mecaniqueuniverselle.net : aller à la page d'accueil
  • l'humanité

Libéralisme et communisme...

Un apport certain

de sacrés cocos Marx, lenine, stalineDes doctrines libérales démocratiques

C'est proprement avoir les yeux fermés, sans tacher jamais de les ouvrir que de vivre sans philosopher... Toute la philosophie est comme un arbre dont les racines sont la métaphysique... René Descartes Principes de la philosophie

Les doctrines économiques jalonnent depuis longtemps l'évolution humaine. Dans ce grand fleurissement intellectuel, la naissance des philosophies libérales, au XVIIIe siècle, fut une avancée majeure. Ce concept politique contribuait à l'accroissement du progrès humain. Il dopait la créativité, le degrés de richesses et de confort de la société. Ses apports au niveau des droits de l'individu, des libertés individuelles et de la limitation de l'autorité politique, sont incontestables. Depuis les années 80, la norme libérale, s'est imposées sur les autres écoles de pensées. Elle a pris le leadership, grâce à sa « cohérence » avec les nouvelles tâches de la société.

Le libéralisme pour monter du national au mondial

Quelles sont-elles ces missions dont notre espèce semble avoir la charge depuis quelques décennies ?

L'humanité contemporaine doit poursuivre le développement technique et commercial mondial. Elle doit améliorer écologiquement, socialement et juridiquement un progrès commencé depuis quelques siècles. Elle doit prolonger le puissant mouvement d'unification universelle entrepris par les hommes depuis quelques dizaines de millénaires. Ces missions importantes nécessitent (avant toute chose et dans un premier temps) une grande liberté d'entreprendre. Elle requièrent un puissant désir d'activité et de créativité. Voila pourquoi le libéralisme s'est imposé sur le communisme. La liberté d'entreprendre est vitale pour « renverser » les normes nationales au profit des normes internationales.

Mais lorsque la liberté est pleinement accordée aux dominants, elle entraîne son lot de désillusions et d'abus. Nous en sommes là.

Vers un marché éthique

Il est donc nécessaire pour le libéralisme de passer au second temps de la mondialisation. Au temps de l'évolution consciente. Il lui faut continuer, bien sur, d'entreprendre, mais il doit le faire au sein d'une éthique puissante, sous l'autorité d'une surveillance pointue. Le marché doit donc accepter d'agir sous le contrôle strict des lois internationales et de la morale humaine. A mon sens, nous entrons dans cette seconde phase de la mondialisation.

Dans les deux dernières décennies du XXe siècle, une sorte de libéralisme insouciant, agressif et incontrôlé, a prévalu pour mondialiser. Depuis le début du XXIe siècle, une nouvelle mentalité, mue par les risques écologiques, semblent sur le point d'émerger. Elle naît devant le comportement de plus en plus insupportable de ce libéralisme violent, forcené et prédateur ... En tout cas, telle est mon intuition.

Libéralisme, nihilisme, hyper activité

Le plaisir est bon,

pin up 1950.. la conscience aussi..

Rejetons la voie de la violence, produit du nihilisme et du désespoir. Kofi Annan

La grande dilatation du néo-libéralisme date du début des années 80. La chute des doctrines communistes, l'entrée dans la compétition mondiale et le désir occidental d'asseoir son leader ship, ont mis le monde en suractivité.
Cette surabondance d'énergie découle d'une sorte d'ambiance nihiliste en partie sécrétée par le libéralisme.
Ce nihilisme est le fruit de plusieurs facteurs. Il résulte des progrès de nos connaissances scientifiques et d'une certaine forme de déclin du religieux. Il découle également de la prise en main des valeurs universelles par le marché*

*un marché obligé d'écarter toutes valeurs spirituelles pour se déployer pleinement.

En prenant le pouvoir et en affaiblissant toute contestation, le marché a imposé son désir à l'ensemble de la société. Ce désir était simple : agiter le monde pour l'obliger à sur-travailler et à sur-consommer. L'affoler et le manipuler pour l'empêcher de réfléchir et de contester.

En s'appuyant sur les médias, il à donc bâtit cette hyper consommation dans laquelle nous pataugeons depuis quelques décennies. En s'accolant au politique, il à construit cette forme de vie vide de sens, dans laquelle nous nageons actuellement. Ce faisant, le marché à entraîné l'Occident dans une sorte de vaste dépression. Une dépression qu'il génère et prétend en même temps soigner par un torrent de divertissements abêtissant et déconscientisant.

