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  • l'humanité
    libéralisme (suite)

Le marché et ses valeurs

L'instinct éteint la conscience du marché

Cosme l’Ancien, par Jacopo PontormoUn œil suffit au marchand, cent yeux ne suffisent pas à l'acheteur. Proverbe arabe

Nous sommes dans les premières années du XXI eme siècle. Trois choses semblent orienter le libéralisme, vers la surdité et l'esclavagisme
1/ La mainmise de ses pulsions sur sa conscience.
2/ La façon dont il néglige la dimension spirituelle de l'homme.
3/ Sa tendance à évincer les forces de contradiction et d'opposition.

La nature instinctive et aventureuse du marché en fait un puissant réservoir d'action et de créativité.

Les « qualités » particulières de l'industriel et du marchand, sont nécessaires à notre évolution. Grâce à ces compétences, ils supportent la féroce compétition qu'ils s'imposent à eux-mêmes et au monde. La victoire du libéralisme sur le communisme, lui a permis de proposer sa vision comme « valeur » à suivre par l'humanité. Mais ses propositions sont souvent contestables. En effet, dans un système de compétition aussi cynique et immoral (le libéralisme depuis les années 80) la plupart des « qualités » mises en avant par le libéralisme, sont en réalité les défauts. Des défauts pointés du doigt par la philosophie, la spiritualité, l'éthique et la morale, depuis des millénaires.

Les qualités ultra libérales

Les "qualités" du néolibéralisme sont faciles à percevoir. Elles constellent les personnalités qui s'imposent sur nos écrans, depuis le début des années 80. C'est le narcissisme, la ruse, la perversion, l'égoïsme, l'indifférence à autrui, l'élitisme, la vénalité, l'esprit de clan, l'occidentalocentrisme. Ces « valeurs » ont été projeté à l'humanité par des mass médias devenus "instrument de diffusion" du marché. Ces "valeurs" sont des défauts que tout être humain un peu spiritualisé, devrait chercher au contraire à minorer. La présence permanente de ces pulsions, est grandement responsable de l'essor de la violence, du désespoir, et du mal-vivre ressentis par la société depuis quelques décennies.

Valeurs marchandes et médias

Le libéralisme et ses valeurs.

Peinture jean marc Tonizzo.. le tanck dans la foret Les forces de la nature

Pour le marché, la moralité, la générosité, l'altruisme, la bienveillance envers les personnes vulnérables... représentent des faiblesses ou des actes improductifs. La compétition, l'agressivité, la force corruptrice, l'expansionnisme, la cupidité et la vénalité font parti au contraire de ses moteurs organiques. Pour survivre, les divers marchés mondiaux sont obligé d'appliquer ces règles qu'ils ont eux mêmes imposé.

On ne peut donc pas en vouloir au marché d'être devenu ce qu'il est, il faudra simplement l'améliorer et le maîtriser. Tant que ses pulsions sont ce qu'elles sont, il est dangereux qu'il soit le diffuseur no 1 des valeurs de l'humanité. Son omniprésence dans les médias (et progressivement dans les missions autrefois intouchables comme l'éducation) est contestable et doit être contestée, et ses pulsions ne semblent pas de bonnes valeurs a enseigner ...

La responsabilité des journalistes

La responsabilité du marché, finalement, est minime par rapport aux corps intermédiaires (médias, pouvoir politique, justice), chargés de dénoncer et de limiter sa toute puissance (même si, comme nous verrons plus loin, la nature même du marché cherche instinctivement à déborder ces obstacles intermédiaires).

2002

mondialisation et spiritualité

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William Shakespeare

Il n'est pas de vice si simple qui n'affiche des dehors de vertu.

William Shakespeare

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