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Biographie métaphorique

L'humanité est vouée à atteindre sa perfection

Cavendish

Henry Cavendish (10 octobre 1731, Nice - 24 février 1810, Londres) physicien et chimiste britannique célèbre pour ses travaux sur la mesure de la constante de gravitation était affligé d'une timidité et d'une sensibilité maladive.

 

 

Johann Gottlieb Fichte

Un penseur d'origine modeste, né de parents pauvres. Isolé intellectuellement (il mourra dans l'indifférence générale).

Face aux riches sophistes, Socrate le pauvre proclame.....

Albert Camus, naît [...], dans une famille très modeste...

Bachelard.. Tout en travaillant dans les Postes et Télécommunications...

Platon. L'activité philosophique est indissociable de la réflexion politique. Notre monde est un reflet d'un monde supérieur où siègent les vérités éternelles.

Platon lettre 7Je me fis des illusions qui n'avaient rien d'étonnant à cause de ma jeunesse. Je m'imaginais, en effet, qu'ils gouverneraient la ville en la ramenant des voies de l'injustice dans celles de la justice. Aussi observai-je anxieux ce qu'ils allaient faire. Or, je vis ces hommes faire regretter en peu de temps l'ancien ordre de choses comme un âge d'or.

Schopenhauer Le monde universitaire ignorera ses travaux.

« J'ai pu aimer, poursuivre, perfectionner mon oeuvre pour elle seule, dans une tranquillité complète, à l'abri de toute influence extérieure, et mes contemporains me sont restés étrangers comme je leur suis resté étranger moi-même » Arthur Schopenhauer

Kant.. Enfant issu d'une famille modeste...

Jean-Jacques rousseau... Son existence est marquée par l'errance et la marginalité... Autodidacte de génie... il meurt à... dans la demeure de... chez qui il avait trouvé asile...

Il se sent vide de son cœur. Il se voit au seuil de la vieillesse, sans amis avec l'âme la plus extensive, (julie ou la nouvelle Heloïse).

Quiconque veut se résoudre à lire ces lettres doivent s'armer de patience sur les fautes de langue, sur le style empathique et plat, sur les pensées communes rendues en termes ampoulés ; il doit se dire d'avance que ceux qui les écrivent ne sont pas des Français, des beaux esprits, des académiciens, des philosophes ; mais des provinciaux, des étrangers, des solitaires, deux jeunes gens, presque des enfants, qui, dans leur imagination romanesque, prennent pour de la philosophie les honnêtes délires de leur cerveau. (julie ou la nouvelle Heloïse).

 

Voltaire... Bastonnés par les valet d'un noble, il comprend que la noblesse peut cacher beaucoup de brutalité et de mépris..

Blaise Pascal « Nous sommes si présomptueux que nous voudrions être connus de toute la terre, et même des gens qui viendront quand nous ne serons plus. »

Hegel

Hegel.

Tire ainsi tes flèches si tu veux devenir une lumière pour les hommes Homère

Lorsqu'on considère les individus, les états, l'ordre du monde, il est plus facile de voir leurs défauts que de reconnaître leur vrai contenu. En critiquant négativement, on se donne des airs distingués et on survole dédaigneusement la chose sans y avoir pénétré...
« Je suis coupable de me faire aimer »

Nietzsche

Nietzsche.

