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De la fatalité

Volontarisme et résignation

Oeuvre photographique d'Antoine Tonizzo, reflet

Action volontaire, action résignée

On peut dire du monde occidental qu'il est plutôt posé sur le volontarisme. Aujourd'hui, la baisse de l'influence religieuse y est sans doute pour beaucoup. La réussite sociale et technique, basée en grande partie sur cette volonté ont fait de l'occident un exemple. L'esprit agressif et la suractivité qui en découle s'est donc naturellement imposée à la planète toute entière.

Mais le volontarisme, comme le fatalisme sont contraire, ont des cotés positifs et négatifs. Cette réflexion conduit donc à une des grandes dualités de la philosophie et du monde contemporain.

  • D'un côté nous avons les idéologies orientées vers une acceptation du monde tel qu'il est plutôt que de le désirer à notre convenance, comme le préconise par exemple Spinoza (à la suite des stoïciens), des philosophies asiatiques ou de l'islam. Cette forme de pensée propose de s'en remettre à la volonté divine, au bon vouloir de Dieu. Elle pense que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes (Leibniz).
  • de l'autre celles qui recommandent de refuser le monde tel qu'il est. Ces idéologies veulent agir sur l'humanité, la changer, la faire évoluer. Les philosophies de l'action, et les philosophies nihilistes ou existentialistes en font partie.

Les deux conceptions sont également justes, chacune à leur échelle.

Si l'on observe l'évolution de notre espèce entre l'époque où elle se confondait encore avec les primates naturels, et aujourd'hui, nous constatons que l'humanité s'est naturellement orientée vers des valeurs morales et éthiques bien précises sans interventions véritables et lucides de l'homme. Ce n'est pas la volonté déterminée et consciente de l'homme qui a fait progresser peu à peu l'humanité vers le bien. Pourtant notre espèce s'est bien progressivement hissée vers la morale comme si elle suivait un plan déterminé. C'est donc en réalité la volonté du principe créateur qui a poussé notre humanité dans ce sens.

En suivant cette logique, ceux qui remettent leurs actions et leur destin entre les mains de Dieu (In Shaa Allah) ont parfaitement raison.

D'un autre côté, l'homme d'aujourd'hui (à la différence de notre ancêtre Cro-Magnon), bénéficie d'une somme de connaissances et d'un niveau de conscience le rendant apte à comprendre la finalité de toutes nos améliorations. En effet, les progrès de la justice, de la morale, du droit, de l'éthique, de l'universalisme, de la fraternité, de la liberté, et de l'égalité, travaillent à installer ce dont la plupart des hommes sur terre rêvent c'est-à-dire : la paix, la sécurité, l'amitié, le partage, la fraternité, la liberté, la justice etc.

Sachant cela, il est tout à fait normal aussi, de ne pas accepter la lenteur de l'évolution humaine, d'être pressé de voir s'installer un monde de paix, de refuser la fatalité et de vouloir ainsi agir sur ce monde pour le changer.

Ces deux états d'esprit, au lieu d'être antagonistes et ennemis, (le contemplatif trouvant absurde l'agitation pathologique de l'hyperactif, et l'hyperactif incapable de comprendre le contemplatif, le traitant d'inutile et voulant à tout prix le convaincre à sa pathologie hyperactive), devraient être alliés puisqu'agissant pour la même cause, c'est-à-dire construire progressivement l'humanité.

Si la fatalité et la contemplation sont les enfants naturels de l'éveil absolu, l'insatisfaction et la résistance, sont les mères naturelles du progrès.

an 2001

Pèlerin Russe

Pascal

Blaise Pascal (19 juin 1623, Clermont-Ferrand - 19 août 1662, Paris) est un mathématicien et physicien, philosophe et théologien français.
Enfant précoce, il est éduqué par son père. Les tous premiers travaux de Pascal concernent les sciences naturelles et appliquées. Il contribue de manière importante à la construction d'une calculatrice mécanique (la « Pascaline ») et à l'étude des fluides. Il a clarifié les concepts de pression et de vide, en étendant le travail de Torricelli. Pascal a écrit des textes importants sur la méthode scientifique.
Mathématicien de premier ordre, il crée deux nouveaux champs de recherche majeurs : tout d'abord il publie un traité de géométrie projective à seize ans ; ensuite il correspond, à partir de 1654, avec Pierre de Fermat à propos de la théorie des probabilités, qui influencera fortement les théories économiques modernes et les sciences sociales.
Après une expérience mystique à la fin de 1654, il délaisse les mathématiques et la physique et se consacre à la réflexion philosophique et religieuse. Il écrit pendant cette période les Provinciales et les Pensées, ces dernières n'étant publiées qu'après sa mort qui survient deux mois après son 39e anniversaire, alors qu'il a été malade toute sa vie (sujet à des migraines violentes en particulier).

wikipedia

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