philosophie naïve du devenir humain
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“La philosophie n'est autre chose que l'effort de l'esprit pour se rendre compte de l'évidence.” Jules Lagneau

L'être humain, le cerveau, la conscience

L'évolution de l'amour chez l'homme

tonizzoComme nous venons de l'entrevoir dans la page intitulée "perception", le champ de conscience humain est vaste.

Il s'étend du sentiment plus ou moins confus d'exister ... passe par la conscience distinctive d'une chose convoitée ... s'élève jusqu'à la conscience psychologue d'autrui ... puis à la conscience morale, capable de concevoir l'universalité des choses ... pour s'épanouir enfin dans la conscience absolue de l'extatique en contemplation capable de ressentir la nature intime de la création.

Globalement, la conscience humaine est en évolution vers son absolu.

La conscience : concept spirituel ou biologie ?

Tout d'abord, essayons de résoudre le problème rencontré par les scientifiques et les philosophes pour définir la conscience.

Deux conceptions semblent s'affronter à ce sujet :

D'un côté, les théories qui font de la conscience une activité purement biologique. Et de l'autre, les thèses en faisant un phénomène purement spirituel.

Selon nous, la conscience appartient aux 2 ordres.

Sous un certain mode, elle est le fruit de l'activité neuronale et synaptique, autrement dit l'aboutissement d'un mécanisme chimique agissant sur telle ou telle aire corticale pour produire nos divers états de conscience. Il s'agit donc d'une activité neurobiologique, une activité mécanique ...

Mais cette activité mécanique dépend entièrement d'un "principe vital" animant nos neurones. Lorsque l'énergie de ce principe vital cesse d'alimenter les molécules composant notre cerveau, l'ensemble de nos états de conscience s'arrêtent. Notre esprit serait inerte s'il n'était activé par cette énergie subatomique (quarks, électron, cordes) dont nous disons ici qu'elle est spirituelle, qu'elle ruissele du divin.

Ainsi, tout nos états de conscience découlent bien d'une activité biologique (le neuronal), mais "être conscient" dépend totalement de l'énergie spirituelle, sans laquelle notre cerveau resterait inerte.

En résumé, selon la mecaniqueuniverselle, la conscience est une activité biologique impulsée par une énergie spirituelle.

 

Schéma du processus de conscience

Les étape de la création du cerveau

l'homme est obscur à lui-même cela est à savoir AlainLe cerveau humain est constitué de toutes les étapes de son évolution.

Afin d'éclaircir notre raisonnement, nous allons schématiser de façon naïve les mécanismes à l'origine de la variété de nos états de conscience.

Le cerveau humain n'a pas atteint son degré de complexité du jour au lendemain. Son évolution s'est déroulée progressivement par l'ajout de nouvelles structures.

Notre cerveau est donc constitué de chaque étape de l'évolution psychique du vivant : bactérie, poisson, reptile, mammifère, homme.

A chaque stade correspond un niveau de conscience.

1/ L'énergie amour initiale

Au départ de toute activité cérébrale il y a une énergie, un influx. Selon notre philosophie, cette énergie est de nature «  spirituelle ». C'est le premier étage du cerveau. Cette énergie active et anime toute les couches successives de notre encéphale.

2/ Cerveau cellulaire

Sur cette énergie, se constitue une sorte de tronc cérébral. Il est équivalent au cerveau de notre ancêtre bactérie. Il gère le fonctionnement moteur (pression sanguine, coeur, digestion, respiration, réflexe, etc.).
A ce stade-là, la conscience reste au niveau de la cellule.
Elle n'agit pas sur la conscience subjective humaine, (nous ne sommes pas conscients de l'activité de nos organes).

3/ Cerveau reptilien

Au-dessus de ce cerveau « cellulaire », vient s'empiler une sorte de cerveau « reptilien ».
Celui-ci motive nos instincts et nos réflexes innés. La conscience qu'il génère, résume les choses de façon instinctive (objet de crainte, d'indifférence, de désir) ...
Par cet état de conscience animale, nous voyons le monde sous l'angle du prédateur, du désirant, de la proie ...

