philosophie naïve du devenir humain

Français Portugais English Deutsch Chinese    Ecrire à l'auteur Format imprimable
 
Bonheur Amour
Introduction
Extase description
Spiritualité & extase
Le nirvana
Philosophie & Extase
Bonheur plaisir
Plaisir bonheur
La téléologie
L'extase et le temps
 

Le bonheur ne consiste pas dans la possession de troupeaux et de l'or. C'est dans l'âme qui est le siège de la béatitude. Démocrite

 

Philosophie et extase

Jean-Jacques Rousseau

RousseauMais s'il est un état où l'âme trouve une assiette assez solide pour s'y reposer tout entière et rassembler là tout son être, sans avoir besoin de rappeler le passé ni d'enjamber sur l'avenir ; où le temps ne soit rien pour elle, où le présent dure toujours sans néanmoins marquer sa durée et sans aucune trace de succession, sans aucun autre sentiment de privation ni de jouissance, de plaisir ni de peine, de désir ni de crainte que celui seul de notre existence, et que ce sentiment seul puisse la remplir tout entière ; tant que cet état dure celui qui s'y trouve peut s'appeler heureux, non d'un bonheur imparfait, pauvre et relatif tel que celui qu'on trouve dans les plaisirs de la vie, mais d'un bonheur suffisant, parfait et plein, qui ne laisse dans l'âme aucun vide qu'elle sente le besoin de remplir. Tel est l'état où je me suis trouvé souvent à l'île de Saint-Pierre dans mes rêveries solitaires, soit couché dans mon bateau que je laissais dériver au gré de l'eau, soit assis sur les rives du lac agité, soit ailleurs au bord d'une belle rivière ou d'un ruisseau murmurant sur le gravier. Rousseau reveries V

Philosophie de Plotin

PlotinIl est impossible de traduire ce que l'on ressent au contact de l'Un dans l'extase : nous le saisissons assez pour parler de lui, mais sans que nos paroles l'atteignent en lui-même. « Nous disons ce qu'il n'est pas, nous ne disons pas ce qu'il est » « si l'on veut parler de lui avec vérité, on ne peut dire que des négations » « car il n'est rien de ce dont il est le principe ».
De même que pour voir la nature intelligible, il ne faut plus avoir aucune image des choses sensibles et contempler ce qui est au-delà du sensible, de même pour voir ce qui est au-delà de l'intelligible, il faut écarter tout intelligible. On apprend bien, grâce à l'intelligible, l'existence de ce terme suprême, et pour savoir ce qu’est l’idée, il faut écarter toute intelligible » « il faut s'éloigner de la science et de ces objets, il faut abandonner toute autre contemplation, même celle du beau » « l'âme doit être dépourvue de forme pour qu'il ne s'y loge aucun obstacle qui l'empêche d'être rempli et éclairé par la nature première».
L'intelligence, mettant un voile sur les autres objets et se recueillant dans son intimité, ne voit plus aucun objet ; mais elle contemple alors une lumière qui n'est point en autre chose, mais qui lui est apparue subitement, seule, pure et existant en soi-même. Elle ne sait pas d'où cette lumière est apparue. Est-elle extérieure ou intérieure ? Quand elle a cessé de la voir, elle dit : elle était intérieure, et pourtant elle ne l'était pas ».
« Qu'on se figure, d'après les amours d'ici-bas, ce que doit être la rencontre de l'être le plus aimé : les objets que nous aimons ici sont mortels et caducs ... Ils ne sont pas le bien que nous cherchons. Le véritable objet de notre amour est là-bas, et nous pouvons nous unir à lui, en prendre notre part et le posséder réellement ». « En cet état, l'âme peut juger et connaître que c'est bien là ce qu'elle désirait, et elle peut affirmer qu'il n'y a rien au-dessus. Là-bas, pas d'erreur possible : où trouver plus vrai que le vrai ? La joie qu'elle éprouve n'est pas fausse, et elle déclare que cette joie n'est pas due à un chatouillement du corps mais au retour à son bonheur d'autrefois ». « Hors d'elle-même et enivré de nectar, elle devient intelligence aimante en se simplifiant pour arriver à cet état de plénitude heureuse. Et une telle ivresse vaut mieux pour elle que la sobriété ».
La preuve qu'on a atteint le bien, c'est qu'on s'améliore, qu'on n’éprouve plus de regrets, que l'on est rempli de lui, que l'on reste auprès de lui et qu'on ne cherche plus rien ». « Tout ce qui auparavant faisait plaisir à l'âme : dignité, pouvoir, richesse, beauté, science, elle le méprise, et le dit. Mais le dirait-elle si elle n'avait rencontré des biens meilleurs ? »
Plotin

Philosophie de Michel Foucault

michel-foucaultÀ travers les exercices d'abstinence et de maîtrise de soi qui constitue l'askêsis nécessaire, la place qui est faite à la connaissance de soi devient plus important : la tâche de s'éprouver, de s'examiner, de se contrôler dans une série d'exercices bien définis place la question de la vérité - de la vérité de ce qu'on est, de ce qu'on fait et de ce qu'on est capable de faire - au coeur de la constitution du sujet moral. Enfin, le point d'aboutissement de cette élaboration est bien encore et toujours défini par la souveraineté de l'individu sur lui-même ; mais cette souveraineté s'élargit en une expérience où le rapport à soi prend la forme non seulement d'une domination mais d'une jouissance sans désirs et sans trouble. Michel Foucault Gallimard le souci de soi

 

Philosophie du bonheur > > Plaisir

Pages

1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9

Le suprême effort de l'esprit et la souveraine vertu est de comprendre les choses par le troisième genre de connaissance

De ce troisième genre de connaissance naît la plus grande satisfaction de l'esprit qui soit possible SPINOZA

platon

Les véritables aveugles ne sont pas ceux qui ne voient des yeux du corps ; ce sont ceux qui ne voient pas de l'œil de l'âme, mille fois plus précieux que l'œil du corps. La vraie réalité, c'est l'incorporel, l'invisible, l'impalpable
Platon

Accueil - Contact ^ Haut de page