philosophie naïve du devenir humain

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Conscience
Introduction
Etats de conscience
Niveaux de conscience
Conscience et vérité
Conscience et négation d'autrui
Negation d'autrui, suite  [ ↗ ]
Conscience et morale
Conscience et cruauté
Conscience et cruauté, suite  [ ↗ ]
Conscience et science
Science suite  [ ↗ ]
Conscience ETRE-étant
ETRE-étant (suite)  [ ↗ ]
 

“Je ne puis pardonner à Descartes: il aurait bien voulu, dans toute sa philosophie, pouvoir se passer de Dieu; mais il n'a pu s'empêcher de lui faire donner une chiquenaude, pour mettre le monde en mouvement; après cela, il n'a plus que faire de Dieu.” Blaise Pascal

De l'ETRE

L'éxistence n'est possible que fondée sur la compréhension de l'être Heidegger Si nous voulions extraire de ce site les quelques recherches majeures, nous retrouverions forcément dans le lot la question de l'ETRE, ou plus précisément le désir de solutionner la question de l'ETRE, autrement dit - le désir de solutionner la question de dieu.

Cette quête fondamentale et pathétique, s'inscrit dans une longue tradition spirituelle et philosophique. On peut même dire qu'elle occupe la pensée humaine depuis que celle-ci à acquis la force de vouloir prouver l'improuvable, la volonté de comprendre et d'éclairer le mystère qui se dispense en s'occultant comme dit Heidegger.

Cette quête fondamentale, nous la qualifions de pathétique, parce qu'elle semble en même temps insoluble et inoubliable. On ne peut ni la résoudre ni l'oublier, elle appelle sans cesse et en tout temps, les penseurs à vouloir l'expliquer.

N’avez-vous pas entendu parler de cet homme insensé qui, ayant allumé une lanterne en plein midi, courait sur la place du marché et criait sans cesse : « Je cherche Dieu! Je cherche Dieu! (Friedrich Nietzsche Le gai savoir)

Bien que les grandes spiritualités, aient, dès leur début, mis en garde l'homme :

« ne cherche pas plus haut que toi (l'ecclésiaste) »

« du brahman originel on ne peut rien dire (hindouisme) »,

Bien qu'elles l'aient avertie que le divin reste fondamentalement hors de portée de tout entendement possible sauf par l'expérience sensible (extase, Nirvana, béatitudes), le philosophe, le penseur, le théologien, à partir du moment où il se retrouve embarqué sur les routes fameuses de la divinité, n'a de cesse d'en apporter la preuve rationnelle à ses semblables.

La promesse alléchante de l'ecclésiaste : « ceux qui me mettent en lumière auront la vie éternelle », n'y est sans doute pas pour grand-chose.

C'est plutôt du coté de notre formidable interdépendance et surtout de l'impossibilité humaine à laisser une question sans réponse qu'il faut chercher l'origine de cette héroïque ténacité.

Cette capacité et cette persistance humaine à vouloir résoudre l'ensemble des questions qui surgissent, a conduit notre espèce ou elle en est, et la dirige lentement vers sa perfection (le point oméga de Teilhard de Chardin), perfection qui verra l'ensemble du questionnement résolu, y compris la question de l'ETRE.

C'est à ce solutionnement conceptuel que travaille depuis ses débuts la philosophie.

De Platon à Aristote, de Plotin à Saint-Augustin, d'Al Fârâdi à Avérroès, de Saint-Thomas à Descartes, de Spinoza à Kant, de Hegel à Heidegger, toute la grande pensée occidentale, s'est évertuée directement (Saint Augustin) ou indirectement (Kant), à pousser les lumières de la raison vers l'espace ou elle pense découvrir la preuve de l'ETRE.

Mais la divinité, fidèle à son principe d'inintelligibilité, a maintenu jusqu'à présent fermés ses larges battants à toute explication pragmatique.

Cette quête n'a pas été vaine pour autant.

Grace à elle, le point de vue humain sur le divin, n'a cessé de s'affiner au cours des temps.

  • Cette profonde et longue réflexion métaphysique a en partie délivré Dieu des habits terrorisants dont l'antropomorphisme l'avait vêtu, pour le ramener toujours plus près de son attribut d'origine, c'est à dire l'amour absolu.
  • Elle à contribué au développement de nos capacités scientifiques et analytiques et au maintient d'un lien extensible mais solide entre mystique et scientifique.
  • La fulgurante intelligence de ces philosophes amoureux de l'ETRE et de la Vérité, à insuffler dans la pensée primaire et matérialiste que certains dignitaires religieux propageait à propos de la divinité, des idées tout à fait révolutionnaires, comme le firent Socrate, Spinoza ou Rousseau.
  • Ces grands penseurs ont constamment réussit à adapté le concept du divin aux progrès du pragmatisme, du matérialisme et du scientisme.
  • Ils ont permis à la transcendance, de déjouer toutes les tentatives d'assassinat, lui permettant de renaître sans cesse de ses cendres, rappelé par le bon sens populaire, les faiblesses du matérialisme et la branche opiniâtre de la profonde philosophie.

