philosophie naïve du devenir humain

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Homme humain
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L'humanité aboutie
De l'inconscience à la conscience
Construire l'extase n'est pas l'extase
 

Heureux celui qui se préoccupe davantage d'avoir une conscience pure qu'une caisse pleine saint François de Sales

De l'inconsciente à la consciente

L'inconscience a parfois des audaces que la sagesse n'a pas le pouvoir de réprimer. Gilles Lamer Les pages précédentes nous ont montré l'orientation logique de l'évolution humaine et sa destination finale : la perfection de L'AMOUR autrement dit l'extase.

Jusqu'à présent cette évolution s'est toujours déroulée de manière naturelle, en dehors de la CONSCIENCE humaine, et sans plan défini.

Nous évoluons à tâtons, sans savoir véritablement nous allons.

Croyant agir pour nous-même, notre famille, notre clan, notre pays ou notre communauté, nous travaillons en réalité à l'évolution globale de l'humanité.

Notre SOCIÉTÉ, progresse et s'édifie à partir des grandes découvertes sociales, techniques, spirituelles, scientifiques, éthiques, philosophiques, artistiques et des n'est grands échanges entre les groupes, entre les communautés.

Elle se bâtit également sur des moments ponctuels de CHAOS, de violences, de doutes, d'angoisses et de régressions momentanées.

L'antagonisme, la RIVALITÉ ou le combat, font partie des grands moteurs de l'évolution inconsciente.

  • C'est le cas des grandes batailles que se livrent depuis longtemps « PROGRESSISTES » et « RÉACTIONNAIRES », « réformistes » et « traditionalistes ».

Un certain équilibre entre ces deux forces opposées, permet à la société d'évoluer dans un cadre relativement serein.

Les réformistes empêchant les conservateurs de scléroser la société, et les conservateurs empêchant les progressistes de faire évoluer trop vite l'humanité. (Une image de cet équilibre pourrait être celle des « 30 glorieuses » en France)

Les déséquilibres entre ces deux forces antagonistes, engendrent par contre, des perturbations où du chaos.

Par exemple si les réactionnaires parviennent à thésauriser l'ensemble des pouvoirs et deviennent sourds à toute évolution sociale ou culturelle, le besoin de renouveau, adopte alors la « voie agressive » de la révolution pour contourner l'obstacle.

Si au contraire ce sont les « réformateurs » qui parviennent à contrôler l'ensemble de la société, comme ce fut le cas du communisme, et qu'ils choisissent d'éliminer les contre-pouvoirs « conservateurs », cela conduit au même chaos.

Un autre grand générateur « d'évolution inconsciente », nous le rencontrons dans l'opposition entre « spirituel » et « matérialiste », « religion » et « laïcité ».

Là aussi, l'équilibre des forces, permet à la société d'évoluer dans un cadre relativement serein.

Si au contraire, il y à déséquilibre de force, qu'il soit à l'avantage du religieux ou du MATÉRIALISTE, la société subit elle aussi ce déséquilibre.

Il faut de tous pour faire un monde et n'importe quelle hégémonie, est facteur d'un certain chaos, ou tout du moins, d'un certain « mal-vivre » général. (Par exemple aujourd'hui, l'écrasement du spirituel par le matériel, déséquilibre l'humanité).

 

Une philosophie du progrès

justiceLa théorie humaine (bien souvent révolutionnaire donc génératrice d'angoisses et de peur), précède en général la pratique humaine, comme pour laisser le temps aux réactionnaires de s'habituer aux idées progressistes.

Par exemple, l'OMC recommande depuis longtemps des échanges commerciaux mondiaux équitables et justes.
Ce n'est pas du tout ce qu'il se passe aujourd'hui.

