mecaniqueuniverselle.net : aller à la page d'accueil

facebook nous écrire

  • hasard destinée

Réalité de la destinée

Choix et illusion de choix

koopmanDe la destination de l'homme

Toute évolution évolue d'un état vers un autre état. A partir du moment ou une espèce vivante est dite en évolution, elle obéit à un développement progressif.

Lorsqu'une espèce en évolution atteint un état indépassable et s'y maintient, on peut considérer cet état comme étant une destination. Paroxysme (perfection) et extinction (mort), sont deux sortes de destinations.

L'évolution du vivant vers la perfection

Le vivant peut être observé à trois niveaux différents : Le vivant, l'espèce, l'individu.

  1. Le vivant lui-même qu'on nomme écosystème. Son évolution est interne. Issu d'une première forme de vie, il a progressé jusqu'a l'homme. Cette évolution se schématise par la montée progressive de l'esprit vers un esprit supérieur (de la bactérie à l'éponge au poisson au reptile au mammifère inférieur puis supérieur).
  2. L'espèce ensuite. Sa caractéristique et de chercher à atteindre sa perfection adaptatrice pour s'y maintenir.
  3. L'individu enfin. il est relativement délimité entre sa naissance et son extinction. Il cherche comme l'espèce à atteindre durant sa vie son meilleur rendement, sa meilleure adaptation possible. Celui-ctteint, il vise à s'y maintenir en luttant contre l'extinction.

Ces trois ordres du vivant, cherchent donc à atteindre une sorte de perfection indépassable et à s'y maintenir. On peut nommer ce summum : perfection aboutie.

Par exemple, les ailes de la pie sont le résultat de la transformation progressive des pattes d'un reptile. Aujourd'hui, elles semblent avoir atteint des proportions idéales pour leur vocation. Nous pouvons ainsi considéré que les ailes sont arrivées à leur destination. Et on peut qualifier cette destination de : perfection aboutie.

Tout être vivant fini par l'extinction.

Nous pouvons donc envisager l'extinction comme étant une destination et qualifier celle-ci de finale ou intermédiaire*.

* Pour l'athée il s'agit d'une destination finale, mais pour le croyant d'une destination intermédiaire.

Conséquence : la perfection aboutie tout comme l'extinction, peuvent être considéré comme étant deux destinations.

Dans le système vivant (hormis le vivant lui-même qui ne connaît pas jusqu'a présent l'extinction) deux types de destinations sont donc remarquables : la perfection et l'extinction.

Les destinées de l'homme

Vers un chemin conscient

ceramique, jean marc tonizzoÊtre au zénith et mourir

Nous retrouvons évidemment ces deux types de destination à l'échelle de l'homme. Se perfectionner est la destinée de tout être humain*.

*même s'il s'agit de se perfectionner dans le négatives comme pour le cambrioleur par exemple

L 'extinction est une autre de nos destinées.

Le sujet peut connaître ou ignorer ces 2 destinations. Par exemple, le bébé ignore qu'il est destiné à devenir un adulte. il s'y dirige pourtant irrépressiblement. Si le sujet ignore sa destination et s'y dirige malgré tout, cela signifie que la puissance motrice de cette destinée n'appartient pas à la volontè humaine mais à la nature même du vivant.

Lorsqu'un être humain cherche à atteindre consciemment une perfection particulière (par exemple la perfection du corps ou la perfection artistique) il peut imaginer globalement cette perfection sans savoir s'il y parviendra ni ce que sera réellement cette destination.

Donc, si le choix de la destination semble appartenir au sujet, la réalité de la destination ne lui appartient pas.

Le choix, un leurre nécessaire pour l'humain

Essayons de voir à présent si le choix de la destination appartient réellement au sujet.

Prenons un exemple. Deux personne; un body bulder et un ascète, vise chacune d'entre-elle à atteindre une certaine forme de perfection. Perfection physique pour le body bulder et spirituelle pour l'ascète.

Chacune des deux personnes à l'impression d'avoir fait un choix d'existence, mais est-ce bien le cas ? En réalité, leur décision a surtout été motivé par l'ensemble de leur historique. Par leur enfance, leur éducation, leur zone géographique. Par ce qui les a impressionné à la télévision et par les valeurs du moment proposées par la société*.

