philosophie naïve du devenir humain

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Conscience
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L'humain, être spirituel
L'humain est une fin
L'idée d'autrui s'éduque
Diviniser l'humain
conscience et nihilisme
La négation d'autrui
Le monde face à la négation
 
Il n'y a que deux jour dans l'année ou tu ne peux rien faire pour ta vie : hier et demain Dalaï Lama

 

Nihilisme

Rejetons la voie de la violence, qui est le produit du nihilisme et du désespoir. Kofi AnnanNihilisme du latin nihil « rien » : point de vue philosophique pour lequel la création et principalement l'existence de l'homme est dépourvue de toute signification, tout but, toute vérité compréhensible ou de toute valeur.

Depuis toujours les grandes poussées NIHILISTES ont permis à l'humanité de se libérer de certains tabous, de certaines contraintes et ont été en même temps un grand facteur de progrès social et technique.

La témérité du nihilisme à permis aux sociétés humaines occidentales, d'abattrent des pouvoirs politico-religieux sclérosés et vampirisateurs de peuples ... Cette force nous à libérer de certaines incohérences religieuses prônant par exemple l'ascétisme et l'extase comme récompense à l'action constructrice. La philosophie nihiliste en ce sens, a permis de réaccorder l'homme constructeur avec un plaisir bien mieux adapté pour récompenser l'action constructrice, que le bonheur (au sens du souverain bien).

Évidemment, comme tout système humain, le nihilisme est également responsable d'un grand nombre d'incohérences, d'une quantité de violence, et de quelques-uns des plus monstrueux retours en arrière que le siècle dernier a connu.

En ne redoutant plus d'être jugé dans l'au-delà, l'homme, s'il ne redoute pas non plus d'être sur terre (parce qu'il se situe au dessus des lois, par exemple), si sa CONSCIENCE D'AUTRUI est étroite sa morale défaillante et ses PULSIONS toutes puissantes, il peut devenir alors un véritable monstre pour l'humanité.

Ce fut le cas des criminels engagés dans les deux grands courants nihilistes du siècle dernier nazisme et communisme (à ne pas confondre, j'explique pourquoi dans un autre chapitre).

C'est le cas de toutes les dictatures passées et présentes, et c'est également le cas, de manière bien plus douce évidemment, du libéralisme actuel, très proche de l'oligarchie et très éloignée à mon sens, de la démocratie.

L'homme, lorsqu'il est déconnecté de la véritable spiritualité (celle qui exige de respecter l'être humain et la vie) peut sombrer dans la plus sordide des bestialités. L'histoire est pavée d'enfer engendré par le nihilisme qu'il soit laïque ou religieux.

 

De l'instinct à la morale, à la loi

Le nihilisme serait viable dans un monde fortement conscient et éduquéTout est une question de mains.

Entre des mains criminelles, la religion peut se transformer en véritable haine et monstruosité (les croisades par exemple), comme entre des mains d'humanistes, le nihilisme peut être un facteur d'amour et de progrès.

Le problème du NIHILISME.

En occultant la dimension DIVINE de l'être, le nihilisme permet à l'homme de considérer son prochain comme un OBJET.

L'instinct du BIEN (celui qui stoppe la violence animale aux premiers signes de soumission du dominé) a disparu de l'humanité, remplacé dans un premier temps par les TABOUS, puis par la MORALE RELIGIEUSE.

Aujourd'hui, les tabous et la morale sont en passe d'être substituée par L'ÉDUCATION et la JUSTICE.

Le problème actuel vient du fait que nous sommes dans le passage du RELIGIEUX au LAÎQUE, de la MORALE à la LOI.

Normalement dans ce passage, il faudrait qu'il y ait chevauchement coopératif du RELIGIEUX et du LAÎQUE pour qu'il n'y ait pas rupture.

Ce n'est pas le cas dans les sociétés industrialisés.

Depuis la séparation (nécessaire) de l'église et de l'État, la morale religieuse s'est retrouvée plus ou moins expulsée ou tout au moins minimisée par la loi laïque. Seulement, ni la LOI ni L'ÉDUCATION ne sont encore véritablement capables de remplacer certains fondements de la morale religieuse. et de contenir correctement les pulsions humaines. Tant que nous ne comprendrons pas le sens de l'humanité, tant que nous ne saurons pas où nous allons et pourquoi, l'ontologie phénoménologique ne sera pas suffisante pour donner toute sa valeur à l'humain et le préserver ainsi de la cruauté de ses congénères. Aujourd'hui encore à mon sens, la seule ontologie capable d'obliger l'homme a considéré son semblable autrement que comme une somme d'organes, est forcément métaphysique, autrement dit reliant l'Etre humain à la transcendance, à Dieu

D'où la quantité considérable de transgressions et d'enfermements en Occident.

Nous sommes dans une sorte de NO MAN'S LAND entre, d'un coté les morales religieuses reléguées aux oubliettes par la société et de l'autre, l'éducation et la justice, pas encore tout à fait aptes à empêcher l'homme d'abuser de ses congénères.

La justice laïque conduit également à la spiritualité

L'humanité est doucement en train de passer de la morale religieuse à la justice laïque.
Ce n'est pas une despiritualisation, au contraire.

La JUSTICE elle aussi conduit progressivement l'humanité à la perfection spirituelle.

En effet, lorsque l'homme aura acquis la capacité d'obéir absolument à l'ensemble des lois laïques édictées, il ne pourra faire autrement qu'être tout amour pour autrui.

 

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L’être n’est pas une chose, n’est pas dans le temps Heidegger

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