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Nature de la conscience

biologique ou spirituelle ?

elke kristufekL'évolution de la conscience

Comme nous l'avons entrevu en page précédente, le champ de conscience humain est vaste.

Il débute par le sentiment plus ou moins confus d'exister ...
Passe par la conscience distinctive d'une chose...
S'élève jusqu'à la conscience psychologique d'autrui...
Puis à la conscience morale et universelle...
Pour s'épanouir en conscience absolue, celle de l'extatique en contemplation*.

* Une conscience délestée de ses attaches matérielles et de son ego

Ainsi décrites, les différentes couches de conscience, laissent apparaître une évolution vers l'absolu.

Mais au juste, qu'est-ce que la conscience ? Peut-on tout simplement la définir ?

Dans le cerveau humain

Selon Hoffding « il est impossible de donner de la conscience et de ses éléments une description ou une définition puisque ce sont les faits fondamentaux qui ne peuvent plus se ramener à rien de plus simple ».

Dans l'absolu.

Dans l'absolu, le philosophe danois a raison. Être conscient totalise le tout de l'individu. C'est la seule réalité dont il pourrait être sûr. Étant conscients, nous pouvons donner corps à notre existence, corps à autrui, à Dieu, à la création. Le déroulement de nos états de conscience, est la seule réalité objective.

Sous cet aspect, il est impossible d'affirmer l'existence d'autres choses en dehors de nos états de conscience. Impossible d'affirmer la réalité extérieure. La conscience représente alors la totalité des possibles. Elle contient tout. Y compris les limites au-delà desquelles plus rien ne peut être prouvé.

Dans la réalité.

Seulement, pour construire l'humanité, nous avons besoin de restreindre cette omnipotence. Nous devons admettre qu'il existe d'autres consciences. Autrement dit d'autres organismes en dehors de nous-même. Admettre l'existence du monde, de ses règles, de ses lois, de ses valeurs. En acceptant comme réelle l'extériorité, notre conscience devient alors une conscience parmi tant d'autres.

C'est du reste, la position la plus logique. Notre seule façon D'accepter les règles de l'humanité. Pour être un homme digne de ce nom, il faut croire à la réalité telle qu'elle s'offre à nous. Il faut accepter de jouer le jeu de l'existence. Autrement dit, il faut accepter De donner corps à la réalité extérieure. C'est notre position sur la mecaniqueuniverselle. Une position nous permettant de réfléchir au phénomène de la conscience. Et de pouvoir alors aider les scientifiques et les philosophes à définir cette merveilleuse subtilité.

Qu'est-ce que la conscience ?

Organique ou abstraite ?

cheri sambaDeux conceptions semblent prévaloir pour définir la conscience.

Certaines théories en font une activité

essentiellement biologique.
D'autres penchent pour un phénomène purement spirituel.

Selon nous, la conscience appartient aux 2 ordres.

  • Sous un certain mode, elle est le fruit d'une agitation neuronale et synaptique. Une activité chimique anime certaines zones cérébrales, produisant nos divers états de conscience. Il s'agit donc d'une activité neurobiologique...
  • Mais cette activité neuronale dépend entièrement de l'énergie qui l'alimente. Nos neurones s'agitent parce qu'ils sont «allaités » en quelques sortes, par un «principe vital ». Lorsque, par exemple, cette énergie cesse d'activer notre cerveau, l'ensemble de nos états de conscience disparaissent. Et c'est la mort.
    Sans cette énergie subatomique (quarks, électrons, cordes...) notre esprit serait inerte.
    Cette énergie, nous disons ici qu'elle est «spirituelle». « Elle ruisselle du divin, en flot continu.

Autrement dit, nos états de conscience découlent bien d'actions biologiques, mais leur activité dépend d'une énergie spirituelle. Les origines de cette mécanique sont peut-être plus mystiques qu'on ne le croirait écrit Henri Bergson.

Selon notre philosophie donc, la conscience est une activité biologique impulsée par une énergie spirituelle.

Les processus de conscience

Les étages du cerveau

"L'homme est obscur à lui-même cela est à savoir". Alain

L'évolution de la conscience s'inscrit dans l'évolution du cerveau humain. Le cerveau de l'homme est constitué de toutes les étapes de son évolution.

