Être
démocrate, ce serait agir en reconnaissant que nous ne
vivons jamais dans une société assez démocratique.
Jacques Derrida
Philosophie de la démocratie.
Tous les méfaits de
la démocratie sont remédiables par davantage de démocratie E.
SmithLa démocratie est une oeuvre d'art !
Si la DÉMOCRATIE correspond à la souveraineté du
peuple, l'orientation POLITIQUE et les VALEURS à suivre
devraient être celles de la majorité.
Pouvons-nous imaginer un seul instant, la majorité humaine
décidant de s'imposer ce libéralisme féroce, égocentrique,
agressif, égoïste, élitiste et irrespectueux,
dans lequel vit l'humanité depuis 25 ans ?
A travers
bien des tourments et des difficultés,
notre espèce se libère progressivement des organisations
naturelles pour se frayer un passage vers des fonctionnements
véritablement
humains et vers la véritable liberté.
La démocratie en est une des
étapes fondamentales.
Transposé à la nature, la philosophie démocratique
correspond à : la
souveraineté des dominés sur les dominants.
C’est donc le triomphe des lois de la culture sur les lois
naturelles, la victoire de la CONSCIENCE
sur les INSTINCTS.
Cette idéologie est une véritable oeuvre
d'art dans la mesure ou elle inverse les lois de la nature tout
en conservant son énergie.
En démocratie, comme chez notre cousin singe, un petit
groupe de dominants se hisse au sommet de la hiérarchie,
grâce à ses
qualités naturelles.
Seulement, dans l'idéologie démocratique, il ne s'agit
plus de s'élever dans les hiérarchie pour thésauriser
l’ensemble
des privilèges et imposer leurs choix au plus grand nombre,
mais au contraire pour établir la souveraineté du
peuple par essence plus paisible.
L'humanité n'est pas parvenue par hasard à cette
philosophie politique sur-naturelle,
c'est le résultat d'un long processus d'évolution.
L'organisation sociale de notre espèce a pris pied dans
les limbes de l'organisation primate ou opère l'autorité
incontestable et agressive des dominants naturels.
Progressivement,
ce pouvoir tyrannique animal, en passant par l'autocratie des
chefs de clan, puis par celle des familles règnantes,
des noblesses de sang, des empereurs, des dictateurs, s'installe
dans cette merveilleuse invention humaine qu'est
la démocratie.
Entre nos origines animales et l'époque
actuelle, nous pouvons mesurer l'énorme travail accompli
par l'ensemble des hommes précédants, pour arracher
notre espèce à sa condition
naturelle.
Philosophie de la foule
Personne ne peut longtemps présenter
un visage à la
foule et un autre à lui-même sans finir par se demander
lequel est le vrai. HawthorneLa
foule est plus maligne que l'individu.
Surowiecki, propose
trois situations dans lesquelles la foule est plus efficace que
l'individu, aussi brillant soit-il :
1/ Cognition, comme par exemple deviner le poids du
boeuf. La foule est plus rapide et moins sujette aux
influences politiques que les experts.
2/ Coordination, par
exemple comment les piétons optimisent leur déplacement
sur un trottoir bondé.
C'est la
connaissance commune qui est mise en oeuvre.
3/ Coopération, ou comment des
groupes de personnes
forment des réseaux de confiance sans recourir à des
pouvoirs centraux.
Pour réussir cette sagesse collective, car la foule n'est pas toujours sage, quatre éléments clés doivent être réunis
:
- Diversité des opinions : chacun
doit avoir sa propre
opinion.
- Indépendance : les opinions de
chacun ne doivent pas
être influencées par l'entourage.
- Décentralisation : chacun doit être capable de se
spécialiser.
- Agrégation : des mécanismes doivent être
mis en
place pour transformer les opinions personnelles.
Les outils collaboratifs, inconsciemment ou non, tirent parti de ce potentiel.
Democratie antidémocratique
La démagogie est à la démocratie
ce que la prostitution est à l'amour. Georges ElgozyNéanmoins,
même si l'organisation
humaine a fait de stupéfiants progrès, notre système
démocratique n'a pas encore atteint sa perfection.
Les
dominants refusent bien souvent de jouer le jeu démocratique.
