L'interdépendance humaine
L'élite et le peuple sont uni dans la construction
Le libéralisme et la compétition
internationale ont un sens.
Il n'est pas question ici de tomber
dans un excès
anti libéral en préconisant le dénuement,
l’ascétisme,
l'extinction des passions ou l'égalité à tout
prix.
Nous le savons, en tant qu'hommes constructeurs, ces tendances
sont des moteurs nécessaires à l'activité.
Il s'agit simplement de ne pas surestimer la conscience de l'élite pour éviter trop de désagrément. Il s'agit au contraire d'estimer un peu plus la conscience du peuple car c'est le sens de la démocratie et ce n'est pas pour rien. Et il s'agit enfin de
comprendre la logique de notre parfaite égalité de
fond.
Par exemple, si la partie non-élite de
la population ne prenait pas en charge les besoins vitaux de l'ensemble
(nourriture, eau, énergie, éducation, habitat),
l'élite qui en bénéficie elle aussi, devrait
immédiatement retourner à la survie primitive. L'homme, c'est l'univers en miniature. l'homme et le monde sont
interdépendants. l'homme est le garant de l'équilibre
de la création. Amadou Hampâté Bâ . Inversement,
sans l'énergie et la capacité gestionnaire,
créatrice et analytique de l'élite, l'humanité
serait stationnaire.
Les deux groupes sont donc totalement interdépendants.
La symbiose naturelle existe
Une symbiose naturelle mais inconsciente
existe au delà des apparences. Cette symbiose oblige à
penser que sans le travail des deux composants, l'humanité
ne peut pas progresser.
En conséquence, le travail des deux composants est indispensable
pour faire évoluer l'humanité.
L'indispensable est une notion première, elle n'a pas d'échelle
de valeur (si 2 choses sont indispensables pour en constituer une troisième, l'existence de l'une a autant de valeur que l'existence de l'autre
même si elles sont qualitativement ou quantitativement différentes).
L'existence de l'élite et l'existence
du peuple ont donc exactement la même importance, la même
valeur absolue dans la constitution de l'humanité.
Pourtant, insidieusement ou plutôt instinctivement, l'élite
ségrégant se survalorise et néglige le peuple.
Eiffel n'aurait pas pu construire tout seul la tour qui porte son
nom. Et pourtant, le fait que l'on oublie de dire qu'il s'agit là d'une
œuvre collective, renforce dans notre conscience, le sentiment
d'une œuvre personnelle et renforce également la dévalorisation
du travail ouvrier.
Si les différences de potentiel inter-individu sont indispensables
pour élaborer la société, ce ne sont pas ces différences
qui sont indécentes, mais les monstrueuses inégalités de traitement, les énormes différences
de valorisation attribuées à chaque tâche, et
le non-respect grandissant de l'œuvre accomplie
par le peuple.
Dans la grande majorité, les mass-médias contemporains
parlent essentiellement de l'activité et de la vie des élites
au mépris total de la démocratie.
Après avoir expérimenté
les deux extrêmes, il est peut être temps à présent
de rompre avec la dictature de l'élite comme
avec celle du prolétariat et prendre conscience de notre fondamentale inter-dépendance.
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