philosophie naive du devenir humain

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Conscience
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L'humain, être spirituel
L'humain est une fin
L'idée d'autrui s'éduque
Diviniser l'humain
conscience et nihilisme
La négation d'autrui
Le monde face à la négation
 

"Toute éducation humaine doit préparer chacun à vivre pour autrui, afin de revivre dans autrui." Auguste Comte - Système de politique positive

Conscience et éducation

RousseauDans les premières pages de ce chapitre consacré à la négation d'autrui, nous avons saisit la nécessité de considérer tout être humain d'un point de vue spirituel pour ne pas le réduire au rang de moyens et d'objets, avec tous les abus qu'une telle vision laisse supposer.

A présent, voyons comment se constitue dans l'esprit, la reconnaissance d'autrui dans sa dimension supérieure et spirituelle.

Selon notre philosophie, les structures psychiques conduisant l’homme à considérer autrui comme une FIN, à avoir de l'empathie et de la pitié pour lui, nous semble déjà présentes dans la nature même de l'individu, comme le pensait Jean Jacques Rousseau.

Autrement dit, la capacité d'aimer et innée chez l'être humain, elle vient du fin fond de notre constitution intime (tous les bébés mammifères sont capables par exemple, d’échanger de l’affection).

Seulement, et c'est ce qui fait la spécificité humaine, par-dessus ce générateur naturel d'amour, une éducation typiquement humaine doit se greffer, pour permettre à l'homme d'incarner les valeurs profondes de notre humanité.

L’éducation au sens universel du terme, remplit ce rôle. Elle devrait donner à la capacité d’aimer innée , le pouvoir de quitter le narcissisme initial, pour acquérir les valeurs tournées vers autrui, comme l'empathie, la générosité, la bonté, la sympathie, l’altruisme etc.

D'où la nécessité pour une société de porter un oeil vigilant sur les structures d'éducations élargies (dans lesquels aujourd'hui il y a de la télévision), car l'éducation peut également être responsable parfois, comme c'est le cas aujourd'hui, de la diffusion de valeurs égoïstes, communautarismes et élitistes, favorisant les conduites d'abus et de négation de l'autre.

L'éducation est donc au coeur du devenir de l'état d'esprit d'un individu.

Elle peut le maintenir dans son narcissisme enfantin avec toute « l’incapacité de voir autrui » inhérente à cet état d'esprit primaire.

Ces FORMES ÉDUCATIVES peuvent développer chez certains enfants, des tendances à l’élitisme discriminant, à l’agressivité, à l’égoïsme, au machisme etc.

L’éducation encore, recouvre progressivement chez l'homme (comme chez les autres mammifères), la spontanéité enfantine d'aller offrir et chercher de l'amour vers autrui.

Le lionceau est éduqué à la chasse par ses parents, on lui enseigne à faire attention aux autres prédateurs, à vivre sur le qui-vive.
Mais, élevé au milieu des hommes et de ses proies originelles (par exemple avec des bébés gazelles) un lionceau ne développera pas sa nature prédatrice, ou avec beaucoup moins de densité.

 

Éducation et traumas

Qu'il y ait encore chez l’enfant comme chez le lionceau, un INSTINCT ORIGINEL (prédation, domination, etc.), cela semble très possible.

Que cet instinct, relativement assoupli par des milliers d'années de culture, nécessite malgré tout chez l'homme un barrage éducatif pour qu'il représente le moins de danger possible pour l'homme, certes, mais cet instinct ne porte en lui aucuns des germes de ce que nous appelons la PERVERSITÉ, la CRUAUTÉ, le MAL.

Dans la nature, prédation, domination, copulation, sont des instincts nécessaires à la survie de l'animal et du groupe et en aucun cas ne se déroulent de façon perverses ou dénaturés.

Si l'INSTINCT est le terreau sur lequel vient pousser ce que nous appelons le mal, la véritable dimension du mal est entièrement construite par la CULTURE et L'ÉDUCATION.

C'est à la maltraitance enfantine, aux carences affectives, aux déficiences éducatives, éthiques et morales, au sentiment d'impunité, à la dangerosité du monde et aux valeurs véhiculées par la SOCIÉTÉ, que l'on doit le MAL dans sa forme EXTRÈME, autrement dit la perversité, la cruauté, l'inhumanité.

Il est donc pensable de croire qu'une ÉDUCATION CONVENABLE, sans carences affectives, dans un monde pacifié, délié de la compétition féroce, et choisissant la fraternité universelle et l'amour du prochain comme valeurs fondamentale, anéantirait du coup toute possibilité de négation et de cruauté envers d'autrui.

Évidement, le monde ainsi décrit, peu sembler UTOPIQUE.

Il exigerait une COHÉSION HUMAINE PARFAITE, une paix universelle, et l'extinction du danger.

Mais pour la théorie ici présente, cette utopie est notre futur, peu à peu et péniblement, l'humanité est en train d'élaborer.

Philosophie et conscience >> diviniser

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éducation

 

"Les lois et les morales sont essentiellement éducatrices, et par cela même provisoire. Toute éducation bien entendue tend à pouvoir se passer d'elles. Toute éducation tend à se nier d'elle-même. Les lois et les morales sont pour l'état d'enfance : l'éducation est une émancipation. Une cité, un État parfaitement sage vivrait, jugerait sans lois, les normes étant dans l'esprit de son aréopage. L'homme sage vit sans morale, selon sa sagesse. Nous devons essayer d'arriver à l'immoralité supérieure."
(André Gide / 1869-1951 / Journal 1889-1939)

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