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    l'égocentrisme (suite)

L'abus d'autrui

L'instinct > à la conscience

abusVenir à bout de l'abus

L'abus d'autrui semble bien être le sport national humain. Véniel ou grave, nous y succombons bien souvent tous. Sans un bon contrôle sur les pulsions négatives (désir de domination, désir de prédation, désir d'agressivité) ces tendances s'expriment naturellement.

La conscience humaine est encore insuffisamment forte pour maîtriser pleinement tous nos instincts. Les règles, les lois, les interdits, l'éducation, sont là pour compenser cette faiblesse. Mais quand ces mécanismes de limitation sont faibles, les pulsions primaires prennent le dessus.

Ce principe est valable pour l'individu comme pour la société et il suffit d'observer la conduite du libéralisme depuis les années 80 pour constater les dégâts d'un système livré à l’hégémonie. C'est universellement à présent que le peuple pauvre est abusé. Depuis la chute du communisme, les pulsions ultra libérales sont devenues toutes puissantes et les réglés ne suffisent plus à les maîtriser.

L'humanité est parvenue au temps de la globalisation. Après 70 ans de lutte, le libéralisme a vaincu le communisme, et c'est un néo libéralisme qui prends en charge (depuis les années 80), la mondialisation. Se retrouvant sans opposant ni entrave, ces ultra libéraux imposent un système plutôt dérégulé*, et cette dérégulation bien sur, conduit naturellement à des abus.

*une dérégulation voulue par des dominants qui, ayant d'eux-mêmes une vision grandiose et déformée, se considèrent capable de dominer leurs pulsions

La mondialisation des valeurs marchandes

Au mépris de la démocratie qui propose d'adopter les valeurs profondes du peuple, le marché, via la culture de masse, mondialise ses propres « valeurs, (le goût de l'argent, du pouvoir, du luxe, de la domination, etc.).

En réalité, ces valeurs n'en sont pas. Ce sont des pulsions primaires qu'il conviendrait de marginaliser.

En exaltant le goût des pouvoirs par exemple, le marché multiplie la présence de cette tendance au sein de l'humanité. Le nombre de prétendants augmentent donc naturellement (les symboles véhiculés par certains rap, en sont une démonstration). Et ces nouveaux aspirants viennent grossir la sphère des dominants. Cette sphère en s'amplifiant a besoin de plus en plus de richesse naturellement prélevée sur la part du peuple qui va donc en s'amenuisant.
C'est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser écrit Montesquieu. Autrement dit, en multipliant le nombre de dominants, on augmente le niveau de violence et d'abus envers la majorité* humaine (par nature plus respectueuse des principes démocratiques et dépourvue des goûts pour la domination et ses déclinaisons).

Des mécanismes instinctifs

Ce déroulement fatal, accompagne toutes les idéologies matérialistes. Tout système tirant son énergie des pulsions (au lieu de la raison), évolue irrépressiblement vers la crise, la guerre ou la révolution. Ce type de système s'impose quand le groupe dominant est constitué d'une forte dose de narcissisme. Ces états d'esprit sont alors relativement hermétique aux arguments de la raison et de la conscience. Ils sont incapables d'interrompre l'augmentation de leur voracité (et donc la part prélevée sur le peuple). Et surtout incapables, après accumulation de privilèges, de faire machine arrière. D'abandonner en douceur les gains qu'ils se sont injustement attribués.

De la révolte à la révolution

Prenons un exemple. Les trois dernières décennies, ont multiplié de façon insidieuse, l'écart de traitement entre riches et pauvres. S'étant institué « décideurs de leur propre salaire », les grands patrons se sont octroyés et à leurs proches collaborateurs des rémunérations insensées. Après avoir engendré une crise, ces dominants se sont engagés à revenir à la raison. A faire évoluer la société vers un partage des richesses et des pouvoirs. Seulement, ils sont tout simplement incapables d'accepter un retour en arrière, incapables de se résigner à partager.

Jusqu'à présent, seule la violence (l'histoire le démontre), est parvenue à contraindre au lâcher prise. Il faut passer par la révolte ou la révolution, pour ramener leur orgueil à la raison.

Mais le niveau de conscience s'est élevé

En mettant à jour ce mécanisme inconscient, nous pourrons alors peut-être le dépasser. Si la société humaine prend conscience de cette rémanence, elle peut agir sur le processus de surdité. Nous quitterons alors les vieux mécanismes de l'évolution humaine. Des mécanismes déclinant de notre ancienne condition animale.

un groupe de dominants parvient à écraser toute contestation. Il entre alors en toute-puissance. Il augmente ses privilèges au détriment du peuple et perverti la démocratie. Le peuple s'en rend compte. Il demande au dominant de faire machine arrière et de rendre les biens spoliés. Mais l'esprit borné et téméraire empêche de s'y résoudre. Le peuple est donc contraint d'exercer sa violence envers les dominants (c'est le principe des révolutions).

Mais évidemment, la surdité des dominants à un sens. Elle a permis de dépasser des résistances négatives (résistances à la mondialisation par exemple). Les réactions contestataires qu'elle fait naître, sont un des grands générateurs de solidarité. Et dans ce sens, la surdité fait parti des moteurs de l'humanité, comme nous allons le constater.

2001

psychologie

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kant

L'homme est un animal qui du moment où il vit parmi d'autres individus de son espèce a besoin d'un maître. Or ce maître, à son tour, est tout comme lui un animal qui a besoin d'un maître. Emmanuel Kant