Un Monde vide de sens

L'homme à présent baigne dans un monde dépourvu de sens. Le marché lui a retiré toute substances humaines. L'amour du travail, de la simplicité, de la vraie gaieté, de la bonté, de la sérénité a été mis au rancard. La société marchande à fait de l'être humain un esclave stressé qui épuise ses forces et sa santé mentale à bâtir inconsciemment un monde qui lui semble se débâtir de plus en plus, un consommateur grossissant qui s'enfonce toujours plus vers l'absurde.

Coupé de ses racines religieuses, l'homme contemporain doit vivre le plus « intensément » possible (l'intensité selon les codes du libéralisme bien sûr). Sans espoir d'une vie après la vie, il doit se gaver d'action et de plaisir pour oublier cette absurdité d'existence. Obligé de noyer sa tête dans la suractivité pour ne pas la perdre, l'homme traverse à présent le monde sans rien y comprendre. Les véritables acuité de la vie (selon les codes de l'humanité spiritualisée) sont oubliés. Oubliées la réflexion métaphysique, la recherche du bonheur à travers la simplicité, la quête de la contemplation et de l'harmonie. L'homme soumis au nihilisme, s'inonde pour éviter de penser à cet au-delà néantissime. Il doit chercher dans l'objet est le jouir, tous les moyens de s'endormir.

Libéralisme et équité

Le marché décide l'équitable

Carricature de Daumier au crayon, Un tribunal d'exception est un tribunal qui ne se montre équitable que par exception André Prévot

L'équité serait juste si ceux qui en fabriquent les règles étaient justes.

Une autre part de sa suractivité, le libéralisme lui vient de l'importance qu'il accorde aux lois naturelles. Les différences de potentiel selon lui, confèrent des droits à l'individu. Et la tache spécifique du politique est d'affirmer l'épanouissement de celles-ci.

A l'égalité communiste, la philosophie libérale préfère le concept d'équité : « à chacun selon son mérite ». La notion n'a rien de nouveau. Au contraire, elle régente depuis longtemps la totalité du règne animal. Aucune espèce d'ailleurs, ne semble pouvoir se passer d'une certaine forme de hiérarchie et de compétition.

Dans la nature, cette compétition, et les prérogatives qu'elle offre, recouvrent un vaste panel. Elle peut être violente et autocratique (lutte à mort pour la domination sans partage de la troupe) ou bien, revêtir une forme ludique et sociable (comme la compétition esthétique des baleines à travers le saut).

L'équité humaine englobe l'ensemble de ce panel.

Elle s'étend du combat féroce inter-dominants pour la possession de certaines richesses, de certains territoires, ou de certains individus (comme c'est le cas des mafias et des guerres idéologiques) jusqu'à la compétition loyale, respectueuse et ludique avec l'entraide comme finalité (le téléthon par exemple).

Depuis les débuts de la civilisation humaine, l'équité pratiquée par l'humanité, est injuste. En effet, l'évaluation et les récompenses des mérites, sont finalement décidés par ceux qui s'en attribuent la plus grande part.

Le libéralisme sauvage ou néo-libéralisme, ne déroge pas à cette loi. Pire, il en augmente les effets négatifs. Si un certain écart de traitement inter-individu est nécessaire pour stimuler l'action, lorsque celui-ci devient trop énorme, il devient alors l'instrument d'un véritable assujettissement. Tel est le cas aujourd'hui. Des hommes accumulent des richesses hors normes et les utilisent pour abuser, maltraiter et réduire en esclavage, la partie vulnérable de l'humanité. Personne ne doit être assez riche pour pouvoir acheter un autre homme, et personne ne doit être pauvre au point d'être obligé de se vendre comme l'écrit le philosophe Jean Jacques rousseau. Il est fondamental et vital pour la bonne santé de notre espèce, de parvenir à concrétiser pratiquement les fondements de cette puissante idée philosophique. La société doit toujours veiller à qu'aucune richesse n'achète l'intégrité physique, morale ou éthique d'un être humain.

