des concepts philosophiques comme ceux d’Herbert Spencer.* pour choisir des modèles favorables à l'élite.

* Pour ce sociologue anglais, les dominants ont besoin de la plus grande liberté pour pouvoir s'exprimer. La solidarité doit être volontaire et non pas imposée. L'État doit avoir le moins d'influence possible. L'impôt est une restriction de liberté et la sélection naturelle par le plus apte, une bonne chose pour l'humanité.

Cette théorie ultra libérale serait soutenable si la conscience des dominants était beaucoup plus évoluée. Libres et sans surveillance la plupart des leaders abusent le peuple. L'histoire le démontre, quand la solidarité dépens de leur libre choix, leur participation est infime. Aujourd'hui, nous le constatons, quand l'État réduit son autorité, les nouveaux dominants (le marché) abusent des employés et des consommateurs. Quand on réduit l'impôt, les riches thésaurisent sans améliorer la condition de la société *

* Comme on peut le voir dans les pays sous-développés, ou les zones sous influence mafieuse.

De l'arbitraire à la manipulation

La démocratie arrache peu à peu l'humanité à l'arbitraire *.

* L'arbitraire des aristocraties, des oligarchies, des théocraties, des dictatures

Évidemment, le despotisme n'abandonne pas la partie aussi facilement. Il s'est adapté aux règles démocratiques. La dictature a changé de costumes. Elle est devenue : « manipulation perverse ». C'est la même chose me direz-vous ? Eh bien non. Pour l'évolution humaine, il s'agit d'une énorme progression. Certes, l'oppression des dominants est toujours présente, mais leur toute-puissance a considérablement rétrécie. En démocratie ils peuvent être condamnés (même s'ils parviennent la plupart du temps à se soustraire antidémocratiquement, à leur responsabilité). En démocratie les oppositions peuvent s'exprimer et faire reculer leurs velléités autocratiques.

Nous devons toutes ces nouveautés, à l'essor de notre conscience. Dans l'ensemble du monde démocratique, elle a réussi à étouffer la cruauté physique des dominants. À terme, elle parviendra à éliminer ses manipulations perverses et sur l'ensemble du globe. D'où son importance pour l'évolution humaine.

De la théorie à la pratique

Législativement nous avons d'ailleurs déjà les moyens de protéger complètement les dominés des dominants. Nous disposons des outils nécessaires pour passer de la sélection naturelle à la cohésion culturelle. Évidemment, la pratique, puisqu'elle est toujours entre les mains des dominants, laisse encore à désirer.

L'homme, contraint à l'invention

Le moteur de l'humanité

wharol skulDésir d'évoluer, d'apprendre, de comprendre

En imitant la nature, l'humanité s'acclimate progressivement, à l'ensemble des environnements (l'aquatique, l'aérien et le terrestre).

Comme la chauve-souris ou la baleine, nous utilisons l'écho. Comme le lézard, nous nous servons de ventouses. Comme les oiseaux, nous maîtrisons les airs etc..

L'unicité de l'homme réside dans son adaptation biologique particulière au milieu, laquelle lui a permis d'acquérir la station bipède, puis un développement fonctionnel du cerveau, processus unique dans le monde du vivant. Son évolution biologique a d'abord suivi le même rythme que son évolution culturelle : son rythme biologique, qui est de l'ordre du million d'années, a été ponctué par les étapes paléontologiques du rameau humain (sivapithèque, pré-australopithèque, homo) et jusqu'au stade actuel, sapiens, il y a environ 100 000 ans. Son rythme culturel a été, à ses débuts, en phase avec son rythme biologique ; il a été marqué par l'émergence des premiers outils entre 3 et 4 millions d'années, des premiers silex taillés vers 700 000 ans, de la découverte du feu vers 400 000 ans, des premiers rites funéraires et de la fabrication des premiers pigments colorés il y a environ 50 000 ans. Puis son évolution culturelle s'est accélérée après la dernière glaciation ; mais cette accélération n'a pas été accompagnée d'un changement de la constitution biologique de l'homme, et en particulier de son cerveau : le niveau de l'intelligence ne s'est pas élevé, c'est la somme des connaissances accumulées qui s'est accrue. Robert Bouchez et Claire Laurent histoire des moeurs la pléiade

L'analyse semble juste, mais nous ne sommes pas complètement d'accord avec la conclusion. Selon nous, au contraire, l'évolution culturelle a profondément modifié le cerveau humain. Des milliers d'années d'adoucissement des moeurs, ont vraisemblablement améliorée notre structure cérébrale. La présence permanente des grandes valeurs humaines dans notre esprit, assoupli sa constitution biologique. L'humanisation constante modifie peu à peu notre cortex. Elle le rend de plus en plus apte à l'empathie, à l'amour d'autrui, et au bonheur.

