La raison pure est pratique par elle seule et donne à l'homme une loi universelle que nous nommons la loi morale. Kant
Le monde face à l'abus d'autrui
Aimer le monde tel qu'il est plutôt
que de le désirer à notre convenance dit Spinoza Selon notre philosophie, le MONDE est toujours parfait au présent, tout en étant perfectible. Autrement dit, même si l'humanité ne peut être plus loin que ce qu'elle est au présent, l'homme doit penser le contraire pour avoir le désir de le changer.
Cette permanente insatisfaction est le plus puissant moteur de notre évolution.
La nature a prédestiné l'homme à la vie
sociale, elle a voulu le travail commun dit Bergson
Passer progressivement du mode égoïste, clanique, égocentrique
et prédateur que nous connaissons aujourd'hui à un
monde osmotique et universel , est avant tout une affaire de
valeurs
à privilégier.
Les médias pourraient très
bien réussir la prouesse d'universaliser les valeurs généreuses, respectueuses et universelles, puisqu'ils sont parvenus en
quelques décennies à universaliser le coca ou le
mac do.
Nous avons aujourd'hui les moyens de mondialiser L'UNIVERSALITÉ,
le RESPECT D'AUTRUI et la SOLIDARITÉ .....
L'attitude du pouvoir occidental,
face à l'abus d'autrui, est tout à fait injuste et
anxiogène.
A/ D'un côté, le marché marchandise
l'humain et développe nos TENDANCES ABUSANTES
(soif de RICHESSES, de POUVOIRS, d'excès, etc).
Ces
tendances dévaluent forcément notre conscience
d'autrui et oblige une partie de l'humanité à
transgresser pour accéder à
ces nouveaux désirs (luxe, pouvoir ... )
A/ De l'autre,
le système tente de résorber ces
transgressions en INCARCÉRANT de plus en plus la PARTIE PAUVRE
de l'humanité,
tout en laissant la PARTIE RICHE des transgressants,
jouir d'une quasi-impunité.
Ce principe INIQUE,
ramène nos démocraties vers les vieux fonctionnements autocratiques, institue l'incarcération et l'abus d'autrui comme valeur
(et les statistiques nous montrent qu'il est EXPONENTIEL).
S'il
est
exponentiel malgré l'enfermement à outrance pratiqué,
et si nous continuons à ignorer les
causes de ces transgressions exponentielles, nous nous retrouvons
avec deux issues :
1/ Une montée vers un totalitarisme pur, du
type dictature, ou totalitarisme larvé, du type
américain actuel ...
2/ Un retour à la LOI DE LA JUNGLE
observée
aujourd'hui dans la plus grande partie du monde ravagée
par la VIOLENCE, l'impunité et certaines valeurs absurdes
du LIBÉRALISME
Dans les deux cas, les peuples
font les frais de ce laxisme perpétré par les médias et les intellectuels
face à la prédation des dominants.
Faire évoluer les valeurs
Les institutions passent par trois périodes
: celle des services, celle des privilèges, celle des
abus. Chateaubriand La
LOI à elle
seule ne peut empêcher
l'ABUS d'autrui.
Nous voyons
bien qu'il y a de plus en plus de lois
censées protéger l'individu, et pourtant, depuis
la prise en main du pouvoir et des médias par le marché, l'abus d'autrui,
même s'il passe progressivement de physique à intellectuel,
est en expansion dans le monde.
Plusieurs choses en sont la cause :
- les DÉSIRS proposés par le système
marchand obligent le peuple à transgresser ses TABOUS,
sa MORALE, son ÉTHIQUE ou ses LOIS, pour pouvoir les
atteindre.
- ensuite, le principe même du LIBÉRALISME génère de plus en plus de dominants et condamnent ceux-ci à s'enrichir de plus en plus
sur le dos des dominés.
- l'homme s'il n'est accompagné d'une MORALE, a tendance
à transgresser instinctivement la loi.
- D'autre part, la LOI est encore imparfaite (ce qui fait
que des individus profitent de ses carences pour abuser et nier
autrui tout en restant dans la légalité)
- et enfin, la loi, encore INJUSTE (malgré le fait qu'elle
évolue vers la justice), protège la partie de la
population abusante qui détient un certain pouvoir.
Prenons un exemple
A présent, la LOI interdit à l'homme de faire d'autrui un
ESCLAVE.
Si effectivement l'esclavage
sous ses formes antiques est pratiquement aboli, nous savons pourtant
que le marché directement ou indirectement, maintient partout
dans le monde, des individus dans un esclavage larvé (de moins en moins
larvé d'ailleurs).
Emplois pour
des salaires de survie, conditions de travail lamentables, manques
de respect de la personne .... sont monnaies courantes dans le
système
industriel et de plus en plus protégés par la loi
(Kant écrit que l'homme mauvais est celui qui s'abuse
sur ses intentions véritables et les tient pour justifiées
parce que sa conduite extérieure ne contredit pas la loi
morale)..
·
Un autre exemple
Certains commerçants sans
scrupules, pour vendre leurs produits n'ont aucun complexe à
sur-endetter, la partie vulnérable de la population. Ils sont dans la légalité, mais pour réussir à
agir ainsi, il faut être hermétique à l'existence
profonde d'autrui, ou s'hermétiser à l'aide
de tels arguments : - si ce n'est pas moi qui le fait, un autre
le fera à ma place !
Aujourd'hui, nous avons même des écoles spécialisées
pour apprendre la manipulation d'autrui à des fins mercantiles.