Leur désir de toute puissance allié à leur capacité de corrompre,
finissent par eccoeurer les peuples et les pousser à rappeler
des idéologies
réactionnaires.
Notre monde est encore dangereux, toujours
prêt à revivre
de violents retours en arrière comme le siècle dernier
nous l'a prouvé.
Depuis la fin du communisme, certaines attitudes révoltantes
des dominants soi-disants démocratiques, nous
empêche de nous considérer dans une saine démocratie.
La seule présence des idéologies totalitaires, toujours
prêtes à faire leur retour, indique d'ailleurs notre
réelle position sur l'échelle
démocratique.
Ces idéologies extrémistes se seraient éteintes
d'elles-même si nos démocraties étaient
justes et égalitaires, si elles n'évoluaient pas inlassablement
vers la corruption.
La forte consistance des extrêmes
n'est sans doute pas un signe de bonne santé démocratique,
comme certains le suggèrent, c'est au contraire un symptôme
de reculs.
Plus les démocraties s'élitisent et
s'éloignent
des valeurs d'égalité et de justice, et plus les
mouvements extrémistes voient grossir leurs rangs.
On pourrait d'ailleurs utiliser la montée ou la baisse
des extrêmes comme un baromètre.
Dans les périodes
où ceux qui détiennent le
pouvoir en abusent et négligent le peuple, la pression extrémiste
croît. Lorsqu' au contraire, les dirigeants sont justes
et
égalitaristes, les extrêmes se dégonflent.
L'apparence démocratique
De même que je ne voudrais pas être
un esclave, je ne voudrais pas être un maître. Telle
est ma conception de la démocratie. Abraham LincolnCertes
dans la plupart des grandes DÉMOCRATIE, les élus
respectent les droits des citoyens et acceptent le résultat des élections.
Mais c'est bien souvent le seul pouvoir décisionnel accordé par
les dominants au peuple.
Aujourd'hui, le monde semble avoir
choisi le libéralisme plutôt que le communisme comme
système pour évoluer.
Seulement, nous sommes loin
des propositions libérales promises
par ses philosophes et ses idéologues.
Nous sommes loin d'un libéralisme respectueux
des acquis sociaux et des lois du commerce international.
Loin
des philosophies libérales protectrices des faibles, respectueuses
des hommes, du monde et des autres cultures.
Au contraire, le système
effectivement imposé, se révèle
par certains côtés, inhumain, agressif, meutrier
pour les populations vulnérables, pour les valeurs humaines et pour
l'environnement.
Il suit les pulsions égoistes
et féroces de quelques
dominants condamnés par leur nature d'abuser l’humanité
vulnérable, sans tenir compte du bien
du peuple souverain.
Démocratie et égalité.
Dans la plupart des pays, les citoyens possèdent
la liberté de
parole. Mais dans une démocratie, ils possèdent encore
la liberté après avoir parlé. A. GuilloisPourtant,
nous le préssentons bien, l’humanité
evolue peu à peu vers une démocratie généralisée, et les démocraties
actuelles, vers leur idéalité.
Progressivement
encore, si nous observons le monde attentivement, les démocraties
en place s’améliorent, se sophistiquent, se perfectionnement
malgré les régressions ponctuelles.
La philosophie démocratique, conduit
l’humanité
vers l’égalité.
En effet la démocratie étalonne progressivement
le comportement des dominants sur celui du peuple
par essence plus paisible, moins compétitif , moins
agressif.
Elle les oblige à dévaluer peu à
peu leurs tendances égocentriques, dominatrices et égoistes. La régression démocratique
observé depuis quelques décennies n'est qu'un passage
ponctuel destiné à être
transcendé.
Cette ultra-présence du marché
est en quelque sorte nécessaire pour évoluer du national
à l'universel.
Démocratie et média
Celui qui contrôle les médias contrôle les
esprits. Jim MorrisonLa démocratie est un point d’équilibre
entre deux dictatures.
D’un côté les dictatures élitistes
(fascisme, aristocratie, ultra libéralisme) qui accordent
les pleins pouvoirs aux dominants au détriment du peuple.
De
l’autre, les dictatures populaires (communisme,
maoisme) qui accorde les pleins pouvoirs au peuple au détriment
des élites.