L'évolution de l'esprit

Le nom du plus grand des inventeurs : accident. Mark Twain

La vitesse d'adaptation de l'espèce humaine, est sans doute la plus rapide du monde animal. Cette vélocité, nous l'a devons à la progression permanente de nos deux types de facultés cérébrales.

  • Facultés intellectuelles (capacité à raisonner, à analyser, à mémoriser, à conceptualiser).
  • Et facultés affectives (conscience morale, Désir d'entraide, empathie, sensibilité, universalité, etc.).

Ce nouveau cortex nous a permis d'acquérir de nouveaux ustensiles. Les langages, les outils, les techniques, les moyens de communication, de transport, d'échanges, etc..

  • Par l'écriture et la mémoire, nous avons accumulés et protégés nos connaissances acquises au fil du temps.
  • Par la curiosité, les sociétés sont entrées en relation les unes avec les autres.
  • Par nos qualités affectives nous avons tissé un réseau d'échanges et d'entraide inter groupe. Sociable, interdépendant, curieux d'autrui et nomade, l'homme a propagé ses connaissances. Il a pu échanger ses inventions à l'extérieur de son groupe.
  • Et enfin, par la morale l'homme a pu séparer ses actions en deux catégories. Les positives et les négatives (le bien - le mal, le légal - l'illégal, l'autorisé - l'interdit). Par elle encore, il a fait le choix du bien, du progrès affectif, moral, social et philosophique.

L'homme, l'outil et l'invention

L'apparition de l'espèce humaine à un sens, son évolution également.

Basquiat, Le progrès et l'outil

Conviviale est la société où l'homme contrôle l'outil. Yvan Illich

Nous sommes la seule espèce, à utiliser un raisonnement et des outils sophistiqués pour nous adapter au milieu.

L'emploi d'ustensiles n'est pas une nouveauté humaine. D'autres espèces en utilisent. Mais aucun animal ne l'a sophistiqué comme l'homme. Il est passé au centre de notre progression. Le développement de l'outil nous a permis de rompre avec notre précédent statut de proie. il nous a également offert une certaine autonomie face aux éléments naturels.

  1. Autonomie de mouvement (capables aujourd'hui d'évoluer par tous les temps).
  2. Autonomie alimentaire (capables de produire, engranger, stocker, conserver et distribuer de la nourriture pour l'ensemble humain).
  3. Autonomie de déplacement (aucun espace de ce monde ne nous est inconnu et inaccessible).

L'outil en se diversifiant a engendré la technologie. La technologie à son tour, a accéléré le progrès. L'apport positif de la technologie à notre espèce est incontestable. La vie de l'homme actuel est plus enviable que celle de l'homme du XIXème siècle. Celle du XIXème plus confortable que celle du XVIIIème. Les moeurs du Moyen-âge étaient globalement plus douces que celles de l'antiquité. Celles de l'Antiquité moins difficiles que celles de la Préhistoire, etc. ...

L'homme et le progrès éthique

En route vers une évolution consciente

ecrivainProgrès et avenir

Le progrès correspond à un mouvement en avant. Un changement d'état vers un degré supérieur. Un mieux par lequel on approche d'un but, d'un idéal.

à chaque époque, l'homme doit prendre en charge des découvertes. Il lui faut explorer de nouvelles pistes, résoudre certains obstacles, éviter de multiples dangers.

Jusqu'à présent notre espèce s'est acquittée correctement de ses missions. Elle a appris à maîtriser le langage, le feu, le fer, le bronze, l'écriture, l'énergie, la technique. Elle a survécu aux grandes épidémies et a imaginé des procédés pour les combattre. Elle s'est diversifiée et s'est adaptée à tous les reliefs, à tous les climats.

Loin d'être un handicap, la diversité culturelle a multiplié notre potentiel créatif. La pluralité des consciences et la variété des civilisations, ont alimenté le tronc commun des connaissances. Et ce n'est pas fini. Les millénaires précédents ont bâti le socle de notre culture. Ils ont inventé la spiritualité, la loi, l'art, la morale, etc.
Les derniers siècles ont été voués à la création et au développement de la technologie. Les dernières décennies ont mis en place le squelette de la mondialisation.

Les challenges futurs

Les défis suivants seront à relever par les générations actuelles et futures. Il leur faudra pacifier la planète. Rendre propres toutes nos énergies. Partager les richesses. Dépasser l'ère de la surconsommation. Changer la psychologie des élites (il n'y a pas plus primaire finalement). Développer les acquis sociaux sur l'ensemble du monde. Rendre éthiques les rapports Nord-Sud. Accéder à une gouvernance internationale, etc..

