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L'homme et la science

Science et conscience = liberté

François rabelaisVers le bonheur de l'humanité

Le commencement de toutes les sciences, c'est l'étonnement de ce que les choses sont ce qu'elles sont. Aristote

Science sans conscience, affirme François Rabelais, n'est que ruine de l'âme.
Le siècle dernier nous a malheureusement permis de vérifier cette maxime.
Pourtant, malgré toutes les dérives de la science, aujourd'hui encore, l'éthique scientifique ne cesse d'évoluer. Cette corporation devient de plus en plus consciente et responsable. Seule, une infime minorité de ses pratiquants*, choisit d'affecter son talent à l'empire du « mal ».

*je pense, par exemple, aux chirurgiens acceptant de collaborer au trafic d'organes. Et finalement à toute la partie de la science engluée dans la vénalité.

La science aux deux visages.

Pour Jacques Ellul, la spéculation et la réflexion abstraite, caractérise l'état d'esprit des sciences. Son application est plutôt technique. Dès lors, il est difficile de dissocier le monde scientifique des valeurs du moment. C'est sans doute la raison pour laquelle, le comportement des sciences paraît parfois ambigu. Quand la période est à l'éthique, la science est éthique. Quand la période et à la vénalité, elle en est éclaboussée.

  • D'un côté, les apports positifs déclinant des progrès scientifiques (santé, longévité, connaissances, etc.).
  • De l'autre, son mauvais mariage avec des industries négatives (comme l'industrie de l'armement).
  • D'un côté, les espoirs engendrés par ses découvertes, ses conquêtes et ses innovations bienveillantes.
  • De l'autre, son côté mister Hyde lorsqu'elle épouse des idéologies extrémistes.

Mais globalement, la science est du côté positif. Parfois, par accident, obligation ou faiblesse, des bribes d'elle-même se rangent du côté funeste et avec regret.

Un facteur de liberté

Évidemment, cette part sombre du monde scientifique, alimente les suspicions à l'encontre du progrès. Certains philosophes, estiment ses erreurs comme des points négatifs. Ils en viennent alors à douter de la réalité d'un progrès positif.

On retrouve me semble-t-il, cette vision dans la philosophie d'Herbert Marcuse. Pour le philosophe allemand, le détournement des pulsions engendre le progrès. Celui-ci devient alors processus de civilisation. Mais pour Marcuse, son apport positif est plus une illusion qu'une réalité. Les bénéfices apportés, engendrent parallèlement, une perte de liberté individuelle.

Sur le mécanisme, nous sommes d'accord avec la pensée du philosophe berlinois. Effectivement, les bénéfices du progrès engendrent également une perte de liberté individuelle. Mais nous situons cette perte du côté des évolutions positives. Le déficit de liberté « naturelle », conduit selon nous, à la liberté spirituelle. L'homme doit abandonner ses libertés primates pour la liberté du sage.

« La compression progressive » des libertés individuelles, induit deux choses fondamentales pour l'humanité.

  • D'une part elle écrase graduellement « la liberté de s'épanouir aux dépens de nos congénères »*
* vieux réflexe naturel dont l'humanité doit se séparer pour évoluer vers la paix et l'universalité.
  • Et d'autre part, elle oriente l'énergie extravertie vers l'intimité de la personne, vers l'intériorité.

La science et la technologie ne sont pas les seuls mécanismes à l'oeuvre dans le lent laminage des libertés primates. Les tabous, la loi, la morale, l'éducation, participent également à cet écrasement qui devrait conduire l'humanité vers sa véritable liberté.

Un facteur de danger

Certains penseurs, estiment l'alliance entre les sciences et le marché, relativement dangereuse. Les dernières inconsciences de l'industrie agroalimentaire, montrent qu'ils n'ont pas forcément tort. Inventer par exemple, des aliments à base de viande pour nourrir des herbivores, frise tout simplement, la folie*.

* d'autant que la science ne nous a pas montrée à ce moment là une véritable prise de conscience de ses responsabilités. L'atmosphère était plutôt à faire le moins de vagues possible.

Compulsivité et toute-puissance

Depuis la chute du communisme, le marché est dans une sorte de toute-puissance.
Son désir de grossir déborde toutes les limites. Sans garde-fous, l'usage qu'il fait de la science, pointe une épée de Damoclès sur l'espèce humaine. Évidemment, ces accidents de parcours ne sont pas d'aujourd'hui. Les créations inconscientes jalonnent notre histoire. Bien souvent l'humanité court après ses erreurs, pour les rectifier. Quand l'homme aura définitivement pris le pouvoir sur ses pulsions, ces catastrophes cesseront. Nous évoluons encore par « tentatives, erreurs, accidents et rectifications ». Une fois quitté ce modèle, les progrès humains accéderont à la sérénité.