Pour éclaircir notre raisonnement, nous avons schématisé ces étapes de façon simple et naïve. Les termes employés sont donc à prendre à la légère.

Une construction à étape

Le cerveau humain actuel n'a pas atteint son degré de complexité, du jour au lendemain. Il est le résultat de la longue évolution du psychisme du vivant. De la bactérie, au poisson, au reptile, au mammifère, aux primate naturel, à l'homme. Chaque stade à enrichi l'esprit d'un niveau de conscience supérieur.

1/ Energie-Amour initiale

Au départ de toute activité cérébrale il y a une énergie, un influx. Selon notre philosophie, cette énergie est de nature « spirituelle » (Dieu).

Il s'agit de l'animateur de l'esprit en somme. Cette énergie active et anime toute les couches successives de notre encéphale.

2/ Cerveau cellulaire

Sur cette énergie, se constitue une sorte de base cérébrale. Un cerveau archaïque équivalent au cerveau de notre ancêtre bactérie. Il s'occupe de notre fonctionnement moteur.*

* pression sanguine, cœur , digestion, respiration, réflexe, etc.

Cette couche basique, gère également la vue, l'ouïe, l'odorat, le toucher.
Il s'agit d'une sorte de conscience organique. Elle se situe en deçà de la conscience subjective. Elle est reliée à la vie elle-même. Elle nous offre de vivre, de sentir, de voir, d'entendre, de façon simple, sans réflexion ni pulsion secondaire (domination, copulation). C'est une sorte de conscience originelle.
La volonté humaine n'a pas d'emprise sur cet état de conscience organique.

3/ Cerveau reptilien

Au-dessus de ce cerveau « cellulaire », vient s'empiler une sorte de cerveau « reptilien ».
Celui-ci motive nos instincts et nos réflexes innés. La conscience qu'il génère, résume les choses de façon instinctive (objet de crainte, d'indifférence, de copulation)...
Cette conscience animale, nous donne à voir le monde sous l'angle du prédateur, de la proie, du copulateur ...c'est l'étage ou s'engendre la violence, l'agressivité, le désir, la peur ..

L'individu peut agir sur cet étage de conscience. Il peut bloquer son désir, maîtriser sa peur, s'interdire d'utiliser autrui comme une proie. Bien qu'animale, cette couche de conscience appartient, d'une certaine façon, à la conscience subjective. Le sujet peut l'orienter s'il en a l'envie et les moyens.

4/ Cerveau mammifère

Au-dessus de cette conscience reptilienne, se positionne la conscience mammifère.
Elle est le siège des émotions, des sentiments, de la socialisation, de l'amitié, de l'affection etc. Cette zone de conscience est également autonome (nos sentiments s'imposent à nous), mais l'éducation, la volonté, peuvent quand même agir dessus.
Par exemple, on peux rompre définitivement avec toute socialisation (l'ermite) ou développer son coefficient émotionnel, ou aider un délinquant à saisir le mal qu'il à fait à sa victime.

5/ Zone de contrôle humaine

À l'intérieur de cette couche mammifère, l'homme s'est doté de zones particulières. Des zones typiquement humaines. Le langage, la volonté, l'intelligence, l'aptitude morale et éthique etc., habitent ces espaces cérébraux. Grâce à ces facultés, l'homme parvient à obéir aux règles morales et sociales de la société. En obéissant à ces règles humaines, il s'est octroyé la maîtrise des zones reptiliennes et mammifères.

Imaginons la scène suivante.

Un individu perçoit un objet ne lui appartenant pas qui lui fait envie. Toutes les conditions sont réunies pour qu'il puisse le dérober. Sa nature prédatrice va le pousser dans ce sens. Mais cette pulsion doit également traverser une zone de sociabilité. Une zone où s'interposent les interdits, la morale, la peur du gendarme, le sentiment de responsabilité etc. Cette zone cérébrale nous interdit d'accomplir certaines actions contraires aux valeurs humaines (dont le vol fait parti).

Si l'homme ignorait cet espace socialisant, ses actes se réduiraient à ceux de la nature (prédation, affût, attaque, fuite, copulation, domination etc.) et l'acte qui découlerait de ce cas de figure, serait le vol.