Ce site ne déroge pas à cette grande loi pathétique et vise lui aussi, avec sans doute beaucoup de maladresse, à démontrer l'indémontrable.

C'est donc L'ETRE qui se profile dans les interstices de ce travail. L'ETRE en tant qu'abime (heidegger), l'ETRE sans cause, sans commencement et sans fin (Parmenide) l’UN dont on ne peut rien affirmer (Plotin), le BRAHMAN originel qui est avant l’être et le non-être et dont on ne peut rien dire.

De l'ETRE par l'étant.

Qu'est-ce que prouver ? C'est ramener une affirmation douteuse, par un raisonnement tenu pour valable, à une affirmation tenue pour certaine. A. Lalande Le fondement de toute mystique, de toute spiritualité, de toute religion, c'est le divin, l'immatériel, l'ETRE.

Le fondement de toute science, c'est la pratique, le terrien, l'étant.

La philosophie fait le lien entre les deux.

Née de la mystique et de la science, elle cherche de façon pragmatique à réunir l'ETRE et l'étant, donc à réunir science et mystique.

Les textes ésotorico-scientifiques des premiers philosophes que l'histoire philosophique à choisit d'appeler pré-socratique (des milesiens aux sophistes), montrent bien cette position spiritualo-matérialiste ... . Ils ont le coeur dans la mystique et l'esprit dans la logique.

Ces premiers philosophes ont vraissemblablement été initiés à l'extase dans les grandes confréries occultes de l'époques comme le Pythagorisme ou l'Orphisme, car la transcendance transpire de tous leurs écrits :

Les cavales qui m'entraine sur les routes fameuses de la divinité Parmenide.

Dieu ou les Dieux choississent qui ils veulent parmi les mortels. Alors, celui qui reçoit la SALUTATION DIVINE, se dresse et les mots sortent seuls de sa bouche car ils ne sont plus de lui.DIS LEUR:
JE SUIS LE FILS DE LA TERRE ET DU CIEL ETOILE.
MA RACE EST CELESTE, VOUS LE SAVEZ AUSSI Orphée
.

Mais l'histoire ne se trompe pas lorqu'elle place ces premiers grands penseurs dans le giron philosophique plutôt que dans celui des mystiques.

En effet, s'ils, ont avec les purs spirituels, de grandes similitudes, ils partagent également avec eux de profondes différences.

  • A partir de la même expérience extatique du divin, le religieux, convaincu que le divin est intraduisible rationnellement, se contente de préconiser l'expérience sensitive et d'expliquer comment y parvenir (c'est ce que fait le bouddha par exemple).
  • L'esprit philosophique, au contraire, va tenter de percer rationnellement les mystère de l'ETRE, pour convaincre le monde de sa réalité.

Le poème de Parménide par exemple, s'il s'apparente encore par sa forme poétique, métaphorique, et intuitive, aux écrits ésotériques et sacrés (à la kabbale, à la bible ou aux upanisad), il porte déjà de façon ambryonnaire, le désir d'analyse, de logiciser de démontrer l'indémontrable, de faire en somme la preuve mathématique et scientifique de l'ETRE pour l'humanité.

Cette qualité nouvelle dans la pensée d'alors, va constituer le socle originel de la philosophie et marquer sa véritable distinction d'avec la mystique.

A partir de cette rupture primitive, les philosophes vont entreprendre leur grande ascension vers les sommets du coeur de l'ETRE.

Cette quête don quichoesque, comprend 2 phases bien distinctes.

1 / La première partie de l'aventure philosophique (de Platon jusqu'a Kant), le penseur va bâtir toute son analyse de l'ETRE en partant de l'ETRE lui-même.

C'est ce que nous appelons la preuve ontologique ... psycho-théologique ou cosmologique de Dieu.

    • Dieu possède toutes les perfections ; or l'existence est une perfection, donc Dieu existe (Saint Anselme) (voir à droite).
    • Les athées ne peuvent pas prouver que Dieu n'existe pas ! Rien ne prouve que Dieu n'existe pas
    • Si Dieu n'existait pas il serait imparfait, or Dieu est parfait ... donc il existe (Descartes)
    • Si Dieu n'existe pas, le monde est sans explication et forcément il n'y a pas de loi morale.
    • Si Dieu n'existe pas, la vie et la destinée de l'homme n'ont pas de sens. On naît, on vit et on meurt pour rien.
    • Si Dieu n'existe pas, comment expliquer l'ordre du monde ?
    • En réfléchissant honnêtement à l'ordre de la vie, et au fait de l'être, d'une façon métaphysique, l'intelligence est obligée de reconnaître l'existence d'un être supérieur, ce qu'on appelle Dieu.
    • Qui a fait l'homme pensant ?
    • Regardez la nature, elle est si belle. Il faut bien qu'elle ait un créateur.

