philosophie naïve du devenir humain

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Conscience
Introduction
Etats de conscience
Niveaux de conscience
Conscience et vérité
Conscience et négation d'autrui
Negation d'autrui, suite  [ ↗ ]
Conscience et morale
Conscience et cruauté
Conscience et cruauté, suite  [ ↗ ]
Conscience et science
Science suite  [ ↗ ]
Conscience ETRE-étant
ETRE-étant (suite)  [ ↗ ]
 

“La philosophie n'est autre chose que l'effort de l'esprit pour se rendre compte de l'évidence.” Jules Lagneau

Tout se joue dans notre esprit

tonizzoComme nous venons de l'entrevoir dans la page intitulée "perception", le CHAMP DE CONSCIENCE humain est vaste.

Il s'étend du sentiment plus ou moins confus d'exister et de voir exister des choses autour de nous ... Passe par la CONSCIENCE DISTINCTIVE, concentrée sur une chose précise ... Se hisse à la CONSCIENCE PSYCHOLOGIQUE, apte à plonger dans l'inconscient des choses ... Puis à la conscience MORALE, capable de concevoir l'universalité des choses ... Et s'épanouie dans la CONSCIENCE ABSOLUE de l'extatique en contemplation capable de ressentir la nature intime de la création.

Globalement, la conscience humaine est en évolution vers son absolu.

 

Ambiguïté philosophique

Tout d'abord, essayons de résoudre le problème rencontré par les scientifiques et les philosophes pour définir la CONSCIENCE.

Deux conceptions semblent s'affronter à ce sujet :

D'un côté, les théories qui font de la CONSCIENCE une activité PUREMENT BIOLOGIQUE, et de l'autre, celles qui en font un phénomène PUREMENT SPIRITUEL.

Selon nous, la conscience appartient aux 2 ordres.

Sous un certain mode, elle est le fruit de l'activité neuronale et synaptique, autrement dit le fruit d'un mécanisme agissant sur telle ou telle aire corticale pour produire nos divers états de conscience. Il s'agit donc d'une activité neurobiologique, une activité mécanique ...

Mais cette activité mécanique dépend entièrement de l'énergie animant nos neurones. L'ensemble de nos activités cérébrales s'arrêtent lorsque l'énergie du principe vital cesse d'alimenter les molécules composant notre cerveau. Notre esprit serait inerte s'il n'était activé par le PRINCIPE SUBATOMIQUE (quarks, cordes) identifié ici par notre philosophie comme étant une énergie spirituelle, l'énergie du DIVIN.

Ainsi, tout nos états de conscience émanent bien d'une activité biologique (le neuronal), mais ils dépendent totalement de L'ÉNERGIE SPIRITUELLE, sans laquelle notre CERVEAU resterait inerte.

En résumé, la conscience serait une activité biologique impulsée par une énergie spirituelle.

 

Schéma du processus de conscience

L'homme est obscur à lui-même cela est à savoir Alain

Le cerveau humain est constitué de toutes les étapes de son évolution.

Afin d'éclaircir notre raisonnement, nous allons schématiser de façon naïve les mécanismes à l'origine de la variété de nos états de CONSCIENCE.

Le CERVEAU HUMAIN n'a pas atteint son degré de complexité du jour au lendemain.

Son évolution s'est déroulée progressivement par l'ajout de nouvelles structures.

Notre cerveau est donc constitué de chaque étape de l'évolution psychique du VIVANT : bactérie, poisson, reptile, mammifère, homme.

A chaque stade correspond un niveau de CONSCIENCE.

Selon notre philosophie, à l'origine de tout phénomène psychique se trouve « L'ÉNERGIE SPIRITUELLE ».
Premier étage du cerveau. Elle active et anime toute les couches successives de notre encéphale.

Sur cette énergie, se constitue une sorte de tronc cérébral. Il est équivalent au cerveau de notre ancêtre bactérie. Il gère le fonctionnement moteur (pression sanguine, coeur, digestion, respiration, réflexe, etc.).
A ce stade-là, la CONSCIENCE reste au niveau de la CELLULE.
Elle n'agit pas sur la CONSCIENCE SUBJECTIVE humaine. (Nous ne sommes pas conscients de l'activité de nos organes).

