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  • l'humanité
    l'égocentrisme (suite)

De la guerre au tourisme,

histoire des rencontres

image d'afganistan, soldat et enfant L'invasion de l'Irak et de l'Afghanistan, une rencontre par la violence

Barbare ou civilisé, l'homme n'a jamais su ni façonner le monde à la mesure de son cœur, ni façonner ce cœur à la mesure de ses désirs. Paul Bourget.

En page précédente nous avons abordé la peur instinctive de l'étranger, de l'inconnu. Elle remonte aux turbulences de notre passé animal et sans doute aussi aux millénaires d'invasions hostiles. Une peur également présente au niveau des communautés. L'autre groupe humain représentait pendant longtemps, un ennemi potentiel. La peur, mais également la cupidité et l'expansionnisme, ont longtemps condamné les différents clans à utiliser la violence pour se rencontrer.

L'abus d'autrui comme moyen (pitoyable) de le rencontrer

Nous avons certes évolué mais nous sommes encore une humanité archaïque dans les rencontres inter-nations et inter communautés. Évidemment nous progressons à grand pas les 70 de relative paix en Europe pourrait servir de preuve, mais les relations humaines ne sont toujours pas pacifiés. Bien souvent les rencontres inter groupes prennent la voie de la violence pour se réaliser. La peur de l'autre civilisation abîme les relations entre nations. Le désir d'asservir, frelate l'entente entre pays.

La guerre en Irak est le prototype même de l'alliage peur - prédation. Elle éclaire aussi le résultat paradoxal de certaines actions humaines. Elle est bien sur un "mal" pour celui qui la subit (mais aussi pour celui qui la regarde et sans doute pour celui qui la cause), mais comme toutes les guerres, elle agit dans le sens de l'histoire et œuvre elle aussi, à notre unification et notre perfectionnement.

De la théorie à la pratique

Nous pouvons trouver désolant que les dominants batailleurs nous obligent à utiliser encore la guerre pour que les communautés se rencontrent, d'autant que les populations ordinaires sont déjà aptes à l rencontre paisible et fraternelle.

En théorie, il serait déjà possible de réunir paisiblement le monde. De le réunir et de le démocratiser (par le traitement d'égal à égal, le respect, l'exemplarité, la solidarité, l'ONU, etc.). Mais en pratique, la hauteur des pulsions des leaders, autorisent rarement le passage de cette voie paisible. La guerre doit alors mettre en relation les cultures et les hommes. C'est ce qu'il se passe avec la guerre en Irak.

Deux civilisations, l'américaine et l'irakienne, apprennent par le conflit, à se connaître. À se connaître et à (péniblement) se comprendre et s'apprécier. Dans la configuration actuelle du monde, ces deux sociétés n'avaient aucune chance de réellement se croiser. Seule une petite partie des élites irakiennes et américaines avaient les possibilités de le faire (par le tourisme, la politique, le commerce).

Mais la guerre est tout de même le pire moyen pour apprendre à connaître l'autre. C'est le plus archaïque. Si notre civilisation était évoluée, le tourisme et l'échange culturel, aurait depuis longtemps remplacé la belligérance. Pour les plus vulnérables d'entre nous, les conséquences de cette incapacité sont évidement désastreuses. Mais en même temps, les obscénités de la guerre renforcent de plus en plus le camp du dialogue et de la paix.

2003

néo-libéralisme

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blaise pascal, peinture en buste

Le Moi a 2 qualités : il est injuste en soi en ce qu'il se fait le centre de tout, il est incommode aux autres en ce qu'il les veut asservir Pascal