philosophie naïve du devenir humain

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Humanite
Introduction
Les tendances
L'élitisme
L'égocentrisme, la clanicité
La démocratie
La mondialisation
Le libéralisme
Liberalisme suite  [ ↗ ]
Le libéralisme 2
La symbiose
Symbiose suite  [ ↗ ]
Le marché
 

L'homme est un animal qui du moment où il vit parmi d'autres individus de son espèce a besoin d'un maître. Or ce maître, à son tour, est tout comme lui un animal qui a besoin d'un maître. Emmanuel Kant

Philosophie et égocentrisme

L'âge, en nous libérant de nos passions égocentriques, nous rend disponibles, plus aptes à redécouvrir les êtres qu'on a aimés. Madeleine Ferron

L'égocentrisme gênant est une souffrance.

Si L'ÉGOCENTRISME est une nécessité pour devenir adulte, devenir adulte, nécessite de le maîtriser.

Égocentrisme : tendance de celui qui se fait le centre de tout ...

Avant l'âge de sept ans, l'incapacité ou la difficulté à coordonner l'ensemble des états et les transformations, définit ce que l'on appelle, d'un mot qui peut faire équivoque, l'égocentrisme. Ce terme se justifie, parce que le point de vue du sujet reste éminemment prédominant, parce que l'enfant rapporte régulièrement le réel à sa position présente. Mais l'égocentrisme cognitif traduit le manque de mobilité de la pensée, incapable de coordonner méthodiquement les points de vue différents ou successifs et non pas une hypertrophie du moi, comme le préfixe ego pourrait le laisser supposer (Universalis).

Suivant cette définition l'excès égocentrique adulte peut être assimiler à un infantilisme.

Comme pour l'élitisme, l'égocentrisme offre deux angles de jugement.

1/ Nous pouvons le considérer comme positif lorsqu'il vise consciemment le bien d'autrui, lorsqu'il est accompagné de générosité et d'universalité.

2/ Il peut également revêtir l'aspect d'une force négative au sens léger du terme, lorsqu'il est motivé par l'égoïsme et l'indifférence. Lorsqu'il accapare pour lui-même l'ensemble des regards, spoliant ceux qui en ont le plus besoin.

Prenons un exemple

Depuis un peu plus de vingt ans, date à laquelle le marché a pris le contrôle de la télé, une petite société de célébrités thésaurise la plus grande partie de l'antenne et à des fins personnelles.

Cette thésaurisation n'est pas anodine.

Elle a des répercussions sur l'humanité toute entière.

a/ L'omniprésence dans les médias de cette ÉLITE ÉLITISTE,au sens négatif du terme, transforme peu à peu les grandes valeurs populaires en pulsions primaires et élitistes (humilité, solidarité et partage, deviennent narcissisme, vénalité et égoïsme).

b/ Cette thésaurisation subtilise un temps de parole et de regard qui devrait revenir au peuple en souffrance.

c/ Elle empêche l'élite bienveillante d'exprimer ses idées pacifiques et généreuses.

d/ Elle empêche également le peuple d'exposer ses soucis et ses reproches (et cette surdité envers le peuple, conduit une partie de la population à se diriger vers les extrémités).

e/ Et enfin, cette thésaurisation du temps d'antenne, nuit à un traitement efficace des sujets graves (esclavage, exploitation prostituante, corruption etc.) Ces grands problèmes de société , parce que traités de façon anecdotique et sporadique perdurent, se développent et trouvent dans ce relâchement journalistique une certaine légitimation.

Cette démission de la part des médias, non seulement participe à la maltraitance de la population mondiale vulnérable, mais elle favorise également les violences subies par les journalistes eux-même et principalement par les plus intégres et courageux d'entre eux.

En effet, cette démission de la critique face à l'expansion des corruptions, des zones de non-droit, des mafias, des mercenaires, bref de la violence impunie dans les pays pauvres ou émergents, condamne à mort, en quelque sorte les journalistes intègres qui tentent de s'y opposer.

Comme il y eut la raison d'état, capable de museler la vérité journalistique, il semblerait qu'aujourd'hui la raison du marché ait pris le relais (et de façon plus puissante nous le verrons plus loin).