Des cours où des psychologues enseignent comment vendre en
violentant la volonté du sujet. Les psychologues
qui acceptent d'utiliser leur connaissance à ces fins, ont
une lourde responsabilité.
L'incapacité à voir autrui
Apprendre à voir autrui Du
manque de respect bénin jusqu'à la torture, toutes
les négations et les instrumentalisations de la personne
découlent de notre incapacité à apercevoir
la dimension humaine d'autrui. Nous utilisons
bien souvent l'autre comme un objet pour satisfaire nos tendances
(domination, thésaurisation des privilèges, etc).
Aujourd'hui pourtant, la plupart des hommes ont les moyens de maîtriser
leurs pulsions et si celles-ci les débordent, c'est d'abord
un problème de société et d'éducation.
Le remède libéral
Pour le libéralisme, l'abusé
doit apprendre à se défendre de l'abuseur, les dominants étant incapables de
modifier leur comportement. La solution selon ce principe est d'enseigner à la partie paisible et
naïve de la population, comment se défendre dans
un MONDE SAUVAGE
Certaines émission démontrent clairement cet état d'esprit ... au lieu de moraliser le marché,
les médias élaborent des programmes pour rendre
maligne et combative la partie douce et candide de la population.
La logique voudrait au contraire qu'on éduque les premiers
pour qu'ils apprennent à ne plus abuser de la population
vulnérable afin que l'humanité puisse tendre vers
toujours plus d'humanité..
C'est l'évolution par l'absurde.
En effet, pour évoluer vers
une société de plus en plus humaine, il s'agirait
de travailler sur le dominant (comme la démocratie le suggère)
et non d'élever l'humanité paisible à l'état
d'esprit agressif et régressif des dominants.
Au lieu d'apprendre à
l'homme gentil comment survivre de mieux en mieux dans un milieu de plus en plus hostile et sauvage,
il vaudrait mieux rendre de plus en plus humaine notre humanité.
Philosophie : l'abus d'autrui
Dans une société, quand la population fragile
souffre, c'est qu'elle est aux mains des dominants Le
degré de souffrance de la population vulnérable peut
servir d'échelle pour savoir à quelle distance nous
sommes de l'ordre sauvage.
Dans la nature, les animaux fragiles,
les faibles et les petits, servent de proies.
Le principe démocratique
inverse cet état de chose. Il accorde la souveraineté au
peuple par essence plus fragile.
Aujourd'hui, sous le règne
du libéralisme et du marché, le peuple sert de proie
ou d'ustensile aux dominants.
Sous cet angle là, nous sommes donc dans un système
totalement antidémocratique.
Le marché en perpétuelle
expansion, doit s'enrichir en permanence.
Il est donc contraint
de dévorer toujours plus la part revenant au peuple, l'entraînant
progressivement vers sa PAUPÉRISATION.
Pour maintenir ce
système viable, le libéralisme
utilise également et ponctuellement la destruction par
la GUERRE. Ravager et reconstruire telle semble être sa
devise.
Les peuples encore une fois payent entièrement et
par leurs souffrances, la facture.
Dans ce type d'évolution violente et inconsciente
imposée par le libéralisme, la population sensible
est tout simplement assassinée ou poussée au suicide.
Dans les pays pauvres plongés par le
marché dans le chaos, la POPULATION VULNÉRABLE sert tout
simplement de VIANDE
aux militaires, aux para-militaires, aux chefs de guerres, aux
chefs de clans, aux maffias, aux dominants de toutes sortes
armés
par l'occident.
Dans les pays riches, les HYPER-SENSIBLES,
les émotifs, les fragiles,
pour supporter l'agressivité grandissante de ce système
compulsif, sont contraints à la toxicomanie, à la
dépression, à la somatisation, à l'alcoolisme,
aux aliénations de toutes sortes, voire au véritable
suicide.
Les autres sont vendangés par la prostitution
et l'esclavage.
Les états sont de moins en moins capables de
protéger la population sensible
des prédateurs. Nous pouvons
interpréter cela comme un retour de l'espèce humaine
vers les lois de la nature.
Restaurer l'état de droit
Si l'homme a justement
quitté le monde animal, c'est avant tout pour rompre avec
les lois injustes de la nature.
Un pouvoir humain et évolué
protège en priorité sa population vulnérable
et fragile.
Un pouvoir animal et primitif vénère
ses dominants et néglige sa population fragile.
La capacité à protéger le VULNÉRABLE
de ses PRÉDATEURS, différencie notre psychisme de
celui de l'animal. C'est une grande qualité car
cette
population sensible (les CHAMANS, les PROPHÈTES, les ARTISTES
...) à permis à espèce de développer sa CONSCIENCE,
son humanité et son contact avec le DIVIN.
Chez les lions,
un tiers des lionceaux sont exterminés par des dominants perpétuant
ces meurtres pour s'accoupler avec les femelles.
Que dire alors de la GUERRE, de la VIOLENCE, des MEURTRES par
personnes interposées générés par nos
propres DOMINANTS, responsables par leur psychisme ARCHAÎQUE, de
la mort
d'une
quantité énorme de leurs congénères
?
Nous sommes bien loin du comportement des BALEINES ou des DAUPHINS, ces mammifères supérieurs s'étant
libérés de toute violence envers leurs congénères.
La loi à elle seule, est incapable de résoudre
le problème de la négation d'autrui. C'est une question
de changement de valeurs et d'ouverture de conscience. Pour cela,
la morale universelle, les valeurs humaines
et l'amour d'autrui, devrait passer avant la loi du marché.
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