| Je ne crois point, au sens
philosophique du terme, à la liberté de l'homme.
Chacun agit non seulement sous une contrainte extérieure,
mais aussi d'après une nécessité intérieure.
Einstein
La conscience morale
Un peuple sans superstition serait philosophe, et les philosophes
ne veulent jamais obéir. Giovanni Casanova Encadrée
par la morale, la
colonne humaine avance vers sa destinée positive. Jmt
A partir du
moment où l'humanité a séparé les
actions humaines en deux catégories, celles qui sont «
mal et
interdites » et celles qui sont « bien et
autorisées », elle a posé les bases
de ce qui deviendra plus tard la MORALE.
A partir de ce point de rupture, notre espèce
s'est véritablement distinguée des MOEURS de la NATURE.
Cette conscience morale acquise par l'humanité,
l'homme n'a cessé de la faire progresser.
Clanique, élitiste et primaire,
la CONSCIENCE MORALE était, dans ses débuts, principalement
destiné à asseoir et à maintenir les prérogatives
des dominants.
Ensuite, s ous l'impulsion du RELIGIEUX, la conscience humaine, s'est hissé
à L'UNIVERSEL.
Les grandes religions ont progressivement inversé
le code des valeurs de la nature.
Elles ont critiqué la violence, le goût du pouvoir,
l'abus du faible etc., pour valoriser au contraire le non violent,
le spirituel, l'altruisme, l'amour du prochain, le dénuement.
Grâce à cet apport magistral, l'espèce humaine
a pu s'extraire des lois de la nature pour entamer une évolution
progressive vers la justice, l'universalité
et l'égalité.
Rôle de la conscience morale
Toute la philosophie […] n’est
fondée que sur
deux choses, sur ce qu’on a l’esprit curieux et les
yeux mauvais. Fontenelle La
CONSCIENCE MORALE est une des facultés les plus importantes
de l'évolution
humaine.
Grâce à elle, l'homme apprend peu à peu à
réfréner ses pulsions et à s'humaniser
de mieux en mieux. L'ensemble de cette humanisation progressive,
dirige l'humanité dans le sens de sa perfection.
Pour la majorité d'entre nous, chacune de nos actions
importantes s'accompagne d'un SENTIMENT de BONNE ou
de MAUVAISE CONSCIENCE.
Ces sentiments intimes, récompensent nos bonnes actions
par le PLAISIR de la bonne conscience,
la satisfaction de soi et l'amour
reçu d'autrui. Ils punissent nos mauvaises actions, par la souffrance de la
MAUVAISE CONSCIENCE,
le REMORDS, la CULPABILITÉ
et la réprobation d'autrui.
La mauvaise foi n'empêche pas la mauvaise
conscience, le remords et
la culpabilité de faire
son oeuvre, elle plonge simplement ce travail dans l'inconscient.
Tout être
humain correctement éduqué et à
la sensibilité normalement épanouie, ressent de la
PLÉNITUDE et une forme de BONHEUR après avoir accompli
une action généreuse envers autrui.
Ce même
humain au contraire, éprouvera une sensation
de vide, de TORTURE et de DÉSESPOIR, après avoir
transgressé
L'ÉTHIQUE humaine ou fait
souffrir ses congénères.
Les cas pathologiques d'insensibilité
totale à la morale et à autrui, sont rares. Ces exceptions
semblent dépendre entièrement de l'acquis, des carences
affectives, éducatives etc. Autrement dit, selon notre philosophie et à la suite de Platon, aucun être humain n'est « naturellement » mauvais. Il n'y
a que des enfants anémiés en amour.
La conscience morale dirige donc les actions de
l'ensemble humain à l'aide de symptômes allant du plaisir à la
souffrance.
Si la conscience morale offre du plaisir
pour récompenser nos actes généreux,
nos actes d'amour, et
de la souffrance pour nos actes transgressants, nous pouvons alors en
déduire son objectif : diriger l'humanité vers
l'amour.
Généalogie de la morale
Ni la science, ni l'art, ne franchissent d'eux
même le seuil de la moralité L. Brunschvicg
De
la MORALE ANIMALE , à la MORALE ENSEIGNÉE.
