philosophie naïve du devenir humain
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Conscience
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L'eugénisme passif
La vache folle
 

Vous avez noté qu'on dit un steak de boeuf, une côte de boeuf, un rôti de boeuf .. mais dès que le bestiaux semble suspect, c'est la vache qui devient folle Guy Bedos

science et industrie

L'alliance de la science et du marché

Les vaches folles rendent les boucher anxieux ! un malheur n'arrive jamais seul R. ToporSans un puissant enseignement éthique dans les fac de science, sans la présence forte de l'éthique dans les médias, le marché, la politique, sans la présence massive de la conscience, du bon sens, et des valeurs humaines au sein de l'humanité, l'utilisation des scientifiques par l'industrie, le militaire ou le politique, peut conduire à de véritables monstruosités.

Plus de 100 ans après qu'Auguste Comte ait pu écrire : « la classe des ingénieurs sera sans doute l'agent direct et nécessaire de la coalition entre les savants et les industriels par laquelle seul pourra commencer directement le nouveau système social » il est encore difficile de s'en réjouir.

Au contraire, la coalition entre science et industrie, deux types de caractères pragmatiques, rationnels et faiblement spiritualisés , pose de plus en plus de problèmes à l'humanité. Ce n'est pas la classe des ingénieurs qui doit servir d'agent direct entre l'industrie et la science, mais l'ensemble des corporations liées à la spiritualité (philosophie, religion).

Autrement dit, une circulation d'idées et de point de vue devrait s'établir entre les positions contraintes aux cartésiens (les sciences par exemple) et les valeurs plus profondes comme celles des peuples dit « premiers », celles de l'ensemble des spiritualités et celles des philosophies.

Le monde devenant de plus en plus pointu et automatisé, la créativité humaine devrait baigner dans une amniotique de conscience et de sens.

 

La Vache folle

Une des grandes aberrations découlant de l'association inconsciente entre science et industrie, c'est l'élevage intensif.

L'engrenage de la rentabilité, les surenchères sur le raccourcissement des phases de croissance, et l'éloignement du spirituel ont fait perdre de vue à la filière scientifico industrielle, la nature même des animaux dont elle a la charge. Elle oublie également qu'elle doit viser le bien de l'humanité et non pas la seule expansion de la science et de l'industrie.

Le bien de l'humanité

Là où il aurait été nécessaire de considérer les animaux d'élevage (vaches, cochon ...), comme des animaux sociaux disposant d'un esprit, habitués à à vivre au contact les uns des autres et au contact des hommes, les groupes industriels les a résumés à des kilos de chair, et de marges bénéficiaires.

Là où il aurait été nécessaire de considérer le consommateur comme un être humain à choyer et à préserver, un être humain à qui il faut fournir une alimentation saine, la filière agroalimentaire, l'a considéré prioritairement comme un potentiel d'enrichissement.

Ce n'est pas le principe de l'élevage rationalisé ni le désir d'augmenter la productivité, qui sont à remettre en cause. C'est la conscience du monde scientifique et industriel qu'il faut élargir et éveiller.

Et c'est du côté de l'inconscience, du manque de spiritualité, et de la compulsivité du marché, qu'il faut se tourner pour comprendre comment nous en sommes arrivés, par exemple, au problème de la vache folle.

 

L'idiotie de l'élevage intensif

Qu'observons nous depuis quelques dizaines d'années :

Le marché nihiliste (dans le sens où il n'a pas en tête le sens de l'humanité), surmené par une compétition sans véritable morale, a perdu de vue la dimension spirituelle du vivant.

Dès lors, le vivant est confondu avec le végétal, le minéral, l'objet, la matière inerte.

Pour accroître son enrichissement, ce monde industriel (assisté du monde scientifique), imagine alors de nouvelles stratégies.

D'un côté une alimentation aberrante les farines animales
et de l'autre un élevage cruel : l'élevage intensif (cruel dans la mesure ou il ne tient pas compte de la nature « animal social » des animaux).

Selon moi, si l'abberation des farines animales, minérales et de synthèses, porte une grande part de responsabilité dans l'apparition de l'encéphalopathie spongiforme, la torture subit par les veaux depuis les débuts de l'élevage intensif, a une influence sur le boulrsement du cerveau des vaches d'élevages.

