philosophie naïve du devenir humain

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Conscience
Introduction
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Niveaux de conscience
Conscience et vérité
Conscience et négation d'autrui
Negation d'autrui, suite  [ ↗ ]
Conscience et morale
Conscience et cruauté
Conscience et cruauté, suite  [ ↗ ]
Conscience et science
Science suite  [ ↗ ]
Conscience ETRE-étant
ETRE-étant (suite)  [ ↗ ]
 

Le philosophe est le spécialiste des généralistes. Auguste Comte

De l'ETRE

L'existence n'est possible que fondée sur la compréhension de l'être Heidegger

Gorgias dit :
Il n'y a pas d'ETRE ! même s'il en existait un, il ne serait pas connaissable ! exista t-il et fut -il connaissable, la connaissance n'en serait cependant pas communicable !

Nous disons :
il y a de l'ETRE !
il est connaissable (sensitivement)
mais non-communicable !

Si nous voulions extraire de ce site les quelques recherches majeures, nous retrouverions forcément dans le lot la question de l'ETRE.
J'entends par ETRE , le principe créateur dont parle la bible, ce principe qui se dit ETRE : « je suis celui qui est ».

Ce désir de résoudre la question de DIEU, désir fondamental et « pathétique », s'inscrit dans une longue tradition spirituelle et philosophique. Cet intérêt majeur occupe la pensée humaine depuis que celle-ci a acquis la force de vouloir prouver l'improuvable, la volonté de comprendre et d'éclairer « le mystère qui se dispense en s'occultant » comme dit Heidegger.

Cette quête fondamentale, nous la qualifions de pathétique, parce qu'elle semble en même temps insoluble et inoubliable. On ne peut ni la résoudre ni l'oublier. Elle « appelle » toujours et en tout temps, les penseurs mais également tout être humain à vouloir l'expliquer.

N'avez-vous entendu parler de cet homme insensé qui, ayant allumé une lanterne en plein midi, courait sur la place du marché et criait sans cesse : « Je cherche Dieu! Je cherche Dieu! (Friedrich Nietzsche « Le gai savoir »).

Même si les grandes spiritualités ont, dès leur début, exprimé l'idée selon laquelle Dieu est inaccessible à l'entendement et accessible seulement à l'expérience sensible : extase, nirvana, béatitude, l'homme veut pourtant résoudre intellectuellement cet énigme.

« ne cherche pas plus haut que toi (l'ecclésiaste) », « du brahman originel on ne peut rien dire » (hindouisme)

Comme soumis à une attirance irrépressible, le philosophe, le penseur, le théologien, à partir du moment où il se retrouve embarqué sur « les routes fameuses de la divinité », n'a de cesse d'en apporter la preuve rationnelle à ses semblables.

La promesse alléchante de l'ecclésiaste : « ceux qui me mettent en lumière auront la vie éternelle », y serait-elle pour quelque chose ?

Je ne le pense pas ! Il vaut mieux chercher du coté de notre formidable interdépendance et de l'impossibilité humaine à laisser des questions vide de réponse pour trouver l'origine de notre héroïque ténacité.

La capacité et la persistance humaine à vouloir résoudre l'ensemble des questions se présentant à la conscience ont conduit notre espèce où elle en est. Et la continuité dans le temps de cette envie de résoudre les questions essentielles dirige l'humanité vers sa perfection (le point « oméga » de Teilhard de Chardin), perfection qui verra l'ensemble du questionnement résolu, y compris la question de l'ETRE.

C'est à ce solutionnement conceptuel que travaille depuis ses débuts la philosophie.

De Platon à Aristote, de Plotin à Saint-Augustin, d'Al Fârâdi à Avérroès, de Saint-Thomas à Descartes, de Spinoza à Kant, de Hegel à Heidegger, une grande partie de la pensée occidentale s'est évertuée directement (Saint Augustin) ou indirectement (Kant), à pousser les lumières de la raison vers l'espace où elle pense découvrir la preuve de l'ETRE.

