Ce système (celui de Hegel) n'est néanmoins que l'apothéose de la pensée, son ascension à l'empire suprême et universel ; c'est le triomphe de l'esprit, et en même temps le triomphe de la philosophie. La philosophie ne peut s'élever plus haut, elle atteint le point culminant de sa course lorsqu'elle aboutit à la toute-puissance, l'omnipotence de l'esprit. Stirner
Points positifs du libéralisme
En politique encore, tous furent élevés dans le libéralisme mais chacun se fit son petit libéralisme personnel. à propos des freres Spencer
L'humanité ne peut se construire autrement
que comme elle se fait.
Si
le concept d'évolution humaine, semble bien admis aujourd'hui
par l'homme, l'idée selon laquelle cette évolution à un sens, et un sens globalement positif, semble beaucoup plus difficile à démontrer.
Évidemment les livres d'histoire et les connaissances
accumulées sur notre passé nous montre qu'il est globalement plus facile de vivre
aujourd'hui qu'au 19e siècle. Et les disparités technologiques entre un continent et l'autre nous suggère qu'il est plus agréable
de vivre dans
le confort occidental plutôt que dans l'austérité d'un
village africain, ou d'une tribu nomade.
Mais le confort n'est pas le critère le plus important de l'évolution et nos sensations, notre sensibilité, notre appréhension des choses,
évoluent en fonction du temps et du lieu dans lequel nous vivons. Le
degré
de progrès technologique ne permet donc pas de juger du degré d'évolution
d'un groupe humain. Bien au contraire, les
gains apportés par le progrès technique
s'accompagnent bien souvent d'un recul spirituel et d'un écrasement
de certaines grandes valeurs humaines..
Evidemment, quelques indices peuvent nous inciter à
penser le progrès comme un élément globalement positif.
L'élévation de l'espérance
de vie par exemple, dépendant directement des techniques et sociaux de la société, où encore,
« l'appel de la ville », la tendance des êtres humains à fuir les zones de confort sommaire ou traditionnel, dans l'espérance d'un avenir meilleur pour eux-mêmes et leurs enfants.
Cette conviction d'avoir à faire à un progrès technique et social,
positif, se retrouvent également à propos de la progression des
idéologies.
Entre la horde primitive soumise à la toute-puissance patriarcale
dont parle Sigmund Freud et le principe démocratique actuel en
cours dans une grande partie du monde, nous sommes en droit d'estimer
un certain progrès positif.
Si
aucune étude scientifique ne peut démontrer de façon précise
la supériorité de l'organisation globale actuelle sur l'organisation
globale de l'Antiquité égyptienne, grecque ou romaine, si aucune
formule mathématique ne permet de prouver la supériorité de la
démocratie sur le système tribal, clanique, oligarchique ou dictatorial,
ni la supériorité du libéralisme actuel sur les anciens systèmes
d'échange (razzias, troc institutionnalisé, pillage colonisateur ...) le remplacement des systèmes anciens par les systèmes actuels
sans désir de retour vers des systèmes anciens par le monde
moderne démontre s'il le fallait, l'évolution positive de nos
idéologies.
La progression positive du progrès sous toutes ses formes, répond
tout simplement au désir intrinsèque de l'humain pour le bonheur. Ce désir a déjà
été entrevue par les grands philosophes de l'Antiquité Platon Aristote ... Ce désir de bonheur est constitué par certaines
valeurs essentielles comme la liberté humaine (radicalement
opposées à la liberté animale dans
laquelle les dominants ont tout pouvoir sur les dominés).
Grâce à cette aspiration profonde de l'homme pour
le bonheur et la liberté vraie, l'humanité rejette progressivement
toute forme de dictature. Au contraire, elle s'oriente naturellement
vers toujours plus de démocratie, de laïcité et de libéralisme
et ce, malgré l'image désastreuse, liberticide,
nihilisante et irrespectueuse, proposée par certains pouvoirs démocratiques actuels au reste du monde.
Ainsi, sans trop nous tromper, nous pouvons considérer
le progrès dans son ensemble, orienté dans
un sens « positif », c'est-à-dire dans le sens
du développement
de toutes les grandes valeurs humaines.
Cette marche constante de l'humanité vers ses valeurs supérieures
(liberté, égalité, fraternité, générosité,
entraide, partage, amour d'autrui ...), se trouve renforcé par
l'hostilité naturelle de l'homme envers la souffrance donc
envers les valeurs négatives la produisant (oppression, inégalité, égoïsme, communautarisme, violence ...).
En effet,
les valeurs « négatives », déshumanisantes,
régressives, sont
sans cesse contestées et combattues dans chaque société
humaine. Au contraire, les valeurs positives sont soutenus et encensés par
chaque communauté
humaine quelle qu'elle soit.
Les bienfaits du libéralisme
Il n'y a que la liberté d'agir et de
penser qui soit capable de produire de grandes choses. d'Alembert
Les bienfaits du libéralisme sont nombreux
et variés.
Nous pouvons les classer dans trois catégories principales
:
1/ L’apport d'une nouvelle philosophie au grand concert des idées.
2/ L'apport effectif à la grande marche humaine.
3/ L'apport indirect par l'opposition créatrice que ces
erreurs ont appelée.
1/ L'apport théorique
Comme nous l'avons précisé
en introduction de ce chapitre, les philosophies libérales du XVIIe siècle ont ouvert la conscience
humaine au concept d'individu et de liberté (en proposant au
premier de s'épanouir à l'aide de la deuxième).