4/ Cerveau mammifère

Un couche supérieure vient se poser par dessus. Elle correspondrait au cerveau « mammifère ».
Elle est le siège des émotions, des sentiments, de la socialisation caractéristique des mammifères.

5/ Zone de contrôle humaine

Chez l'homme, cet étage s'enrichit d'une sorte d'étage « humain ». Cette couche est constituée d'un langage sophistiqué, de règles morales enseignées, de règles sociales particulières à l'homme et d'interdits abondants.

Ce nouveau degré du cerveau humain, permet à l'homme de gérer l'étage inférieur de son cerveau (autrement dit l'étage «  reptilien »). Quand le cerveau reptilien veut exprimer sa nature prédatrice et violente, il rencontre sur son passage cette zone de contrôle et celle-ci humanise ces comportement instinctifs. Si l'homme ne disposait pas de cet espace socialisant (comme c'est le cas pour les reptiles), ses actes se réduiraient à de l'instinctif brut (affût, attaque, fuite, copulation ...)

6/ Le cortex humain

Le dernier étage du cerveau humain, le cortex, est capital pour l'homme. Il est à l'origine de toutes les spécificités humaines (art, philosophie, technique, psychologie ...).
Son contenu n'est pas inné, mais acquis.
Il dépend entièrement de l'éducation, de l'apprentissage, de la socialisation, comme le démontre les diverses histoires d'enfant sauvage.

Le cortex socialise les pulsions

L'éducation développe la conscience.

L'homme a deux oreilles et une seule langue, pour écouter deux fois plus qu'il ne parle. Zenon de KitionTout être humain, à partir du moment où il apparaît sur terre, est pris en charge par un système éducatif et socialisant. Celui-ci construit dans cette zone cérébrale malléable, les facultés psychiques typiques de l'être humain : langage sophistiqué, capacité d'obéir aux interdits, à la morale, aux lois, disposition spirituelle ...

La zone cortex à donc la charge « d'humaniser » la sphère des instincts.

Chez l'homme, les instincts reptiliens n'agissent plus en tant que tels.
Même si mon instinct veut s'accaparer telle ou telle chose ne m'appartenant pas, le cortex me permettra de réfléchir aux conséquence et de réfréner cette impulsion.
Sous la pression de l'espace socialisateur, l'instinct devient  tendance, désir, pulsion.

Tendances, désirs et pulsions sont de mieux en mieux contrôlés par la "zone humanisante". Depuis des millénaires, cette zone est en constante progression.

Un palier d'évolution a été franchi quand l'homme a changé les dieux guerriers, violents et injustes de la Grèce et de Rome, par un principe divin absolu, un Dieu d'amour, de compassion et de bonté.

Ce nouvel horizon a ouvert une « nouvelle voie neuronale » et la possibilité d'une conscience absolue.

 

Conscience et religion de l'absolu

L'extase comme nouvel état de conscience

Prenant sans doute racine en Inde et en Égypte, l'idée d'un principe créateur « amour absolu » semble avoir trouvé son essor dans le judaïsme, le platonisme et le bouddhisme, 500 ans avant JC, pour s'affiner encore avec le christianisme et l'islam.

A partir de ces grandes religions de l'absolu, les pulsions et les tendances de l'homme ont été combattues avec beaucoup plus de virulence.

Les nouvelles valeurs idéales humaines se sont calquées sur celles de cette divinité absolu et ses qualités : L'amour, le détachement, la justice, la bonté, l'éveil, la générosité, l'extase, la compassion …

Depuis 2500 ans, ces valeurs supérieures sont vénérés par les hommes. Les hommes sachant les incarner sont également vénérés. Nous sommes spontanément éblouis par les êtres humains capables de refléter la bonté et la justice, de renoncer au futilité, aux plaisirs, et aux pulsions, de faire preuve d'une absolue compassion et d'une absolue bonté. Nous sommes fascinés par les êtres capable d'abandonner une vie de pouvoir et de luxe au profit d'une vie ascétique ... Nous désirons ressembler à ces personnages sachant dire non à toute compromission, à toute corruption au profit de l'éthique universelle.
 Et c'est valable en Orient, comme en Occident, en Asie comme en Amérique ou en Afrique.