Au-dessus de ce cerveau « cellulaire », vient s'empiler une sorte de cerveau « REPTILIEN ».
Celui-ci motive nos actions instinctives et nos réflexes innés. La conscience qu'il génère, résume les choses de façon instinctive : objet de crainte, d'indifférence, de désir ...
Par cet état de CONSCIENCE ANIMALE, nous voyons le monde sous l'angle du PRÉDATEUR, du DÉSIRANT, de la PROIE ...

La couche supérieure enfin, correspondrait au cerveau « MAMMIFÈRE ».
Elle est le siège des émotions, des sentiments, de la socialisation.

Chez l'homme, cet étage s'enrichit d'une sorte d'étage en « HUMAIN » étages constitués par un langage sophistiqué, des règles morales enseignées, des règles sociales particulières et des interdits abondants.

Ce nouvel étage du cerveau humain, permet de gérer et socialiser l'étage inférieur, autrement dit l'étage «  REPTILIEN ».

Par exemple, si la zone reptilienne  ne rencontrait pas sur son passage, de zone de contrôle, d'espace socialisant, comme c'est le cas chez les reptiles, L'HOMME réduirait ses actes à de l'instinctif brut (affût, attaque, fuite, copulation ...)

Le dernier étage du CERVEAU HUMAIN, autrement dit le CORTEX,  est majeur pour l'homme.

Il est à l'origine de toutes les spécificités de l'homme (Art, philosophie, technique, psychologie ...).
Son contenu n'est pas inné, mais acquis.
Il dépend entièrement de L'ÉDUCATION, de l'apprentissage, de la vie en société, comme le démontre les diverses histoires d'enfant sauvage.

L'éducation développe la CONSCIENCE.

Tout être humain, à partir du moment où il apparaît sur terre, est pris en charge par un système éducatif et socialisateur. Celui-ci construit dans cette  zone cérébrale malléable, les facultés psychiques typiques à l'être humain : langage, capacité d'obéir aux interdits à la morale, aux lois, disposition spirituelle ...

La zone cortex, est donc capable « d'humaniser » la sphère des instincts.

Chez l'homme, les instincts reptiliens n'agissent plus en tant que tels.
Même si mon instinct me commande de m'enfuir dans telle ou telle situation, mon CORTEX me permettra de relativiser et de temporiser.
Sous la pression de l'espace socialisateur, l'instinct devient  TENDANCE, DÉSIR, PULSION.

Tendance, désir, pulsion sont de mieux en mieux contrôlés par la zone humanisante en constante progression.

Un palier d'évolution a été franchi lorsque l'homme a abandonné les dieux guerriers, violents et injustes, pour un PRINCIPE DIVIN ABSOLU, un Dieu d'amour, de compassion et de bonté. Cette nouvelle conception a ouvert une « nouvelle voie neuronale » et la possibilité d'une conscience absolue.
Prenant sans doute racine en Inde et en Égypte, l'idée d'un principe créateur « amour absolu » semble avoir trouvé son essor dans le judaïsme, le platonisme et le bouddhisme, 500 ans avant JC, pour s'affiner encore avec le christianisme, le bouddhisme et l'islam.

A partir de ces grandes religions de l'absolu, les pulsions et les tendances de l'homme ont été combattues avec beaucoup plus de virulence. Les nouvelles valeurs idéales humaines se sont calquées sur celles de cette divinité absolu, c'est à dire sur L'AMOUR, le détachement, la justice, la BONTÉ, l'éveil, la GÉNÉROSITÉ, l'extase, la COMPASSION …

Depuis 2500 ans, ces valeurs supérieures sont vénérés par les hommes, vénérés aussi ceux d'entre nous tentant l'aventure de vouloir les incarner tout à fait (l'être humain renonçant à la vie futile, aux plaisirs et aux pulsions, capable d'incarner la bonté et la justice, est respecté et révéré par la majorité de ses semblables).
 
Nous sommes spontanément éblouis quand un être humain capable de faire preuve d'une absolue COMPASSION, d'une absolue bonté, capable d'abandonner une vie de pouvoir et de luxe au profit d'une VIE ASCÉTIQUE ... Nous sommes en Dieu de l'être capable de dire non à toute compromission, toute corruption au profit de l'éthique universelle.
 Et c'est valable en Orient, comme en Occident, en Asie comme en Amérique ou en Afrique.

