De la nécessité du mal
Si le mal n'existait pas il faudrait l'inventer
Si le mal n'existait pas, il faudrait l'inventer. Et c'est exactement ce qu'a fait l'humanité.
En effet, pour sortir des moeurs de la nature, pour quitter certains fonctionnements en cours chez les singes, l'homme a dû s'imposer des interdits.
La plupart des conduites rangées par l'homme dans la catégorie du « mal », résultent d'une transgression de ces interdits.
Le « mal » correspond donc à la violation de la loi, de l'éthique ou de la morale, par nos instincts.
C'est la victoire dans notre esprit, du combat entre le désir d'assouvir certaines pulsions (sexuelles, dominatrices, prédatrices etc.) et la morale ou la loi qui les condamne où les interdits.
Pulsions, désirs, tendances
Tout être humain est constitué de pulsions.
A partir du moment où il s'est distingué des autres primates (par la bipédie et plus tard le langage, l'homme a commencé à élaborer des valeurs spécifiques et à les verbaliser.
De ces valeurs, des interdits sont nés. Ces interdits ont engendré l'idée du bien et du mal et ce nouveau concept à donner naissance à une sorte de règles de conduite idéale, un « idéal d'agir ».
En effet, sous le regard des grandes valeurs humaines, certaines pulsions sont
considérées
comme positives (c'est le cas de l'amour, de l'amitié,
de l'entraide, de la fraternité, etc.). D'autres, au
contraire, sont considérés
négativement
(désir de domination, tendances agressives, prédation,
goût pour la thésaurisation des privilèges ...)
Depuis leur naissance, l'humanité n'a cessé de faire évoluer la précision de ses interdits et l'embellissement de ses conduites idéales.
L'une des grandes charges de l'humanité est donc en quelque sorte, déteindre dans son cerveau la zone occupé par les « valeurs négatives » (le désir de s'affirmer aux dépens d'autrui) pour la remplir au contraire, des pulsions positives.
les grands chantiers de l'humanité > |