Nous, chercheurs de la connaissance, nous sommes pour nous-mêmes des inconnus, - pour la bonne raison que nous ne nous sommes jamais cherchés... Quelle chance avions-nous de ne trouver quelques jours ? On a dit à juste titre : « où est ton trésor, là aussi est ton cœur » ; notre trésor est là où sont les ruches de notre savoir. Abeilles-nées, toujours en quête collecteur du miel de l'esprit, une seule chose nous tient vraiment à cœur - « faire provision ». Pour le reste, quant à la vie, aux prétendues « expériences vécues », lequel d'entre nous les prend seulement sérieux ? Lequel en a le temps ? Dans cette affaire, je le crains, nous n'avons jamais été vraiment « à notre affaire » : le cœur n'y était pas - ni même l'oreille ! bien plus, comme un homme divinement distrait, absorbé en lui-même, aux oreilles duquel viennent de retentir à grand bruit les 12 coups de midi, et qui, brusquement éveillé, se demande « qu'est-ce donc qui vient au juste de sonner ? » - ainsi arrive-t-il que nous nous frottions les oreilles après coup en nous demandant, tout étonné, « qu'est-ce donc que nous avons au juste vécu ? », ou même « qui sommes-nous au juste ? » et nous essayons alors - après coup, comme je viens de le dire - de faire les comptes des 12 sons de cloche vibrant, de notre expérience, de notre vie, de notre être - hélas ! Sans trouver de résultat juste... Nous restons nécessairement étrangers à nous-mêmes, nous ne nous comprenons pas, nous ne pouvons faire autrement que de nous prendre pour autre chose que ce que nous sommes, pour nous vaut de toute éternité la formule : « chacun est à soi-même le plus lointain », - à notre propre égard nous ne sommes pas des « chercheurs de connaissance »... Nietzsche la généalogie de la morale

Nietzsche lettre à Erwin Rohde.
Ah que je désire la santé ! Sitôt qu'on se propose quelque chose qui doit durer plus longtemps que soi-même - comment remercie pour chaque bonne nuit, pour chaque tiède rayon de soleil, et même pour chaque digestion régulière !

Oui il est parti. Le charme de Sorrente en fleurs ne pouvait le retenir, il fallait qu'il parti. Mais il m'est affreusement pénible de le laisser ainsi voyager seul ; il est si peu pratique et sait si peu se tirer d'affaire ! Malwida à propos de Nietzsche

«J'appelle héroïsme l'état d'esprit d'un homme qui s'efforce d'atteindre un but au-delà duquel lui-même ne compte plus ; l'héroïsme, c'est la volonté absolue avec laquelle on consent à sa propre destruction. » Nietzsche

 

L'une des grandes originalités de la situation de Nietzsche tient donc à cette constitution de sa pensée à partir d'un terrain qui n'est pas celui de la tradition philosophique de son enseignement. Nietzsche n'est pas un technicien de l'histoire de la philosophie - les commentateurs ont eu beau jeu de signaler depuis longtemps la fragilité de sa connaissance des textes philosophiques, moderne en part ici au lier ; mais cela même traduit pour une part l'originalité de son approche : Patrick Wotling préface aux oeuvres de Friederich Nietzsche Flammarion

A-t-on vraiment observé que, dans la profonde tension à laquelle la gestation condamne l'esprit et, au fond l'organisme tout entier, le hasard, toutes espèces d'excitation extérieur agi avec trop de véhémence, « tombe dessus » trop profondément ? On doit autant que possible éviter le hasard, l'excitation extérieure ; s'emmurer en quelque sorte fait partie de l'élémentaire sagesse instinctive, de la gestation intellectuelle. Ecce homo

Quelqu'un qui, passé sa 55e année, ne peut dire qu'il ne s'est jamais donné du mal pour les honneurs, les femmes, et l'argent. Ecce homo Nietzsche

J. M. Guyau : l'esquisse d'une morale sans obligation ni sanction « Supposons un artiste, qui sent en lui le génie et qui s'est trouvé condamner toute sa vie un labeur manuel ; ce sentiment d'une existence perdue, d'une tâche non remplie, d'un idéal non réalisé, le poursuivra, obsédera sa sensibilité à peu près de la même manière qu'une défaillance morale. »

Leibniz lettres à Arnauld « je ne prétends point à la gloire d'être novateur ; au contraire, je tiens que les idées les plus anciennes et les plus reçues sont les meilleures.

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L'allocentrisme est un comportement ou une forme de pensée - attitude - de type maladif. Des définitions vulgarisées de ce terme lui confèrent une portée moins connotée avec un sens de dévouement à la cause collective. Néanmoins, l'allocentrisme ne saurait être associé à l'attitude d'altérité, en ce qu'il consiste plus à un entêtement plutôt que d'une démarche respectueuse d'autrui.