Cet abandon d'une partie de l'humanité, cet oubli de l'autrui étranger, est la conséquence directe de l'introduction dans le système médiatique de trois pulsions bourgeoises ; égocentrisme, vénalité et clanicité. La puissance de cette combinaison fait perdre de vue à chaque journaliste qui en est victime les trois valeurs de base de leur vocation : humilité, incorruptibilité, et universalité.

Cet égocentrisme, cet occidentalocentrisme, cet embourgeoisement des médias occidentaux est relativement récent. Il correspond semble-t-il à la prise en main de ceux-ci par le système commerçant.

Les pionniers de la télévision semblaient avoir au contraire le souci d'interroger le peuple, de prendre la défense des opprimés, et de manière universelle.

 

L'egocentrisme politique

L'homme se réduit en acceptant le jeu des délimitations politiques Chawki Abdelamir

Cette surcharge narcissique et égocentrique observée dans les journaux et à la Télé, se retrouve également dans le comportement du pouvoir occidental dominant, face aux autres cultures.

Cette puissance qui semble aujourd'hui présider aux destinés du monde, parait être dans une véritable crise d'adolescence égocentrique.

Il est hyperactif, sourd, agressif, et parricide. Il refuse d'écouter les conseils et la sagesse du père (les civilisations anciennes, les peuples premiers). Il est incapable de faire l'expérience implicite d'autrui, de le reconnaître autrement que comme un instrument, un subordonné, un ennemi ou une proie.

Être adulte, c'est, au contraire, être capable de prendre conscience de la globalité de son environnement.

C'est être apte à comprendre la façon dont on agit, la logique et le sens de nos actions.

C'est être gouverné par sa conscience et non pas par ses pulsions ou ses tendances ...

Est-ce qu'une idéologie qui adopte la surconsommation comme système, à réellement conscience du sens de la vie ?

Pourtant, malgré tous les reproches que nous pouvons faire au système américain, il semble bien qu'il soit globalement le meilleur possible pour l'humanité présente et pour l'oeuvre qu'elle doit accomplir ... séparer le spirituel du politique, finaliser techniquement et unifier l'humanité.

L'Occident a des choses positives à apporter au reste du monde ... l'idée de démocratie, d'égalité des femmes, certaines avancées sociales et techniques ...

mais il a également beaucoup de choses à apprendre ou à réapprendre des autres cultures ... l'humilité, le non- gaspillage, le respect de la nature et de certaines valeurs, le sens de l'accueil ...

 

Le narcissisme freine la démocratie

Grâce aux médias, le monde entier a pris conscience de L'intérêt de la démocratie et en désire l'avènement. Plusieurs choses empêchent les pays opprimés de se libérer pour adopter les valeurs démocratiques.

1/ Il y a tout d'abord le narcissisme occidental.

En effet, l'arrogance et l'égocentrisme avec lequelles les pouvoirs narcissiques occidentaux imposent cette idéologie sur la planète, conduit naturellement à une attitude de rejet de la part des peuples même s'ils sont soumis à des régimes archaïques, (et cela devrait interroger tout de même le monde occidental) ...

2/ Il y a la surdité de ces pouvoirs.

Son refus d'entendre les critiques et les conseils émanant des autres civilisations, et de corriger ses dérives ...

3/ Il y a son attitude prédatrice, déloyale et avide.

En effet, d’un côté ces dominants veulent piller en toute liberté les richesses du monde (et pour cela soutiennent et imposent des régimes antidémocratiques oppressifs et corrompus) et de l’autre, ils soutiennent vouloir imposer la démocratie ... Ce double langage, parfaitement schyzophrenique, finit par désespérer l'ensemble de l'humanité.

Évidemment, ces dirigeants abuseurs, le sont contre leur volonté ... ils ont le sentiment d'agir pour un bien. Seulement, il s'agit d'un bien particulier, d'un bien partisan et non pas d'un bien universel ...

La nature dominatrice et paranoïaque de certains dirigeants, les poussent (par peur et vénalité), à refuser l'égalité de relation pour préférer maintenir une partie du monde en subordination.

Leur psychisme voudrait sans doute pouvoir profiter des deux.

Profiter des richesses du pillage et du confort pacifiste de la démocratisation.

Seulement c’est impossible.

Choisir d'imposer la démocratie, induit OBLIGATOIREMENT le deuil du pillage pour préférer l'échange loyal et égalitaire. C'est, soit la prédation soit la démocratisation ...

