philosophie naïve du devenir humain

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Conscience
Introduction
Etats de conscience
Niveaux de conscience
Conscience et vérité
Conscience et négation d'autrui
Negation d'autrui, suite  [ ↗ ]
Conscience et morale
Conscience et cruauté
Conscience et cruauté, suite  [ ↗ ]
Conscience et science
Science suite  [ ↗ ]
Conscience ETRE-étant
ETRE-étant (suite)  [ ↗ ]
 

Je ne crois point, au sens philosophique du terme, à la liberté de l'homme. Chacun agit non seulement sous une contrainte extérieure, mais aussi d'après une nécessité intérieure. Einstein

 

La conscience morale

Un peuple sans superstition serait philosophe, et les philosophes ne veulent jamais obéir. Giovanni Casanova Encadrée par la morale, la colonne humaine avance vers sa destinée positive. Jmt

A partir du moment où l'humanité a séparé les actions humaines en deux catégories, celles qui sont « mal et interdites » et celles qui sont « bien et autorisées », elle a posé les bases de ce qui deviendra plus tard la MORALE.

A partir de ce point de rupture, notre espèce s'est véritablement distinguée des MOEURS de la NATURE.

Cette conscience morale acquise par l'humanité, l'homme n'a cessé de la faire progresser.

Clanique, élitiste et primaire, la CONSCIENCE MORALE était, dans ses débuts, principalement destiné à asseoir et à maintenir les prérogatives des dominants.

Ensuite, s ous l'impulsion du RELIGIEUX, la conscience humaine, s'est hissé à L'UNIVERSEL.

Les grandes religions ont progressivement inversé le code des valeurs de la nature.
Elles ont critiqué la violence, le goût du pouvoir, l'abus du faible etc., pour valoriser au contraire le non violent, le spirituel, l'altruisme, l'amour du prochain, le dénuement.

Grâce à cet apport magistral, l'espèce humaine a pu s'extraire des lois de la nature pour entamer une évolution progressive vers la justice, l'universalité et l'égalité.

 

Rôle de la conscience morale

Toute la philosophie […] n’est fondée que sur deux choses, sur ce qu’on a l’esprit curieux et les yeux mauvais. Fontenelle La CONSCIENCE MORALE est une des facultés les plus importantes de l'évolution humaine.

Grâce à elle, l'homme apprend peu à peu à réfréner ses pulsions et à s'humaniser de mieux en mieux. L'ensemble de cette humanisation progressive, dirige l'humanité dans le sens de sa perfection.

Pour la majorité d'entre nous, chacune de nos actions importantes s'accompagne d'un SENTIMENT de BONNE ou de MAUVAISE CONSCIENCE.

Ces sentiments intimes, récompensent nos bonnes actions par le PLAISIR de la bonne conscience, la satisfaction de soi et l'amour reçu d'autrui. Ils punissent nos mauvaises actions, par la souffrance de la MAUVAISE CONSCIENCE, le REMORDS, la CULPABILITÉ et la réprobation d'autrui.

La mauvaise foi n'empêche pas la mauvaise conscience, le remords et la culpabilité de faire son oeuvre, elle plonge simplement ce travail dans l'inconscient.

Tout être humain correctement éduqué et à la sensibilité normalement épanouie, ressent de la PLÉNITUDE et une forme de BONHEUR après avoir accompli une action généreuse envers autrui.

Ce même humain au contraire, éprouvera une sensation de vide, de TORTURE et de DÉSESPOIR, après avoir transgressé L'ÉTHIQUE humaine ou fait souffrir ses congénères.

Les cas pathologiques d'insensibilité totale à la morale et à autrui, sont rares. Ces exceptions semblent dépendre entièrement de l'acquis, des carences affectives, éducatives etc. Autrement dit, selon notre philosophie et à la suite de Platon, aucun être humain n'est « naturellement » mauvais. Il n'y a que des enfants anémiés en amour.

La conscience morale dirige donc les actions de l'ensemble humain à l'aide de symptômes allant du plaisir à la souffrance.

Si la conscience morale offre du plaisir pour récompenser nos actes généreux, nos actes d'amour, et de la souffrance pour nos actes transgressants, nous pouvons alors en déduire son objectif : diriger l'humanité vers l'amour.

