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    cinq arguments supplémentaires

L'évolution de l'amour humain

De la copulation à l'amour spirituel

peinture de platonDe l'éros à l'abbé Pierre

Revenons à présent, à notre théorie, autrement dit à « l'évolution progressive de l'humanité vers sa perfection ».

Il y a une grande différence entre l'amour primaire (clanique ou érotique) et l'amour universel.
Entre « l'amour » mû par le simple désir sexuel, et l'amour motivée par la fraternité. Par la fraternité d'un abbé Pierre, d'un Martin Luther King ou d'une soeur Teresa, par exemple.

Un abîme sépare « l'amour » de « l'Aphrodite vulgaire » et l'amour selon Diotime. Une immensité entre l'éros de Phèdre et l'amour divin dont parle Platon dans la dernière intervention du banquet.

La montée de l'amour dans le banquet, symboliserait parfaitement bien du reste, l'histoire de l'amour dans le vivant. Une histoire allant de la fonction reproductrice, jusqu'à son apogée (le sage, le saint, l'éveillé). En ce sommet, il atteint alors l'amour absolu et indifférencié dont parle bouddha.

Le grand destin de l'humanité

Depuis quelques millénaires déjà, qualitativement parlant, l'homme a atteint l'ultime degré de l'amour. Il connaît le nirvana, la béatitude.

Mais notre espèce n'en a pas fini avec son évolution spirituelle. En développant de façon générale la sensibilité, elle rend l'humanité de plus en plus apte à l'extase.

Tel est en somme, notre philosophie.

Progressivement, grâce à l'éducation, à la culture, au voyage, aux médias, etc., le cerveau humain, s'assouplit. Il se modère, devient plus sensible et plus tendre. Il perd de son égocentrisme, de son narcissisme et de sa rigidité.
Ces deux mécanismes, rendent notre esprit de plus en plus apte à aimer autrui. A l'aimer de façon absolue (et non plus de façon clanique, chauvine ou partisane). Autrement dit à aimer dans la qualité de la béatitude et de l'extase.

La mécaniqueuniverselle prétend même (non sans provocation) qu'une espèce comme la baleine, a déjà atteint l'état extatique*.

* un état d'amour duquel toute agressivité est abolie.

Vers l'amour absolu

La capacité à exprimer son amour

tete de chien100 % amour, au départ

À la naissance, nous disposons tous de la même aptitude à aimer. Nous en sommes farcis comme une tomate.

L'ambiance du milieu familial, social et éducatif, éveillera ou desséchera ensuite, cette capacité originelle. Lorsqu'un défaut affectif à lieu, plusieurs facteurs sont responsables.

Les valeurs de la société, les violences infligées, l'éducation narcissique, ou le manque d'amour, en font parti.

Cette disposition est également proportionnelle à la faculté de dominer ses instincts et ses tendances. Plus une espèce maîtrise ses pulsions, plus elle est apte à exprimer son affection. Le chien domestique, après des milliers d'années de socialisation est capable d'affection spontanée envers l'homme. Ce n'est pas le cas du loup, ni du dingo*.

* Le dingo est un chien domestique revenu à la vie sauvage et réhabitué au qui-vive et à la prédation.

Les valeurs de la société

Aujourd'hui, la maîtrise des pulsions, dépend essentiellement des valeurs de la société et du système d'éducation.

L'exemple du chien retourné à la vie sauvage, devrait d'ailleurs nous donner à réfléchir.

Quand un système mondial (le néo libéralisme), démoli les protections sociales et morales*, il réinstalle la férocité de la nature.

*Soi-disant pour stimuler la créativité de l'humanité

Quand les patronats poussent au rétablissement de la précarité, ils exhument tout simplement les lois primitives.

* et toutes leurs conséquences ; agressivité, sauvagerie, crainte, qui-vive, insociabilité, compétition à outrance,

Le social, l'éducation, l'entraide, la morale humaine, la culture sont des notions précieuses à protéger. Maintenir vivace leur évolution est une nécessité pour éviter tout retour à l'ordre sauvage.

Globalement, et malgré quelques ponctuels retours en arrière, la forme de notre évolution va dans ce sens. Elle réduit constamment l'emprise des instincts, au profit de l'expression de l'amour.

Civilisation et culture, expliquait Thomas Mann, sont des contraires. Ils constituent l'une des diverses manifestations de l'éternelle contrariété cosmique et du jeu opposé de l'Esprit et de la nature. Personne ne contestera que le Mexique, au temps de sa découverte, possédait une culture, mais personne ne prétendra qu'il était alors civilisé.

