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Évolution du cortex vers la béatitude

De l'homme à l'humain, au saint

cerveau les deux hemisphereUne montée progressive vers l'esprit supérieur

Croire en un Dieu signifie voir que la vie a un sens. Ludwig Wittgenstein.

Dans notre théorie, nous donnons un sens à l'évolution humaine. Nous affirmons qu'elle se dirige vers sa perfection. La croissance du cerveau renforce cette conviction.

L'émergence d'un troisième étage cérébral (cortex et néo cortex), et sa capacité à gérer le second étage, a forcément un sens. Il a sa raison d'être au sein de l'évolution progressive du vivant. Au sein de « la montée progressive vers un esprit supérieur ».

Le cortex, est le siège de la volonté, de la conscience et de la spiritualité. Il devient de plus en plus maître de l'étage en dessous où se situent les pulsions, les tendances, les habitudes. Si cette maîtrise continue, le cortex deviendra forcément un jour le maître absolu de ces forces primaires.

Un cortex en évolution

Le cortex est la strate la plus récente du cerveau. Nous l'utilisons pour nous adapter le mieux possible au milieu. Avec lui nous inventons des objets de plus en plus « propre » et respectueux de l'environnement, nous élaborons nos idéologies et nos jugements pour progresser (péniblement, je vous l'accorde) vers l'unification et la paix universelle. Bref, le cortex nous sert à construire peu à peu notre « paradis terrestre» (même si cela doit prendre encore sans doute beaucoup de temps).

Cette zone cérébrale appartient à la sphère de l'acquis et non pas à l'innée. Elle s'améliore grâce à l'éducation et à la culture. Aujourd'hui nous utilisons cette zone cérébrale pour créer notre monde. Elle est donc remplie de facultés utiles à notre créativité. La temporalité, les mathématiques, la musique, la technique, les sciences, les religions ou la philosophie, s'y élaborent.

Une avancée vers le vide

Mais si nos calculs sont bons et que l'humanité accède un jour à sa perfection, elle n'aura alors plus besoin de construire son monde. La zone des pulsions aura été entièrement maîtrisé, et le cortex n'aura plus besoin des facultés constructrices. Il pourra donc accéder au vide. Et le vide, c'est précisément l'état d'esprit du béat.

Ainsi donc :

Si l'humanité parvient à la maîtrise absolue de ses tendances, elle aura un accès facile à l'extase (sachant qu'elle a d'ors et déjà la maîtrise du troisième étage).

La question du temps

Une création humaine

Piero Manzoni né en 1933 à Soncino, mort à Milan en 1963, est un plasticien italien, pionnier de l'Arte Povera et de l'art conceptuel

La malléabilité du temps

L'extase est contradictoire avec la notion de temps

L'homme utilise le temps social pour construire son monde. Pour élaborer l'humanité. Ce concept n'est pas inné, il s'apprend entre l'âge de 4 et 9 ans.

Autrement dit, un enfant élevé en dehors de la culture humaine, ignorerait ce qu'est le temps découpé en année, mois, heure, minute, seconde. Il ne pourrait se faire aucune représentation consciente et intellectualisée de cette notion. La perception de cette ci, s'élabore dans la sphère la plus récente du cerveau. Dans le cortex.

L'horloge biologique

L'homme, nous l'avons vu plus haut, peut éteindre toutes les activités de son cerveau supérieur. C'est l'expérience à laquelle conduit la recherche ascétique. Ce tarissement écarte, évidemment, la notion de temps social. Mais le corps, les organes, les cellules, disposent d'un horloge biologique (à midi par exemple, mon corps réclame son repas, le soir son sommeil). Cette horloge est capable de régir l'ensemble des besoins vitaux de l'organisme comme elle régit merveilleusement bien tout être vivant. Cette temporalité organique subsiste, bien entendu, dans l'expérience béate. Si ce n'était pas le cas, l'extatique mourrait... Mais cette temporalité biologique, ne monte pas à la conscience de l'extatique.

L'extinction facile du temps

C'est pourquoi, dans l'extase, l'homme peut perdre ses références au temps tout en restant en vie. L'état extatique et un état de pur immédiat. L'esprit ne se projette plus dans le passé ni dans l'avenir. Il n'a donc plus conscience du temps culturel (le corps par contre, obéit « machinalement » à son horloge biologique d'une précision imparable).

2001

human

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cerveau


A mesure qu'on s'élève dans l'échelle des niveaux c'est-à-dire à mesure qu'on s'élève dans l'histoire de la vie et dans la structure de l'individu, on découvre des niveaux plus complexes, plus synthétiques, plus récents, plus fragiles. Les niveaux sont de plus en plus unifier, jusqu'au plus haut niveau, le plus récent, le plus fragile, le plus synthétique, mais cependant le moins « organisés » (la volonté Claude-M. Prévost)