La spiritualité et le libéralisme
Le nihilisme, les valeurs spirituelles et l'action
Une des forces dynamiques du néo-libéralisme, il l'a doit à son nihilisme. C'est sans doute un bien pour l'action, mais on ne peut pas en dire autant pour l'homme.
Cette position de l'esprit, rend
son propriétaire incapable de tenir compte de la nature spirituelle de l'être humain et des grandes valeurs défendues par les religions.
Le rigide système de compétition libérale, empêche d'adopter ces valeurs transcendantales (partage, humilité, amour d'autrui etc.).
La nécessité de vendre toujours plus, oblige ce système à rester au niveau des pulsions et de l'organique.
Au lieu de stimuler l'action à l'aide des valeurs profondes (générosité, entraide, désir de bien faire etc.), le monde libéral l'a suscite à travers les instincts primaires (soif de puissance, appât du gain, consommation, compétition, agressivité, mise en danger, menace ...).
À partir du moment où l'on néglige les valeurs spirituelles, les notions matérielles, deviennent l'unique point d'ancrage de l'homme.
Nous sommes bien dans ce cas de figure. Le sens du monde est totalement occulté, au profit d'un immédiat de jouissance basse.
L'homme, dépouillé de ses valeurs spirituelles, se retrouve ainsi relégué au rang de marchandise.
Le néo-libéralisme et la critique
Écraser toute contestation
La valeur morale ne peut pas être remplacée par la valeur intelligence et j'ajouterai : Dieu merci ! Albert Einstein
Un autre des points noirs émergeant du libéralisme, est son penchant naturel à évincer les oppositions.
Cette tendance est fréquente dans le groupe dominant. Mais en fonction des dominants, elle possède différentes envergures. Entre un chef d'État fondamentalement démocratique, qui n'apprécie pas les critiques mais les laisse s'exprimer, et un dictateur enfermant sans complexe toute contestation, il y a tout un monde.
Il y a en fait, le monde néo-libéral et son cortège de dirigeants manipulateurs narcissiques.
Ce n'est pas une dictature, et pourtant. En corrompant la plupart des journalistes, en négligeant certaines informations, en les noyant dans un flot d'information, en rabaissant par le boniment, l'inadmissible au rangs de l'admissible, le libéralisme actuel est parvenu à annihiler la plus grande partie de l'esprit critique de l'Occident.
La richesse augmentera d'autant plus qu'on laissera l'individu libre de chercher rationnellement son propre profit, à l'intérieur d'un cadre légal interdisant le vol et la violence. Voila une des propositions phares soutenues par la philosophie libérale depuis ses débuts.
Ce principe fonctionnerait si un système efficace parvenait effectivement à préserver les faibles de l'agressivité et de la voracité des soi-disant forts, Ã protéger les dominés des dominants.
Quand il n'y a pas de résistance critique suffisante (médias, politique, justice), pour encadrer le libéralisme, celui-ci transgresse invariablement ses propres engagements.
C'est flagrant dans les échanges nord/sud.
Depuis quelques décennies, nous avons droit à un silence assourdissant de la part des médias à propos des mauvaises pratiques occidentales envers le monde pauvre.
Dans sa compétition avec les pays émergeants, le plus fort bien souvent a imposé sa loi (une loi de hors-la-loi) et sans le moindre égard pour les intérêts des peuples.
Vingt ans de ce régime ont suffit pour ravager une grande partie du monde émergent.
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