La culture n'est assurément pas l'opposé de la barbarie. bien souvent, elle n'est au contraire qu'une sauvagerie d'un grand style - et parmi les peuples de l'Antiquité, les seuls, peut-être, qui fussent civilisés étaient les Chinois. La culture est fermeture, style, forme, attitude, goût, elle est une certaine organisation du monde, et peu importe que tout cela puisse être aventureux, bouffon, sauvage, sanglant et terrifiant.

La culture peut inclure des oracles, la magie, la pédérastie, des sacrifices humains, des cultes orgiastiques, l'inquisition, des autodafés, des danses rituelles, de la sorcellerie, et toute espèce de cruauté.

La civilisation, de son côté, est raison, lumière, douceur, Décence, scepticisme, détente, Esprit (Geist). Oui, l'Esprit est civil, bourgeois : il est l'ennemi juré des pulsions, des passions, il est antidémoniaque, antihéroïque - et ce n'est qu'un semblant de paradoxe de dire qu'il est aussi antigénial.

L'amour à travers les âges

Vers la meilleure expression possible

aspasieLa montée de l'amour

Religion : relier l'homme à Dieu.

Globalement, les différentes formes d'expression de l'amour inter-individus, ont sans cesse évoluées au cours des âges.

L'amour entre homme et femme, l'amour de soi (abstraction faite du narcissisme) l'amour d'autrui, l'amour maternel et paternel, l'amour inter-communautés, le respect d'autrui, l'amitié, la tendresse, l'altruisme, la compassion... se sont développées en profondeur, et en sensibilité.

L'amour chez l'humain, obéit de moins en moins aux pulsions, et de plus en plus à la conscience. Proportionnellement à la poussée démographique, la violence régresse et l'expression de l'amour monte en puissance. En occident par exemple, la sanction pénale est passée de la torture systématique, aux circonstances atténuantes.
La peine de mort infligée auparavant pour des futilités* à évolué en sanctions rééducatives.

* vol d'un plat en argent par exemple au Moyen âge

L'esclavage légal jusqu'a la révolution française, est à présent interdit dans la plupart des pays.

En guise de conclusion

Si de la bactérie à l'éponge, au poisson, au reptile, au mammifère, à l'homme, il y a évolution progressive des expressions de l'amour... si l'expression la plus haute de l'amour c'est l'extase, le nirvana, la béatitude... et si l'extase ne sert à rien d'autre qu'à elle-même... alors, à travers l'évolution de l'amour, le vivant a un but. Son ambition est d'emmener progressivement cette expressivité vers sa perfection. Autrement dit à la porte de l'extase. Si émaner son amour sous forme d'extase, ne sert à rien d'autre* qu'à cette émanation, la valeur fondamentale de « l'évolution du psychisme », est forcément « l'amour ».

* on ne pratique pas la béatitude pour l'argent, les honneurs, la célébrité etc., à l'opposé de l'intelligence par exemple

Donc, la montée progressive de l'esprit du vivant vers un esprit supérieur est en réalité : La montée progressive de l'esprit vers sa plus pure expression : l'amour.

L'amour comme valeur suprême

Par conséquent, l'amour est la valeur fondamentale de la vie. Et la capacité à l'exprimer, est le seul véritable barème pour mesurer l'évolution. Toutes les autres facultés (beauté, intelligence, force, éloquence, technique, conscience, connaissance, art, philosophie) lui sont subordonnées.

La religion comme simple instrument

C'est également le cas de la valeur : religion. Pour toutes les grandes spiritualités, le « principe créateur » est Amour absolu. Et c'est cet Amour qu'elles vénèrent. Les religions ne sont donc pas les grandeurs suprêmes à vénérer. Elles font simplement parti des véhicules capables de nous amener aux pieds de cette valeur souveraine. Autrement dit, aux pieds de « l'amour absolu ». Et nous voilà arrivé à la fin de notre page.

ouf...

En tout cas, merci pour votre lecture. Vu la longueur de l'article et ses qualités rébarbatives, vous avez bien mérité 2 petites "brèves de comptoir" :
L'amour et la haine, c'est les deux extrêmes.. tout le monde est au milieu.

Si on fait de la philosophie de comptoir, c'est qu'en terrasse c'est trop cher !

an2002

sciences humaines

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