Autrement dit, elle doit parvenir à faire qu'aucun individu ne puisse utiliser sa richesse pour acheter, corrompre, humilier, abuser, freiner l'évolution ou la liberté d'un autre être humain. Le problème n'est pas la fortune en elle-même, car son potentiel permet la réalisation de grandes choses (le mécénat par exemple), c'est son utilisation. Tous les actes d'un individu servant au bout du compte à l'évolution de notre espèce, nous sommes en réalité absolument tous égaux.

Libéralisme et tendances

Pulsion et conscience

caillebote les grands boulevardsLes nouveaux guerrier

Combien avaient raison les Anciens qui n'avaient qu'un même dieu pour les marchands et les voleurs. Alexandre Dumas, fils

Quand le marché est tout-puissant, il réduit inévitablement l'homme au rang de simple objet pour commerçants.

Le libéralisme correspond à la suprématie du marchand. Cette suprématie était précédemment aux mains du guerrier. En théorie donc, il s'agirait d'une évolution vers le paisible. Seulement, nous avons tous les jours devant nous, les résultats d'un monde soumis aux « valeurs » du marchand. S'il est moins violent, au sens premier du terme, il abuse du monde en toute discrétion. Il survolte la perversion et les bas instincts de l'humanité. Il transforme l'homme et son comportement de façon tout à fait insidieuse. Instinctivement, le marché stimule les tendances et étouffe la conscience. La suprématie des tendances sur la conscience n'est bien évidemment pas l'apanage du marché. Elle semble caractériser encore la plupart des comportements humains. Si c'était l'inverse, la diplomatie l'emporterait toujours sur la violence.

Tant que l'homme n'a pas encore inversé ce processus, accorder trop de pouvoirs au système marchand, revient à laisser jouer ensemble les agneaux et les loups (ce serait évidemment la même chose avec n'importe quel autre groupe dominant). Sans opposition, irrésistiblement le marché étend son emprise sur le monde. Comme tous les mécanismes inconscients, le marché avance dans autrui jusqu'à ce que celui-ci l'arrête et lui fixe les limites. Cette conduite primaire est particulièrement bien adaptée à la compétition mondiale, mais elle ravage les personnes fragiles. Elle maltraite les naïfs, les vulnérables, autrement dit, la majorité humaine dépourvus de tribune et de moyens de défense. Il s'agit là tout simplement d'un retour parfait au fonctionnement de la nature.

Doctrine libérale et marché

L'instinct du marché

Peinture miniature, foire moyen ageUn libéralisme féroce

Un œil suffit au marchand, cent yeux ne suffisent pas à l'acheteur Proverbe arabe

Trois choses déjà, semblent orienter le libéralisme actuel, vers la surdité et l'esclavagisme
1/ La mainmise de ses pulsions sur sa conscience.
2/ La façon dont il néglige la dimension spirituelle de l'homme.
3/ Sa tendance à évincer les forces de contradiction et d'opposition.

La nature instinctive et aventureuse du marché en fait un puissant réservoir d'action et de créativité. Les « qualités » particulières de l'industriel et du marchand, sont nécessaires à notre évolution. Ces compétences leurs permettent de supporter la compétition féroce (qu'ils s'imposent à eux-mêmes et imposent aux autres). Seulement nous devons contester la suprématie gagnée par ces « valeurs » particulières au sein de l'humanité.

En effet, dans un système d'émulation aussi violent, cynique et immoral (le libéralisme depuis les années 80) la plupart des « qualités » nécessaires aux dominants, sont en réalité les défauts que pointe du doigt la philosophie, la spiritualité, l'éthique et la morale (narcissisme, perversion, égoïsme, indifférence, élitisme, vénalité, clanicité, occidentalocentrisme).

Ces « valeurs » projetées sur l'humanité par le bras armé du marché (autrement dit les mass médias) sont tout simplement les tendances dont tout être humain un peu spiritualisé, cherche à se débarrasser. La présence permanente de ces pulsions, est entièrement responsable de l'essor de la violence, du désespoir, et du mal-vivre ressentie par la société depuis quelques décennies.

Le marché et ses valeurs.

Pour le marché, la moralité, la générosité, l'altruisme, la simplicité, la bienveillance envers les personnes vulnérables, représentent des faiblesses. La compétition, l'agressivité, la force corruptrice, l'expansionnisme, la cupidité et la vénalité font parti au contraire, de ses moteurs organiques. Il n'est donc pas tellement question de critiquer le « caractère » du marché (bien qu'il mérite d'être moralisé) mais de l'écarter des organes chargés de diffuser les valeurs de l'humanité (médias, éducation) et à travers lesquels il répand depuis quelques décennies déjà, ses pulsions comme s'il s'agissait de bonnes valeurs a enseigner...