Fort heureusement, pour la majorité humaine, la zone de sociabilisation est déjà bien développée. Voilà pourquoi la plupart d'entre nous se refusent aux actes négatifs. Quand au petit pourcentage qui succombera à la tentation, il permet à la société d'évoluer. Il l'aide à améliorer le droit la loi, la sanction, le soin etc. (Voir chapitre sur le mal)

6/ Le cortex humain

Le dernier étage humain, c'est le cortex.

Présent chez d'autres mammifères, il abonde chez l'homme. Grâce à lui, notre espèce a élaboré toutes ses spécificités. L'art, la philosophie, la technique, la psychologie, résultent de son évolution. Son contenu n'est pas inné mais acquis. Il se remplit par l'éducation, l'apprentissage, la socialisation, la législation etc. Quand il n'est pas stimulé, aucune humanisation n'est possible (comme les histoires d'enfants sauvages le démontrent).

Le cortex humanisant

L'éducation développe la conscience.

tonizzo"L'homme a deux oreilles et une seule langue, pour écouter deux fois plus qu'il ne parle". Zenon.

Dès sa naissance, l'être humain est pris en charge par un système éducatif et socialisant. L'éducation bâtit dans cette couche malléable, les grandes facultés humaines*.

*Le langage, la volonté, la connaissance des interdits, de la morale, des lois, y sont engrangés. Les facultés intellectuelles et spirituelles, également...

Le gendarme cérébral

Chez l'homme, grâce au cortex, les instincts reptiliens n'agissent plus en tant que tels. Ils sont transformés en pulsions et en tendances. Sur ces pulsions et tendances,l'homme peut intervenir.

Depuis des millénaires, cette «sphère de contrôle» (le cortex) est en constante progression. Elle acquiert de plus en plus d'autorité sur les régions reptiliennes et mammifères.

Même si mon instinct veut s'accaparer l'objet de mon voisin, le cortex me l'interdira. Il me permettra de réfléchir aux conséquences. De tenir compte d'autrui et de réfréner ainsi mon impulsion.

La grande étape

Les grandes évolutions humaines ont également une influence sur le cerveau. Les découvertes technologiques contraignent notre cerveau à acquérir une certaine maîtrise de lui-même*.

*Nous devons à présent, être sans cesse attentifs, concentrés et vigilants. Concentrés et vigilants dans nos travaux domestiques ou professionnels, vigilants dans la rue, à l'école, en voyage etc.

Mais la plus grande influence nous vient des découvertes spirituelles.

Des grandes religions

C'est le cas par exemple des apports du monothéisme et des grandes religions asiatiques.

Pour la première fois, un principe «d'amour absolu» devenait l'horizon de l'homme. Il remplaçait les divinités grecques, romaines et leur cortège de monstruosités possibles. Il amenait avec lui la compassion, la bonté, le pardon. Ces nouvelles valeurs supplantaient les notions inverses (la vengeance, la cruauté, la domination, etc.).

Un exemple à suivre

Ce divin idéal devenait la nouvelle icône à suivre.
Pour se rapprocher de lui, l'humanité devait réfréner de plus en plus ses pulsions primaires et les saints montraient l'exemple. En faisant la jonction avec le divin, les grands mystiques ont ouvert une « nouvelle voie neuronale ». Et cette voie royale nous ouvre les portes de la conscience absolue.

Conscience et absolu

Religion, extase et conscience

jean marc tonizzoHindouisme, judaïsme etc.

S'enracinant sans doute en Inde et en Égypte, l'idée d'un principe créateur unique s'est répandue. Cette nouvelle forme de divinité amenait avec elle, le concept d'Amour absolu. L'hindouisme, le judaïsme, en ont été les premiers grands véhicules. Grâce à ces religions mères, ces valeurs se sont encore diffusées et affinées. Par le platonisme, le bouddhisme le christianisme et l'islam, elles se sont répandues sur toute l'humanité.

A partir de ces grandes spiritualités, les pulsions « négatives » ont été combattues de façon plus virulente.

De ce nouveau divin, de nouvelles «valeurs idéales humaines» sont nées. L'amour, le détachement, la justice, la bonté, l'éveil, la générosité, l'extase, la compassion, n'ont cessé d'être exalté.