Pour la plus grande part, l'évolution de la morale humaine
est le fruit de la CONSCIENCE.
Notre
conscience, en élargissant constamment son champ de vision
et d'action (du narcissisme à l'universalisme), a imaginé puis déployé progressivement
les grandes valeurs morales pour les conduire jusqu'au stade
ou nous la connaissons aujourd'hui dans l'humanité.
Si l'évolution de la MORALE est le fruit de la conscience,
la morale humaine en elle-même, tire son origine d'une sorte
de morale instinctive préexistante à l'apparition
de l'humanité. L'origine de notre morale est, selon nous, pré humaine
en quelque sorte.
En effet, il existe déjà dans la nature, une sorte
de MORALE naturelle, une morale
de l'instinct, régissant l'ensemble du règne du vivant.
Cette MORALE INSTINCTIVE
oblige par exemple le dominant primate naturel, à ne pas
être cruel gratuitement envers ses subordonnés même
s'il en a physiquement et socialement les moyens.
Peu importe que les scientifiques considèrent cette « morale instinctive »
comme obéissant à une NÉCESSITÉ (l'économie
d'énergie par exemple) car nous pourrions en dire tout
autant de la morale humaine.
Cette morale fait partie du système
vivant (la nature commence par le bien
dit Kant,
car elle est l'oeuvre de dieu, la liberté
commence par le mal car elle est l'oeuvre de l'homme).
Autrement dit, notre conscience morale
tire selon nous, son origine dans une sorte «d'instinct
du bien » déjà présent chez notre ancêtre
primate.
L'origine des origines
La philosophie n'est autre chose
que l'effort de l'esprit pour se rendre compte
de l'évidence. Jules Lagneau
Mais
la GÉNÉALOGIE de la morale
ne s'arrête
pas là.
En effet, cet instinct moral primate est lui-même issu d'un
instinct moral encore plus primitif. Il remonte à l'instinct obligeant notre ancêtre
reptile à ne pas tuer gratuitement mais seulement pour manger
ou se défendre.
Cet INSTINCT MORAL REPTILE descend lui aussi d'un instinct moral antérieur celui de notre premier ancêtre ; la bactérie
dont on sait qu'elle est capable, entre autre d'agir envers ses
semblables
en osmose, en symbiose ou en commensalisme.
Nous émettons
donc des réserves quant à l'idée de Darwin
selon laquelle ; l'homme est l'être unique auquel on puisse
avec certitude reconnaître la faculté morale et cela
constituerait selon lui, la plus grande de toutes les distinctions
que l'on puisse faire entre les animaux et l'homme)
La SYMBIOSE ou L'OSMOSE pratiquées par les bactéries,
constitue a mon sens, l'embryon de ce que nous appelons ; l'amitié,
l'égalité ou l'amour d’autrui,constituants
essentiels de notre morale.
Sans cette MORALE INITIALE, jouant le rôle de principe modérateur,
notre écosystème n'aurait pas pu se construire. En effet,
si ce système régulateur n'existait pas chez les prédateurs,
s'ils pouvaient tuer gratuitement et par plaisir, ils auraient éliminé dans un premier temps l'ensemble de leurs
proies, et se seraient ensuite sans doute éliminés eux-même
jusqu'à extinction totale du règne animal.
Et de la même façon, si la morale humaine n'était
pas plus puissante que l'envie génocidaire de l'homme, celui-ci
serait déjà parvenu à exterminer des peuples
tout entiers et donc finalement à s'exterminer lui-même.
Seulement malgré la haine et malgré le désir
de vouloir rayer du monde l'autre, cet autre perdure, résiste
et résistera jusqu'à ce que la paix universelle se
soit installée.
Le mécanisme de transformation de l'animal en humain s'accompagne
de la perte progressive des instincts au profit des valeurs.
Par exemple, L'INSTINCT SEXUEL plus ou moins irrépressible
dans la nature, est maîtrisé
de mieux en mieux par L'HOMME CIVILISÉ qui le dilue de plus en plus dans la VALEUR AMOUR.
De la même façon, l'être
humain, en quittant le royaume des pulsions, remplace progressivement
« l'instinct du bien »,
par la valeur morale et la loi humaine interdisant à l'homme
de tuer ..
cruauté
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