Toutes les civilisations ayant pour Dieu ou pour "principe créateur", une puissance absolue dont la nature intime est : amour et justice (c'est à dire la majeure partie du monde), élèvent des êtres humains viscéralement admiratifs de ces valeurs absolues.

Ces vertus suprêmes (amour, bonté, compassion, justice) sont dures à atteindre tout en étant désirées par la plupart d'entre-nous. Elles servent de phare à l'humanité. 

Ces valeurs fascinantes attirent irrésistiblement l'être humain et tracent inéluctablement la route de l'humanité vers sa perfection.

 

La mécanique du cerveau

Les différentes zones du cerveau

La conscience n'est pas une chose, mais une certaine forme de l'expérience subjective et côté objectif, un certain mode de fonctionnement J. DelecourPour bien comprendre le mécanisme d'évolution de la conscience, nous allons choisir un exemple un peu trivial.

A l'origine de toute activité cérébrale, avons nous dit se trouve l'énergie divine de nature amour, autrement dit, Dieu.

Animé par cette énergie spirituelle, un individu aperçoit une personne du sexe qu'il trouve attirant.

Quelque chose en lui d'instinctif et d'inné le captive et l'incline à agir.

Si cette poussée instinctive ne rencontre à ce moment-là qu'une zone de socialisation faible, une éducation défaillante, des carences affectives, une morale et un sens des interdits déficients, l'acte de cet individu peut devenir celui d'un prédateur (une agression sexuelle par exemple).

Si au contraire cette énergie sexuelle rencontre sur sa route une zone de socialisation « normale », un bon apprentissage des règles, une capacité affective développée, l'acte résultant sera parfaitement socialisé et s'assimilera à une action «normale» (séduction respectueuse).

Si à présent, l'instinct sexuel rencontre une zone de socialisation fortement axée sur la répression libidinale, cette énergie contenue sera vraisemblablement détournée vers l'idéalisation du sujet désiré.
A ce moment là, l'appétit sexuel originel, a de fortes chances d'être sublimé en poésie, en roman, ou en oeuvre d'art, par exemple.

Imaginons maintenant cette pulsion sexuelle rencontrant des zones fortement spiritualisée, capable d'assécher pour ainsi dire, toutes les poussées relatives aux instincts, aux désirs, aux jugements, aux attachements, comme c'est le cas chez l'ascète par exemple.

Dans cette position cérébrale, l'attitude de cet être humain sera celui du « saint » face à son prochain. Une attitude vide d'agressivité, de pulsions et de désirs, mais remplie d'amour absolu.  Le cerveau de l'individu dans cet état, sera directement relié à l'énergie spirituelle amour laissant les autres zones cérébrales inactives.

De l'extinction des pulsions à l'éveil

Arrivé au terme de cet exemple, nous comprenons alors pourquoi l'énergie originelle (le divin), moteur de tout être et de toute chose, ne peut être qu'une "essence d'amour absolu".

Puisque l'esprit, quand il se retrouve vide de pulsions, de désirs, d'attachements, de jugements (c'est le cas dans l'expérience extatique), est entièrement voué à l'amour (au sens mystique du terme), l'énergie originelle à laquelle il est connecté de façon pure et directe,  est forcément de l'amour sous forme absolue ... Et l'être devient alors dans l'extase, la simple et pure incarnation de cette énergie originelle.

vérité

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Les choses se passent comme si un immense courant de conscience [ ... ] avait traversé la matière pour l’entraîner à l’organisation et pour faire d’elle [ ... ] un instrument de liberté. » (L’Énergie spirituelle ) Plus exactement, c’est une supraconscience qu’il convient de placer à l’origine de la vie et de son évolution, car la conscience humaine individuelle, telle que nous l’expérimentons ordinairement, n’en est qu’une manifestation particulière, limitée dans son ampleur et sa profondeur. Bergson

 

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