L'être humain, le cerveau, la conscience
L'évolution de la conscience chez l'homme
Comme
nous venons de l'entrevoir dans la page
intitulée "perception",
le champ de conscience humain est vaste.
Il s'étend du
sentiment plus ou moins confus d'exister ... passe par la conscience distinctive d'une
chose convoitée ...
s'élève jusqu'à la conscience psychologue d'autrui ... puis à la conscience morale, capable de concevoir l'universalité des choses ... pour s'épanouir enfin dans la conscience absolue de l'extatique en
contemplation capable de ressentir la nature intime de la création.
Globalement, la conscience humaine est
en évolution vers son absolu.
La conscience : concept spirituel ou biologie ?
Tout d'abord, essayons de résoudre le problème rencontré par
les scientifiques et les philosophes pour définir la conscience.
conscience biologique ou spirituelle ?
Deux conceptions semblent s'affronter à ce sujet
D'un côté, les théories qui font de la conscience
une activité purement biologique. Et de l'autre, les thèses en faisant un phénomène purement spirituel.
Selon nous, la conscience appartient
aux 2 ordres.
Sous un certain mode, elle est le fruit de l'activité neuronale
et synaptique, autrement dit l'aboutissement d'un mécanisme chimique agissant sur telle ou telle aire corticale pour produire
nos divers états de conscience. Il s'agit donc d'une activité neurobiologique, une activité mécanique ...
Mais cette activité mécanique dépend entièrement d'un "principe vital" animant nos neurones. Lorsque l'énergie de ce principe vital cesse d'alimenter les molécules composant notre cerveau, l'ensemble de nos états de conscience s'arrêtent. Notre esprit serait inerte s'il n'était activé par cette énergie subatomique (quarks, électron, cordes) dont nous disons ici qu'elle est spirituelle, qu'elle ruissele du divin.
Ainsi, tout nos états de conscience découlent bien
d'une activité biologique (le neuronal), mais "être conscient" dépend
totalement de l'énergie spirituelle,
sans laquelle notre cerveau resterait inerte.
En résumé, selon la mecaniqueuniverselle, la conscience est une activité biologique
impulsée par une énergie spirituelle.
Schéma du processus de conscience
Les étape de la création du cerveau
l'homme est obscur à lui-même cela est à savoir Alain
Le cerveau humain est constitué de
toutes les étapes
de son évolution.
Afin d'éclaircir notre raisonnement,
nous allons schématiser de façon naïve les mécanismes à l'origine
de la variété de nos états de conscience.
Le cerveau humain n'a pas atteint son degré de complexité du
jour au lendemain. Son évolution s'est déroulée
progressivement par l'ajout de nouvelles structures.
Notre cerveau
est donc constitué de chaque étape de l'évolution
psychique du vivant : bactérie, poisson, reptile, mammifère,
homme.
A chaque stade correspond un niveau de conscience.
1/ L'énergie amour initiale
Au départ de toute activité cérébrale il y a une énergie, un influx. Selon notre philosophie, cette énergie est de nature « spirituelle ». C'est le premier étage du cerveau. Cette énergie
active et anime toute les couches successives de notre encéphale.
2/ Cerveau cellulaire
Sur cette énergie, se constitue une sorte de tronc cérébral.
Il est équivalent au cerveau de
notre ancêtre bactérie. Il gère le fonctionnement moteur (pression
sanguine, coeur, digestion, respiration, réflexe, etc.).
A ce stade-là, la conscience reste
au niveau de la cellule.
Elle n'agit pas sur la conscience
subjective humaine, (nous
ne sommes pas conscients de l'activité de nos organes).
3/ Cerveau reptilien
Au-dessus de ce cerveau « cellulaire »,
vient s'empiler une sorte de cerveau « reptilien ».
Celui-ci motive nos instincts et nos réflexes
innés. La conscience qu'il génère, résume
les choses de façon instinctive (objet de crainte,
d'indifférence, de désir) ...
