philosophie naïve du devenir humain
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conscience
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de l'ETRE par l'étant
dualisme ou monisme
nécessité de hiérarchiser
la difficile fusion
la conscience de l'étant
les qualia et le quale
conscience sujet-objet
évolution de la conscience
 

Quand elle est vraiment personnelle et jaillie des origines, la prière se trouve à la limite de la pensée philosophique, elle devient philosophie dans l'instant où s'abolit toute relation intéressée avec la divinité.” Karl Jaspers

conscience être et étant.

La philosophie, lien entre être et étant

Qu'est-ce que prouver ? C'est ramener une affirmation douteuse, par un raisonnement tenu pour valable, à une affirmation tenue pour certaine A. LalandeLe fondement de toute mystique, de toute spiritualité, de toute religion, c'est le divin, l'immatériel, l'être.

Le fondement de toute science, c'est le phénomène, la pratique, le terrien, l'étant.

La philosophie fait le lien entre les deux.

Née de la mystique et de la science, elle cherche de façon pragmatique à réunir l'être et l'étant, autrement-dit, à réunir la science et la mystique.

Les textes ésotorico-scientifiques des penseurs à l'origine de la philosophie occidentale, premiers penseurs que l'histoire de la philosophie à choisi d'appeler pré-socratique (des milésiens aux sophistes), montrent bien leur position tricéphale entre le mystique, le mythique et la recherche pragmatique.

La premiere philosophie a le coeur dans la mystique et l'esprit dans la logique.

A mon sens, ces premiers philosophes ont vraisemblablement été initiés à l'extase dans les grandes confréries occultes de l'époque comme le Pythagorisme ou l'Orphisme, la transcendance transpirant de tous leurs écrits : « Les cavales qui m'entraînent sur les routes fameuses de la divinité » Parménide. Dieu ou les Dieux choisissent qui ils veulent parmi les mortels. Alors, celui qui reçoit la SalUTATION divine, se dresse et les mots sortent seuls de sa bouche car ils ne sont plus de lui. « DIS LEUR: JE SUIS le FILS de la terre et du CIEL ETOILE - MA RACE est CELESTE, VOUS le SAVEZ auSSI » (Orphée).

Ces premiers penseurs sont autant des mystiques que des philosophes, mais la philosophie a raison de les acqueillir dans son giron au lieu de les laisser dans celui dea mystique. En effet, si ces pré-socratiques ont avec les purs spirituels de grandes similitudes, ils partagent également de profondes différences.

1/ Le religieux

A partir de la même expérience extatique, le religieux, convaincu que le divin est intraduisible rationnellement, se contente de préconiser l'expérience sensitive et d'expliquer comment y parvenir (exit bouddha par exemple).

2/ Le philosophe

L'esprit philosophique, au contraire, va tenter de percer rationnellement les mystères de l'être, pour convaincre le monde de sa réalité.

 

histoire de la philosophie

Qu'y a-t-il de plus sage ? Le nombre, et après lui, celui qui a donné leur nom aux choses. PythagoreLe poème de Parménide par exemple, s'il s'apparente encore par sa forme poétique, métaphorique et intuitive, aux écrits ésotériques et sacrés (à la Kabale, à la bible ou aux Upanishad), il porte déjà de façon embryonnaire, le désir d'analyse, le besoin de comprendre, l'intention de démontrer l'indémontrable, de faire en somme la preuve mathématique et scientifique de l'être pour l'humanité.

Cette qualité nouvelle des philosophes pré-socratiques va constituer le socle originel de la philosophie et marquer sa véritable distinction d'avec la mystique.

A partir de cette rupture primitive, la philosophie va entreprendre sa grande ascension vers les sommets du coeur de l'être.

Cette quête digne de don quichotte, comprend 2 phases bien distinctes :

avant Kant et après Kant.

1 / Dans la première partie de l'aventure philosophique (de Platon jusqu'à Kant), les philosophes vont baser essentiellement leur étude de l'être, en s'appuyant sur l'être lui-même. Autrement dit, on cherche à prouver Dieu en posant Dieu comme point de départ.  

On nomme ontologique,  psycho-théologique ou cosmologique, cette tentative de prouver Dieu.

« Dieu possède toutes les perfections ; or l'existence est une perfection, donc Dieu existe» Saint Anselme (voir à droite).

« Les athées ne peuvent prouver que Dieu n'existe ! » « Rien ne prouve que Dieu n'existe  » « Si Dieu n'existait il serait imparfait, or Dieu est parfait ... donc il existe » (Descartes).

En réfléchissant honnêtement à l'ordre de la vie, et au fait de l'être, d'une façon métaphysique, l'intelligence est obligée de reconnaître l'existence d'un être supérieur, ce qu'on appelle Dieu.

Qui a fait l'homme pensant ?

Regardez la nature, elle est si belle. Il faut bien qu'elle ait un créateur.

