Début 2000, toute l'ossature de la théorie était construite et posée sur le net.
Courant 2001, rencontre cruciale avec Raoul conduisant à la constitution d'un véritable site. S'ensuivront une véritable organisation de la théorie, avec des chapitres, des liens et une certaine esthétique.
Fin 2001, rencontre avec Patrick dont le design depuis, accompagne les diverses étapes de la mécanique universelle.
Début 2007, rencontre avec Olga qui offrira à la mécanique universelle ses premières pages traduites en portugais et en anglais.
L'auteur se présente comme «philosophe autodidacte» à prendre à une pincette (le terme de philosophe, pas le personnage).
Il développe, une sorte de théorie personnelle (il faut bien l'admettre), et issue d'une de ses fréquentes intuitions.
N'ayant fait aucune étude digne de ce nom, son travail en subit les conséquences. Vous y verrez donc flotter çà et là d'énormes fautes d'orthographe comme des morceaux d'épaves épars constellant et consternant une mer se voulant calme, tout au moins en surface.
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Ecrire, l'auteur ne fait que ça.
Du matin au soir il transvase de son bocal au net ce qu'engendre gracieusement sa tête. Les idées fusent un peu dans tous les sens, nous dit-il. Nous en avons un aperçu dans ses autos interview plein de «heu» .. et de «voilà ».
Né en Ardèche de parents immigrés et dernier-né d'une famille de cinq enfants, il n'en eut pas les privilèges.
Dans le pays des justes, il fut berger dans son enfance. Il lui reste de cette époque Altiligérienne («heureuse et difficile» selon ses propres mots), un amour profond pour les vaches. Il apprécie tout particulièrement, leurs grands yeux moqueurs et amical.
Il aime leur savoir-vivre ensemble (surtout lorsqu'elles dissertent assises en rond, l'été sous un grand bouquet d'arbres). Il aime aussi leur façon de conserver dans le même personnage, le sérieux de l'adulte qui sait de quoi elle parle, et l'insouciance de l'enfant à qui il peut prendre quelques envies de courir dans les champs en lançant des ruades.
Plus tard, vers l'âge de 10 ans, il ramassait des pêches et des poires pour une poignée de figues chez un malfaisant.
Lorsqu'il eut l'âge ou vont travailler en Europe les cancres et les indigents 'c'est-à -dire vers 16 ans), il fut d'abord placé par sa sensible mère, chez un boucher.
Il en pleure encore, à l'idée d'avoir peut-être déchargé sur ses épaules étroites, entre un camion de maquignon et le fond d'un frigo, un des petits de Charmante ou bien de Marguerite ..
il tint un mois à ce régime .. puis devint perceur dans une usine de balance (et ce n'est pas de l'argot).
Trois mois et quelques accidents de travail plus tard, il embarqua pour Paris.
La campagne dit-il ne faisait alors pas de cadeau aux ados soucieux de marquer leur différence. Hippie ou punk dans un bled, exige beaucoup plus de force de caractère que de l'assumer à Berlin.
- « Regarde l'autre taberlo avec ses cheveux longs » entendait-il sans cesse sur son passage.
A Paris, de téléphone, il devint monteur. Il remontait à pied le boulevard de la Madeleine, celui des Italiens ou la rue des petits champs, une sacoche à l'épaule, des téléphones sous le bras et du fils à la main.
De son propre aveu, ce furent de belles années presque insouciantes.
À cette époque, chez les garçons, on offrait son «bel âge» à la nation. Il offrit donc une partie de ses 20 ans à la marine, et l'autre au mariage. De cette union naquirent deux beaux enfants.
Puis, au bout de quelques temps, la famille décida de quitter Paris pour la Côte d'Azur et divorça. Ce terme bien simpliste, ne dit rien bien entendu de toutes les souffrances qu'endurèrent essentiellement les enfants.
Bien souvent du dépit, naissent les grandes décisions. Libre et malheureux, il pu enfin exprimer son vieux désir de peindre.
Sa rencontre avec Gilles Chaix, fut décisive pour son orientation vers l'art contemporain qu'il ne connaissait ni d'Abel ni de Caïn.
Prolifique, à la limite de l'envahissant (au moins pour lui-même), il découvrait en marge d'un groupe niçois, le concept de "nouveau naïf".
Selon lui, le naïf est au centre de l'humanité.
À mi-chemin entre l'émotionnel et le rationnel. Entre figuration et abstrait. Le naïf, le «simple d'esprit», pour reprendre encore un de ses termes, c'est l'individu auquel personne ne peut accrocher son ego.
Vos belles voitures, vos grandes demeures, vos superbes femmes, vos hautes positions sociales, si vous lui envoyez à la figure pour vous flatter l'ego, eh bien elles vous reviennent aussi sec sur le coin du paletot.
Le naïf aime la vie simple. Il néglige la compétition, la frime et les luttes de pouvoir. Il ignore l'agressivité naturelle, l'ironie, la provocation consciente, il est tout simplement clair et limpide.
D'une certaine manière, le simple d'esprit est le résistant suprême à la loi du marché.
Notre philosophe à l'époque (dans la fin des années 80), prévoyait une évolution du milieu artistique vers de nouvelles formes de naïf. En regardant aujourd'hui l'art contemporain dans son ensemble, il semblerait bien que l'on puisse retrouver cette direction.
En tout cas, les artistes de ce groupe, Moya, Chaix, Battaillard, Alpi, Lemalin, me semble-t-il, sont des artistes à suivre et tonizzo, ne me dénierait pas ..
La peinture à cela d'étonnant qu'elle peut conduire à tout.
Et en effet, les dernières oeuvres de notre peintre étaient constellées de propos philosophiques ou mystiques, du type : « on n'en sait trop, ou pas assez », « tu es l'âme soeur de toutes les choses ".
Un jour qu'elles en avaient sans doute assez qu'on leur gribouille des prises de tête sur le ventre, elles l'ont déposé, notre artiste, au pied de cet Everest qu'est la philosophie..
Et le matin même, cet insouciant, qui ne doute de rien, à quitter le camp de base, avec des tongues aux pieds et une bouteille à la main .. Heureusement pour lui, sur le chemin, la solidarité humaine battait son plein ...
Voilà pourquoi, la mecaniqueuniverselle porte également le nom de « philosophie naïve du devenir humain » ..
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