  • Les réactionnaires refusent d'abandonner leurs vieux principes colonialistes et impérialistes.
  • Mais l'idée et le besoin général d'égalité et de justice est bien présent, et gagne du terrain.
  • Progressivement, la rigueur des conservateurs perd de l'énergie face à la montée en puissance des idées nouvelles.
  • Devant cette puissance, il ne reste que deux solutions aux idées conservatrices : ou bien elles tentent de résister au flot du renouveau, et sont alors submergés, ou bien elles acceptent le changement.

Cette lutte entre réformistes et conformistes, anime en permanence la société humaine et maintient une sorte de « stabilité progressiste instable » de laquelle notre espèce tire une évolution positive.

Finalement les réformistes ont toujours gain de cause (si l'évolution était entièrement aux mains des réactionnaires, nous retournerions très probablement et très vite, aux vieilles moeurs de la « horde sauvage », dont parle la philosophie de Sigmund Freud).

C'est parce que les progressistes l'emporte toujours au final, que les conditions de vie actuelle sont meilleures que celles des années 30, elles-mêmes meilleures qu'au siècle précédent, etc..

Mais cette évolution par antagonisme, se déroule toujours au prix d'un énorme gaspillage humain, à la hauteur de notre INCONSCIENCE.

Parce que nous évoluons sans connaître le sens et le but de cette évolution, notre progression est le plus souvent chaotique, destructrice et dangereuse.
Parce que nous n'avons pas encore acquis la conscience de notre identité commune, nos relations inter groupes sont bien souvent entreprises sous le contrôle de notre esprit primate primaire.
Accablé par la peur de L'ÉTRANGER, le désir de domination ou de thésaurisation des privilèges, nous sommes encore incapable de négocier d'EGAL à EGAL et sans épreuve de force avec autrui.

Théoriquement, l'humanité a les moyens de gérer sa progression d'une manière raisonnable, respectueuse, humaniste, égalitaire et consciente. Mais pratiquement nous en sommes encore incapables.

Il nous manque encore l'idée précise de ce qu'il y a à construire.

Les temps actuels, ne se prête pas véritablement à une réflexion téléologique, autrement dit à une réflexion sur le sens de l'humanité.

BataillardD'une part, la « puissance créatrice », ne nous ayant donné aucun « plan de création », l'homme doit évoluer « en aveugle », pour reprendre un terme du peintre Marcel Bataillard (une de ses oeuvres ci-contre) évoluer par essais, erreurs et rectifications .

Et d'autre part l'exaltation des pulsions primaires par l'ultralibéralisme, le stress, l'égocentrisme, les peurs et l'affolement qu'il génère, empêche l'humanité de s'intéresser à la question du sens du progrès.

Mais la clarté de notre route peu à peu se fait jour.

La montée en puissance de la conscience dans l'humanité, suit naturellement le rythme propre de l'évolution humaine.
On ne peut accélérer ce processus sans se heurter à des résistances mentales farouches, le système soviétique et son concept d'ÉGALITÉ, en est un exemple.

Nous pouvons simplement constater :

Tant que l'humanité n'aura pas atteint un fonctionnement universel, autrement dit, tant que l'ensemble des groupes humains, aujourd'hui antagonistes, ne se seront pas réunis autour d'un système politique, juridique et social, unique et convenant à chacun, le progrès risque de continuer à s'élaborer de façon dualiste, clanique, communautariste, impérialiste et dictatorial.

Mais ne l'oublions pas, ces tendances primaires ont été jusqu'à présent un de nos plus puissants « stimulateurs » d'actions.

Cette période, à mon sens, touche pourtant à sa fin.

L'émergence progressive de notre conscience, l'immense travail fait pour que l'homme apprenne à gérer ses comportements prédateurs et abusants, la montée en puissance du pouvoir d'anticipation et surtout « la révélation progressive du sens de notre présence au monde », peuvent nous autoriser à concevoir une évolution future sous les auspices de la consciente.

Autrement dit un progrès humain bien encadré par la philosophie et la raison, donc de moins en moins soumis à la violence, au danger et aux sacrifices humains

 

métaphysique du bonheur>>vers l'extase

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