philosophie naive du devenir humain

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Homme humain
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Introduction
Démonstration par la conscience
Démonstration par l'amour
Démonstration par la psychologie
Démonstration par la connaissance
Démonstration par l'universalité
 

La psychologie comme science a ses limites, et de même que la conséquence logique de la théologie est le mysticisme, ainsi la conséquence ultime de la psychologie est l'amour. Erich Fromm

 

Psychologie et évolution

SpinozaPar une claire connaissance des ressors qui nous font agir, nous parviendrons à comprendre ce qui empêche l'association positive de l'homme. SPINOZA

Après avoir utilisé « les progrès de l'expression de l'amour dans l'humanité », pour affirmer un peu plus notre théorie de l'extase, nous allons à présent nous servir du « développement progressif des sciences humaines », tels que la PSYCHOLOGIE, l'éthologie, ou la sociologie, pour pousser encore un peu plus loin, l'affirmation de notre doctrine.

Lorsqu'un individu abuse ou maltraite un de ses semblables, abîme l'écosystème, où brutalise les autres formes de vie, c'est à la « toute-puissance » de certaines de ses pulsions primaires - agressivité, domination, thésaurisation, égoïsme, narcissisme - qu'il le doit.

Et quant ce n'est pas aux siennes, c'est à celles de ceux (chef, contremaître, généraux, etc.), qui « l'obligent » à transgresser ce qu'il sait être bien. Car tout être humain sait intuitivement ce qu'il peut faire et ce qu'il ne doit pas faire.

Tant qu'un individu n'est pas conscient de ses tendances, tant qu'il ne les comprend pas, il lui est impossible de les corriger. Donc il les subit.

Mais ne l'oublions pas, nous sommes issus du monde des primates naturels, mû par des pulsions dont il n'est pas conscient, qu'il ne peut raisonner, ni maîtriser, et qu'il doit assouvir ou laisser se frustrer.

À l'origine de l'humanité donc, l'homme était entièrement géré par ses instincts, par ses pulsions, elles avaient toute autorité sur lui.

Progressivement, grâce au langage, aux interdits, à la civilisation, à l'éducation etc., notre espèce a acquis une certaine maîtrise de ces moteurs instinctifs.

Aujourd'hui, même si les centaines de milliers d'années de culture humaine ont permis à l'homme d'acquérir une certaine maîtrise de ses tendances, elles ont encore une certaine influence sur lui, principalement quand il n'en est pas conscient, ou lorsque, conscient, elles débordent sa volonté.

Mais, depuis près de deux siècles, une nouvelle méthode de « combat » des pulsions est apparue (plus précisément, une nouvelle méthode de gestion).

L'histoire de la psychologie en tant que réflexion sur les sentiments et les émotions humaines, remonte sans doute aux premiers temps de l'intelligence et du langage humain. Bien plus tard, nous en rencontrons les premiers témoignages écrits à l'intérieur des grands mythes (l'odyssée, l'Iliade).
Elle s'affirme un peu plus avec Socrate, Platon puis avec Aristote, rencontre de belles voix avec Saint Augustin ou Jean-Jacques Rousseau, mais elle prendra véritablement son essor à la fin du 19e siècle en devenant une science à part entière sous la conduite des premiers neurologues et enfin, dans sa rencontre avec Sigmund Freud fondateur de la psychanalyse.

FreudDepuis le travail gigantesque fourni par le neurologue de Freiberg, de nombreux psychanalystes et psychologues ont étudié et étudient les mécanismes cérébraux et l'influence des pulsions, en poussant toujours plus fort, nos conduites vers la conscience.

La conscience et le premier pas du soin et de la maîtrise.

D'une certaine façon, les sciences sociales et la psychologie n'en sont encore qu'à leur enfance, qu'à leurs débuts.

Il s'agit encore pour elles de comprendre tous les mécanismes de l'esprit et de soigner principalement les effets. Elles négligent encore un peu me semble-t-il, les causes (à mon sens, la psychologie d'aujourd'hui, soigne principalement les victimes sans pouvoir agir efficacement contre les « bourreaux légaux » (comme c'est le cas par exemple dans la relation victime / pervers narcissique).

Mais ce n'est qu'une étape.

À mon sens, la psychologie relèvera dans l'avenir, le défi d'expliquer la source de tout abus.
Elle mettra en lumière, ce qui, dans l'enfance, conduit un être humain à manquer plus tard d'empathie envers ses semblables. Elle éclairera les mécanismes poussant à l'égoïsme discriminant, à la clanicité abusante, à l'élitiste spoliant, au narcissisme pervers ou à la manipulation criminelle, conduite encore légitime mais à l'origine d'une grande partie de notre évolution chaotique.

Elle aura également à étudier l'influence des pulsions sur les grands événements mondiaux - choix de la guerre à la place de la diplomatie, choix de la surdité à la place de l'écoute, choix d'un libéralisme sauvage à la place d'un libéralisme social, etc..

Progressivement, les sciences psy, éclairent les recoins cachés de l'humanité dans lesquelles se dissimule les véritables raisons qui nous empêchent de nous aimer - carences éducatives et affectives dues aux inégalités de traitement inter-individus, stimulation des pulsions agressives par le marché, état de guerre permanent entretenu par les pulsions des puissants etc.

Parallèlement à cela, ces sciences humaines, apprennent à réparer le psychisme des hommes. Psychisme « naturellement déséquilibré » pendant cette difficile transformation d'un primate naturel en humain parfait.

Il suffit alors de prolonger dans le futur l'influence grandissante de la psychologie dans l'évolution humaine, sa prise en compte des problèmes dès l'origine, pour imaginer à terme une gestion idéale par l'homme de ses tendances abusantes, et une extinction totale de son stress, de ses angoisses, de son mal de vivre.

Si l'homme, grâce, entre autres au travail gigantesque fourni par la psychologie, parvient dans le futur à maîtriser l'ensemble des pulsions qu'il utilise aujourd'hui pour s'affirmer au détriment de ses congénères, si d'autre part il atteint une certaine sérénité en éliminant l'ensemble de ses pathologies psychologiques, alors l'humanité aura vraisemblablement atteint son seuil de perfection (l'eveil, la béatitude).

 

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