Mais la divinité, fidèle à son principe d'inintelligibilité, a maintenu fermés, jusqu'à présent, ses « larges battants » à toute explication pragmatique.

Quête insoluble mais importante pourtant.

Grâce à elle, notre point de vue sur le divin n'a cessé de s'affiner au cours des temps.

La profonde et longue réflexion métaphysique qu'elle à engendré, a en partie délivré Dieu des habits terrorisants dont l'antropomorphisme l'avait vêtu. Curieusement, tout ce travail de la métaphysique  ramène l'idée que nous nous faisons du  Divin vers son attribut majeur d'origine, autrement dit : Dieu en tant qu'amour absolu.

Les métaphysiciens ont contribué au développement de nos capacités scientifiques et analytiques et au maintien d'un lien extensible mais solide entre mystique et scientifique.

La fulgurante intelligence de ces philosophes, amoureux de l'ETRE et de la Vérité, a insufflé un courant de vérité dans la pensée primaire et matérialiste. Des penseurs révolutionnaires, comme  Socrate, Spinoza ou Rousseau, ont permis de dépasser une certaine vision matérialiste de la divinité, véhiculée entre autres par certains dignitaires religieux.

Ces grands penseurs ont constamment réussi à adapter le concept du divin aux progrès du pragmatisme, du matérialisme et de la science.

Ils ont permis à la transcendance de déjouer toutes les tentatives d'assassinat, lui permettant de renaître, tel le Phoenix, de ses cendres.  

Ce site ne déroge pas à cette grande loi pathétique. Il vise lui aussi, bien maladroitement, à démontrer l'indémontrable, à tenter de prouver l'improuvable, autrement-dit : la véracité du Divin.

C'est donc L'ETRE qui se profile dans les interstices de ce travail. L'ETRE en tant qu'abîme (Heidegger), l'ETRE sans cause, ni commencement et ni fin (Parmenide), l'UN dont on ne peut rien affirmer (Plotin), le BRAHMAN originel qui est avant l'être et le non-être et dont on ne peut rien dire.

 

Philosophie, religion, science >> Divin

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Gorgias, sophiste grec, né à Leontium en Sicile vers l'an 485 av. J.-C., vécut, dit-on, 107 ans. Envoyé par les Léontins à Athènes pour y demander des secours, il se fit tellement admirer des Athéniens par son éloquence qu'on l'y retint pour donner des leçons de rhétorique. Non moins remarquable comme philosophe, il écrivit un livre de la Nature, dans lequel il soutenait qu'il n'y a rien de réel, rien qui puisse être connu, enseigné ou transmis par les mots. On a sous son nom deux discours, dans les Orateurs grecs de Reiske, et dans les Oratoires attici de la collection Didot. - Platon a donné le nom de Gorgias à un dialogue célèbre où il traite de la rhétorique et se moque des sophistes et des rhéteurs de son temps. Dictionnaire biographique

 

 

 

 

L'Être nous donne l'étant. L'Être soustrait l'étant du néant, le sort de l'occultation. Il y a des choses (de l'étant) puisque l'Être nous les donne. Il est cet événement qui fait que toute chose qui est (tout étant) se tient dans l'Être et vaut comme étant. Il n'est donc rien puisqu'il ne se confond avec aucune chose HEIDEGGER

 

 

 

Il faut dire sans aucune réserve que Dieu n'est pas un corps. [ ... ]

De ce que Dieu est individué, il ne suit donc nullement qu'il aurait une matière. [ ... ]

Il est donc manifeste que Dieu n'est pas dans le genre substance. [ ... ]

Mais Dieu n'est pas une mesure proportionnée à quoi que ce soit. .[..]

Il ne s'ensuit donc pas que ce qui est accident en nous le soit aussi en Dieu. [ ... ]

Que Dieu soit parfaitement simple, cela peut se prouver
Saint thomas d'Aquin somme théologique

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