Voici un cours extrait tiré du proslogion de Saint Anselme et caractéristique de cette tentative de prouver l'existence de Dieu :

Ainsi Seigneur, toi qui donnes l'intelligence à la foi, accorde-moi de comprendre, autant que tu le trouves bon, que tu es, comme nous le croyons, et que tu es tel que nous le croyons. Or, nous croyons que tu es quelque chose dont on ne peut rien concevoir de plus, grand. Est-ce qu'une nature pareille n'existe pas, parce que l'insensé a dit dans son cœur : Dieu n'est pas (,Psaum., XIII, 1) ? Mais certainement ce même insensé, lorsqu'il entend ce que je dis : quelque chose dont on ne peut concevoir de plus grand, comprend ce qu'il entend, et ce qu'il comprend, est dans son intelligence, même s'il ne comprend pas que cela existe. En effet, avoir, une chose dans la pensée est different de comprendre que cette chose existe. Ainsi, lorsque le peintre réfléchit au [tableau] qu'il va faire, il l'a dans la pensée ; mais il ne pense pas encore qu'il existe, parce qu'il ne l'a pas, encore fait. Mais lorsqu'il l'a déjà peint, il l'a dans l'intelligence et comprend aussi que ce qu'il a fait existe. Or, l'insensé lui-même doit convenir qu'il y a dans l'intelligence quelque chose dont on ne peut rien concevoir de plus grand, parce que lorsqu'il entend [cette expression], il la comprend, et tout ce que l'on comprend est dans l'intelligence. Et certainement ce dont on ne peut rien concevoir de plus grand ne peut être dans l'intellect seul. En effet, s'il n'était que dans l'intelligence, on aurait pu penser qu'il soit aussi, en réalité : ce qui est plus. Or, si l'être dont on ne peut concevoir de plus grand est dans l'intelligence seule, cette même entité, dont on ne peut rien concevoir de plus grand, est quelque chose dont on peut concevoir quelque chose de plus grand : mais certainement ceci est impossible. Par conséquent, il n'y a aucun doute que quelque chose dont on ne peut rien concevoir de plus grand existe et dans l'intelligence et dans la réalité.
St Anselme Proslogion

2 / Dans la 2ème partie de son histoire, à partir de Kant, la philosophie va s'occuper du problème de dieu en négatif en quelque sorte, en inversant le point de départ. Le philosophe va alors chercher à éclairer l'ensemble du monde phénoménal dans l'idée de séparer l'irrationnel du rationnel, l'inconnaissable du connaissable et négliger progressivement le premier au profit du second.

Les philosophes vont alors progressivement cantonner leur champ de réflexion du côté de l'étant, de la réalité matérielle, du phénomène.

Nous entrons alors dans l'ère de la phénoménologie.

Prise indépendamment, aucune des deux façons n'est satisfaisante.

Les preuves ontologiques, bien qu'elles soient remarquablement subtiles et montrent toutes les prouesses dont l'intelligence humaine est capable, s'édifient sur une notion inexistante et intangible (Dieu) à partir de laquelle il est impossible de bâtir une démonstration concrète.

Quant à la preuve phénoménologique, qui pense asseoir ses déductions sur un monde solide, réel et sûr, la physique contemporaine nous montre au contraire qu'elle est instable et illusoire.

En effet, la matière pour la plupart des physiciens actuels se réduit au bout du compte à une simple démonstration mathématique, elle n'a plus rien de tangible. La matière est ainsi incapable de supporter la vérité sous sa forme absolue.

 

philosophie, religion, science >> dualisme/monisme

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Gorgias, sophiste grec, né à Leontium en Sicile vers l'an 485 av. J.-C., vécut, dit-on, 107 ans. Envoyé par les Léontins à Athènes pour y demander des secours, il se fit tellement admirer des Athéniens par son éloquence qu'on l'y retint pour donner des leçons de rhétorique. Non moins remarquable comme philosophe, il écrivit un livre de la nature. On a sous son nom deux discours, dans les Orateurs grecs de Reiske, et dans les Oratoires attici de la collection Didot. - Platon a donné le nom de Gorgias à un dialogue célèbre où il traite de la rhétorique et se moque des sophistes et des rhéteurs de son temps. Dictionnaire biographique

 

 

 

 

L'Être nous donne l'étant. L'Être soustrait l'étant du néant, le sort de l'occultation. Il y a des choses (de l'étant) puisque l'Être nous les donne. Il est cet événement qui fait que toute chose qui est (tout étant) se tient dans l'Être et vaut comme étant. Il n'est donc rien puisqu'il ne se confond avec aucune chose HEIDEGGER

 

 

 

Il faut dire sans aucune réserve que Dieu n'est un corps. [ ... ]

De ce que Dieu est individué, il ne suit donc nullement qu'il aurait une matière. [ ... ]

Il est manifeste que Dieu n'est dans le genre substance. [ ... ]

Mais Dieu n'est une mesure proportionnée à quoi que ce soit. .[..]

Il ne s'ensuit que ce qui est accident en nous le soit aussi en Dieu. [ ... ]


Saint thomas d'Aquin somme théologique

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