Évidemment, pour ce monde en quête de maturité, théoriquement la meilleure attitude serait de choisir une démocratisation effective donc respectueuse.

Seulement, l'homme ne semble pas encore avoir atteint un niveau de sagesse suffisant pour démocratiser paisiblement.

Comme l'écrivait Bergson si nous avions un peu moins d'orgueil ce n'est pas homo sapiens que nous emploierions pour nous qualifier mais homo faber.

Pour s'émanciper, l'élite occidentale devra perdre un peu de son égocentrisme. Autrement-dit, se confronter amicalement aux autres cultures et civilisations, apprendre à les écouter. Et n'est-ce pas ce type d'expérience que favorise la mondialisation ?



La clanicité est une souffrance.

 

Être curieux d'autrui est inhérent à l'homme comme à la plupart des mammifères Notre intérêt pour les autres cultures dérive de cette tendance naturelle.

Seulement l'attention spontanée portée à l'étranger, s'accompagne bien souvent d'une crainte instinctive.

Cette peur irréfléchie, empêche les hommes d'aller les uns vers les autres de manière simple, pacifique et spontanée.

Cette appréhension naturelle nous la tenons également de nos origines.

Dans bien des cas, un singe étranger au groupe, a toutes les chances d'être accueilli par une démonstration agressive.

L'homme, grâce à la culture, a acquis la capacité de maîtriser cette réaction.

Tout être humain connaît les gestes de politesse et de respect d'autrui capables d'éviter l'épreuve de force.La peur instinctive n'a pas pour autant disparue.


Tant que la psychologie humaine restera une énigme, autrui représentera un danger potentiel.

Cette peur instinctive de l'étranger est également présente au niveau des communautés.

La peur est un des facteurs, avec la cupidité et l'expansionnisme, qui a condamné et condamne encore, les différents groupes, à utiliser la violence pour se rencontrer.

La guerre en Irak est le prototype même de cet alliage peur-prédation.

Elle éclaire aussi le paradoxal résultat de certaines actions humaines.

En effet certains desseins, que nous qualifions de mal (par exemple la guerre), semblent malgré tout cadrer parfaitement avec le sens naturel de notre histoire vers son unification et sa perfection.

En effet, bien que ce soit théoriquement déjà possible de démocratiser paisiblement le monde, c'est-à-dire par le traitement d'égal à égal, le respect, l'exemplarité, la nature humaine n'a pas permis cette voie paisible et c'est la guerre qui a été choisie.

Bien que les conséquences de cette intervention sur la partie la plus vulnérable des êtres humains fut désastreuse, nous devons constater ; d'une part que les obscénités de cette guerre renforcent de plus en plus le camp de la paix et du dialogue, et d'autre part qu'elle est un facteur de contact entre deux types d'êtres humains qui sans cela ne se seraient jamais croisés (il serai évidemment préférable que ce type de rencontre se fasse par le tourisme et l'échange culturel.

 

Violences et ultralibéralisme

L'homme se réduit en acceptant le jeu des délimitations politiques Faggiani

Aujourd'hui, la plupart des humains, bien éveillés par la télé, pourraient assouvir leur désir naturel de rencontrer l'étranger par des moyens paisibles (échanges culturels, immigration, tourisme), seulement, un petit groupe de dominants claniques et sans véritable opposant, multiplie le chaos sur la planète réduisant de plus en plus les espaces de rencontre paisible.

En deux décennies, sous la pression de craintes irraisonnées, de valeurs violentes, de pulsions vénales et de désirs guerriers, le monde semble s'être surchargé de dangerosité.

Sur la plus grande partie de la planète, les valeurs populaires traditionnelles - hospitalité, paisibilité, tolérance, générosité, respect d'autrui - ont été submergé par les pulsions du marché - cupidité, égocentrisme, individualisme etc. - radicalisant d'autant les attitudes claniques et mafieuses, la loi du plus fort et la guerre.

25 ans de laxisme critique ont nourri la puissance de l'ultralibéralisme et permet à celui-ci de continuer à plonger une grande partie du monde dans la misère et les valeurs agressives. Nombreux sont alors les pays fermés au tourisme paisible.
Seuls se rencontrent, en ces lieux sans lois, les chefs de guerres, les chefs de clans, les espions, les trafiquants, les ONG, les grands marchands et les militaires.

