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  • animal homme
    la maîtrise du questionnement

De la peur à la quiétude

La peur comme moteur humain

Janice antoniA une petite chose, la peur donne une grande ombre. Proverbe suédois.

Issue du néant, l'interrogation humaine est la base du progrès humain. Le besoin irrésistible de se poser des questions est à l'origine de notre évolution fulgurante. Le questionnement* apporte chaque jour une quantité de nouvelles réponses.

*spirituel, technique et philosophique...

Ces réponses nous attirent vers un horizon fuyant à mesure qu'on l'approche. Il s'agit là d'une construction tout à fait extraordinaire. Un mécanisme obligeant au progrès, tout en gardant bien au chaud les grandes clefs métaphysiques. Cette incroyable subtilité stimule notre désir d'aller toujours de l'avant pour comprendre le monde.

La question du sens

La finesse de ses secrets, donne une idée de l'intelligence de la création. Cette puissance incite à l'humilité et stimule les consciences. Malgré ses énormes capacités, le cerveau humain ne parvient toujours pas à résoudre ces énigmes.

L'intelligence de la création, dépasse donc toute la capacité des cerveaux du vivant.

La peur comme moteur

Les angoisses existentielles

basquiatLa peur, un formidable moteur de créativité

La curiosité, le désir, l'orgueil, font partie des grands agitateurs de questions humaines. Mais ils ne sont pas les seuls. L'angoisse, la peur, acheminent une énergie équivalente vers nos questionnements existentielles. Elles sont un formidable moteur de créativité. Elles exigent de l'homme un intense travail cérébral.

Les questions sans réponse sont des foyers d’inquiétude pour l'esprit humain. Qui sommes-nous, d'où venons-nous et où allons-nous, sont des sources de soucis pour notre espèce. Ces obscurités empêchent l'humanité d'atteindre la sérénité et la quiétude.
Le désir premier de l'homme étant le bonheur, il doit s'efforcer de résoudre toutes ces énigmes.

Qu'y avait-il avant la création ?
Y a-t-il une vie après la mort ?
Le temps existe-t-il ?
Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?
Qu'est-ce que l'infini ?
Qu'est-ce que le vide ?
Pourquoi est apparu le vivant ?

Chaque sommet vaincu* récompense l'humanité de sa lumière reposante. Les victoires sur la nuit, écartent toujours plus, la peur de notre route.

* par les religions, les sciences ou les philosophies,

Et ainsi, la grande cohorte humaine évolue vers sa destinée. De réponses en réponses elle se hisse vers les ultimes vérités.

L'incessante quête

Derrière chaque secret pourtant, de nouvelles montagnes se profilent. De nouveaux pics demandent à être vaincu. Bien souvent, un dénouement paraissant proche, révèle l'étendue de nos ignorances. L'horizon tant espéré, recule sans cesse. Par ce magique subterfuge, la création permet à l'homme de saisir de mieux en mieux ce monde. Et lentement elle entraîne notre espèce vers sa concrétisation.

Peur et progrès

Questions pratiques et métaphysiques

Casimir MalevitchNous devons la plupart des grandes découvertes au comment ? Et la sagesse dans la vie consiste peut-être à se demander, à tout propos, pourquoi. Balzac

L'énorme curiosité humaine et le plaisir de résoudre les énigmes, ont hissé l'humanité au degré ou elle en est.

Nos questions sont de deux types. Pratiques et métaphysiques.

1/ Les questions pratiques

Le questionnement pratique est relatif au monde matériel et tangible. Les réponses lui correspondant permettent de nous adapter de mieux en mieux au monde. Elles nous affranchissent progressivement des contraintes du milieu.

2/ Les questions métaphysiques

Les questions métaphysiques sont relatives à l'inapparent, au suprasensible.

*l'absolu, l'infini, dieu, le sens, l'être, l'âme, l'au-delà, la liberté...

Ici les éclaircissements apportés, sont avant tout destinées à faire décroître nos peurs. Ils ont la charge d'atténuer les angoisses générées par l'inconnu et le mystère. Le caractère vertigineux des questions existentielles, ébranle l'homme se sachant mortels*. Ces mystères profonds, révélés par les religions, les philosophies ou les sciences, ont longtemps alimentés nos peurs.

*Ce qu'il advient de l'homme après sa mort (un des facteurs déséquilibrant de l'humanité).
Cette inquiétude, comme nous l'avons dit, est fondamentale pour notre évolution. Elle astreint l'homme à chercher de nouvelles réponses et à s'acheminer vers toujours plus de vérité. Elle nous oblige à ne pas nous contenter de ce qui est. A chercher au-delà. Elle est, selon John Locke, la cause déterminante de tout acte de volonté.

De l'angoisse à l'extase

La peur l'angoisse l'inconnu

bunuel un chien andalou, l'oeil coupéL'angoisse est la possibilité de la liberté. Kierkegaard

La peur, en s'opposant au bonheur humain, contient en elle, les ferments nécessaires à sa propre disparition. Comme l'ont bien perçu les philosophes grecs « tout homme désire avant tout être heureux (au sens grec du terme). Par déclinaison, si c'est le désir de chaque homme, c'est également le désir de l'humanité. Et en aspirant au bonheur, l'humanité ne peut cesser de combattre tous les freins l'empêchant d'éclore.

À l'opposé de l'inquiétude et de la peur, nous rencontrons la sérénité et la confiance. Quand les unes sont là, les autres n'y sont pas. Éliminez l'inquiétude et la quiétude apparaît.

Pour la religion, comme pour la philosophie, la quiétude absolue équivaut à la paix mystique de l'âme. Autrement dit, à l'ataraxie, la tranquillité du sage, l'extase, le nirvana, la béatitude.

L'implacable soif de résoudre les énigmes du monde, conduit donc progressivement l'humanité vers le bonheur absolu.

2002

Pour en savoir plus à propos du progrès



la magie

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L'érudition est dans beaucoup de cas une forme mal déguisée de la paresse spirituelle, ou un opium pour endormir les inquiétudes intimes de l'esprit. Miguel de Unamuno

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