Voici un cours extrait tiré du Proslogion de Saint Anselme et carracteristique de cette tentative de prouver l'existence de Dieu :

Ainsi donc, Seigneur, toi qui donnes l'intelligence à la foi, accorde-moi de comprendre, autant que tu le trouves bon, que tu es, comme nous le croyons, et que tu es tel que nous le croyons. Or, nous croyons que tu es quelque chose dont on ne peut rien concevoir de plus, grand. Est-ce qu'une nature pareille n'existe pas, parce que l'insensé a dit dans son cœur : Dieu n'est pas (,Psaum., XIII, 1) ? Mais certainement ce même insensé, lorsqu'il entend ce que je dis : quelque chose dont on ne peut concevoir de plus grand, comprend ce qu'il entend, et ce qu'il comprend, est dans son intelligence, même s'il ne comprend pas que cela existe. En effet, avoir, une chose dans la pensée n'est pas la même chose que comprendre que cette chose existe. Ainsi, lorsque le peintre réfléchit au [tableau] qu'il va faire, il l'a dans la pensée ; mais il ne pense pas encore qu'il existe, parce qu'il ne l'a pas, encore fait. Mais lorsqu'il l'a déjà peint, il l'a dans l'intelligence et comprend aussi que ce qu'il a fait existe. Or donc, l'insensé lui-même doit convenir qu'il y a dans l'intelligence quelque chose dont on ne peut rien concevoir de plus grand, parce que lorsqu'il entend [cette expression], il la comprend, et tout ce que l'on comprend est dans l'intelligence. Et certainement ce dont on ne peut rien concevoir de plus grand ne peut être dans l'intellect seul. En effet, s'il n'était que dans l'intelligence, on aurait pu penser qu'il soit aussi, en réalité : ce qui est plus. Or donc, si l'être dont on ne peut concevoir de plus grand est dans l'intelligence seule, cette même entité, dont on ne peut rien concevoir de plus grand, est quelque chose dont on peut concevoir quelque chose de plus grand : mais certainement ceci est impossible. Par conséquent, il n'y a aucun doute que quelque chose dont on ne peut rien concevoir de plus grand existe et dans l'intelligence et dans la réalité.
St Anselme Proslogion

2 / Dans la 2eme partie de sont histoire, à partir de Kant, la philosophie va s'occuper du problème de dieu en négatif en quelque sorte. Elle va séparer l'irrationnel du rationnel, l'inconnaissable du connaissable et négliger le premier zu profit du second. Les philosophes vont alors progressivement cantonner leur champ de réflexion du coté de l'étant, de la réalité matérielle, du phénomène. Nous entrons alors dans l'ère de la phénoménologie.

Prise indépendemment, aucune des deux façons n'est satisfaisante.

  • Les preuves onto-psycho-cosmologiques, bien qu'elles soient remarcablement subtiles et montrent toutes les prouesses dont l'intelligence humaine est capable, en batissant son analyste sur la définition de Dieu, s'édifie sur une notion inéxistante et intengible, sur laquelle aucune preuve tangible ne tient.
  • Quant à la preuve phénoménologique, qui pense assoir ses déductions sur un monde solide, réel et sûr, la physique contemporaine nous montre au contraire qu'elle est instable et illusoire, incapable de supporter la Vérité sous sa forme absolue (A partir du moment ou une chose est soumise au concept de temps, et c'est le cas de tout objet phénoménal, toutes ses vérités sont vouées à mutation ou à l'extinction).

 

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Gorgias, sophiste grec, né à Leontium en Sicile vers l'an 485 av. J.-C., vécut, dit-on, 107 ans. Envoyé par les Léontins à Athènes pour y demander des secours, il se fit tellement admirer des Athéniens par son éloquence qu'on l'y retint pour donner des leçons de rhétorique. Non moins remarquable comme philosophe, il écrivit un livre de la Nature, dans lequel il soutenait qu'il n'y a rien de réel, rien qui puisse être connu, rien qui puisse être enseigné ou transmis par les mots. On a sous son nom deux discours, dans les Orateurs grecs de Reiske, et dans les Oratoires attici de la collection Didot. - Platon a donné le nom de Gorgias à un dialogue célèbre où il traite de la rhétorique et se moque des sophistes et des rhéteurs de son temps. Dictionnaire biographique

 

 

 

 

L'Être nous donne l'étant. L'Être soustrait l'étant du néant, le sort de l'occultation. Il y a des choses (de l'étant) puisque l'Être nous les donne. Il est cet événement qui fait que toute chose qui est (tout étant) se tient dans l'Être et vaut comme étant. Il n'est donc rien puisqu'il ne se confond avec aucune chose HEIDEGGER

 

 

 

Il faut dire sans aucune réserve que Dieu n'est pas un corps. [ ... ]

De ce que Dieu est individué, il ne suit donc nullement qu'il aurait une matière. [ ... ]

Il est donc manifeste que Dieu n'est pas dans le genre substance. [ ... ]

Mais Dieu n'est pas une mesure proportionnée à quoi que ce soit. .[..]

Il ne s'ensuit donc pas que ce qui est accident en nous le soit aussi en Dieu. [ ... ]

Que Dieu soit parfaitement simple, cela peut se prouver
Saint thomas d'Aquin somme théologique

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