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  • homme humain
    de l'homme à l'humain parfait

Une philosophie du progrès

Le rythme lent de l'évolution

Entre théorie et pratique.

Comme pour habituer les conservateurs aux idées progressistes, l'idéologie* précède en général la pratique humaine.

* les idées progressistes sont bien souvent révolutionnaires, donc génératrices d'angoisses et de peurs.

Par exemple, l'OMC recommande depuis longtemps des échanges commerciaux mondiaux équitables et justes. C'est la théorie. Mais la pratique est loin de remplir ce cahier des charges.

Les réactionnaires ont toujours refusé d'abandonner leurs vieux principes colonialistes. Pour passer du colonialisme à la relation équitable et juste, un sas de décompression est nécessaire. C'est la fonction du néocolonialisme et du post impérialisme (ce mécanisme démontre tout simplement que les esprits coloniaux sont encore aujourd'hui plus forts que les esprits humanistes. Un jour, quand ces vieux esprits auront disparus, ce sera l'inverse).

Une inexorable évolution

Les désirs d'égalité et de justice sont bien présent dans l'humanité. Ils gagnent du terrain. Peu à peu, l'arrière-garde laisse la place aux nouvelles générations. La rigueur des conservateurs doit céder du terrain devant la montée en puissance des idées nouvelles. Les idées réactionnaires se retrouvent alors face à deux alternatives; résister au flot du renouveau (et être alors submergés violemment) ou admettre le changement.

Le moment et l'histoire

L'affrontement entre réformistes et conformistes, anime en permanence la société humaine. Elle maintient une sorte de « stabilité progressiste instable ». Notre espèce tire une partie de son énergie, de ce conflit. Au regard de l'actualité, les réactionnaires semblent toujours l'emporter, (lorsque les réformistes sont au pouvoir, les conservateurs s'organisent pour empêcher toute réforme d'aboutir. Lorsque les conservateurs sont au pouvoir, ils appellent « réformes », leurs propositions de régression).

Mais en réalité, sous le vent de l'histoire, les réformistes ont toujours gain de cause (grâce à quoi, les conditions de vie actuelle sont meilleures que celles des années 30, elles-mêmes meilleures qu'au siècle précédent, etc.).

C'est parce que le progressisme finit toujours par imposer ses changements, que l'humanité dépasse régulièrement ses instants historiques (primates naturels, Préhistoire, antiquités, Moyen Âge, renaissance, XIXe siècle, aujourd'hui). Si l'évolution globale de l'humanité était entièrement aux mains des réactionnaires, nous retournerions très vite en arrière. On retrouverait rapidement les usages de la « horde sauvage » pour reprendre la philosophie de Sigmund Freud. Les dominants ramèneraient les vieilles mœurs primates* sur le devant de la scène.

* comme la thésaurisation des privilèges, la domination, etc.

 

Les freins de l'inconscience

Le manque du sens et du but

justiceUne conscience trop basse

L'antagonisme, force est de le constater, est encore un des moteurs de l'activité humaine et ce type d'évolution exige le sacrifice d'une quantité considérable d'être humain, des crimes découlant entièrement de notre évolution inconscience.

Comme nous évoluons vers l'avenir sans connaître le sens de cette évolution, notre progression est chaotique. Comme nous n'avons pas encore acquis la conscience de notre identité commune, nos relations inter groupes sont difficiles.

La plupart du temps, les rencontres inter-groupes, s'engagent sous l'autorité de notre esprit primate primaire. Un esprit accablé par la peur de l'étranger, le désir de dominer et de thésauriser les privilèges. C'est pourquoi, nous sommes encore incapables de négocier d'égal à égal ou de nous rencontrer sans épreuve de force.

Prendre conscience du sens

Théoriquement, l'humanité a les moyens de gérer sa progression de façon consciente. Elle sait conceptuellement, comment évoluer sous l'égide de la raison, du respect, de la justice, de l'égalité et de la clairvoyance. Mais en pratique, elle en est encore incapable. Il nous manque encore l'idée précise de ce qu'il y a à construire. Malheureusement, les temps actuels, ne se prêtent pas véritablement à une réflexion téléologique. Le leader du moment (le marché) se désintéresse du sens de l'humanité.

L'évolution à l'aveugle

Une marche à tâtons

Marcel Bataillard, peintre niçois. Peinture à l'aveugleEn aveugle

Le « principe créateur », n'ayant fournit aucun « plan de création » l'humanité doit évoluer à tâtons. Elle doit improviser. Utiliser son intuition, et son imagination. Elle doit agit « En aveugle », pour reprendre un thème intéressant étudié par le peintre niçois Marcel Bataillard

D'où notre façon de progresser; par tentatives, erreurs et rectifications.

Le système actuel accentue d'ailleurs le désintérêt de l'homme pour la téléologie. L'exaltation trop intenses des pulsions primaires par l'ultra libéralisme, favorise l'action et pas suffisamment la conscience. Le stress, le narcissisme, le goût des honneurs et de l'argent survolté par ces années de mondialisation, empêche de réfléchir à long terme. Sous cet affolement, l'homme industriel réduit ses recherches à l'immédiat (plaisir, désir, psychologie).

Mais la route, se fait jour.

Il s'agit d'un simple passage dans la grande aventure de l'évolution.

La montée en puissance de la conscience dans l'humanité, suit naturellement le rythme propre de l'évolution humaine. En tout cas, cela démontre qu'on ne peut accélérer le processus de l'évolution sans se heurter à de farouches résistances mentales. Les suites immédiates de la révolution française et le système soviétique en sont un exemple (et inversement, sous-estimer l'envie d'évolution d'un peuple, met en péril son gouvernement).

Universalité, sang de la paix

Aujourd'hui, notre niveau de conscience est tel qu'il peut éclairer tous nos obstacles d'évolution. il nous renseigne sur le mobile et l'immuable. Il n'y a pas de paix universelle possible, avant d'atteindre un fonctionnement universel supérieur, un ONU juste et suffisamment fort pour régir tous les empires particuliers. Un système politique, juridique et social, unique et convenant à chacun.

Tant que nous n'aurons pas atteint ce fonctionnement, le progrès s'élaborera de façon dualiste, clanique, communautariste, impérialiste. Mais ne l'oublions pas, ces tendances primaires sont un de nos plus puissants « stimulateurs » d'actions.

En direct du futur

Cette période, à mon sens, touche à sa fin (mais le temps de l'évolution humaine est différent du temps d'une vie humaine, et donc la fin peut être longue).

Nous avançons progressivement vers une évolution symbiotique. Une évolution coopérative et plus respectueuse. C'est une question de temps. Plusieurs éléments montrent que nous sommes sur la voie :

  • L'émergence de la conscience humaine
  • l'immense travail d'apprentissage que s'impose l'homme pour apprendre à gérer ses comportements prédateurs et abusants
  • la montée en puissance du pouvoir d'anticipation
  • et surtout « la révélation progressive du sens de notre présence au monde »

Tout cela nous autorise à concevoir l'évolution future, sous les auspices de la consciente. Peu à peu, la philosophie, la morale et l'éthique, vont devenir les guides du progrès. Notre évolution en sera d'autant moins soumise à la violence, aux dangers et aux sacrifices humains.

2001

vers l'extase

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