L'équilibre démocratique est extrêmement instable
et précaire.
Peu de choses peut le faire basculer d’un
côté ou de l’autre.
- Si le guerrier, l’aristocrate ou le marché a les
pleins pouvoirs sur le peuple, nous évoluons vers une dictature
élitiste.
- Si c'est le peuple qui impose ses lois en maltraitant les élites,
nous basculons dans une dictature populaire.
Aujourd'hui, l'équilibre dépend essenciellement du groupe
médiateur
(média, penseur, justice).
Sa vocation est de jouer les
intermédiaires
entre le peuple et les élites et de sa bonne santé, de
sa liberté, de son courage, de son impartialité, de son indépendance,
depend le bonheur des peuples.
Si ce groupe intermédiaire protège
et favorise le point de vue des puissants (comme c'est le cas
depuis vingt
ans), il transforme progressivement les valeurs démocratiques en
valeurs olligarchiques.
Entre réactionnaires et
progressistes.
Les conservateurs voudraient arrêter,
les réactionnaires remonter, les révolutionnaires
précipiter le cours des événements qui les
submerge tous. Oscar Louis ForelPour
progresser, l’humanité doit
être tendue entre les
forces ultra réactionnaires et ultra progressistes.
Elle doit se frayer une route entre des gens favorables à certaines
formes d'esclavages et D'ARISTOCRATIES et ceux, militant pour
une ÉGALITÉ
absolue.
Dans ce sens, la démocratie induit nécessairement
de la contestation et de l'agressivité entre les deux camps
extrêmes.
a/ Dans une dictature classique (de
gauche ou de droite) il n'y a pas de contestation possible à
part terroriste, car le mouvement progressiste est
réprimé par l’enfermement ou la mort (goulag,
camps de concentration).
b/ Dans une démocratie effective,
les divergences entre progressistes et réactionnaires doit
se passer au niveau du débat, de la polémique.
Cela
exige d'avoir des MÉDIAS impartiaux et neutres capables
d'offrir un espace équitable à chacun.
Quand une démocratie est victime de médias
inconscients, partiaux et élitistes, elle devient naturellement
inconsciente, partiale et injuste.
La contestation à l'intérieur des
groupes opprimés, peut prendre plusieurs formes suivant les
caractères humains.
- Violence verbale, pensées racistes, xénophobie.
- Violence physique envers soi-même (alcoolisme, dépression,
toxicomanie,)
- Violence physique envers autrui (terrorisme, délinquance,
violence sportive ..... )
- violence canalisée (manifestation, engagement politique,
critique artistique ... .)
Evidemment, à distance et hors contexte, la meilleure solution
saute aux yeux : c'est la VIOLENCE CANALISÉE.
L'humanité se
dirige d'ailleurs vers ce type de contestation paisible, en exerçant
une pression morale et juridique sur les trois autres formes de
violence.
Mais nous savons aussi que nous ne sommes pas égaux
au niveau du caractère.
Si certains carractères peuvent supporter un
certain asservissement d'autre ne le peuvent pas. Si certains
peuvent effectivement émettre
des critiques canalisées et raisonnables, d'autres n'en
ont pas les moyens.
Démocratie et médias
Les médias représentent la plus
grande puissance de notre société contemporaine.
David LodgeLe passage
de la constestation violente a la contestation verbale, est possible
seulement si
les MÉDIAS offrent une
possibilité à cette dernière. Nous pouvons ainsi mesurer
l’importance
fondamentale des journalistes, des penseurs et de la justice,
pour les une démocraties contemporaines.
Le média est devenu le pôle
d’attraction de l’ensemble de la société,
c’est l'agora moderne.
Aujourd'hui l’HOMME POLITIQUE
observe le PEUPLE principalement aux travers du média.
Si
les journalistes négligent de montrer le peuple,
de mettre en lumière ses insatisfactions et ses doléances
(comme ce fut le cas pendant les années 80 et 90 pour
se consacrer essenciellement
à l'élite), le politique oublie de s'occuper réellement
des problèmes de son peuple.