Ailleurs et pour dominer à distance, les puissants ont encouragé la création de groupes violents et déloyaux (paramilitaires, escadrons de la mort, mafia,etc) ... et ces derniers s'ajoutent aux dominants classiques pour piller et maltraiter les peuples.

 

Philosophie de l'abus.

C'est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser. Montesquieu

Sans critique ni contrôle, les pulsions vénales n'ont d'autres choix que l'expansion irrespectueuse et l'abus de l'être.

Un système marchand soumis aux hautes compétitions et sans réelle contrainte conduit irrésistiblement à ce type de mécanismes :

Le marché au mépris de la démocratie et via la culture de masse, mondialise ses propres valeurs - goût de l'argent, du pouvoir, de la domination.

Il décuple ainsi dans l'humanité le nombre de prétendants à ces 3 tendances primitives.

Tous ces nouveaux prétendants au pouvoir et à la richesse, viennent grossir la sphère des dominants.

Cette sphère en grossissant a besoin de plus en plus de richesse qu'elle prélève bien évidemment sur la part du peuple.

C'est pourquoi, depuis 25 ans, la part lui revenant toujours s'amenuise.

Du coup, se multiplie le nombre d'abus envers la majorité paisible humaine, qui, elle , par nature respecte les principes démocratiques et n'a aucun goût pour l'association déloyale, la violence ou la prédation.

Cette mécanique fatale accompagne toutes les idéologies matérialistes motivées par les pulsions plutôt que par la raison et évolue irrépressiblement vers son paroxysme : la crise, la guerre ou la révolution.

En effet, non seulement il semble particulièrement difficile de convaincre en douceur et par la conscience les dominants de lâcher une partie de leurs privilèges, mais il semble également impossible d'interrompre l'augmentation de leur voracité de la part populaire.

Jusqu'à présent, lorsque ces dominants ségrégants avaient acquis richesse, privilège et pouvoir, il leur était impossible de se résigner au partage et la seule alternative semblait être la violence de la révolution pour les contraindre à lâcher prise.

 

Philosophie de l'espoir

Pour qu'on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir. Montesquieu

Dans tous les cas, les excès des dominants finissent par être positifs pour l'humanité car ils provoquent des réactions unitaires, développent l'esprit critique et la CONSCIENCE populaire.

Mais nous sommes aujourd'hui en droit de nous demander, à l'aune de la hauteur de notre raison acquise, s'il ne nous est pas déjà posssible de passer d'une évolution inconsciente à une évolution consciente.

De grandes lueurs d'espoir nous laissent espérer l'entrée de l'homme dans une nouvelle ère relationnelle.

Le développement de la psychologie, de la sociologie, la sensibilité grandissante etc,oeuvre dans ce sens.

Si tel est le cas, le dialogue et la compréhension, prendront, pour la première fois sans doute, dans l'histoire de l'humanité, la place de la violence et de l'égocentrisme.

Pour accéder à ce niveau de conscience, il faudra préalablement libérer les instruments de critiques parmi lesquels se trouvent les médias.

En optant pour la démocratie, les peuples sont en droit de réclamer :

  • une écoute et une attention souveraine
  • une vie libre et paisible dans la proximité des valeurs supérieures humaines
  • un état de droit
  • d'être protégé de la prédation des dominants, de l'arbitraire et des injustices caractéristiques des aristocraties et des dictatures.

 

démocratie

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Le Moi a 2 qualités : il est injuste en soi en ce qu'il se fait le centre de tout, il est incommode aux autres en ce qu'il les veut asservir PASCAL

 

 

La plupart des changements qu'un homme fait à son état pour le rendre meilleur, augmentent la place qu'il tient dans le monde, son volume, pour ainsi dire : mais ce volume plus grand donne plus de prise aux coups de la fortune. Un soldat qui va à la tranchée, voudrait-il devenir un géant pour attraper plus de coups de mousquet ? celui qui veut être heureux se réduit et se resserre autant qu'il est possible. Il a ces deux caractères ; il change peu de place, et en tient peu.

Fontenelle

 

égocentrisme, pulsion

 

« Dompte ton âme ambitieuse, et tu feras ainsi un plus grand empire que si, réunissant à la Libye la lointaine Gadès, tu soumettais à ton joug les deux Carthages ». Horace

 

 

Je peux supporter n'importe quelle souillure sauf la souillure bourgeoise, n'est ce pas étrange.

Ludvig Wittgenstein

 

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