*le libéralisme matérialiste initie peu de vocation ascétique et beaucoup de body bulder.

A cela s'ajoute les dispositions psychiques et physiques de chacune des 2 personnes. L'ascèse comme la salle de muscu, nécessitent certaines dispositions, sous peine d'échec. Ce qui restreint encore le libre choix.

Nous sommes ce que nous devons être

Rien ne pouvait empêcher au final, à ce que nous soyons ce que nous sommes. Quand bien même l'individu s'opposerait à ce vers quoi tout le prédestine dans le but de prouver le libre arbitre, cet esprit de contradiction dépend lui-même de l'ensemble historique de la personne. Certains en sont dotés, d'autres non. Quoi qu'il en soit, dans les deux cas, qu'il accepte, ou qu'il contrarie son choix, l'homme ne sera pas maître de la réussite de son projet ni de la conformité de celui-cvec l'imagination qu'il en avait. Et enfin, nous devons aussi tenir compte de l'influence des pulsions, des désirs, des passions, sur l'acte accompli. Et ces puissances dépassent le libre arbitre. L'homme n'est donc pas maître de sa destination. Pourtant, quoi qu'il fasse, il est voué à une destination. Peu importe les choix qu'il fera, l'homme arrive toujours quelque part, quoi qu'il fasse.

La difficulté d'admettre la théorie de la prédestination me semble aisément s'éclairer par l'expérience psychologique suivante. Imaginons-nous un homme à qui l'on a prédit qu'il serait un jour un très grand savant ; si c'est alors son souhait, sans doute dira-t-il aussitôt : « oui, et je vais vite me mettre à l'étude d'arrache-pied » ; ou si ce ne l'est pas : « non je n'ouvrirai pas un livre. » Or les deux propos seraient également faux. Car dans tous les cas il sera ce qu'il devait devenir. Et il oubliera complètement que tout était prédestiné, donc aussi son propos, et ainsi il s'embrouillerait dans les pires contradictions avec lui-même. Soeren Kierkegaard.

L'illusion nécessaire du choix

La liberté est dans l'extase

illusion d'optique en noir et blancDu futur

Quel choix si je ne peux essayer chaque alternative ?

Pour pouvoir faire un véritable choix entre deux alternatives concernant le futur, il faudrait connaître avec précision l'ensemble des événements composant chacune des 2 alternatives. J'hésite pour aller à Vladivostok, voiture ou train ? J'ignore tout de ce que chaque circuit me réserve.

L'homme n'a ni le don d'ubiquité (pour expérimenter les deux itinéraires et faire un choix réel) ni la maîtrise des aléas futurs. Ses choix concernant son avenir, sont donc une illusion. Les certitudes sont au mieux des espérances.

De l'immédiat

C'est la même chose à propos des choix concernant l'immédiat (boire ou ne pas boire une bière par exemple). Étant entièrement conditionnés par notre passé, par les valeurs du moment, par notre organisme et par nos pulsions, ces pseudos choix, ne sont, eux-aussi, qu'une illusion.

L'extase fait de l'homme un maître

La seule façon D'être le véritable patron de notre choix, serait de n'être influencé ni par le passé, ni par le futur, ni par les tendances ni par les morales, ni par les valeurs du moment. Cet état supérieur existe. C'est la contemplation passive. Le pur ressenti de l'instant présent. Autrement dit; l'état de béatitude. Seulement, dans cet état, l'être se laisse entièrement guidé par son énergie interne. Par son élan vital. Et donc il n'y a plus, ni de choix illusoire, ni de choix véritable.

L'homme constructeur, privé de liberté

L'humanité n'ayant pas atteint son indépassable perfection, elle doit encore motiver l'activité humaine. Et pour pouvoir construire, l'homme à besoin de toutes ses tendances. Il a besoin de ses désirs, de ses tendances et de ses pulsions. Il lui faut pouvoir se projeter vers l'avenir et faire référence au passé. Il lui est nécessaire d'avoir l'illusion qu'il a le choix et qu'il est maître de sa destinée.