 

M. NEDONCELLE introduction à l'esthétique.

L'aspect eschatologique de l'art L'ambition de l'art n'est pas seulement démiurgique, elle est aussi eschatologique. Il anticipe sur un univers définitif, où il se transporte et nous transporte. S'abandonner à lui, ce n'est pas seulement laisser s'émanciper des images, c'est être en état d'attente comblée. Si une baguette magique était remise à Homère ou à Michel Ange ou à Paul Bourget, nous savons très bien l'usage qu'ils en feraient : ils toucheraient de son extrémité bêtes et gens et les métamorphoseraient jusqu'à ce qu'ils aient droit de cité dans leurs œuvres. Le monde qui en résulterait serait-il plus habitable que le nôtre ? On peut en douter, car les plus grands génies n'ont qu'une idée imparfaite de la perfection et leur baguette nous frapperait à tort et à travers. Il y aurait certainement des protestations justifiées. En outre, ils ne seraient pas d'accord :l'univers de Paul Bourget - même si Paul Bourget avait eu du génie - ne ressemblerait pas à celui des deux autres... Mais ces trois hommes ont en commun d'avoir voulu peser la Création pour voir ce qui méritait d'en rester.

Ils se sont fait une image du monde - héroïque ou bourgeoise - et l'ont exprimée à leurs risques et périls. Leurs personnages nous montrent la place qu'ils assignent éternellement aux muscles et aux pensées, aux états d'âme des rois ou à la grâce inconsciente d'une fleur. Aussi comme les fées, les artistes traversent-ils tous les siècles et déforment-ils tous les espaces. Ils sont toujours au delà de la vie quotidienne ou des avenirs calculables, bien qu'ils descendent au centre de chaque être concret. Pour créer l'individualité propre de leur œuvre, ils cherchent à rejoindre l'essence idéale de toutes choses, c'est-à-dire la perfection de leur existence. La beauté de ces essences, ils l'aperçoivent sous un biais part ici au lier qui est la beauté de leur propre essence. bien entendu, ils n'ont pas une intuition irréformable d'eux-mêmes et
l'idée qu'ils ont de leur destination ou de leur achèvement change toujours en partie. Mais ils en ont une et elle les inspire. Ils sont en quête d'un ordre transcendant et se transportent d'un bond au terme qui d'après eux donnera un sens à leur vie et à toute vie. Ils ne voient pas Dieu mais ils entrevoient un monde en Dieu et ils entreprennent de le réaliser ici-bas. Ce que nous venons de dire suppose qu'une œuvre ne se réduit pas à n'être qu'un objet part ici au lier; elle baigne dans une atmosphère divine, bien qu'elle plonge ses racines dans la terre où nous sommes et dont elle ne se détache jamais complètement. Pygmalion ne façonne pas un être monstrueux, inconcevable sur notre planète, mais une femme de la même espèce que toutes les femmes. Seulement il la façonne d'après l'idéal qu'il contemple en Vénus et grâce auquel il devance ou dépasse les médiocrités de l'expérience. Pour finir la statue s'anime : une nouvelle créature a surgi et en elle toute une race s'agite. Le prodige est à la rencontre de trois causes - le désir du sculpteur, les esquisses de la nature et la bienveillance du ciel.

1. Art et perfection. Il y a donc un lien nécessaire entre l'art et la perfection, qui, en termes esthétiques, s'appelle la beauté. Est-il superflu de proclamer qu'un tel lien existe ? Non pas. Car, depuis Kant, nous nous méfions du beau en soi ; s'il existe, la formule en est enfouie, semble-t-il, dans les secrets de Dieu, et tout à fait hors des prises de nos vérifications. « En ces matières, »déclare Alain, « Kant a vu juste et non Platon. On peut définir le jugement esthétique, mais non le beau et cela ne revient pas au même ». Mais l'objection est aisée à réfuter et repose sur un contresens (i). Même si l'intuition des choses en soi et de leurs propriétés nous était totalement refusée, il ne s'ensuivrait pas que l'art ne soit pas un effort pour suppléer ce qui nous manque d'absolu ni qu'il puisse se donner un autre but.