Ces deux notions ont été majeure pour lutter contre
tous les rigorismes claniques qu'ils soient religieux, ethniques,
ou sociaux. Majeure également pour développer le concept de responsabilité
individuelle, pierre de touche du droit et de la justice.
En plaçant l'individu au centre des préoccupations,
les théories libérales ont également favorisé
l'éclosion de la charte des droits de l'homme et ses déclinaisons
comme par exemple les lois contre l'esclavage.
Sans l'apport
précieux
des philosophes libéraux pris au sens large du terme, la
société humaine n'aurait pas atteint le degré
d'humanisation actuel.
2/ L'apport pratique
Entre l'apport théorique ou
philosophique du libéralisme
et son apport pratique, il y a la même distance qu'entre ce
que nous rêvons d'être et ce que nous sommes en réalité.
Les philosophies libérales sont pavées de bonnes
intentions.
Elles nous démontre un véritable souci des
êtres humains, un authentique désir de progrès
social, de justice et d'équité,
une incontestable envie de générer du bien pour l'ensemble.
Les pratiques libérales quant à elles, sont loin d'offrir toutes
les satisfactions espérées.
Au contraire, leurs apports
directs et conscients aux grandes
valeurs humaines, c'est-à-dire
à la justice, à la fraternité, à l'égalité
et même à la liberté, sont extrêmement
limitées.
C'est d'ailleurs plutôt l'inverse qui se
produit. Le libéralisme actuel semble multiplier les injustices,
rabaisser l'humanité à l'ère du clan ou de la horde, accroître
le nombre d'inégalités et de conflits,
et réduire le fantôme
de la liberté à la liberté de posséder,
de consommer et d'abuser ses semblables.
Tous les apports directs du libéralisme à la société, semblent
concerner : l'équipement et le confort, le développement des infrastructures,
l'amélioration de l'objet et le tissage des liens matériels internationaux (quant à la partie spirituelle aujourd'hui elle est en
jachère).
a/ De la première grande période d'industrialisation à la mondialisation
actuelle, les libéraux
ont favorisé l'émergence et la diffusion des objets
de confort matériel (en développant sans cesse le
principe du consommateurs) ils ont aidé au développement
du commerce international, et à l'essor industriel des
pays qui l'ont pratiqué.
b/ Depuis la fin des années 70, le néolibéralisme
a permis de tisser des liens commerciaux entre les différents
pays du monde. Il a amorcé l'interdépendance
du commerce et de l'industrie entre les civilisations (des sociétés
occidentales sont rachetées par des hommes d'affaires
asiatiques ou africains et réciproquement).
c/ Le libéralisme
a favorisé
les échanges culturels (même si ces échanges
ne sont pas encore d'égaux à égaux) il a
contribué
à l'apparition de modes planétaires, d'un langage
commun (l'anglais), il a permis la connaissance des autres peuples
des autres civilisations (la télévision), et la
communication entre ceux ci (via Internet).
d/ Le libéralisme a également favorisé et favorise
les échanges culturels grâce au développement
du tourisme et des rencontres inter culturelles (festival, rencontres
cinématographiques ou artistiques ... ).
3/ L'apport indirect
Le domaine de la liberté commence
là où s'arrête le travail déterminé
par la nécessité.
Marx J'appelle
apport indirect du libéralisme la réaction
positive du monde face aux effets négatifs de ce système. Ce qu'il fait bouger sans le savoir, les contestations, les LUTTES, les écrits,
les élans de solidarité qu'il soulève pour contrecarrer ses excès.
Par exemple, au moment de l'expansion CAPITALISTE du XIXe siècle,
l'égoïsme
de la classe bourgeoise et libérale envers le monde ouvrier
était tel qu'il a appelé, en quelque sorte, la création
d'idéologies contestataires comme le communisme, l'anarchisme
ou le socialisme. Ces abus ont également favorisé l'apparition
de systèmes de défense
du monde ouvrier. Cet ensemble de réactions à largement contribué
au développement de la société humaine et
de la conscience générale.
Marx, Proudhon, Engels, Fourier, Comte, sont les enfants de ces
excès libéraux du 19e siècle dans lesquelles ils
ont puisé
toutes leurs intuitions combatives.
Aujourd'hui, la répétition de ces mêmes excès
au niveau mondial, génère exactement les mêmes
réactions de défense. De nouveaux penseurs émergent
pour proposer des alternatives au libéralisme ( la réaction
communautarienne par exemple). De nouveaux systèmes de défense
comme attac ou les mouvements pour la paix, se constitue
pour reprendre en mains la défense des ouvriers et des pauvres
mais à un niveau mondial cette fois.
À l'image du petit enfant trébuchant et trébuchant
encore pour développer ses forces, son assurance, et la
maîtrise de son environnement, l'humanité accumule
les faux pas pour parfaire son évolution vers la perfection.
Les erreurs du libéralisme font donc partie du développement
humain.
Elles sont à l'origine d'une quantité de
progrès encore difficilement déchiffrable.
Si l'émergence
au plan international de nouvelles associations de défenses montre
bien le retournement finalement positif des injustices libérales,
d'autres créations
universelles, liées à certaines
irresponsabilités de l'ultralibéralisme, sont sans
doute en attente.
Le futur verra sans doute apparaître de nouvelles formes de solidarités
mondiales pour faire face aux catastrophes écologiques dues à l'aveuglement du marché.
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