Par cet état
de conscience animale, nous voyons le monde sous l'angle
du prédateur, du désirant, de la proie ...
4/ Cerveau mammifère
Un couche supérieure vient se poser par dessus. Elle correspondrait au cerveau « mammifère ».
Elle est le siège des émotions, des sentiments, de
la socialisation caractéristique des mammifères.
5/ Zone de contrôle humaine
Chez l'homme, cet étage s'enrichit d'une sorte d'étage « humain ». Cette couche est constituée d'un
langage sophistiqué, de règles morales enseignées, de règles sociales particulières à l'homme et d'interdits
abondants.
Ce nouveau degré du cerveau humain, permet à l'homme de gérer l'étage
inférieur de son cerveau (autrement dit l'étage « reptilien »). Quand le cerveau reptilien veut exprimer sa nature prédatrice et violente, il rencontre sur
son passage cette zone de contrôle et celle-ci humanise ces comportement instinctifs. Si l'homme ne disposait pas de cet espace socialisant (comme c'est le cas pour
les reptiles), ses actes se réduiraient à de l'instinctif
brut (affût, attaque, fuite, copulation ...)
6/ Le cortex humain
Le dernier étage du cerveau humain, le cortex, est
capital pour l'homme. Il est à l'origine de
toutes les spécificités humaines (art, philosophie, technique, psychologie ...).
Son contenu n'est pas inné, mais acquis.
Il dépend entièrement de l'éducation,
de l'apprentissage, de la socialisation, comme
le démontre les diverses histoires d'enfant sauvage.
Le cortex socialise les pulsions
L'éducation développe la conscience.
L'homme a deux oreilles et une seule langue, pour écouter deux fois plus qu'il ne parle. Zenon.
Tout être
humain, à partir du moment où il apparaît
sur terre, est pris en charge par un système éducatif
et socialisant. Celui-ci construit dans cette zone cérébrale
malléable, les facultés psychiques typiques de l'être
humain : langage sophistiqué, capacité d'obéir aux
interdits, à la morale, aux lois, disposition spirituelle ...
La zone cortex à donc la charge « d'humaniser » la
sphère des instincts.
Chez l'homme, les instincts reptiliens n'agissent plus en tant
que tels.
Même si mon instinct veut s'accaparer telle ou telle chose ne m'appartenant pas, le cortex me
permettra de réfléchir aux conséquence et de réfréner cette impulsion.
Sous la pression de
l'espace socialisateur, l'instinct devient tendance, désir,
pulsion.
Tendances, désirs et pulsions sont de mieux en mieux contrôlés
par la "zone humanisante". Depuis des millénaires, cette zone est en constante progression.
Un palier d'évolution a été franchi quand
l'homme a changé les dieux guerriers, violents et injustes de la Grèce et de Rome, par un principe divin absolu, un Dieu d'amour, de compassion
et de bonté.
Ce nouvel horizon a ouvert une « nouvelle
voie neuronale » et la possibilité d'une conscience absolue.
Conscience et religion de l'absolu
L'extase comme nouvel état de conscience
Prenant sans doute racine en Inde et en
Égypte, l'idée d'un principe créateur « amour absolu » semble avoir trouvé son
essor dans le judaïsme,
le platonisme et le bouddhisme,
500 ans avant JC, pour s'affiner encore avec le christianisme et l'islam.
A partir de ces grandes religions de l'absolu, les pulsions et les tendances de l'homme ont été combattues avec beaucoup plus de virulence.
Les nouvelles valeurs idéales humaines se sont calquées sur
celles de cette divinité absolu et ses qualités : L'amour, le détachement, la justice, la bonté, l'éveil,
la générosité, l'extase, la compassion…
Depuis 2500 ans, ces valeurs supérieures sont vénérés par les hommes. Les hommes sachant les incarner sont également vénérés. Nous sommes spontanément éblouis par les êtres
humains capables de refléter la bonté et la justice, de
renoncer au futilité, aux plaisirs, et aux pulsions, de faire preuve d'une absolue compassion et d'une absolue bonté. Nous sommes
fascinés par les êtres capable d'abandonner une vie de pouvoir et de luxe
au profit d'une vie ascétique ... Nous désirons ressembler à ces personnages sachant dire non à toute
compromission, à toute corruption au profit de l'éthique universelle.