Celui-ci, victime de négligence
et d'abandon se désintéresse à son tour
du politique comme du journaliste, qui perdent à ses
yeux de leur crédibilité. Une société véritablement démocratique,
aurait des journalistes attentifs au
peuple capables de l'interroger convenablement et sans le manipuler.
L’homme politique, à l’écoute
des médias, entendrait les revendications,
les doléances, les désirs des citoyens et améliorerait
le système afin de satisfaire ses électeurs.
Manipuler un des paramètres se fait au détriment
de la démocratie et finalement, de celui qui manipule.
- Un politique utilisant des journalistes pour manipuler le peuple,
participe à l’élaboration d’une démocratie
déloyale et manipulatrice.
Comme le peuple finit toujours par le savoir ou le percevoir,
c’est le système politique démocratique dans
son ensemble qui perd de sa crédibilité et au profit
des systèmes antidémocratiques.
- Si le média se joint aux puissants pour manipuler le
peuple, c’est l’ensemble qui perd de sa crédibilité
(moins de 50 % de gens font confiance aujourd’hui aux médias
et aux politiques)
La démocratie, pour s'épanouir, exige une attitude
intègre, éthique, loyale, universaliste de la part des médias.
Les journalistes doivent donc être totalement
libérés des contingences extérieures et intérieures
(pressions politiques, vénalité, pressions matérielles.
Democratie et penseurs
Chez nous, les intellectuels n'ont plus d'influence
dans la société,
sauf quand ils émettent des slogans. Les intellectuels ont
de l'influence en France lorsqu'ils flattent un vague politiquement
correct. J F RevelEn
plus de médias
indépendants,
la démocratie exige de la part
des INTELLECTUELS chargés d'étudier les problèmes
de société, une capacité d'analyse subtile
et profonde, une grande attention envers le peuple.
Par la distance et la réflexion qu'il peut poser sur les
évenements, le penseur est une aide précieuse pour
le journaliste comme pour l'homme politique.
Son aptitude à observer les choses de façon hypermétrope
, lui permet de détecter les grandes dérives éthiques
des systèmes.
Globalement le peuple, lorsqu'il est éduqué dans
les valeurs humaines, lorsqu'il est traité avec
justice et sans manipulation n'aspire qu'à la paix
et à l'universalité.
Par nature, il va choisir la politique la plus humaine, la plus
médiane. Il ne se résoud aux extrêmes que lorsqu'il
est est mis en danger ou lorsqu'on dépasse ses seuils de
tolérabilité.
La peine de mort comme exemple :
Lorsque le pouvoir américain justifie
la peine de mort en soutenant qu'elle est un désir populaire,
à mon sens, ce n'est pas du tout exact.
Le peuple n'est pas réellement pour la
peine de mort, il réclame avant tout la sécurité,
base de l'instinct de vie.
Cette sécurité, les penseurs ont la charge d'expliquer
qu'elle n'est pas dépendante de l'enfermement ni de la
peine de mort mais des conditions de vie, des choix de société,
des valeurs proposées par les mass médias, de la justice, de
l'éducation.
Tous ces paramètres dépendent en réalité
du POUVOIR.
Pour marquer ses responsabilité, le pouvoir va jouer sur le créneau
bien connu de la peur.
L'analyse subtile de ces manipulations
(solution à
l'insécurité = peine de mort) et leur mise en lumière,
n'est pas à la
charge du peuple qui a autre chose à faire ... C'est la
charge des intellectuels et des médias. Les intellectuels subtils et éthiques existent.
Ils ont décodé depuis longtemps la réelle
mécanique
de l'adhésion populaire à la peine de mort.
Seulement
les médias devenus réactionnaires, ne les autorisent
pas à diffuser correctement leurs analyses au plus grand
nombre.
D'autre part, les politiques préfèrent
adopter
la réaction primaire du peuple plutôt
que la vision décodée des penseurs véritables
qui remettent en cause leurs systèmes et leurs idéologies.
.
Ce principe manipulatoire permet certes à un système
de maintenir la peine de mort, mais ce n'est autre qu'un assassinat
par peuple vulnérable et
influençable interposé et c'est un moyen de
maintenir vivace le principe primitif et hors la loi de la vengeance.