La responsabilité des journalistes

Finalement, ce n'est pas le marché qui est le plus responsable des excès qu'il commet. Il ne peut pas avoir en même temps les qualités classiques de sa fonction (impulsif, créatif, offensif, aventurier) et celle du saint (altruiste et absolument respectueux d'autrui). Ce sont les divers groupes chargés de le maîtriser (justice, médias, pouvoir politique), qui ont failli à leurs tâches (mais nous verrons un peu plus loin que la nature même du marché cherche instinctivement à déborder les obstacles.)

Libéralisme et spiritualité

Les valeurs spirituelles

Photo de Gandhi en noir et blancL'objet contre le sujet

La valeur morale ne peut pas être remplacée par la valeur intelligence et j'ajouterai : Dieu merci ! Albert Einstein

Un autre handicap du libéralisme effectif, semble être son incapacité à tenir compte de la nature spirituelle de l'homme et des grandes valeurs qui l'anime. Le rigide système de compétition qui le propulse, l'en empêche. La nécessité de vendre toujours plus, l'oblige à rester au niveau des pulsions et de l'organique. Il ne stimule pas l'action à l'aide des valeurs profondes (générosité, entraide, désir de bien faire, etc.). Il l'a suscite à travers les instincts primaires (soif de puissance, appât du gain, consommation, compétition, agressivité, mise en danger, menace).

A partir du moment où l'on néglige les valeurs spirituelles, les notions matérielles, deviennent l'unique point d'ancrage de l'homme. Nous sommes bien dans ce cas de figure. Le sens du monde est totalement oblitéré, au profit d'un immédiat de jouissance basse. Et l'homme, dépouillé de ses valeurs spirituelles, se retrouve relégué au rang de marchandise.

Écraser toute contestation

Un autre points noirs émergeant du libéralisme, est son penchant naturel à évincer les oppositions. Cette tendance est fréquente dans le groupe dominant. Mais en fonction des dominants, elle possède différentes envergures. Entre un chef d'état fondamentalement démocratique n'aimant pas les critiques mais les laissant s'exprimer, et un dictateur les muselant invariablement, il y a tout un monde.

Il y a le monde néo libéral tel que nous le connaissons depuis quelques décennies. Ce n'est pas une dictature, et pourtant. En corrompant la plupart des journalistes, en négligeant certaines informations, en les noyant dans un flot d'information, le libéralisme actuel à ramener l'inadmissible au rang de l'admissible. Il à réussit à brouiller la plus grande partie de l'esprit critique de l'Occident.

La richesse augmentera d'autant plus qu'on laissera l'individu libre de chercher rationnellement son propre profit, à l'intérieur d'un cadre légal interdisant le vol et la violence. Voila une des propositions soutenues par la philosophie libérale depuis ses débuts.

Ce libéralisme fonctionnerait si un système efficace parvenait à préserver les faibles de la voracité des "forts". S'il réussissait à protéger les dominés des dominants. Quand il n'y a pas de résistance critique suffisante (médias, politique, justice) pour encadrer le libéralisme, celui-ci transgresse invariablement ses propres engagements. C'est flagrant dans les échanges nord/sud. Depuis quelques décennies, les médias taisent les mauvaises pratiques occidentales envers le monde pauvre. Dans la compétition mondiale, le plus fort (ou le plus pervers) impose encore sa loi. Une loi de hors-la-loi et sans le moindre égard pour les intérêts des peuples. Vingt ans de ce régime ont suffit pour ravager une grande partie du continent africain.

Conclusion

Vers la symbiose

Enluminure, marchand moyen ageUn libéralisme positif ?