L'homme est l'outil de quelque chose de plus vaste

Si l'homme n'a pas le choix tout en étant attiré vers des destinations*, c'est qu'il est inclus dans une destiné. Il n'y a donc pas de hasard.

*atteindre sa perfection, évoluer vers son extinction.

Ce que nous attribuons au hasard, reflète simplement notre incapacité (momentanée) à percer cette détermination. Il éclaire juste notre impuissance à calculer le déterminisme dissimulé derrière chaque acte injustement accordé à l'indéterminé. Ainsi, si aujourd'hui il est encore impossible de confirmer l'évolution irrésistible de l'humanité vers l'extase, les progrès du calcul de probabilité, le permettront sans doute un jour.

Petit récapitulatif

De la vraie liberté

BaltazarLe maître de la destinée humaine

En résumé. L'homme constructeur à l'illusion d'avoir le choix de ses actes. Il croit diriger les événements de l'existence alors qu'il en est le jouet. Cette illusion est nécessaire pour développer le progrès de l'humanité. En réalité, l'homme comme l'humanité, sont soumis à une destinée inscrite dans la nature du vivant.

Mais le vivant n'est pas non plus le créateur de cette destinée. Si c'était le cas, sa puissance serait supérieur à celle de l'univers. Impossible puisque la vie est une composante de l'évolution de l'univers. Le vivant transmet simplement la destinée humaine dont le créateur se situe au delà. Au delà de l'univers aussi. Autrement dit, le créateur de la destinée humaine, c'est le principe créateur, c'est Dieu.

La liberté est conformité au divin

Dieu est donc le maître du destin humain. Et la seule façon pour l'homme d'être libre, serait de ne faire plus qu'un avec ce divin. Ainsi, le seul moyen pour l'humanité d'être libre, serait d'accepter une sorte de fatalisme éclairé et actif. Autrement dit, de comprendre le but de la création et la finalité réelle des actions humaines. Comprendre la perfection pour laquelle l'homme est fait. Tendre vers cette perfection et la réaliser de façon consciente. L'homme doit également ranger les aléas, les obstacles* et les difficultés, dans le plan d'exécution*. Ils sont un moteur de créativité humaine.

*y compris l'extinction, dont il faut bien entendu se préserver le mieux possible.

Pour déchiffrer les prescriptions du principe créateur, l'homme dispose de plusieurs moyens. L'analyse de l'évolution humaine et de sa logique en est un. L'observation de la nature* en est un autre.

*en écartant bien sur, toutes les utilisations perverses du darwinisme social

La liberté exige donc d'aller dans le sens de la nature comme le préconisait le stoïcisme et l'épicurisme.

La logique universelle

Dans le sens de la marche

contingence, oeuvre sur papier. Jean Marc TonizzoVers une évolution consciente

Nous n'avons pas encore abordé l'ère de l'homme sage.

Le destin de l'humanité est entre les mains d'une sagesse supérieure à la nôtre et encore indéchiffrée. L'entrée de l'humanité dans sa sagesse débutera avec la prise de conscience par l'homme, de sa destiné. Elle s'épanouira avec la soumission et l'agrément de l'humain à celle-ci.

Le monde a été organisé de telle façon qu'il existe une harmonie préétablie entre un événement à venir et le signe qui l'annonce (le stoïcisme, Jean Brun).

La sagesse pour l'homme constructeur

Selon notre théorie, l'humanité est orienté vers une destinée se concrétisant dans l'extase, le nirvana. Mais il s'agit d'une destinée future à laquelle l'homme constructeur ne peut accéder*.

*pas facilement en tout cas

La sagesse, pour lui, ne consiste pas à viser la perfection finale (béatitude, nirvana, extase). Elle lui recommande de construire du mieux qu'il le peut, les structures psychiques et physiques de l'humanité. Être sage pour lui, c'est aller dans le sens de cette logique. C'est offrir idéalement son potentiel particulier à cette fin. Il lui est d'ailleurs très difficile de viser les gratifications suprêmes. Sa vocation étant de construire les structures de l'humanité, il doit aspirer aux récompenses en rapport à l'activité. Le repos, les plaisirs de la vie courantes, les détentes, en font partie.

