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  • hasard destinée

Un seul choix possible,

l'autre est imaginaire

J'aurais pu, tu aurais pu..

Il n'y a point d'absurdité qui n'ait été soutenue par quelque philosophe. Cicéron

Si j'avais su !!! Voila bien le type de phrases vaines que nous employons souvent. Elle est inapplicable donc illusoire car en réalité, on ne pouvait jamais savoir.

D'un coté nous avons une possibilité imaginaire : si j'avais pris cette route je n'aurais pas eu d'accident, et de l'autre l'itinéraire réel m'ayant conduit à l'accident. Ce dernier était le seul choix possible dans la mesure ou je n'ai pas pu visualiser dés le départ ni en cours de route, ce qui allait se passer.

En réalité, quand nous entreprenons une action concernant le futur, nous n'avons aucun choix. Que l'on prenne tel ou tel itinéraire, l'itinéraire emprunté devient le seul possible. Les autres n'existent pas. Notre esprit les imagines, les fait exister par des concepts du type :
- j'aurai pas du !
- si j'avais su !
.Autrement dit par des regrets, des remords, des reproches, des idées de chance ou malchance etc.

Ces concepts sont utiles à la construction de l'humanité mais ils sont de simples matériaux imaginaires et ponctuels.

Du temps et du libre arbitre

Notre capacité à concevoir le passé et l'avenir, est à l'origine du concept de temps et de libre-arbitre. L'animal est étranger à ces 2 notions.

L'homme constructeur à besoin de ces 2 éléments pour construire son monde. Ces 2 notions s'aboliront d'elles-mêmes lorsque l'humanité aura atteint sa perfection. L'humain abouti vivra alors dans l'immédiat. Comme le préconisait Spinoza, il accueillera avec amour ce qui lui arrive. Sans attente ni regret. Sans remords ni illusion.

Si la période intermédiaire* est tellement impliquée dans le concept de temps, c'est parce qu'il est facteur de progrès. Et le progrès a pour vocation d'éliminer peu à peu les obstacles primates qui nous empêchent d'atteindre la béatitude (pulsions, dangers, quête de nourritures etc.)

*La période entre l'animal que nous étions et l'humain accompli à venir.

Des stoïciens à Spinoza

L'humanité vers sa sagesse

céramique de jean marc tonizzoAccepter le monde tel qu'il vient

Aucune religion au monde ne nous demande de croire à un aussi grand nombre de miracles que la philosophie du hasard ! Thierry Maulnier

Quand on accepte les choses comme elles arrivent et qu'on se soumet au destin, l'idée de hasard alors disparaît. Autrement dit, pour abolir le hasard, l'homme doit accepter ce qui lui advient (ce qui advient, n'ayant d'autre choix que d'advenir). Tout ce qui arrive, arrive justement écrit Marc Aurele. Si l'homme acceptait ce qui lui arrive comme devant arriver*, il accéderait à la sagesse et au bonheur suprême.

* il rejoindrait en cela l'état d'esprit grec qui nous enjoint d'aimer ce qui arrive, plutôt qu'espérer ce qui nous attend.

C'est ce que parvient à faire le sage, le nirvanien. La mecaniqueuniverselle pense que cet état d'esprit est l'avenir de l'humanité.

L'extase avale le hasard

Quand la conscience globale de la société humaine arrivera à son sommet (un sommet dont la béatitude est l'état) la notion de hasard disparaîtra. Le béat, vide de toute tendance et de tout projet, se contente de savourer chaque instant dans la plénitude. Il se laisse porter par la puissance créatrice. Il n'a plus besoin de faire de choix. Plus besoin de références au passé. Il est ainsi exempt de remords. Le sage en ce sommet, se laisse guidé par son horloge biologique*

*boire manger dormir se mouvoir etc.

Dans l'état de béatitude, l'homme agit de façon parfaite. Il est totalement géré par l'élan vital (dieu). Cette puissance régente idéalement et sans défaillance les besoins organiques. L'élan vital gère le béat comme il gère n'importe quel organisme simple vivant.

Évidemment cet état d'esprit dépourvu d'agressivité rend l'homme vulnérable. D'ou la logique du progrès dont le but est d'arriver au degré zéro de dangers (ce qui ne manquera pas d'advenir).

an 2001

langage

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aristote

La science du philosophe est celle de l'être en tant qu'être, pris universellement et non dans une de ses parties Aristote, métaphysique

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