La gestion totale du comportement
Philosophie de l'évolution de l'homme
Le comportement borné des hommes en face de la nature conditionne leur comportement borné entre eux. Karl Marx
En contrôlant
de mieux en mieux son comportement, son environnement et
ses questionnements, l'humanité évolue
progressivement vers son ultime perfection.
La coercition exercée par la société sur les transgressions, est puissante et constante.
Elle s'appuie sur le système éducatif (parents, famille, école, médias ...), sur la pression social (voisins, amis, qu'en dira-t-on ...), sur le système répressif (interdit, peur du gendarme et de l'enfermement ...), sur le développement des sciences sociales (psychologie, sociologie, éthologie) et sur les moyens de surveillance (caméras, nouvelles technologies ...)
Elle s'adosse également sur le développement du tourisme et des échanges culturels.
Sur les reportages télé, la mixité scolaire, l'immigration, les lois anti-racisme ...
L'unification progressive de l'humanité autour d'un fonctionnement universel (ONU, FMI, Unesco, banque mondiale, justice internationale, commerce international etc.), y travaille également. Elle brise les rivalités claniques, nationales, communautaires, religieuses ...
Forme, biologie et psychologie
Formellement, la gestion progressive du comportement permet à l'homme de développer sa sociabilité et son habileté.
Biologiquement, elle anéantit peu à peu les zones cérébrales d'ou surgit la tendance originelle à s'affirmer aux dépens des autres.
Et psychologiquement, elle décharge progressivement l'homme des souffrances, (remords, regrets, rancunes) ressenties en transgressant les morales humaines, en maltraitant autrui ou en étant maltraité par lui.
Lorsque l'ensemble des hommes auront totalement éteint leur désir d'abuser autrui l'humanité sera parvenue à la plénitude de l'amour, autrement dit à la béatitude.
Ce long travail de pression sur les tendances primaires, transforme peu à peu le loup qu'est l'homme pour l'homme en agneau pour ses semblables.
En résumé, l'acquisition de la maîtrise parfaite du comportement, permettra à l'humanité d'accéder naturellement à la paix et à l'amour universel …
Autrement dit, aimer l'ensemble des êtres humains et être aimé par l'ensemble des êtres humains.
La maîtrise totale de l'environnement
Maître et possesseur de la nature
L'humanité doit faire de son monde un paradis, pour en jouir. Jmt
Tout comme la gestion du comportement, la maîtrise de l'environnement travaille pour le bonheur humain.
En effet, si nous devons nous rendre comme « maître et possesseur de la nature », selon la célèbre philosophie de Descartes, ce n'est certainement pas pour soumettre notre « nourrice » à de viles exigences pour en épuiser la générosité. Nous mesurons aujourd'hui les effets pernicieux d'une telle évolution sourde, inconsciente et forcenée.
Nous adapter le mieux possible à ce monde sans le dégrader, tel est le but pratique de cette prise de possession.
Nous devons apprendre à retirer de la Terre les éléments nécessaires à nos existence sans abîmer ses ressources inestimables (et, malgré les apparences, nous évoluons dans ce sens).
Nous devons nous rendre « Maître et possesseur de la nature » oui mais pour en apprendre toutes les subtilités (visibles et cachées), pour en écarter tous les dangers et pour nous comprendre nous-mêmes.
Mais par delà le but pratique de cet assujettissement de la nature, la véritable finalité est d'ouvrir notre espèce à l'absolue sérénité, à la contemplation et à la quiétude ... Ce sont les conditions fondamentales pour vivre et ressentir les états d'extase et de béatitude.
Depuis qu'il s'est constitué, le monde industriel a été excessif vis-à-vis de la nature.
Cette période à mon sens, est en déclin, elle touche à sa fin.
Une prise de conscience tout à fait nouvelle, éclaire depuis quelque temps l'humanité.
Les vieux pouvoirs réactionnaires, tentent bien de prolonger leurs privilèges. Ils vont devoir pourtant lâcher prise face à la montée en puissance d'une jeunesse consciente et responsable.
Il suffit d'additionner les progrès déjà réalisés par notre espèce, la puissance exponentielle de notre créativité et la force du désir d'évoluer proprement, pour comprendre la nouvelle humanité se profilant à l'horizon.
