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    la maîtrise du questionnement

Le bonheur absolu est la fin dernière

La sensation est le but, l'analyse est le moyen

lao tseuToute observation scientifique d'un phénomène, rencontre (et rencontrera toujours), une limite dans la connaissance de la Vérité (avec un grand V).

Par exemple. Même si nous pouvions décrire tous les processus chimiques et biologiques à l'oeuvre dans le désir amoureux, cela n'aura jamais rien à voir avec la sensation et le plaisir procuré par la tendresse d'aimer.

La théorisation, l'analyse, la conceptualisation ou l'observation des choses, sont capitales pour l'humanité, mais leur but final est d'améliorer le niveau de sensation de l'humanité (dont l'ultime échelon s'appelle : extase).

L'homme a envie de découvrir ce qu'il se passe réellement derrière les phénomènes.
Il a besoin d'écarter progressivement de son regard toutes les formes illusoires des choses. De dépasser les reflets derrière lesquels se dissimulent les plus profondes réalités.

Dans un premier temps, ce désir est destiné à comprendre notre monde. À en découvrir la logique. Mais le but profond de cette compréhension, est d'abaisser le niveau de sensation douloureuse liée à ce qui nous est inconnu. À cause du malaise physique engendré par les questions sans réponse, l'homme continuera donc d'éclaircir par la raison, toutes ces interrogations métaphysiques.


Il tâchera sans relâche d'élucider l'absolu, l'infini, le temps, dieu, la mort ... Conditions essentielles pour qu'un jour ou l'autre, l'humanité dans sa totalité, rencontre la quiétude et la paix. Les sciences sont donc fondamentale pour délivrer l'homme de ses inquiétudes.

 

Science, extase et Dieu

Connaissances sensitives et descriptives

 

En résumé nous pourrions dire qu'il existe 2 formes de connaissances.

L'une est descriptive, elle observe les manifestations de l'extérieur,
L'autre est sensitive, elle ressent les phénomènes de l'intérieur.

Ces deux formes de connaissance ne peuvent se chevaucher.

La connaissance sensitive est du domaine de l'intime. À partir du moment où elle est relatée, elle sort du sensitif pour s'intellectualiser. Elle quitte alors l'espace de la vérité pure (domaine exclusif de la sensation).

Quand à la connaissance scientifique, si elle peut poser des lois universelles derrière lesquelles chacun peut se rassembler, elle accède simplement aux vérités pratiques et phénoménologiques (différentes de la vérité pure).

Ces deux formes de connaissance sont nécessaires à l'évolution humaine.

Par exemple, si nous devons comprendre l'utilité universelle du désir amoureux, nous devons également ressentir ce désir dans nos chairs. Nous devons en faire physiquement l'expérience pour la comprendre tout à fait.

Entre ces deux formes de connaissance, existe une hiérarchie. L'analyse est au service du sensitif et non pas l'inverse. Autrement dit, en ce qui concerne la vérité profonde des choses, le sensualisme prime, en quelque sorte, sur l'analytique.

Par exemple, les sciences physiques cherchent depuis longtemps à déchiffrer les grandes lois universelles. Mais ce n'est pas pour accomplir une performance. Ce n'est pas pour pouvoir dire : « l'humanité la fait ». C'est avant tout pour rassurer l'homme. Pour faire tomber des pans d'inconnu, donc des pans d'anxiété possibles, donc des pans de malaises physiques, et favoriser au contraire les sensations inverses comme la quiétude et la tranquillité.

La véritable destination de toute recherche est d'accéder au bonheur, non d'en décrire les effets.

Lorsque l'homme travaille à déchiffrer de plus en plus précisément la matière, le temps, l'infini, l'avant big-bang ... ce n'est pas simplement par curiosité intellectuelle.
C'est avant tout pour se libérer des angoisses liées à ces questions profondes.

Faire tomber de l'anxiété au sein de l'humanité, est le travail profond de la science comme ce fut le travail avant elle, de la religion.

L'Atma-bodha, la kabbale, la bible, le coran, la bagatha giva, n'ont pas été écrit par pur effet de style. Ces livres sacrés étaient avant tout destinés, à rassurer leurs pratiquants et à leur permettre de ressentir pleinement les effets de leurs enseignements (la béatitude, le nirvana).

Telle qu'est configuré l'humanité, l'homme est contraint de chercher à connaître. Ce besoin impérieux de savoir, ne peut s'arrêter avant d'avoir tout éclairé. Autrement dit, l'humanité cherchera tant qu'elle n'aura pas entièrement éclairé son monde.

L'extase au bout du chemin

La finalité d'un tel processus devient alors particulièrement claire.

Une fois libérée de toute angoisse, l'état d'esprit de l'humanité sera obligatoirement la quiétude, la paix et l'amour.

Vivre dans un esprit totalement serein et paisible (les sages le disent), procure une sensation de bonheur intense.
Une sensation intime et subliminale d'amour et de vérité absolue.
Cette expérience sensitive porte également le nom d'extase, de nirvana de béatitude. Il s'agit d'une sensation mystique.

Selon nous, c'est la seule expérience permettant d'accéder à une compréhension totale et véritable du monde. La seule pratique capable de résoudre en soi, l'ensemble des questionnements (par dissolution pure et simple des questions métaphysiques). Selon nous encore, cette recherche de l'extase, correspond à la quête intuitive de tout être humain. Et par déclinaison, la finalité de l'humanité (pour en savoir plus à propos du progrès)

 

 

 

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peguy

Un véritable savant, qui travaille dans son laboratoire, n'écrit point science avec un grand S. Peguy

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Mise à jour le 10/09/2010 - Paris
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