Une prise de conscience

Nous évoluons dans ce sens. Progressivement nous apprenons à tenir compte de nos erreurs passées. Pour la première fois de l'histoire, la responsabilité de l'homme vis-à-vis de ses descendants, est engagée. Peu à peu, la conscience humaine prend le pas sur l'inconscience du marché. L'esprit critique se développe. Une nouvelle ouverture d'esprit offre enfin l'espoir d'en finir rapidement avec l'époque des excès. Depuis peu, nous tenons compte des dangers liés à la pollution. L'industrie éthique et le commerce équitable, prennent des parts de marché. Le nombre de chercheurs engagés pour les nobles causes, laisse espérer de nouveaux horizons.

Le temps du changement

Pour passer sans violence d'un modèle à l'autre, l'humanité a besoin de temps. Les systèmes dominants sont toujours les plus longs à la détente. Ils ont acquis des privilèges et il leur est difficile de les lâcher. Le marché et la science sont dans ce cas de figure. Des décennies de libéralisme aigu, ont laissé des traces. Progressivement ces corporations devront admettre qu'il est temps de repasser l'humain devant le profit.

La libération des contre-pouvoirs

Actuellement, cette prise de conscience écologique, est essentiellement initiée par les citoyens. Il faudra bien entendu l'aide des contre-pouvoirs. Nous parlons ici des médias, des intellectuels, des syndicats, de la justice et du politique. Ces corporations ont été affaiblies par la brutale ascension du néo libéralisme. Il est nécessaire à présent, De les délivrer des entraves posées par les dominants. La science sans conscience est effectivement une ruine de l'âme. Mais la science avec conscience est une richesse pour l'humanité.

La science est fondamentale

La spiritualité est première.

pythagore gravure La science seule est incapable de répondre à toutes les questions et, malgré son développement, elle ne le sera jamais. Claude Lévi-strauss

Ni la science, ni la philosophie, ni la technique ne sont là finalité dernière des choses.

Historiquement, la technique précède peut-être la science, mais la tendance s'est inversée. La plupart du temps, la réflexion est à l'origine de la créativité. Une grande partie des progrès techniques réalisés aujourd'hui sont mis au point par les sciences. Le monde scientifique cherche et l'industrie réalise.

Retrouver le sens des priorités

Mais ni la recherche, ni la technique ne sont des buts en soi. Ce sont des outils au service de l'évolution humaine. Ils sont destinés à améliorer le confort psychique et physique de l'homme. Nous voulons comprendre pour apaiser nos esprits curieux. Nous recherchons le confort technique pour jouir de plus de douceur dans l'existence. Parce qu'elle offre un certain plaisir, la recherche nous masque son but. Nous n'apercevons pas qu'en réalité elle vise à libérer l'esprit.

Certes la curiosité nous pousse à disséquer la matière, le temps, l'au-delà, l'univers, l'homme. Mais elle vise surtout, à travers ces réflexions, à apaiser nos angoisses. Certes, l'homme cherche en permanence à moderniser sa façon de vivre, à améliorer ses objets. Mais c'est avant tout pour « ressentir » la vie le mieux possible et pour augmenter le patrimoine de bonnes sensations au sein de notre société.

Des erreurs d'interprétation

Comme toutes les formes vivantes, l'homme aspire au bonheur et fuit la souffrance. Il recherche la joie, la quiétude, la paix, la tranquillité. Il tente de repousser la tristesse, l'inquiétude, le désarroi, la souffrance. Soumis à nos pulsions et aux valeurs de la société, nous nous trompons bien souvent de chemin. Nous identifions le bonheur au plaisir, l'amour aux honneurs, la popularité à la célébrité. Nous confondons la domination et l'amitié, la richesse d’être et celle d'avoir. Seulement ces erreurs (et c'est la ruse de la raison), construisent aussi notre société.

2002



réflexion, sensation

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Herber Marcuse, philosophe allemand

Herbert Marcuse, né le 19 juillet 1898 à Berlin, mort le 29 juillet 1979 à Starnberg (Bavière) était un philosophe, sociologue, marxiste, américain d'origine allemande. Membre de l'école de Francfort avec Théodore adorno et Max Horkheimer.

Source Wikipedia

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Collectionneurs

Jean mar tonizzo "A mes adrénalines" 1990

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