Toutes les civilisations ayant pour Dieu ou PRINCIPE cet absolu d'amour (c'est à dire la majeure partie du monde), engendrent des êtres humains viscéralement admiratifs de ces valeurs absolues.

Ces valeurs suprêmes (AMOUR, BONTÉ, COMPASSION, JUSTICE ...) étant particulièrement dures à atteindre tout en étant désirées par la plupart d'entre-nous, elles servent de phare à l'humanité. 

Ces valeurs fascinantes attirent irrésistiblement l'être humain, et tracent inéluctablement  le chemin de l'humanité vers sa PERFECTION.

 

La mécanique du cerveau

La conscience n'est pas une chose, mais une certaine forme de l'expérience subjective et côté objectif, un certain mode de fonctionnement J. Delecour

Pour bien comprendre le mécanisme d'évolution de la CONSCIENCE, nous allons choisir un exemple un peu trivial.

Resituons préalablement, l'impulseur de toute activité cérébrale (donc de tout acte), comme émanant d'une énergie divine de nature AMOUR, (autrement dit, Dieu est à l'origine de toute action) c'est important pour la fin de l'exemple.

Un INDIVIDU aperçoit un autre individu du sexe qu'il trouve attirant.

Quelque chose en lui d'instinctif et d'inné le captive et l'incline à AGIR.

Si cette poussée instinctive ne rencontre à ce moment-là qu'une zone de SOCIALISATION FAIBLE, une éducation défaillante, des carences affectives, une morale et un sens des INTERDITS déficients, l'acte de cet individu peut devenir celui d'un PRÉDATEUR (une agression par exemple).

Si au contraire ce moteur instinctif rencontre sur sa route une zone de SOCIALISATION« normale », un apprentissage des règles convenable, une capacité affective développée, l'acte résultant sera parfaitement socialisé et s'assimilera à une action «normale» (SÉDUCTION RESPECTUEUSE).

Si à présent, l'énergie instinctive rencontre une zone de socialisation fortement axée sur la répression et l'inhibition SEXUELLE, à ce moment-là, toute cette énergie sexuelle contenue sera vraisemblablement transformer en idéalisation de cet autre.
A ce moment là, l'INSTINCT SEXUEL originel, a de fortes chances d'être sublimé en POÉSIE, en ROMAN, ou en OEUVRE D'ART, par exemple.

Imaginons maintenant cette zone socialisatrice, totalement inhibée et fortement spiritualisée, capable d'assécher pour ainsi dire, toutes les zones relatives aux instincts, aux pulsions, aux désirs, aux jugements, aux attachements, comme c'est le cas chez l'ascète par exemple.

Dans cette position cérébrale, l'attitude de cet être humain sera celui du « SAINT » face à son prochain. Une attitude vide d'agressivité, de pulsions et de désirs, mais remplie d'AMOUR ABSOLU.  Le cerveau de l'individu dans cet état, sera directement relié à l'énergie spirituelle AMOUR laissant les autres zones cérébrales inactives.

Arrivé au terme de cet exemple, nous comprenons alors pourquoi L'ÉNERGIE ORIGINELLE (le DIVIN), moteur de tout être et de toute chose, ne peut être qu'une ESSENCE D'AMOUR ABSOLU.

En effet, si l'esprit, lorsqu'il se retrouve vide de pulsions, de désirs, d'attachements, de jugements etc. (c'est le cas dans l'expérience extatique), est entièrement voué à L'AMOUR (au sens mystique du terme), cela signifie que l'énergie originelle à laquelle il est connecté de façon pure et directe,  est de l'amour sous forme absolue ... Car l'être devient alors dans l'extase, la simple et pure incarnation de cette énergie originelle.

vérité

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Les choses se passent comme si un immense courant de conscience [ ... ] avait traversé la matière pour l’entraîner à l’organisation et pour faire d’elle [ ... ] un instrument de liberté. » (L’Énergie spirituelle ) Plus exactement, c’est une supraconscience qu’il convient de placer à l’origine de la vie et de son évolution, car la conscience humaine individuelle, telle que nous l’expérimentons ordinairement, n’en est qu’une manifestation particulière, limitée dans son ampleur et sa profondeur. Bergson

 

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