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Après Auschwitz

Le « mal » efface-t-il le sens du monde ?

image tonizzo jean marcComment redonner un sens positif au progrès

Il est difficile de parler d'évolution positive après les monstruosités humaines du XXe siècle. À la sortie des horreurs nazies, la réflexion sur l'avenir humain, s'est naturellement découragée. Il fallait d'abord s'extraire de la stupéfaction, panser les blessures de l'humanité pour réfléchir aux causes de ces ignominies* et y poser des verrous.

*Malheureusement, cette réflexion n'est pas allée à son terme puisque les génocides ont continué et l'antisémitisme n'a pas disparu.

Ainsi, pendant près de 60 ans, aucune réflexion téléologique ne semble avoir refait surface en Occident.

De l'antisémitisme récurrent

En parcourant le net, une constatation s'impose : nous n'en avons pas encore fini avec l'antisémitisme. Malgré Nuremberg, nous n'avons pas encore atteint le centre névralgique de cette cruauté physique et mentale. Découvrir et comprendre ses mécanismes me semble donc être une urgence*.

*Dénouer ce venin pour rompre définitivement avec une maltraitance vieille de 2000 ans fait également partie des chevaux de bataille de la mecaniqueuniverselle.

Le sens du monde

Les drames du XXe siècle freinent notre ré-engagement sur les voies de l'optimiste. La présence du « mal extrême » déprime et inhibe les études sur le sens de l'humanité. Et pourtant, nous devons, à mon sens, reprendre cette exploration. Notre sortie de l'évolution par absurde en dépend. Pour cela, on doit avant tout, résoudre la question du mal. En faire une généalogie précise. Comprendre sa logique et sa place dans le phénomène humain tout en agissant sans relâche pour éteindre sa « réalité négative ». C'est ce que nous allons essayer de faire sur la mécaniqueuniverselle

Le mal nécessaire et nécessairement condamnable

Pour réussir ce tour de force, nous devons considérer « le mal » comme un élément secondaire. Un accessoire négatif dont le seul rôle est de faire évoluer le « bien ». Une nécessité en régression constante au sein de l'humanité (malgré le sentiment inverse que nous en avons parfois).

Nous devons également accepter un étrange paradoxe. En effet, le « mal » est en même temps nécessaire tout en étant de trop. Il est nécessaire à la construction humaine, comme l'affirme la raison, et de trop, comme l'imagine notre émotion. Notre intelligence comprend que sans lui nos n'aurions pas de loi, mais l'horreur qu'il soulève, engage nos sentiments à considérer sa présence inutile. Cette ruse de la raison nous pousse à le faire régresser progressivement jusqu'à ce qu'il disparaisse tout à fait (ce qui ne manquera pas d'arriver).

Le mal, la torture, la barbarie

La nouveauté Amnesty international

Voilà donc une sacrée gymnastique mentale. Difficile à accomplir mais pas impossible.

Prenons le cas de la torture par exemple. C'est une barbarie antique mais encore exercée de nos jours. La télévision et les rapports d'Amnesty International sont éloquents à ce sujet. Pour démontrer la progression positive de l'humanité malgré la présence de la torture, il faudrait dire :

  • l'humanité n'a pas encore atteint son seuil de perfection mais elle s'y dirige peu à peu.
  • Pendant des millénaires, les hommes ont systématisée la torture. Elle était censée être favorable à la vérité. En réalité elle offrait du pouvoir, du plaisir et de la crainte à des maîtres pervers et tout puissants. C'était une pratique institutionnelle et coutumière.
  • Progressivement, la conscience à remis en cause cette violence. Des philosophes, des humanistes et des religieux, se sont battus pour sa disparition. Grâce à ce long travail d'humanisation, la torture fut interdite. D'abord par la Suède en 1734, puis par l'Allemagne, la Norvège et le Danemark. Et enfin par la France en 1789.
  • L'inhumanité de la torture a été saisie par l'humanité. C'est pourquoi elle est le seul grand comportement inhumain à être explicité dans les écrits internationaux (même si quelques dominants pervers occidentaux actuels on réussit, pour un temps, à lui redonner un cadre légal au sein même des démocraties en la délocalisant !).
  • Aujourd'hui la plupart des pays en ont interdit l'usage.
  • La pratiquer ou "la donner à pratiquer", est condamné par la loi.
  • Donc, en pratique la torture existe toujours, mais Il y a évolution.
  • Jour après jour, de nombreux êtres humains travaillent à la disparition de cette perversion sadique.
  • Et enfin, la torture ayant quitté la normalité humaine, son utilisation agit contre elle-même. En effet, lorsque des journalistes révèlent sa présence, cela engendre un véritable scandale pour l'opinion publique mondiale obligeant les dominants à s'excuser et à faire marche arrière.

Ainsi, même si la torture existe encore au XXIe siècle (montrant notre véritable niveau d'évolution) même si certaines démocraties détournent les lois ou le droit international pour la pratiquer elles-aussi, la régression progressive de cette perversion est une réalité. Et c'est valable pour tous les domaines où se joue l'évolution de l'humanité.

an 2002



l'ambiguïté du néo libéralisme

etty hillesum

Je cherche à comprendre et à disséquer les pires exactions, j'essaie toujours de retrouver la place de l'homme dans sa nudité, sa fragilité, De cet homme bien souvent introuvable. Enseveli parmi les ruines monstrueuses de ses actes absurdes Etty Hillesum

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