Les hommes vous estiment en raison de votre utilité, sans tenir compte de votre valeur. Honoré de Balzac

Il serait sans doute utopique d'imaginer qu'un monde symbiotique soit déjà possible. Qu'un système de libre-échange parfaitement équitable, honnête et droit, respectueux et humaniste, soit déjà réalisable. La puissance des pulsions humaines, la faiblesse de notre conscience, l'imbrication des intérêts, en obscurcissent pour l'instant, même la vue. Pourtant l'humanité semble se diriger irrépressiblement vers cette symbiose universelle, comme nous le verrons dans un prochain chapitre. Ce n'est qu'une question de temps. Le libéralisme, tel qu'il est pratiqué depuis vingt ans, satisfait et réjouit un petit nombre d'individus. Un petit groupe d'esprits combatifs, agressifs, bien adaptés, inconscients et sourds à la souffrance humaine. Mais il ne satisfait pas le plus grand nombre. Il maltraite la majorité humaine qui aspire au contraire, à l'action consciente, à la sécurité matérielle, à la dignité et à la paisibilité.

D'un autre côté, le libéralisme ne s'est pas imposé par hasard. Il a ses raisons d'être. Dans ces raisons, nous retrouvons la liberté d'expression et de critique. Deux qualités autorisant justement, une bonne évolution de cette doctrine (des valeurs négligées par le communisme, d'où son échec).

L'émulation est un des moteurs du progrès.

Le progrès améliore l'objet, l'assainit, le rend à terme, sûr, judicieux et inoffensif. Ce n'est donc ni l'émulation ni l'objet qui pose un problème à l'humanité. C'est notre incompréhension de leur sens réel. L'émulation est favorable si elle est respectueuse et ludique. La consommation représente un gain pour l'homme, la sur-consommation, un danger. Il semble donc nécessaire d'approfondir notre conscience pour saisir correctement cette phrase de Hegel : « l'homme est l'outil de quelque chose de plus élevé et de plus vaste qu'il réalise de façon inconsciente » .

En somme, les choses et les actions de l'homme n'ont pas la signification vulgaire qu'on leur prête.
L'égoïsme et l'égocentrisme sont des moteurs inconscients de la compétition. Mais le sens profond de leur présence, est de conduire progressivement l'humanité vers sa perfection.
Le luxe est considéré par les dominants comme un outil de distinction de classes. En réalité, son sens profond, c'est d'améliorer l'objet.
Le désir irrépressible de pouvoir est utilisé par l'homme pour asseoir une certaine domination sur ses congénères. En réalité, ce désir est un des moteurs manœuvrant l'espèce humaine vers sa perfection.
De la même manière, l'objet n'est pas le dieu proposé par le libéralisme. Il nous faut donc en rester maître. S'y soumettre, serait se soumettre à une matière que nous devons au contraire transcender. En même temps, l'objet nous est nécessaire pour ne pas être, comme l'animal, soumis à la nature. Nous avons donc besoin de l'objet, tout en oubliant sa présence.
Nous pouvons et devons complexifier la technologie jusqu'à la rendre aussi parfaite et aussi intelligente qu'un organisme vivant. Seulement, elle doit rester notre alliée et non pas devenir notre maître.

Si nous analysions le libéralisme en profondeur, nous verrions que certaines des obscénités et des crises, qu'il génère ne sont pas seulement liées à un temps d'adaptation, mais à sa mécanique, à sa vision superficielle de l'existence, et aux « valeurs » qu'il est contraint d'exalter.

Des solutions pour un libéralisme positif

Par delà la nature spécifique de l'idéologie libérale, nous pouvons quand même limiter certains de ses effets négatifs. Il serait nécessaire pour cela, de maîtriser le marché à l'aide d'un système juridique indépendant. Nécessaire qu'il soit surveillé par de puissantes et incorruptibles organisations de consommateurs.

En regardant les choses de façon synthétique et humaine, la réflexion semble simple. La mondialisation est une nécessité et la compétition un de ses moteurs. Les valeurs humaines sont notre seule sauvegarde pour empêcher tout retour à un fonctionnement sauvage. Nous n'avons donc le choix qu'entre deux idéologies :

1/ un libéralisme parfaitement maîtrisé, retrouvant sa véritable place dans la hiérarchie des valeurs,
2/ ou l'accès au « symbiotisme", à l'échange conscient, juste, et respectueux, motivé par une saine émulation.

En laissant parler notre conscience, le choix devrait être vite fait... mais en sommes nous déjà capables ?

écrit de 2001



symbiose

1234567891011121314151617

hegel, philosophe allemand

Il paraît particulièrement nécessaire de faire de nouveau de la philosophie une affaire sérieuse... Hegel Phénoménologie de l'Esprit

inscrivez vous

choose your