Un nouvel idéal à atteindre

Depuis 2500 ans, ces valeurs supérieures sont vénérées par les hommes. Et les rares individus* aptes à les incarner sont également vénérés.

*Les saints, les vrais héros, les sages...

La plupart d'entre nous sommes éblouis par les gens capables de refléter la bonté et la justice (malgré l'exaltation passagère des valeurs injustes par le néo libéralisme et la télévision).

Même l'ironique, dans le secret de son cœur, est fasciné par les grands «saints » modernes renonçant aux futilités, aux plaisirs, aux pulsions, au pouvoir au luxe pour une vie d'ascète ... Nous sommes à peu prés tous admiratifs des actions de Mère Teresa, de Soeur Emmanuelle, de l'Abbé Pierre ou du Père Pedro.

La majorité humaine

Ces vertus suprêmes (amour, bonté, compassion, justice) sont dures à atteindre. Elles servent pourtant de phare à l'humanité. C'est valable en Orient et en Occident, en Asie, en Amérique comme en Afrique. En attirant irrésistiblement l'être humain vers elles, ces valeurs fascinantes tracent inéluctablement la route de l'humanité vers sa perfection.

La mécanique du cerveau

Les différentes zones du cerveau

"La conscience n'est pas une chose, mais une certaine forme de l'expérience subjective et côté objectif, un certain mode de fonctionnement" J. Delecour

Pour bien comprendre le mécanisme d'évolution de la conscience, nous allons choisir un exemple un peu trivial.

A l'origine de toute activité cérébrale, avons nous dit se trouve l'énergie divine (Dieu). Sa nature est amour. Cette énergie est à l'origine de toute action.

Imaginons ce cas de figure

Un individu aperçoit une personne. L'énergie initiale le pousse à agir.

Premier cas de figure

Cette force spontanée traverse une zone corticale mal socialisée. Une zone faiblement éduquée, avec des carences affectives et morales particulièrement prononcées. L'acte de cet individu peut alors devenir celui d'un prédateur. Une agression sexuelle par exemple.

Deuxième cas de figure

Cette énergie initiale rencontre sur sa route une zone de socialisation « normale ». Un bon apprentissage des règles. Une capacité affective développée. L'acte en résultant aura alors toutes les chances d'être parfaitement socialisé. Par exemple une séduction respectueuse.

Troisième cas de figure

Cette énergie première rencontre une zone de socialisation fortement axée sur la répression libidinale. Un cortex considérablement imbibé d'inhibition. L'énergie initiale sera alors vraisemblablement détournée vers l'idéalisation du sujet désiré.
A ce moment là, l'appétit sexuel basique, a de fortes chances d'être sublimé et transformé en poésie, en roman, ou en œuvre d'art, par exemple.

Quatrième cas de figure

Imaginons à présent cette énergie motrice rencontrant des zones fortement spiritualisées. Des zones ayant asséché pour ainsi dire, toutes les poussées relatives aux instincts. Des zones ayant tari les désirs, les jugements, les attachements*, etc.

*comme c'est le cas pour l'ascète par exemple.

Dans cette position cérébrale, l'attitude de cet être humain sera celui du « saint ». Une attitude vide d'agressivité et de pulsion, mais remplie d'amour absolu. Le cerveau de l'individu dans cet état, sera directement relié à l'énergie spirituelle (l'amour). Toutes les autres zones cérébrales seront inactivées et le saint diffusera vers cette personne un amour totalement vide de sexualité, d'ego, de désir.

En résumé.

Des pulsions à l'éveil

En résumé, les diverses couches du cerveau conduisent l'humain vers toujours plus d'humanité. Cette évolution n'est pas vide de sens. Elle marque la montée de la conscience du subjectif vers l'objectif. Dans cette dernière position, la conscience, vide de sa partie reptilienne, accueille le monde d'une façon pure. Elle est directement animée par le principe divin. C'est l'état extatique.

L'être en extase devient alors la simple et pure incarnation de cette énergie originelle.

2001

vérité

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jules lagneau

La philosophie n'est autre chose que l'effort de l'esprit pour se rendre compte de l'évidence. Jules Lagneau

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