Curieusement cette possibilité n'a semble-t-il pas été entrevue.

Pourtant il suffit de réfléchir aux conditions d'isolement dont sont victimes les animaux élevés dans les structures intensives pour comprendre qu'il y a de quoi rendre fou des êtres vivants essentiellement sociaux ...

Imaginons un instant, un tout petit veau, isolé de sa mère quelques jours après sa naissance, enfermé dans un espace réduit, sans contact maternel, sans connaître la lumière du jour, sans relations sociales, sans relation affective avec le mammifère homme son propriétaire ... Imaginez cet être vivant interdit d'exprimer ses émotions, ses sentiments, sa joie de gambader, de jouer avec ses congénères, de ressentir la présence rassurante de sa mère et bien souvent torturés pour ne pas gêner le système de production. solice/exploitations

N'y a-t-il pas là des raisons suffisantes pour conduire un cerveau mammifère à la folie ?

La vache, le veau, le porc, sont des mammifères sociabilisés, nous le savons depuis longtemps. Ils ont besoin de contact et d'affection avec leurs congénères et avec les hommes.

Imaginez par exemple que l'on sépare les bébés humains quelques jours après leur naissance et qu'on les prive à partir de là, de tout contact social jusqu'a leur adolescence (c'est le principe de l'élevage intensif) ... ne développeraient-ils pas de sérieux problèmes psychologiques ?

Imaginez à présent qu'en utilisant la procréation artificielle, on transmette ces problèmes psychologiques de génération en génération, pendant 30 ou 40 ans ... cette folie due à la torture mentale, ne se transformerait-elle pas alors, en problème neurologique génétique en folie génétique ?

La folie des acteurs de l'élevage intensif

La perte de conscience du marché.

L'inconscience du monde de l'agro alimentaire à conduit l'humanité à des aberrations telles que celle-ci :

La vache développe une maladie.
Cette maladie s'avère dangereuse pour les hommes.
Le système doit exterminer des millions d'être vivants (vaches).
Pour ne pas accentuer la déstabilisation de la filière bovine, les médias en parlent froidement, sans compassion comme s'il s'agissait d'objet (ce qui contribue à déshumaniser encore plus l'humanité).
Ensuite, la science pour découvrir un vaccin contre une maladie qu'elle à aidée à crée, doit faire des expériences sur d'autres êtres vivants (souris, vaches, singes) et finalement les exterminer eux aussi.

Dans un monde correctement humanisé, ce mécanisme devrait soulever indignation et réflexion.
Seulement sous l'empire du commerce, cette humanité passe après les contingences du marché.
Critiques et réflexions sont donc censurées sous prétexte qu'elles feraient perdre des emplois, perdre du temps face à la concurrence, des parts de marché nationale ... (alors que ce même marché met à la porte, sans cas de conscience, des milliers d'individus dés qu'une machine peut prendre leurs places).

Cette censure sourde empêche l'humanité de réfléchir sur le sujet, et de tirer réellement des leçons de ses erreurs.
Au bout du compte, notre conscience totalement atrophié par le bourrage de crâne du marché, n'arrive plus a saisir la démence de toute cette extermination en cercle, conséquence de notre perte de conscience de ce qu'est réellement le vivant.

La toute puissance du marché pose le même problème à la médecine. Elle empêche le monde médical, d'insister auprès des gouvernements sur les nouvelles pathologies humaines déclinant du système de vie imposé par le marché (stress, aliénation etc).

Ainsi la médecine soigne les dégâts causés par un système, alors qu'elle devrait révéler la cause c'est à dire le système. C'est comme si un médecin soignait toutes les conséquences physiques d'un alcoolique sans jamais lui demander de cesser de boire.

 

Être étant

 

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Hippocrate

 

Si un homme reconnaît qu'il y a de belles choses, mais ne croit pas à l'existence de la beauté en soi et se montre incapable de suivre celui qui voudrait lui en donner la connaissance, crois-tu qu'il vive réellement, ou que sa vie ne soit qu'un rêve ? Platon (la république)

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