Ouvrir les consciences et libérer la critique

Pour cela, les dominants humains devront dépasser leur égoïsme. Ils leur faudra en finir avec l'esprit de clan. Apprendre à travailler ensemble, de façon universelle et pour le bien de l'humanité entière.

Bien entendu, cela exige une véritable ouverture de conscience. L'émergence des démocraties, De la philosophie, de la psychologie ou de la sociologie, travaillent dans ce sens. La libération progressive de tous les contre-pouvoirs (médias, justice, pensée), également. L'ensemble de ce potentiel, permettra alors à la conscience des leaders, de respecter la justice, la morale et l'éthique de la démocratie (ce qu'ils ne font pas actuellement).

Ce qui fait l'homme, c'est sa grande faculté d'adaptation. Socrate Alors que l'homme au cours de la phase « hominisation » a réussi à s'adapter aux défis écologiques, il se trouve actuellement confronté à un défi majeur posé, non plus par la nature, mais par sa propre évolution culturelle ; cette confrontation dramatique en déclin risque de le conduire à son déclin en tant qu'espèce s'il devient inadapté à la vie.

[…]

Premier défi, d'origine biologique, dû à l'expansion accélérée, inégale dans le monde et non maîtrisée, de la population humaine, à la suite de grands progrès de l'agriculture (accroissement démographique de la Chine des Ming, ou celui du Moyen âge européen au XIIe siècle) et surtout à la suite de la révolution biologique du XIXème siècle (découverte pastorienne entraînant l'hygiène, la maîtrise des épidémies et celle de la mortalité infantile).
Second défi d'origine technologique, dû à un hyperfonctionnement non maîtrisé, et inégal dans le monde, des capacités créatrices de l'homme et de son industrie. Ainsi l'homme technologique moderne tend à inventer l'usine sans ouvriers, qui fonctionnera, d'une manière automatique, à l'aide d'un cerveau électronique ; ce cerveau commandera une population de robots qui pourront dialoguer avec lui et produiront l'instrument projeté. Alors que la révolution industrielle du XVIIIe siècle (en Occident) et celle de l'énergie, la nouvelle révolution industrielle de l'âge atomique (amorcée en Occident et au Japon) et celle de l'information ; à noter que ces deux révolutions énergétique et informatique, tendent encore à reproduire le modèle biologique : assimilation de l'énergie, puis de l'information avec développement du cerveau. Engagé dans le cycle infernal de l'explosion technologique, l'homme est contraint d'inventer sans cesse.

Défi (résultant des deux précédents) dû à l'inégalité dans le monde à la fois de l'explosion biologique et de l'explosion technologique : les peuples les plus nombreux étant le moins développés sur le plan technologique. La réduction de ces facteurs d'inégalité et, sans conteste, une tâche importante et urgente pour l'homme (Charles Maurazé, 1979).

[…]

Ce défi culturel majeur, auxquels l'humanité toute entière se trouve confrontée, plonge ses racines dans les violences historiques commises en vue de l'appropriation ou au nom de la certitude. Il ne pourra être maîtrisé que si une nouvelle politique émerge, essentiellement « pragmatique », comme le définit Pierre-Paul Grassé (1980) appuyée sur la connaissance des éléments dont se compose la nature complexe des choses et des êtres. L'émergence d'une vision pragmatique du monde constituerait une véritable renaissance. Dans le « jeu des possibles » du devenir culturel et humain, une telle renaissance peut émerger dans la société chinoise : malgré les regrettables événements qui, en 1989, se sont produits en Chine, celle-ci pourrait parvenir à équilibrer les tendances destructrices de la société compétitive occidentale, intolérante et belliqueuse, et que l'hypertrophie technologique contribue à appauvrir dans le domaine des idées. Robert Bouchez et Claire Laurent histoire des moeurs la pléiade.

Vers une évolution conscience

Prendre conscience du sens de notre évolution, fait partie selon moi, des chantiers imminents de l'humanité. Selon toute vraisemblance, le progrès et la technologie vont se poursuivre et se purifier de plus en plus. L'humanité surmontera ses incohérences et ses gaspillages. Elle sera alors en mesure de s'adapter idéalement au monde. L'homme a les capacités de réduire à zéro les risques inhérents a la nature. Il a également les moyens d'offrir à chaque être humain son « confort idéal de vie ».

2001


la culture

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plutarque

Pour Pyrrhus ne faire de mal à personne et n'en éprouver de personne, c'était une vie de dégoût et d'ennui [... ] Pyrrhus qui roulait toujours d'espérance en espérance, et pour qui les succès n'était qu'une occasion de courir à d'autres succès, et qui voulait d'ailleurs réparer ses erreurs par de nouvelles entreprises, ne cessait, vainqueurs ou vaincu, de nuire aux autres et de se nuire à lui-même. Plutarque

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