Comme nos ancêtres sont venus à bout de nos prédateurs, notre espèce (malgré les erreurs ponctuelles relatives à notre compulsivité), semble en mesure d'acquérir une parfaite maîtrise de tous ses besoins. Besoins énergétiques et alimentaires, moyens de communication et de circulation, gestion de sa démographie, etc.
La terre reçoit du soleil 15000 fois plus d'énergie que nous n'en consommons aujourd'hui. En utilisant 20 % seulement de la puissance marée motrice, nous obtiendrions 400 milliards de kw/h. Dans quelques générations, l'homme saura utiliser efficacement ces énergies.
L'humanité a également les moyens de se protéger totalement des phénomènes naturels (climatiques, sismiques ... .). En tout cas, tous les progrès déjà réalisés dans ces domaines depuis quelques décennies, nous le donnent à croire.
Notre espèce, semble avoir les moyens d'accéder à une gestion totale est propre de son environnement. A un « développement conscient et durable ». voir la fondation-nicolas-hulot
La gestion totale du questionnement
Qui sommes nous, d'ou venons nous, ou allons nous ?
Car nous ne le choisissons pas pour une autre chose Aristote
Comme pour la maîtrise du comportement et de l'environnement, la maîtrise progressive du questionnement est destinée à la sensation humaine. Elle doit permettre à l'homme d'atteindre sa perfection sensitive, autrement dit l'extase
Parfois les grandes recherches métaphysiques (qui sommes nous, d'ou venons nous, ou allons nous), semblent motivées par l'intérêts personnels ou claniques (désir de gloire, de pouvoir, de position sociale). En réalité le but final de cette frénésie intellectuelle dépasse les attaches individuelles ou nationales. La finalité de ce travail rejoint notre patrimoine commun. Sa vocation principale est de libérer l'humanité entière de ses peurs, ses angoisses et ses doutes, autrement dit des mauvaises sensations liées à l'inconnu.
A terme, la résolution progressive de nos grandes énigmes "qu'advient-il de nous après la mort" … "Pourquoi y a t-il quelques choses plutôt que rien (Leibniz)" … "Quel est notre véritable rôle au sein de cette création" … éliminera toutes sortes d'inquiétudes …
Et la fin des inquiétudes (privilège d'un monde entièrement révélé), mène tout droit à l'extase.
Nous pensons tout cela possible
Il suffit d'additionner le travail déjà accompli par nos ancêtres pour résoudre nos énigmes, la puissance de recherche actuelle, et le temps futur dont nous disposons, pour envisager l'homme parvenu un jour à dénouer toutes ses questions fondamentales.
La fin dernière du progrès humain
Les types qui déboisent la forêt amazonienne acceptent enfin de faire un geste pour l'environnement. Désormais, ils mettront de l'essence sans plomb dans leurs tronçonneuses. Geluck
En résumé, le désir d'acquérir une maîtrise parfaite de notre comportement, de notre environnement et de notre questionnement n'est pas destinée à flatter notre orgueil ni à gagner telle ou telle compétition individuelle, nationale ou continentale. Son but et de favoriser l'épanouissement total de la sensation extatique humaine ...
L'ensemble des énergies humaines concourent directement ou indirectement, à élaborer un monde de paix, de sérénité et de bien être absolu. Même lorsque nos actions semblent travailler pour elles-mêmes, (c'est la ruse de la raison dont parle la philosophie de Hegel), leur fin est destinée à la construction de l'humanité.
Ce monde de paix lui-même « permettra à l'homme d'atteindre sans difficulté l'état subliminal de l'extase, de la béatitude, du nirvana, autrement dit la mise en relation directe de l'homme avec le principe créateur ».
Le progrès humain peut donc être considéré comme la quête intuitive de l'humanité pour atteindre la sensation de bonheur absolu.
Tout art et toute investigation, et pareillement toute action et tout choix tendent vers quelque bien, à ce qu'il semble. Aussi a-t-on déclaré avec raison que le bien est ce à quoi toutes choses tendent. Aristote
Selon la philosophie d'Aristote, le bonheur parfait est le bien suprême.
C'est le souverain bien, autrement dit, le bonheur ultime qui ne se cherche que pour lui-même (ce n'est pas le bonheur tel qu'on l'entend vulgairement).
Le bonheur, le souverain bien vers lequel toutes les choses tendent, est la plus haute vertu. C'est la contemplation, autrement dit l'extase.
extase, cerveau >
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