En soutenant que l'artiste est un chasseur d'essences idéales, je ne prétends pas qu'il aille les chercher directement et en nombre dans je ne sais quel grenier céleste. C'est au contraire par la patiente observation des qualités sensibles qu'il est amené à découvrir et à comparer des étincelles de beauté, à deviner la courbe de perfection qui achèverait la nature. Il lui faut acquérir lentement l'expérience des sensations significatives et non pas improviser à l'étourdie ou légiférer comme s'il connaissait de science infuse les décrets généraux de Dieu le Père. Nous parlions tout à l'heure des médiocrités de l'expérience

  1. Elle simplifie en outre la pensée de Kant qui offre, nous l'avons vu, d'autres virtualités.

 

Dom Deschamps « plus raisonnablement, c'est messieurs auraient senti que dès qu'on n'éclaire pas tout on éclaire rien»

 

Edmund Husserl « Est vrai philosophe celui qui répond à l'appel que lui adresse l'idée d'une sapientia universalis »

La bruyère

Né le 16 août 1645

moraliste français (1645-1696). Auteur des Caractères, dont la forme est inspirée de l'ouvrage éponyme de l'écrivain de l'antiquité grecque, Théophraste. Dès sa parution, l'ouvrage connut un vif succès et valut à son auteur, protégé de Bossuet et précepteur de la famille Condé, un siège à l'Académie. La Bruyère occupe une place importante dans la lignée des moralistes français, à la suite de Montaigne et de La Rochefoucauld. Grâce à un esprit droit et un jugement d'une entière indépendance, il a su dégager de ses observations sur la société, la cour et les grands de son époque, une part de ce qu'il y a d'invariant dans la nature humaine. Au-dessus de ces portraits peints avec un grand souci du style, plane un pessimisme poignant: l'homme n'est pas fait pour le bonheur et on doit se méfier de ceux qui en font l'étalage. l'homme ne se sent pas naître, il est terrorisé à l'idée de mourir et il oublie de vivre; les enfants sont hautains, envieux et sans pitié: ils sont déjà des hommes: voilà quelques-uns des traits que lui inspire la nature humaine. On a voulu voir en lui un réformateur, un précurseur des Lumières et de la Révolution, pour sa compassion, rare à son époque, envers le peuple et la paysannerie que le sort condamne à peiner pour maintenir une noblesse qui n'a souvent de grand que le nom.

Alain Badiou

Petit panthéon portatif

Pour Louis Althusser, les questions de la pensée relevaient du combat, de la ligne de front, du rapport de forces. Le cloîtré de la rue d'Ulm ne s'accordait ni le temps de la méditation, ni celui du retrait. Il n'avait que le temps de l'intervention, circonscrit, agité, comme précipité vers un bord inéluctable. L'autre temps, infini, était, hélas, celui de la douleur.

karl Marx

textes-philosophiques/marx Lettre à J.-B

Monsieur,

(...) J'ai reçu hier la lettre dans laquelle vous me demandez un jugement détaillé sur Proudhon. Le temps me manque pour répondre à votre désir. Et puis je n'ai sous la main aucun de ses écrits. Cependant pour vous montrer ma bonne volonté, je vous envoie, à la hâte, ces quelques notes. Vous pourrez les compléter, ajouter ou retrancher, bref en faire ce que bon vous semblera.

Je ne me souviens plus des premiers essais de Proudhon. Son travail d'écolier sur la Langue universelle témoigne du sans-gêne avec lequel il s'attaquait à des problèmes pour la solution desquels les connaissances les plus élémentaires lui faisaient défaut.

Baruch Spinoza

Baruch Spinoza

Je dis que j'ai pris enfin cette résolution, parce qu'il me semblait au premier aspect qu'il y avait de l'imprudence à renoncer à des choses certaines pour un objet encore incertain. Je considérais en effet les avantages qu'on se procure par la réputation et par les richesses, et il fallait y renoncer, si je voulais m'occuper sérieusement d'une autre recherche. Baruch Spinoza


Bio métaphorique, n°2

jean marc tonizzo, oeuvre de l'auteur du site mecaniqueuniverselle

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