Et c'est valable en Orient, comme en Occident, en Asie comme en Amérique
ou en Afrique.
Toutes les civilisations ayant pour Dieu ou pour "principe créateur", une puissance absolue dont la nature intime est : amour et justice (c'est à dire la majeure partie du monde), élèvent
des êtres humains viscéralement admiratifs de ces
valeurs absolues.
Ces vertus suprêmes (amour, bonté, compassion,
justice)
sont dures à atteindre
tout en étant désirées par la plupart d'entre-nous. Elles
servent de phare à l'humanité.
Ces valeurs
fascinantes attirent irrésistiblement l'être
humain et tracent inéluctablement la route de l'humanité vers
sa perfection.
La mécanique du cerveau
Les différentes zones du cerveau
La conscience n'est pas une chose, mais
une certaine forme de l'expérience subjective et côté objectif,
un certain mode de fonctionnement J. Delecour
Pour bien comprendre
le mécanisme d'évolution de
la conscience, nous allons choisir
un exemple un peu trivial.
A l'origine de toute
activité cérébrale, avons nous dit se trouve l'énergie divine de nature amour, autrement dit, Dieu.
Animé par cette énergie spirituelle, un individu aperçoit une personne du sexe qu'il
trouve attirant.
Quelque chose en lui d'instinctif et d'inné le
captive et l'incline à agir.
Si cette poussée instinctive ne rencontre à ce moment-là qu'une
zone de socialisation faible, une éducation défaillante,
des carences affectives, une morale et un sens des interdits déficients,
l'acte de cet individu peut devenir celui d'un prédateur
(une agression sexuelle par exemple).
Si au contraire cette énergie sexuelle rencontre sur sa route une
zone de socialisation « normale », un bon apprentissage
des règles, une capacité affective développée,
l'acte résultant sera parfaitement socialisé et
s'assimilera à une action «normale» (séduction
respectueuse).
Si à présent, l'instinct sexuel rencontre
une zone de socialisation fortement axée sur la répression
libidinale, cette énergie contenue sera vraisemblablement détournée
vers l'idéalisation du sujet désiré.
A
ce moment là, l'appétit sexuel originel, a
de fortes chances d'être sublimé en poésie,
en roman, ou en oeuvre d'art, par exemple.
Imaginons maintenant cette pulsion sexuelle rencontrant des zones fortement spiritualisée, capable d'assécher
pour ainsi dire, toutes les poussées relatives aux instincts, aux désirs, aux jugements, aux attachements, comme
c'est le cas chez l'ascète par exemple.
Dans cette position
cérébrale, l'attitude de cet être humain
sera celui du « saint » face à son
prochain. Une attitude vide d'agressivité, de pulsions et de désirs, mais
remplie d'amour absolu. Le cerveau de l'individu dans cet état,
sera directement relié à l'énergie spirituelle
amour laissant les autres zones cérébrales inactives.
De l'extinction des pulsions à l'éveil
Arrivé au terme de cet exemple, nous comprenons alors pourquoi
l'énergie originelle (le divin), moteur de
tout être et de
toute chose, ne peut être qu'une "essence d'amour absolu".
Puisque l'esprit, quand il se retrouve vide de pulsions, de désirs,
d'attachements, de jugements (c'est le cas dans l'expérience
extatique), est entièrement voué à l'amour (au sens mystique du terme), l'énergie originelle à laquelle il est connecté de façon pure et
directe, est forcément de l'amour sous forme absolue ... Et l'être devient alors dans l'extase, la simple et pure incarnation de cette énergie originelle.

vérité > |