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  • l'humanité
    l'élitisme (suite)

L'interdépendance humaine

Complémentarité élite/peuple

 

dessin, patron dansant avec son ouvrierUnis dans la construction

Que m'importe, ce qui n'importe qu'à moi ! André Malraux.

Les injustices qu'engendrent le libéralisme tel qu'il est pratiqué aujourd'hui, le rapproche par certains côté, tout simplement de la criminalité.

L'esclavage des pays pauvres sur lequel prospère les délocalisation du marché occidental, est identique à celui qu'induisait le capitalisme au XIXème siècle en occident (et les médias occidentaux acceptent les justifications du marché qui s'appuie sur de petits progrès pour laisser se creuser en silence les écarts riches/pauvres et retrouver un nouvel esclavage).

Les détournements d'argents commis par les élites et les criminels vers les paradis fiscaux, anémient le développement social de l'humanité (et les corps intermédiaires manœuvrés par le marché n'ont plus assez de force pour empêcher le déroulement de ce vol d'impôt citoyen, avec pour conséquence, la dégradation totale des structures publiques).

Les excès et leur raison

Il n'est pas question ici de tomber dans un anti libéralisme primaire. Nous ne préconisons pas le dénuement, l'ascétisme, l'extinction des passions ou l'égalité à tout prix. Les malversations actuelles de l'ultra libéralisme, ont un sens. Elles sont un des moteurs nécessaires à l'activité, mais nous devons les combattre pour qu'elles diminuent et pour cela, cesser de surestimer l'intelligence des élites actuelles au pouvoir.

Nous devrions au contraire estimer un peu plus la conscience du peuple, comme la démocratie l'exige et diffuser la logique de notre parfaite égalité de fond.

Prenons un exemple

Physiquement, c'est le monde ouvrier (le peuple ordinaire) qui, aujourd'hui, prend en charge les besoins vitaux de l'humanité.

C'est lui qui apporte la nourriture, l'eau, l'énergie, l'entretient, l'habitat. Sans ce monde populaire, l'élite devrait immédiatement retourner à la survie primitive. L'homme, c'est l'univers en miniature. l'homme et le monde sont interdépendants. l'homme est le garant de l'équilibre de la création. Amadou Hampâté Bâ.

Inversement, sans l'énergie et les qualités de gestionnaires de l'élite, l'humanité serait stationnaire. Sans sa créativité et ses aptitudes analytiques, la société ne pourrait évoluer. Les deux groupes sont donc totalement interdépendants.

LA SYMBIOSE NATURELLE EXISTE

Une symbiose naturelle (mais encore inconsciente) existe donc entre élite et peuple. Cette complémentarité nous conduit à penser que sans le travail des deux composants, l'humanité ne peut progresser. En conséquence de quoi, le travail des deux "classes" est indispensable pour faire évoluer l'humanité.

L'indispensable est une notion première. Elle n'a pas d'échelle de valeur.

Si 2 choses sont indispensables pour en constituer une troisième, l'existence de l'une a autant de valeur que l'existence de l'autre, même si elles sont qualitativement ou quantitativement différentes. Deux choses indispensables sont égales. Si l’élite disparaissait, le peuple devrait immédiatement en reconstituer une en son sein pour évoluer. Inversement, si les classes exécutantes disparaissaient, l’élite devrait se scinder en deux à partir d’elle-même (chefs/exécutants), pour engendrer un peuple ouvrier.

L'existence de l'élite et l'existence du peuple ont donc exactement la même importance. Ils ont la même valeur absolue pour la construction de l'humanité. Pourtant, insidieusement (ou plutôt instinctivement), l'élite discriminante se sur valorise au détriment du peuple.

Le respect à la place du mépris

Gustave Eiffel, malgré tout le talent et l'esprit entrepreneurial qu'il avait, n'aurait pas pu construire seul la tour qui porte son nom. Et pourtant, le fait que l'on oublie de dire qu'il s'agit d'une œuvre collective, renforce dans notre conscience, le sentiment d'une œuvre personnelle et fait perdre de vue le travail accompli par les ouvriers.

Les différences de potentiel inter-individu sont indispensables pour élaborer la société. Ces différences sont donc nécessaires. Ce qui est indécent par contre, c'est les monstrueuses inégalités de traitement engendré par la société libérale. C'est les énormes différences de valorisation attribuées à chaque tâche. C'est le non-respect grandissant de l'œuvre accomplie par les "petites mains". Dans la grande majorité, les mass-médias contemporains parlent essentiellement de l'activité et de la vie des élites. Et cela, au mépris total de la démocratie.

Après avoir expérimenté les deux extrêmes, il est peut être temps en ce début de 3eme millénaire, de rompre avec la dictature de l'élite comme avec celle du prolétariat. Il est peut être temps de prendre conscience de notre fondamentale inter-dépendance.

Écrit de 2002

 

l'eugénisme

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Théodore Roosevelt 26eme président des états unis

Chacun de nous a appris les gloires de l'indépendance. Que chacun de nous apprenne les gloires de l'interdépendance. F. Roosevelt