Contrairement aux apparences, les chantres du libéralisme n'ont rien contre l'Etat... s'il sert de béquille au capital. Martine Bulard
Les bienfaits du libéralisme
Il n'y a que la liberté d'agir et de
penser qui soit capable de produire de grandes choses. d'Alembert
Les bienfaits du libéralisme sont nombreux
et variés.
Nous pouvons les classer dans trois catégories principales
:
1/ L’apport d'une nouvelle philosophie au grand concert des idées.
2/ L'apport effectif à la grande marche humaine.
3/ L'apport indirect par l'opposition créatrice que ces
erreurs ont appelée.
1/ L'apport théorique
Comme nous l'avons précisé
en introduction de ce chapitre, les philosophies libérales du XVIIe siècle ont ouvert la conscience
humaine au concept d'individu et de liberté (en proposant au
premier de s'épanouir à l'aide de la deuxième).
Ces deux notions ont été majeure pour lutter contre
tous les rigorismes claniques qu'ils soient religieux, ethniques,
ou sociaux. Majeure également pour développer le concept de responsabilité
individuelle, pierre de touche du droit et de la justice.
En plaçant l'individu au centre des préoccupations,
les théories libérales ont également favorisé
l'éclosion de la charte des droits de l'homme et ses déclinaisons
comme par exemple les lois contre l'esclavage.
Sans l'apport
précieux
des philosophes libéraux pris au sens large du terme, la
société humaine n'aurait pas atteint le degré
d'humanisation actuel.
2/ L'apport pratique
Entre l'apport théorique ou
philosophique du libéralisme
et son apport pratique, il y a la même distance qu'entre ce
que nous rêvons d'être et ce que nous sommes en réalité.
Les philosophies libérales sont pavées de bonnes
intentions.
Elles nous démontre un véritable souci des
êtres humains, un authentique désir de progrès
social, de justice et d'équité,
une incontestable envie de générer du bien pour l'ensemble.
Les pratiques libérales quant à elles, sont loin d'offrir toutes
les satisfactions espérées.
Au contraire, leurs apports
directs et conscients aux grandes
valeurs humaines, c'est-à-dire
à la justice, à la fraternité, à l'égalité
et même à la liberté, sont extrêmement
limitées.
C'est d'ailleurs plutôt l'inverse qui se
produit. le libéralisme actuel semble multiplier les injustices,
rabaisser l'humanité à l'ère du clan ou de la horde, accroître
le nombre d'inégalités et de conflits,
et réduire le fantôme
de la liberté à la liberté de posséder,
de consommer et d'abuser ses semblables.
Tous les apports directs du libéralisme à la société, semblent
concerner : l'équipement et le confort, le développement des infrastructures,
l'amélioration de l'objet et le tissage des liens matériels internationaux (quant à la partie spirituelle aujourd'hui elle est en
jachère).
a/ De la première grande période d'industrialisation à la mondialisation
actuelle, les libéraux
ont favorisé l'émergence et la diffusion des objets
de confort matériel (en développant sans cesse le
principe du consommateurs) ils ont aidé au développement
du commerce international, et à l'essor industriel des
pays qui l'ont pratiqué.
b/ Depuis la fin des années 70, le néolibéralisme
a permis de tisser des liens commerciaux entre les différents
pays du monde. Il a amorcé l'interdépendance
du commerce et de l'industrie entre les civilisations (des sociétés
occidentales sont rachetées par des hommes d'affaires
asiatiques ou africains et réciproquement).
c/ le libéralisme
a favorisé
les échanges culturels (même si ces échanges
ne sont pas encore d'égaux à égaux) il a
contribué
à l'apparition de modes planétaires, d'un langage
commun (l'anglais), il a permis la connaissance des autres peuples
des autres civilisations (la télévision), et la
communication entre ceux ci (via Internet).
d/ le libéralisme a également favorisé et favorise
les échanges culturels grâce au développement
du tourisme et des rencontres inter culturelles (festival, rencontres
cinématographiques ou artistiques ... ).
3/ L'apport indirect
Le domaine de la liberté commence
là où s'arrête le travail déterminé
par la nécessité.
Marx J'appelle
apport indirect du libéralisme la réaction
positive du monde face aux effets négatifs de ce système. Ce qu'il fait bouger sans le savoir, les contestations, les luttes, les écrits,
les élans de solidarité qu'il soulève pour contrecarrer ses excès.
Par exemple, au moment de l'expansion CAPITalISTE du XIXe siècle,
l'égoïsme
de la classe bourgeoise et e envers le monde ouvrier
était tel qu'il a appelé, en quelque sorte, la création
d'idéologies contestataires comme le communisme, l'anarchisme
ou le socialisme. Ces abus ont également favorisé l'apparition
de systèmes de défense
du monde ouvrier. Cet ensemble de réactions à largement contribué
au développement de la société humaine et
de la conscience générale.
Marx, Proudhon, Engels, Fourier, Comte, sont les enfants de ces
excès libéraux du 19e siècle dans lesquelles ils
ont puisé
toutes leurs intuitions combatives.
Aujourd'hui, la répétition de ces mêmes excès
au niveau mondial, génère exactement les mêmes
réactions de défense. De nouveaux penseurs émergent
pour proposer des alternatives aulibéralisme ( la réaction
communautarienne par exemple). De nouveaux systèmes de défense
comme attac ou les mouvements pour la paix, se constitue
pour reprendre en mains la défense des ouvriers et des pauvres
mais à un niveau mondial cette fois.
À l'image du petit enfant trébuchant et trébuchant
encore pour développer ses forces, son assurance, et la
maîtrise de son environnement, l'humanité accumule
les faux pas pour parfaire son évolution vers la perfection.
Les erreurs du libéralisme font donc partie du développement
humain.
Elles sont à l'origine d'une quantité de
progrès encore difficilement déchiffrable.
Si l'émergence
au plan international de nouvelles associations de défenses montre
bien le retournement finalement positif des injustices es,
d'autres créations
universelles, liées à certaines
irresponsabilités de l'ultra-libéralisme, sont sans
doute en attente.
Le futur verra sans doute apparaître de nouvelles formes de solidarités
mondiales pour faire face aux catastrophes écologiques dues à l'aveuglement du marché.
philosophie et libéralisme >> problematique
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