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Le cerveau peut se schématiser en trois strates successives.
LE CERVEAU REPTILIEN ou PRIMITIF dont la fonction de gestion
des processus biologique est totalement inconsciente (coeur, poumon,
circulation sanguine ... )
LE CERVEAU LIMBIQUE ou MOYEN gère nos émotions, nos
apprentissages (équilibre, marche, apprentissages kinesthésiques ... ) et notre mémoire profonde (habitudes, savoir inné ... ). Le fonctionnement est plutôt inconscient et demande
beaucoup de travail pour toute modification.
LE CERVEAU CORTICAL ou CORTEX est la zone extérieure du cerveau,
siège de notre pensée logique et de nos raisonnements.
C'est la partie adaptable de notre cerveau qui fait l'intelligence
de l'homme. C'est là que les neurones se connectent chaque
fois que nous comprenons quelque chose.
Evolution du cerveau vers la béatitude
L'élaboration du cerveau humain, apporte
lui aussi du crédit à l'évolution vers la béatitude.
En effet, les récentes facultés
(mémoire, pouvoir d'analyse, espace temps ect.) qu'utilise
l'homme constructeur pour construire l'humanité, ne sont
plus d'aucune utilité dans l'état
de béatitude.
Ces facultés constructrices sont acquises et non
pas innée.
Elles sont enseignées par la civilisation
et la culture et se développent dans la zone adaptable
de notre cerveau.
Celle-ci peut tout aussi bien accueillir des
connaissances ; mathématiques, musicales, naturelles etc.,
ou aucune
connaissance du tout comme c'est le cas dans le vide extatique.
Ainsi donc, la strate la plus récente du cerveau - avec
laquelle nous nous adaptons de mieux en mieux au milieu,
sophistiquons nos idéologies et nos conduites, évoluons
vers l'unification et la paix universelle, inventons des objets
de plus en plus propre et respectueux, bref, construisons
peu à peu notre paradis terrestre - est
extrêmement
malléable et peut effacer en quelque sorte, tout l'outillage
de construction - intelligence, projection,
temporalité etc. - et
permettre ainsi l'accès à la béatitude au
nirvana à l'extase.
Nous pouvons concevoir l'organisation cérébrale
de l'homme actuel sous cette forme : Au
premier étage pour ainsi dire, il y a la vie organique
(fonction neurovégétative, appel à manger, boire,
dormir, fonctions sensorielles et motrices). Cet étage est
au fondement même de toute l'existence, il ne peut être
modifié. Ses fonctions sont autonomes, et n'engagent pas la
conscience de l'individu.
Au-dessus les fonctions reproductrices
et adaptatrice (désir, activités constructrices,
domination, prédation, etc). Cette partie du cerveau est
relativement malléable, l'homme, par sa volonté peut intervenir
dessus - le désir sexuel par exemple peut être transcendé en
art.
Au-dessus encore, viennent les fonctions
plus récentes, (intellectuelles,
artistiques, conceptuelles,
religieuses, etc). c'est la zone du
cerveau la plus souple. La conscience humaine à une parfaite gestion
de cette zone, c'est elle qu'il enrichit.
Les 2 derniers étages
sont entièrement transformables.
L'expérience extatique le prouve. en état d'extase, tout
désir - qu'il soit sexuel, constructif, dominateur, prédateur
- est aboli, ainsi que toutes les facultés intellectuelles, artistiques,
conceptuelles, religieuses (où elles deviennent extrêmement secondaires).
Dans cet état, le cerveau semble vide, seulement capable de ressentir
la jouissance extatique, d'aimer d'une façon unique et invariable
et de contempler tout ce qui se présente aux regard.
Il subsiste également le premier étage, qui, de façon totalement
autonome gère les fonctions organiques, les besoins primaires du
corps - boire manger et dormir.
Evolution et temporalité
Dans l 'extase il n'y a plus de notion de
temps
Le
concept de temps - il y a six mois, dans une heure, aujourd'hui,
demain, dans six mois etc. - concept utilisé par l'homme
constructeur pour élaborer son monde, pour
construire l'humanité, n'est pas un concept inné.
Il
se construit, il s'apprend entre
l'age de 4 et 9 ans - un enfant
élevé en dehors du langage et de la culture humaine,
ne possèderait aucune de nos représentations conscientes
et intellectualisées du temps - il est donc le résultat
de l'éducation.
L'idée du temps - minute, heure, jour, mois, année
- ou tout du moins la perception consciente que l'homme constructeur
en à,
se situe donc dans la sphère
la plus récente du cerveau - le cortex - espace dans lequel
sa modification ou son extinction est facile.
Ce n'est pas parce que cette notion culturelle du temps,
disparaît dans l'état de présent
immédiat, autrement dit dans l'état d'extase,
qu'elle disparaît du cerveau humain. Elle continue d'exister
au
niveau du premier étage cérébral, c'est-à-dire
au niveau du cerveau reptilien, et sa seule vocation est de
maintenir en vie l'être vivant - lui rappeler physiologiquement
qu'il faut boire, manger, dormir à tel moment.
Cette
temporalité correspond
à ce que nous appelons l'horloge biologique, qui est en
fait une sorte d'organisateur cellulaire ou organique, régisseur
du développement de l'individu et de ses besoins vitaux.
Le corps du béat, du nirvanien, se fiche
des horloges humaines mais obéit à son horloge biologique
elle même câblée sur l'ensemble
de la nature, et elle y obéit de la manière la
plus précise
qu'il soit (manger à tel moment, toujours le même,
dormir à tel autre etc.) sans que cette notion du temps
ne monte à sa conscience. |