Les médias sont
la base de la démocratie
La démocratie ne vit bien qu'avec des médias libres et bienveillants
Celui qui contrôle les médias contrôle les
esprits. Jim Morrison
La démocratie est un point d’équilibre
entre deux dictatures.
D’un côté les dictatures élitistes
(fascisme, aristocratie, ultra libéralisme) qui accordent
les pleins pouvoirs aux dominants et au détriment du peuple.
De
l’autre, les dictatures populaires (communisme,
maoïsme) qui accorde soit disant, les pleins pouvoirs au "peuple" au détriment
des élites.
L'harmonie des démocraties est fluctuante
L'équilibre démocratique est extrêmement instable
et précaire, peu de choses peuvent le faire basculer d’un
côté ou de l’autre.
-
Si le "guerrier", "l’aristocrate" ou le "marché" a les
pleins pouvoirs sur le peuple, nous évoluons vers une dictature
élitiste.
-
Si on ordonne au peuple de maltraiter les élites (comme pendant la révolution culturelle chinoise par exemple),
nous basculons dans une dictature populaire.
Aujourd'hui, l'occident vit en démocratie.
Pour le peuple, ce régime est toujours préférable à n'importe qu'elle dictature ...
Les démocraties manipulées
Mais il y a démocratie et démocratie .. Une démocratie sous la coupe d'un groupe manipulateur narcissique, se retrouvera rapidement dans une sorte d'oppression "choisie", de "dictature de velours".
En effet, les politiques manipulatrices parviennent à faire faire des choix aux peuples contre leurs intérêts ... C'est évidemment au préjudice de la majorité.
Malgré tout, la manipulation politique en démocratie, laissent tout de même des possibilités à la contestation et à la liberté de se développer, ce qu'ignore les dictatures ...
La liberté des médias comme barème
Le degré de manipulation d'un gouvernement se remarque dans son attitude avec les médias .. et la bonne santé de la démocratie dépend essentiellement de ce groupe médiateur entre le peuple et ses représentants.
De sa bonne santé, sa liberté, son courage, son impartialité, son indépendance dépend le bonheur des peuples.
Si ce groupe intermédiaire protège
et favorise le point de vue des puissants (comme c'est le cas
depuis vingt
ans), il transforme progressivement les valeurs démocratiques en
valeurs oligarchiques.
Évolution du conflit du physique au verbal
En démocratie, si les médias donnent la parole au peuple, la violence diminue
Les médias représentent la plus
grande puissance de notre société contemporaine. David Lodge
Le passage
de la contestation violente a la contestation verbale, est possible
seulement si
les médias offrent une
possibilité à cette dernière.
Nous pouvons ainsi mesurer
l’importance
fondamentale des journalistes, des penseurs et de la justice,
pour la bonne évolution des démocraties contemporaines.
Le média est devenu le pôle
d’attraction de l’ensemble de la société. C’est l'agora moderne.
Aujourd'hui l’homme politique
observe le peuple principalement aux travers des médias. Si un drame touchant une des multiples minorités silencieuses (sdf, banlieue, ouvriers, mal logé, prostitués etc.), et mis à jours par les journaux télévisés, les hommes politiques bougent.
Si
les médias négligent de montrer les problèmes du peuple
(comme ce fut le cas pendant les années 80 et 90) pour
se consacrer essentiellement
à l'élite, le politique (surtout s'il est élitiste) négligera la plus grande partie de la population et principalement la plus fragile.
Le peuple, alors victime de négligence
et d'abandon se désintéressera à son tour
des politiques (et des journalistes) ayant perdu toute crédibilité à ses
yeux.
Vers un idéal journalistique
Que serait une bonne société démocratique ?
Une société véritablement démocratique aurait des directeurs de chaînes attentifs et bienveillants envers la population. Elle bénéficierait de journalistes capables de l'interroger convenablement et sans le manipuler.
L’homme politique, à l’écoute
des médias, entendrait les revendications,
les désirs des citoyens et améliorerait
le système afin de satisfaire ses électeurs.
Manipuler un des paramètres se fait au détriment
de la démocratie et finalement, de celui qui manipule.
-
Un politique utilisant des journalistes pour tromper le peuple,
participe à l’élaboration d’une démocratie
déloyale et manipulatrice.
Comme le peuple finit toujours par le savoir ou le percevoir,
c’est le système politique démocratique dans
son ensemble qui perd de sa crédibilité et au profit
des systèmes antidémocratiques.
- Si le média se joint aux puissants pour manipuler le
peuple, c’est l’ensemble qui perd de sa crédibilité
(moins de 50 % de gens font confiance aujourd’hui aux médias
et aux politiques)
La démocratie, pour émerger pleinement au dessus des limbes obscurs des organisations animales, et pour tenir enfin ses promesses envers le peuple, nécessite une attitude
intègre, éthique, loyale, universaliste de la part des médias.
Les journalistes doivent donc être totalement
libérés des contingences extérieures et intérieures
(pressions politiques, vénalité, pressions matérielles, soumissions à des directeurs décadents ... ).
les penseurs >
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