Une
injustice subie déchaîne
chez l'homme naturel une soif ardente de vengeance, et l'on a souvent
répété que la vengeance est douce. Ceci est
confirmé par les nombreux sacrifices faits simplement pour
la goûter, et sans intention aucune d'obtenir une réparation.
La perspective certaine d'une vengeance raffinée, imaginée
à son heure suprême, adoucit pour le centaure Nessus
l'amertume de la mort, écrit Schopenhauer,
et cet état d'esprit initié par le pouvoir même, ramène
bien la société dans un archaisme et une brutalité
mythologique et pré-philosophique. D'ailleurs, les discours,
les comportements et les choix des pouvoirs favorable à la
peine de mort, sont bien plus proches de ceux du rusé
Ulysse que de ceux de Socrate ou de Platon. Cette
surdité des pouvoirs
envers les penseurs dérangeants, d'autres intellectuels
(et des plus médiatisés) en font preuve envers le
peuple, à son détriment.
Par exemple, si l'intellectuel lutte pour
l'abolition de la peine de mort en culpabilisant l'adhésion
du peuple à celle-ci et sans s'attaquer efficacement contre
ses causes (injustice, inégalité,
insécurité), il maltraite le peuple en l'enfermant
dans 2 seuls issues.
Soit il doit accepter de subir l'insécurité
et la violence (quand l'élite dispose de moyens pour s'en
protéger),
soit supporter la mauvaise conscience de réclamer
la peine de mort pour tenter de résoudre son problème.
Trois raisons, à mon sens, empêchent les philosophes,
les sociologues, les psychologues ... d'avoir suffisamment de poids
pour obliger le pouvoir à soigner les
causes (les problèmes sociaux et moraux) plutôt
que les effets par l'enfermement :
- L'oubli par les intellectuels médiatique d'une de leur
plus grande mission qui consiste à critiquer les systèmes.
- Leur goût pour les valeurs tentantes du marché
(narcissisme, enrichissement, honneurs, élitisme, pouvoir ... ) les mettant en porte à faux avec cette mission.
- Et enfin et surtout, la surdité politique et la censure
médiatique exercées sur les quelques penseurs réellement
critiques.
Le peuple, encore une fois, ne peut pas prendre en
charge (en plus de son rôle physique de constructeur) l'ouverture
de conscience des pouvoirs ainsi que sa propre sécurité.
Démocratie
et terrorisme
La violence engendre la violence. EschyleDepuis
quelques années,
le monde démocratique a déclaré une guerre impitoyable aux TERRORISME.
Si, face à une DICTATURE
claire et précise, la violence terroriste se
justifie pleinement et prend alors le nom de RÉSISTANCE,
quand nous avons à faire à une démocratie
(même
quand celle-ci manipule tout ce qu'elle peut pour empecher les
plaintes et les points de vues opposés d'émerger
correctement dans les médias), il est malgré tout
impossible de justifier cette lutte par la terreur.
À partir du moment où un système accorde
un certain espace à la critique et aux solutions pacifiques
pour exprimer sa colère et son sentiment d'injustice, aucun
acte terroriste ne peut être admis.
Qu'il existe une seule possibilité
de se libérer d'une oppression de manière pacifique,
et le terrorisme perd toute crédibilité.
(par exemple, à partir du moment ou un peuple opprimé,
à la possibilité de choisir des actes pacifiques tel que s'allonger
dans la rue tous les
jours de telle heure à telle heure, pour manifester sa souffrance
et obliger les medias à la montrer aux yeux du monde, plus aucun
acte terroriste ne peut être justifié)
C'est pourquoi
le monde démocratique
actuel, pourtant imparfait, choisi aujourd'hui de rester sourd
face
à l'argumentaire terroriste ...
C'est une manière
de dire :
vous avez d'autres moyens de lutte que la
violence, nous refusons d'entendre ceci.
Ce refus d'admettre le terrorisme
comme expression d'une souffrance, même s'il en est une,
ne se fait pas au détriment des peuples opprimés.
En effet, sur la distance, la compression des
pulsions violentes doit permettre de recycler cette énergie
brutale en énergie
verbale, politique, médiatique,etc, bref, à
développer des moyens de lutte en concordance avec les principes
démocratiques et donc de hisser ces peuples à la
démocratie.
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