La recherche ascétique est contre nature durant le temps ou se construit l'humanité. Elle demande trop de sacrifices à nos constitutions encore très pulsionnelles. Cela ne signifie pas qu'il soit interdit de tenter l'aventure ascétique, au contraire. Mais sa réussite ne peut concerner qu'une minorité d'entre-nous. Une minorité d'éclaireurs. La configuration actuelle de nos esprits est logiquement dirigée vers l'action et sa satisfaction (le plaisir).

Idéal impossible, idéal possible

Des idéaux à l'idéal

klee peinture en jaune vert orangeA chacun son dû

Ne demandons pas à l'enfant de devenir un sage sans passer par les autres étapes.

Il y a donc une différence entre les idéaux de l'homme constructeur et l'idéal vécu par l'humain aboutie.

Prenons une image. Lorsqu'un homme construit sa maison, il est un homme constructeur et il a des idéaux correspondant. Il vise à maîtriser parfaitement la technique de construction, à se servir correctement de son outillage etc. Quand il a achevé sa maison, il devient un homme jouisseur avec des idéaux différents. Il s'agit alors de profiter de sa construction, d'apprendre à jouir de la vie, à contempler son jardin et sa demeure...

Des incohérences religieuses

Nous comprenons alors la dichotomie entre l'idéal préconisé par certaines spiritualités (nirvana, béatitude, pureté, non désir, contemplation etc.) et la capacité réelle de l'homme constructeur à s'y soumettre*.

* heureusement, aucune religions n'en fait une obligation comme le ferait une dictature.

La nécessité de ne pas mettre la charrue avant les bœufs, semble avoir été très bien perçue entre autre, par le judaïsme. Pour cette religion en effet, le temps messianique viendra après avoir fait ce que nous avons à faire comme le dit Maimonide, et c'est par des actions concrètes et non pas par l'idéal ascétique que se construit l'humanité et qu'adviendra les temps messianiques ou cesseront l'inimitié, les discordes, la tyrannie et le mal. Pour le Maharal de Prague, l'unité du monde émerge peu à peu et non en une seule fois.
Jusqu'à l'avènement du Messie, le monde ne peut atteindre sa véritable unité car cela serait en contradiction avec la loi fondamentale des choses, à savoir, le développement graduel de chaque chose vers sa perfection et l'unité réalisée.
Pour ce penseur la Rédemption ne résulte pas d'une intervention miraculeuse, d'une puissance supérieure. Elle s'explique par un processus immanent à la nature des choses, processus conduisant inéluctablement vers la réalisation de la perfection.

L'importance des sages

L'extase généralisée n'est pas pour tout de suite mais son expérimentation est fondamentale pour l'humanité. Les expériences contemplatives et béates du christianisme de l'islam ou du bouddhisme servent d'horizon à atteindre.

Elles évoquent la finalité de l'esprit futur*

*les expérimentateurs de l'extase perpétuent la flamme de ce concept.

Mais cette quête doit encore rester dans la marginalité. Si l'ensemble humain sombrait aujourd'hui dans la béatitude et la contemplation, l'humanité ne pourrait techniquement* s'achever.

*condition fondamentale pour permettre a l'ensemble humain futur de vivre pleinement sa perfection psychique.

L'extase n'est donc encore qu'une recherche pour l'humanité. Ce qui nous permet de mesurer tout l'intérêt de la diversité religieuse. Chaque religion, chaque spiritualité, porte en elle en effet, une partie de la réponse totale.

An 2000

contingence

123456789

Une photo de Charles Budelaire

La modernité, c'est le transitoire, le fugitif, le contingent, la moitié de l'art, dont l'autre moitié est l'éternel et l'immuable. Il y a eu une modernité pour chaque peintre ancien
Charles Baudelaire

ess

Webmasters, Traducteurs, Correcteurs,
Rédacteurs,

PARTICIPEZ












Jean mar tonizzo "A mes adrénalines" 1990
inscrivez vous

choose your