 

Généalogie de la morale

Ni la science, ni l'art, ne franchissent d'eux même le seuil de la moralité L. Brunschvicg

De la MORALE ANIMALE , à la MORALE ENSEIGNÉE.

Pour la plus grande part, l'évolution de la morale humaine est le fruit de la CONSCIENCE.

Notre conscience, en élargissant constamment son champ de vision et d'action (du narcissisme à l'universalisme), a imaginé puis déployé progressivement les grandes valeurs morales pour les conduire jusqu'au stade ou nous la connaissons aujourd'hui dans l'humanité.

Si l'évolution de la MORALE est le fruit de la conscience, la morale humaine en elle-même, tire son origine d'une sorte de morale instinctive préexistante à l'apparition de l'humanité. L'origine de notre morale est, selon nous, pré humaine en quelque sorte.

En effet, il existe déjà dans la nature, une sorte de MORALE naturelle, une morale de l'instinct, régissant l'ensemble du règne du vivant.

Cette MORALE INSTINCTIVE oblige par exemple le dominant primate naturel, à ne pas être cruel gratuitement envers ses subordonnés même s'il en a physiquement et socialement les moyens.

Peu importe que les scientifiques considèrent cette « morale instinctive » comme obéissant à une NÉCESSITÉ (l'économie d'énergie par exemple) car nous pourrions en dire tout autant de la morale humaine.
Cette morale fait partie du système vivant (la nature commence par le bien dit Kant, car elle est l'oeuvre de dieu, la liberté commence par le mal car elle est l'oeuvre de l'homme).

Autrement dit, notre conscience morale tire selon nous, son origine dans une sorte «d'instinct du bien » déjà présent chez notre ancêtre primate.

 

L'origine des origines

La philosophie n'est autre chose que l'effort de l'esprit pour se rendre compte de l'évidence. Jules Lagneau

Mais la GÉNÉALOGIE de la morale ne s'arrête pas là.

En effet, cet instinct moral primate est lui-même issu d'un instinct moral encore plus primitif. Il remonte à l'instinct obligeant notre ancêtre reptile à ne pas tuer gratuitement mais seulement pour manger ou se défendre.

Cet INSTINCT MORAL REPTILE descend lui aussi d'un instinct moral antérieur celui de notre premier ancêtre ; la bactérie dont on sait qu'elle est capable, entre autre d'agir envers ses semblables en osmose, en symbiose ou en commensalisme.
Nous émettons donc des réserves quant à l'idée de Darwin selon laquelle ; l'homme est l'être unique auquel on puisse avec certitude reconnaître la faculté morale et cela constituerait selon lui, la plus grande de toutes les distinctions que l'on puisse faire entre les animaux et l'homme)

La SYMBIOSE ou L'OSMOSE pratiquées par les bactéries, constitue a mon sens, l'embryon de ce que nous appelons ; l'amitié, l'égalité ou l'amour d’autrui,constituants essentiels de notre morale.

Sans cette MORALE INITIALE, jouant le rôle de principe modérateur, notre écosystème n'aurait pas pu se construire. En effet, si ce système régulateur n'existait pas chez les prédateurs, s'ils pouvaient tuer gratuitement et par plaisir, ils auraient éliminé dans un premier temps l'ensemble de leurs proies, et se seraient ensuite sans doute éliminés eux-même jusqu'à extinction totale du règne animal.

Et de la même façon, si la morale humaine n'était pas plus puissante que l'envie génocidaire de l'homme, celui-ci serait déjà parvenu à exterminer des peuples tout entiers et donc finalement à s'exterminer lui-même.

Seulement malgré la haine et malgré le désir de vouloir rayer du monde l'autre, cet autre perdure, résiste et résistera jusqu'à ce que la paix universelle se soit installée.

Le mécanisme de transformation de l'animal en humain s'accompagne de la perte progressive des instincts au profit des valeurs.
Par exemple, L'INSTINCT SEXUEL plus ou moins irrépressible dans la nature, est maîtrisé de mieux en mieux par L'HOMME CIVILISÉ qui le dilue de plus en plus dans la VALEUR AMOUR.

De la même façon, l'être humain, en quittant le royaume des pulsions, remplace progressivement « l'instinct du bien », par la valeur morale et la loi humaine interdisant à l'homme de tuer ..

 

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