| L'avenir est quelque chose qui se surmonte.
On ne subit pas l'avenir, on le fait. Georges Bernanos
Philosophie, science et progrès
Le progrès et la catastrophe sont l'avers et le revers
d'une même médaille. Hannah ArendtEntre le
primate naturel que nous étions et l'homme que nous sommes
devenus, s'intercale le progrès.
On peut qualifier la partie de la philosophie intéressée au SENS et à la finalité du DEVENIR HUMAIN de
téléologie.
Notre site s'inscrit dans cette longue tradition. Nous cherchons, nous aussi et avec nos faibles moyens, de réfléchir à la finalité de l'humanité.
Bien des PHILOSOPHES dans leur grande aventure réflexive, se sont retrouvés happés par les sirènes téléologiques. D'Aristote à Kant à Hegel, de Marx à Auguste Comte, la question de l'avenir humain n'a cessé d'intéresser la PHILOSOPHIE.
Plus près de nous, c'est la SCIENCE-FICTION qui a repris ce flambeau des mains de PHILOSOPHES devant pour un temps, s'occuper d'individu, de psychologie, de science, de politique, de sociologie etc..

Si les théories concernant le passé peuvent
s'appuyer sur des phénomènes plus ou moins concrets
comme ce fut le cas par exemple du darwinisme et être
ainsi entérinées par la science, les doctrines
concernant notre futur sont inaptes évidemment, à être
authentifiées par des scientifiques.
A défaut de preuve scientifique solide, notre explication
essaye de s'appuyer le plus possible sur la LOGIQUE pour augmenter
en quelque sorte, son degré de plausibilité.
Evidemment, cela reste insuffisant.
Comment prévoir scientifiquement l'avenir de l'humanité ?
Est-ce un projet simplement réalisable ?
Nous pensons ici que oui, mais ce n'est qu'un point de vu subjectif parmi tant d'autres.
Les SCIENCES pensons-nous, auront
un jour accumulé suffisamment
de CONNAISSANCES et de données
historiques, pour découvrir l'éxistence d'un « axe évolutif » déterminé. Un axe partant des origines de notre espèce, passant par
le présent
et se projetant dans un AVENIR dont il sera possible d'affirmer
SCIENTIFIQUEMENT la finalité.
Si aujourd'hui encore, il est extrêmement difficile de quantifier ce que nous appelons le progrès, de lui attribuer une flèche directionnelle, les SCIENCES CONTEMPORAINES commencent à développer des systèmes de simulations permettant d'ANTICIPER l'évolution future à partir des données passées.
Ces moyens de simulation, ces calculs de probabilités,
vont vraisemblablement s'étendre à des
branches nouvelles comme l'HISTOIRE, la SOCIOLOGIE, la PSYCHOLOGIE,
les NEUROSCIENCES.
Ces procédés seront
alors précieux pour eclairer cet « axe d'évolution » dont
nous supposons l'existence.
On n'arrête pas le progrès
Par
delà cette phrase toute faite, la plupart de ceux qui croient
en un progrès
déterminé ( nous en sommes), considèrent
qu'il est effectivement enclenché dans
un mécanisme
irréversible, déterminé et entéléchique.
La configuration évolutive de l'humanité semble montrer
tous les signes d'une CONSTRUCTION EMPIRIQUE ORIENTEE, convergeant
vers une perfection déjà entrevue
depuis longtemps (par les religions monothéistes comme
par certains PHILOSOPHES GRECS ANTIQUES).
Rassembler toutes les preuves permettant de démontrer de
manière irréfutable cette finalité, n'est
évidemment pas à ma portée. C'est sans doute
hors de portée d'un individu solitaire et peut être
encore un peu tôt dans l'histoire de l'humanité.
Certains génies comme Kant ou Hegel ont
déjà voué leur
vie à démontrer l'inéxorable évolution de l'humanité
vers la paix, vers l'épanouissement total de l'esprit, sans qu'aucunes
de leur conclusion (pourtant juste à mon
sens) soit admise comme des lois définitives.
Même si cette théorie s'avère juste, l'humanité ne peut l'accepter avant son temps.
Si elle est trop en avance, elle sera naturellement rejetée (c'est
pourquoi le darwinisme a mis du temps à s'imposer, et c'est
pourquoi l'anarchisme est encore particulièrement marginalisé).
D'autre part, il me semble que seul un travail commun, regroupant l'ensemble des disciplines SCIENTIFIQUES, SPIRITUELLES et PHILOSOPHIQUES, pourra en défaire les verrous. Cette tâche, en effet, nécessite le concours d'historiens, de philosophes, de physiciens, de biologistes, mais également de théologiens, de sociologues, de psychologues etc.
Le challenge est de taille puisqu'il s'agirait « tout simplement » de « lever
le voile » sur le sens de l'humanité, (tout au moins
son sens matériel), et de découvrir en partie, le
sens de notre présence au monde.
Nous nous contenterons ici de reprendre bien maladroitement, une voie philosophique depuis quelque temps négligée : celle de
la PHILOSOPHIE DE L'HISTOIRE.
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